Une question d’image, une question sociale, une question historique : analyse du processus de mise en forme

L’émergence d’un intérêt pour l’histoire locale à l’épreuve des alternances politiques : 1959 – 1989

L’intérêt pour l’histoire d’Athis-Mons se développe chez des particuliers dès les années 1950, mais ces initiatives peinent à se pérenniser. Il va falloir l’arrivée au pouvoir en 1977 d’une mairie d’union de la gauche pour qu’une opération historique de grande ampleur ait lieu sur la commune, mobilisant une centaine d’Athégiennes et d’Athégiens dans la redécouverte de l’histoire de leur ville.
Cette opération est intéressante à plusieurs titres. D’abord parce qu’il s’agit d’un produit hybride, à la croisée de l’histoire locale traditionnelle, la recherche universitaire, l’animation socio-culturelle.
Ensuite par son mode de fonctionnement et d’organisation, nourri par des idéaux participatifs, dessinant une façon de faire l’histoire locale qui tranche avec celle, jusqu’alors dominante, des sociétés d’histoire locale. Enfin parce qu’elle échappe au modèle des monographies de villes de banlieue telles qu’elles sont écrites à l’époque dans la sphère universitaire ou militante : elle se rapproche plus de l’histoire sociale et urbaine que de l’histoire politique.
Cela ne veut pas dire que les opérations historiques menées sur la commune soient à l’abri de toute influence politique. Les idéaux de la mairie d’union de la gauche, la défense de la liberté associative influencent la forme prise par l’exposition, comme la vision managériale de l’équipe de droite, à son retour au pouvoir, influencera l’écriture de Quand vos histoires font notre histoire, Athis-Mons 1945 1989. Si les acteurs de l’époque attribuent la suppression d’Athis-Animation et la fin des initiatives historiques sur la commune à l’alternance politique, dans les faits des problèmes affleurent bien avant, quand l’union de la gauche commence à se fissurer et l’idéalisme des premiers temps à s’émousser.

D’une municipalité à l’autre : ruptures et continuités (1959-1977)

Les élections de 1977 : inventaire des forces en présence

La défaite de René l’Helguen au premier tour des élections municipales de 1977 est un bouleversement majeur dans le paysage politique essonnien, comme le relate le Républicain, hebdomadaire départemental proche du RPR : « une seule véritable et grande surprise a marqué le premier tour (…) après avoir tenu pendant 18 ans la mairie d’Athis-Mons, Mr. René l’Helguen, conseiller général, conseiller régional de l’Île-de-France, président de l’union des maires de l’Essonne a été battu par la liste de gauche, emmenée par Mme Paulette Chemier (communiste) pratiquement inconnue dans la cité, où elle a été parachutée en… Décembre dernier » . Le journal résume bien la position des deux forces qui s’opposent dans la campagne des municipales de 1977: un notable local, athégien de naissance, bien installé à la tête de la ville, et une alliance de militants de différentes tendances, parfois novices en politique, menée par une nouvelle venue sur la scène politique athégienne.

