Une trame verte pour l’hyper

La réflexion sur les espaces verts a évolué au cours du temps. Aujourd’hui, la place de la végétation dans les aménagements paysagers n’est plus négligée. Nous reviendrons à travers cette étude sur ses bienfaits. Intéressons-nous dans un premier temps à son évolution, notamment à Saint-Etienne qui est mon centre de préoccupation. Jusqu’à la fin du XVIIème siècle, les parcs et voies plantées se limitent dans des grandes villes à un usage généralement royal. A Saint-Etienne en revanche, la ville n’est, en 1770, qu’un vieux bourg médiéval, une « cité » avec un semblant de développement de faubourg dans ses environs. La nature n’est qu’accessible en milieu rural proche.

Une rupture s’opère à partir du milieu du XIXème siècle, avec l’émergence d’une ville moderne qui transforme l’espace urbain et les modes de vie. La ville, en pleine expansion, se structure et adopte plus ou moins sa configuration actuelle. Les grands boulevards stéphanois sont tracés tels que le boulevard du Nord (actuel Jules Janin), le Cours des Ursules (actuel Victor Hugo), le Cours de l’Hôpital (actuel Hippolyte Sauzéa) et le Cours Fauriel. Les préoccupations hygiénistes de l’époque ont fait de ces lieux des « espaces verts », au même titre que les jardins et places, dont l’aménagement est contemporain : Marengo (1860), la promenade de l’Heurton (actuel Jardin des Plantes) et les places Badouillère et Jacquard (1870). On commence alors à prendre conscience que l’arbre n’est pas seulement un élément de décor mais un véritable élément constitutif du paysage urbain. Les alignements d’arbres deviennent des avenues-promenades. Ils constituent à la fois des axes de communication, reliant les grands quartiers, et des lieux de promenade, de sociabilité.

PRESENTATION DE LA VILLE : UN TERRITOIRE PROCHE DU VEGETAL 

Une agglomération à différente échelles

La commune de Saint-Etienne est située dans le département de la Loire (42) en région Rhône-Alpes. Cette ville moyenne de 170 049 habitants s’étale sur une superficie de 80 km². Préfecture de la Loire, ce chef lieu de neuf cantons est le siège, parmi les 42 autres communes, de la communauté d’agglomération Saint-Etienne Métropole.

Saint-Etienne se situe à la limite entre la plaine du Forez, l’Auvergne, le Massif Central et l’Est de la France. Le bassin stéphanois appartient au Massif Central mais son poids démographique et économique est à l’origine de son rattachement à la Région Rhône-Alpes. L’agglomération est reliée à Lyon par l’autoroute A47 qui permet de relier les axes nord-sud (A6-A7) et les liaisons vers l’est avec l’A46. L’autoroute A72 permet de rejoindre Clermont-Ferrand, une liaison TGV dessert Lyon et Paris. Les infrastructures routières sont toutefois anciennes et peuvent être inadaptées face aux flux de personnes et de marchandises les plus importants de la région entre Saint-Etienne et Lyon.

L’aire Métropole Lyonnaise, qui a l’ambition de s’inscrire à long terme dans les 20 premières métropoles européennes, comporte environ 2,6 millions d’habitants et s’organise autour de Lyon, Saint-Etienne et du territoire Isère Nord, secteurs les plus attractifs en terme résidentiel et économique. La métropole lyonnaise se découpe en 3 pôles : le Grand Lyon, Saint-Etienne en deuxième position et enfin le territoire d’Isère Nord. La métropole stéphanoise représente 15% des habitants de cette région urbaine. Enfin, la communauté d’agglomération de Saint-Etienne métropole a été créée en 1995 par 22 communes en tant que communauté de communes. Aujourd’hui elle rassemble 42 communes autour de la ville de Saint-Etienne avec plus de 387 000 habitants. Elle cumule de nombreuses compétences comme les domaines du développement économique, de l’aménagement du territoire, de l’habitat, de la politique de la ville ou encore de l’environnement à l’échelle communautaire. La commune stéphanoise est partagée entre deux territoires distincts (Fig. 2) : d’un côté on retrouve la commune associée de Rochetaillée limitrophe à « Saint-Etienne Ville », et d’un autre côté la commune de Saint-Victor sur Loire qui s’est rattachée au territoire communal en 1969. Les deux espaces sont séparés par le territoire de Roche-la-Molière et de Saint-Genest-Lerpt) .

Développement d’une ville jadis attractive 

Urbanisme « historique »

Plan d’alignement
Juste avant la révolution française de 1789, la ville de Saint-Etienne, qui s’étend sur 500 mètres d’est en ouest, n’est qu’une ville moyenne (28 140 habitants en 1790). En 1819, la municipalité décide d’un plan d’alignement par l’intermédiaire de son architecte Dalgabio qui définit deux vastes places (Marengo et place Monsieur encadrant l’hôtel de ville) construites entre 1822 et 1835. La révolution industrielle permet l’essor des activités stéphanoises et d’un centre bourgeois à l’échelle d’une ville avec 50 000 habitants.

