Utilisation réglementée de la forêt et mise en place des activités de protections

Mémoire de master GEOGRAPHIE parcours : environnement et amenagement

ANALYSE RETROSPECTIVE SUR LE TRANSFERT DE GESTION

Le transfert de gestion est une politique nouvelle qui succède à la vision dualiste de la protection de l’environnement. La mise en œuvre de cette politique dans les années 1990 est un tournant décisif pour la mise en place d’une gestion intégrée et partagée des ressources naturelles.

-une alternative à la politique forestière répressive la politique forestière fondée sur la protection exclusive des ressources forestières aux actions anthropiques, considère l’homme comme le principal facteur de destruction des ressources naturelles. Malgré la disposition juridique restrictive et répressive, les ressources n’ont pas cessé de se dégrader, la population locale devient de plus en plus pauvre et dépend des ressources forestières pour survivre. L’augmentation de la demande de ces ressources liée à la croissance de population ne fait qu’aggraver la situation. Face à cette situation les services techniques des eaux et forêts n’ont pas la possibilité ni les moyens nécessaires pour contrôler l’utilisation et l’exploitation de ces ressources. Non seulement l’effectif des agents forestiers reste insuffisant mais les moyens mis à leur disposition sont également centralisés au niveau du chef-lieu du District ou même de la Région. Cette politique administrative centralisée explique la défaillance et le dysfonctionnement des services étatiques dans l’exercice de leur fonction régalienne. La paupérisation généralisée de la population, l’inefficacité d’une politique forestière répressive et restrictive et le dysfonctionnement des services techniques sont les principaux facteurs qui expliquent la dégradation et destruction des ressources forestières. Ainsi, le transfert de gestion s’inscrit dans la réforme de la politique administrative par la mise en place de la déconcentration et de la décentralisation des services publics.
Alors, la tendance vers une économie verte vise : – à remédier la protection exclusive et répressive vers une gestion intégrée et partagée – une vision essentiellement naturaliste vers une vision qui valorise l’économie et la société – une vision étatique et centralisatrice, attentive aux intérêts des opérateurs économiques centraux vers la reconnaissance des populations riveraines et de la réhabilitation du niveau de décision local – une approche « préservations » privilégiant le point de vue « défenseurs de la nature», fondée sur des données exclusivement naturalistes, vers une vision « aménagiste », plus dynamique privilégiant l’implication d’un maximum d’acteurs concernés, basée sur des données et des approches pluridisciplinaires La particularité de cette politique illustre un glissement progressif du paradigme radical vers le paradigme intégrateur. L’élaboration de la gestion participative des RN a été adoptée. Elle s’inscrit dans les pays africains comme Cameroun, Niger, Mali et Madagascar. Cette mutation vers la « foresterie participative» est désormais reconnue comme une condition essentielle pour la gestion durable du patrimoine forestier.

-une responsabilisation de la population locale Sa mise en place vise à responsabiliser la population locale dans la gestion rationnelle des ressources naturelles. En plus, tout effort de conservation doit impliquer la participation de la population locale, « Il faut prendre garde à ne pas léser la population locale pour protéger une espèce menacée » (DEMANGEOT, 1999). En 1972, la première Conférence des Nations- Unies sur l’environnement à Stockholm en Suède a mis en évidence les liens dépendants entre le développement et l’environnement. La reconnaissance du rôle de population locale dans la gestion des ressources naturelles s’inscrit dans la réforme de la politique administrative générale de décentralisation et de déconcentration dans les années 1990. La résolution du sommet de la terre de Rio de Janeiro en 1992 se cadre dans cette tendance générale en misant sur la conciliation des activités humaines à la protection des ressources naturelles en vue d’assurer un développement durable pour tous en se basant sur la gestion partagée des ressources naturelles. Le concept du développement durable repose sur le principe d’intégrer l’homme dans la politique de protection et conservation des ressources naturelles. Ainsi les RN seront exploitées de manière soutenable si la population riveraine reconnaît leur droit et leur responsabilité en matière de gestion de ces ressources.

-L’élaboration du transfert de gestion à Madagascar une nouvelle approche face à l’échec de la protection forestière coloniale Les différentes administrations coloniales et nationales se sont appropriées les ressources du pays et ont assuré la gestion à travers de différents codes de l’accès aux ressources. Le bilan de cette politique a été négatif. Durant la période coloniale, la diminution de la couverture forestière est d’ordre de 100000ha par an (ANDRIANJAFY, ANDRIATSILAVO, CARTER et al. 2001). Les années 1990 marquent une évolution des politiques de gestions des ressources naturelles avec une volonté de préserver la biodiversité malgache par des actions en matière de gestion durable des forêts à travers la mise en place des aires protégées. Même avec le statut des aires protégées, il y a eu certains aspects exagérément protectionnistes. Ainsi Madagascar s’est doté dans la deuxième phase du PAE, dans les années 96-97, d’un cadre juridique de la décentralisation de la gestion des ressources renouvelables. La Loi dite GELOSE (Gestion Locale Sécurisée) de 1996 entre dans ce processus. Elle concerne de façon transversale un ensemble des ressources renouvelables (forêts, eau, terres de parcours, etc.) et elle doit permettre l’élaboration d’une politique nationale de gestion des ressources naturelles renouvelables (RNR) appartenant à l’État par des communautés de bases concernées Alors que comme tous les pays du Sud, Madagascar connait aussi une reforme au sein de sa politique environnementale après le sommet de la Terre à Rio. La biodiversité est rapidement apparue comme une véritable priorité de la politique et du financement aux préoccupations internationales sur l’environnement. C’est dans ce contexte que la protection des RN apparaît comme l’un des axes prioritaires de développement à Madagascar, avec l’ajustement structurel de l’économie et la lutte contre la pauvreté (SARRASIN B. 2005).

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Table des matières

Introduction
PREMIERE PARTIE : ANALYSE RETROSPECTIVE ET DEMARCHE DE LA RECHERCHE
Chapitre 1 : Analyse rétrospective sur le transfert de gestion
Chapitre 2 : Démarche de la recherche
DEUXIEME PARTIE : LA FORET D’ANTSAPIA, UNE FORET DEGRADEE SOUS UNE GESTION COMMUNAUTAIRE LOCALE
Chapitre 3 : La forêt dense humide d’altitude d’Antsapia
Chapitre 4: Le transfert de gestion à Antsapia, pour conserver la forêt et lutter contre la pauvreté
TROISIEME PARTIE : LES CHANGEMENTS NON SOUHAITES PAR LA MUTATION DE LA GESTION FORESTIERE A ANTSAPIA
Chapitre 5 : Les objectifs délaissés du transfert de gestion
Chapitre 6 : Les limites de la mise en œuvre du transfert de gestion
Conclusion générale

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