Un maire sortant jusqu’alors bien installé

René l’Helguen, né à Athis-Mons en 1922, résistant, syndicaliste SNCF, est conseiller municipal à partir de 1947 dans le cadre d’une alliance « troisième force ». Dans un contexte de guerre froide, les 12 élus du Mouvement Républicain Populaire (centristes) auquel l’Helguen appartient s’allient avec les 3 élus SFIO pour faire barrage aux communistes (12 élus) qui dirigeaient la ville depuis la Libération. L’alliance Troisième force, avec à sa tête un maire SFIO, perdure jusqu’en 1959, date à laquelle René l’Helguen est élu maire.
Il se définit d’abord comme « gaulliste » et reste flou quant à ses affiliations politiques, ce qui lui permet régulièrement de rappeler que « la gestion d’une commune doit se tenir en dehors du fait politique » et d’affirmer que sa liste « est la seule qui vous offre des garanties vraiment démocratiques puisqu’elle n’obéit à aucun mot d’ordre et qu’elle est seulement municipale » . Cet « apolitisme » affiché, stratégie classique chez les élus locaux se heurte aux démentis farouches de ses adversaires politiques, qui l’accusent notamment de ne pas assez critiquer le gouvernement,de voter avec la droite au conseil général et de s’être présenté sous l’étiquette « majorité présidentielle » lors des législatives de 1973. Il est généralement étiqueté « centriste » dans le journal le Monde, qui résume assez bien son profil dans un article sur les cantonales de 1973 « les hommes qui portent les espérances – sinon les couleurs – de la majorité sont des notables locaux.
Tous sont sans appartenance politique bien définie, mais proches des gaullistes, ou à tout le moins foncièrement hostiles au parti communiste » . Les rares expressions partisanes de l’Helguen sur la période sont en effet réservées à ses adversaires communistes mais il est difficile de savoir s’il s’agit là de convictions personnelles bien ancrées ou d’arguments électoraux propres au climat politique de l’époque.
De fait René l’Helguen s’apparente plus à un notable local qu’à un militant politique : il cultive de nombreuses amitiés avec les maires des villes voisines, dont Alain Poher, maire (centriste) d’Ablon [voir carte Annexe 2], est président des maires de l’Essonne depuis au moins 1973, proche des associations d’anciens combattants, des commerçants, et de l’importante communauté bretonne de la ville, dont il est issu. L’étude des villes centristes ou de droite n’ayant guère déchaîné des passions comparables à celle de leurs consœurs communistes, il est difficile de déceler des spécificités athégiennes sur la période. L’étude de Nathalie Pistre sur les municipalités gaullistes (qui s’arrête avant notre période) a montré que ces dernières mettaient généralement en place des politiques sociales comparables à celles d’autres municipalités, notamment au niveau des colonies de vacances, et qu’elles encourageaient la pratique du sport, deux tendances qui se confirment sur notre terrain. Athis-Mons, durant les mandats de René l’Helguen, se distingue surtout par la construction de nombreux logements sociaux, effectués par des bailleurs privés ou par la société d’économie mixte d’Athis-Mons, la SEMAM (créée dans les années 1920). On signalera notamment le grand ensemble du Noyer Renard (1407 logements) construit entre 1958 et 1962 par le Foyer du Fonctionnaire et de la Famille (FFF) et plus tardivement la résidence des Clos (1970-1971, 385 logements, construits par la Société Immobilière d’Economie Mixte de la Ville de Paris) et la cité Édouard Vaillant (achevée en 1971, 610 logements, construits par la SEMAM) qui sert à reloger les derniers sinistrés des bombardements de 1944. Le domaine de la culture apparaît longtemps comme secondaire face au soutien du sport sur la commune mais se développe de façon originale lors du troisième mandat de l’Helguen. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

La construction de l’union de la gauche

À Athis-Mons, PS et PC avaient fait liste commune dès les municipales de 1971, avant même la signature du programme commun. La tête de liste était alors Charles Dosias, conseiller général (communiste) du canton de 1967 à 1973, déjà tête de liste pour le PCF lors des élections municipales de 1965. Depuis, le paysage militant de la ville s’est renouvelé, comme le montre la comparaison entre la liste d’union de 1971 et celle de 1977. Seuls 4 candidats (sur les 27 présents sur la liste de 1971) se présentent de nouveau, alors qu’entre 1965 et 1971 ils étaient 9, dont la tête de liste. La liste présentée par René l’Helguen compte elle 12 candidats identiques, dont 9 personnes déjà présentes sur des listes en 1965, 8 sur la liste de l’Helguen et un sur la liste SFIO.
À Athis-Mons, les alliés socialistes et communistes ont tous les deux connu des bouleversements dans leur base militante, causés par différents facteurs qu’il est nécessaire de rappeler rapidement, car ils vont influer sur la campagne des municipales.
Chez les socialistes, un seul membre de la liste s’est déjà présenté à un scrutin à Athis. Il s’agit de Jacques Fort, ancien candidat sur la liste SFIO en 1965, puis aux cantonales de 1967 et à celles de 1973 sous l’étiquette de différents petits partis de gauche. Rappelons que le Parti Socialiste issu de l’ancienne SFIO a connu une très forte augmentation de ses adhérents après le congrès d’Epinay en 1971, où François Mitterrand est devenu premier secrétaire. Le nombre d’adhérents au PS entre 1973 et 1985 double à l’échelle de la France et quadruple en Essonne où sa présence était particulièrement diffuse jusqu’alors : en 1969 la SFIO ne détenait que trois villes de l’Essonne et comptait quelques 350 adhérents.
Les sections sont donc surtout composées d’adhérents récents, souvent issus des classes moyennes ou des professions intellectuelles supérieures : la moitié des candidats PS sur la liste d’union de la gauche en 1977 vient du monde enseignant. La fédération PS de l’Essonne n’a jamais déposé ses archives, mais on sait par le témoignage d’un militant que l’arrivée des membres du Parti Socialiste Unifié en 1974 après les assises du socialisme a provoqué un « développement important » de la section PS athégienne, jusque-là peu nombreuse.
La section PSU se réduisant au début des années 70 à une quinzaine de militants, on perçoit bien la faiblesse de la présence du Parti Socialiste à Athis.
Du coté des communistes, trois personnes figurant déjà sur la liste d’union en 1971 se présentent de nouveau, mais aucune n’était présente sur la liste de 1965. Il doit ici s’agir d’un renouvellement générationnel qui correspond soit à une réalité sur le terrain soit à une volonté (exprimée par le comité central à l’époque) de mettre en avant des militants jeunes, la moyenne d’âge des communistes de la liste s’élevant à 39 ans. Dans une ville détenue par le PCF dans l’entre-deuxguerres, puis de 1945 à 1947, perdue d’une très courte tête en 1947, l’implantation du PC est sans comparaison possible avec celle du PS. Le militantisme communiste ne semble pas avoir décliné sur la période, surtout dans certains quartiers de la ville aisément repérables grâce aux bulletins municipaux. La municipalité y publie régulièrement des démentis à la suite de tracts diffusés par les communistes dans les grands ensembles du FFF et dans le Val d’Athisoù ils se plaignent du sous-équipement de ces quartiers. Le Val correspond à un quartier d’implantation traditionnel des communistes et ce depuis l’entre-deux guerres, où il accueillait une très forte population cheminote.
Cette situation a sans doute été impactée par les bombardements de 1944 qui ont dévasté le quartier, mais de toute évidence les communistes y sont toujours actifs. L’autre point névralgique correspond à un terrain classique de l’implantation communiste après-guerre, c’est-à-dire les grands ensembles de la ville, même si le phénomène est beaucoup moins spectaculaire que dans les villes à direction communiste.
Un des trois candidats déjà présents sur la liste en 1971 n’est autre que Lucien Cotelle, président de la Confédération Nationale du Logement de l’Essonne et habitant de la cité des FFF. Au moins trois communistes de la liste habitent la cité Édouard Vaillant. La fédération PCF de l’Essonne n’a pas non plus déposé d’archives, il faut donc s’en remettre aux quelques documents envoyés par la fédération au comité central, conservés aux archives départementales de la Seine-Saint-Denis. En 1978 la section d’Athis-Mons comptait ainsi 340 adhérents, un nombre en augmentation en 1979 et 1980 . De plus les informations glanées dans La Marseillaise de l’Essonne, hebdomadaire communiste d’informations locales laissent apparaître l’existence d’au moins 8 cellules différentes en 1978 dont au moins trois dans le Val et deux aux FFF.