Axe Nord-Sud
Emerge alors une ville moderne où les espaces urbains et les modes de vie sont transformés. La croissance démographique est importante de 1846 à 1876 où la population passe 67 968 à 126 019 habitants. La « Carte de la ville de Saint Etienne et de ses environs » lithographiée par Nublat en 1840 (deux versions disponibles à la Bibliothèque Municipale) met en valeur ce tournant de la ville de Saint-Etienne en train de devenir une ville de vallée où la « Grande Rue », selon l’axe nord-sud, l’emporte sur l’axe est-ouest. Deux kilomètres semblent urbanisés du nord au sud contre à peine un d’est en ouest.

Grands boulevards
Les grands boulevards ne commencent à être tracés qu’à partir de 1855 : boulevard du Nord (actuel Jules Janin), cours des Ursules (actuel Victor Hugo), cours de l’Hopital (actuel Hippolyte Sauzéa) ainsi que le cours Fauriel. Les préoccupations hygiénistes de l’époque ont fait de ces lieux des « espaces verts », tout comme les jardins et places dont l’aménagement est contemporain : Marengo (1860), la promenade de l’Heurton (plantation de 16 000 arbres au somment de la colline – actuel Jardin des Plantes) et les places Badouillère et Jacquad dont leur apparition date des années 1870.

Cité-jardin
Le concept de cité-jardin, conçu par Howard en 1898, se laisse voir à Saint-Etienne. Les premières « cité-jardin-ouvrières » apparaissent à partir de 1910. C’est par la volonté de réduire la densité de population sur certains quartiers que les cité-jardins sont créées à Solaure, Monthieu et Montferré.

Confort
Un plan de nouvelle cité « hygiénique et confortable » apparait dans le même élan. Mais face à la croissance démographique continue (148 560 habitants en 1911), un programme de construction ambitieux est défini en 1921 afin de résoudre la crise du logement. Dans le centre ville et au long de la partie sud de la Grande Rue (appelé la « Grand’Rue ») apparaissent des immeubles élevés, confortables. Le parc immobilier de Saint-Etienne n’est pas en forme dans les années 50 où le tiers des logements sont surpeuplés et plus de la moitié sont qualifiés de médiocres. Le rythme des logements s’est accru où plus de 4 000 logements sont construits entre 1960 et 1970. Dès 1976, la norme définie que sur les 90 000 logements que compte Saint-Etienne, plus de la moitié doit être considérée comme récente. Au pied du Massif du Pilat, un programme de logements sociaux transforme en quelques années 225 hectares d’un territoire semi-rural en une cité dortoir de 30 000 habitants, notamment le long de l’axe Lyon-Saint-Etienne-Firminy qui dynamise les échanges. Des zones d’habitation et de grands ensembles sont de la même façon construits à partir de 1967 : 3 800 logements à Monternaud, 1 600 à la Cotonne, 1 800 au Grand Clos ainsi que la ZAC de la Condamine à Saint-Victor-sur-Loire qui comprend un ensemble de 2 000 maisons individuels sur un plateau de 90 hectares.

Requalification
Les années 80 marquent le début d’une période de réhabilitation de l’habitat et du développement pavillonnaire de Saint-Victor après l’abandon de l’idée de construire une ville nouvelle à Condamines. Des opérations sur les grandes barres de logements sociaux ont lieu. Une technopole est construite dans la plaine au nord ouest et les zones d’activités aménagées en terrasse sur les terrains pentus à l’ouest augmentent. Les entreprises délocalisent alors du tissu urbain central de la ville, qui est frein à leur développement. Des sites comme Manufrance Cours Fauriel se transforment progressivement en site tertiaire accueillant bureaux privés et établissements d’enseignements supérieurs. Dès 1993, de nouvelles politiques urbaines apparaissent avec une reconquête du centre-ville. L’image de ce dernier change dès la mise en place de la ligne du tramway et de l’aménagement du site de Bellevue. Une politique d’aménagement des espaces publics est engagée, amenant une nouvelle qualité à certaines places ou grandes rue (Place Jean Moulin, rue Marengo).

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Table des matières

INTRODUCTION
PARTIE 1 – PRESENTATION DE LA VILLE : UN TERRITOIRE PROCHE DU VEGETAL
PARTIE 2 – LA VEGETATION EN VILLE
PARTIE 3 – L’HYPER-CENTRE, UN ESPACE A ENJEUX
PARTIE 4 – AMENAGEMENT D’UNE TRAME VERTE
SYNTHESE DU PROJET DE PARC URBAIN A SAINT-ETIENNE
CONCLUSION
ANNEXES
TABLE DES FIGURES
BIBLIOGRAPHIE

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