« Priorité au social »

Les communistes insistent beaucoup plus sur l’aide aux populations fragiles. Dans le même article on peut ainsi lire : « une vraie municipalité peut-elle se rendre complices de ces pratiques moyenâgeuses [les expulsions de locataires incapables de payer leur loyer] en expulsant elle même ? ». L’article détaille ensuite les mesures que la nouvelle équipe prendra : « nous donnerons la priorité aux services sociaux (restaurants scolaires centres de loisirs, vacances) en adaptant les tarifs suivant les revenus. Les anciens bénéficieront également de cette gestion sociale, ainsi que les handicapés et les familles » . Les socialistes insistent également sur l’aide aux anciens en critiquant la politique de l’Helguen, comparée à de la « poudre aux yeux paternaliste et démagogique » , mais le domaine du social au sens large est beaucoup plus investi par les communistes : il correspond on le sait, à un thème classique du communisme municipal.
Les communistes ne manquent pas de critiquer la politique de l’Helguen, qui ne fait pas assez pour les classes populaires de la commune. Un des arguments récurrents consiste à comparer la politique sociale de la ville d’Athis à celle d’une ville communiste, par exemple le prix du patronage municipal et de la cantine à Grigny (communiste depuis la Libération) et à Athis. Le verdict est sans appel : « à la lumière des chiffres, on ne se demande plus qui, à travers une gestion municipale, répond vraiment aux besoins des familles ».
Les cellules communistes de la ville font également du porteà-porte aux FFF et dans la cité Édouard Vaillant pour recueillir les témoignages des habitants, dans le cadre de la campagne « Vérité-Espoir » lancée par le PCF en décembre 1976. Les témoignages des Français, recueillis par des militants dans les « cahiers de la misère et de l’espoir » doivent servir à élaborer des propositions pour les municipales mais aussi à présenter le PCF comme le « parti des 16 millions de pauvres » et ainsi « marquer l’écart avec le PS dans l’affirmation de son soutien aux classes populaires. »
Les communistes d’Athis recueillent quelques critiques de la municipalité en place : prix prohibitif du sport, impôts locaux trop élevés… Mais surtout des critiques générales sur la crise, la cherté de la vie et le gouvernement.
En effet le contexte social est particulièrement dur, avec une inflation et un chômage en hausse depuis le choc pétrolier de 1973.
L’enjeu social se pose donc à la croisée du local et du national, et le programme final de l’union de la gauche critique moins la politique de l’Helguen dans la commune que celle du gouvernement, donné responsable des difficultés des Athégiens. L ‘Helguen cependant est présenté comme complice de la crise : « certes un conseil municipal ne peut résoudre à la place de l’état les grands problèmes économiques et sociaux mais il peut beaucoup vous aider : à condition de ne pas se comporter en robot des ministres et des préfets mais de vous défendre ! »

« protéger le cadre de vie, ce qui reste de la nature, arbres, bâtiments à caractère historique »

Les militants PS et PCF, sans être en désaccord sur le fond, privilégient des thèmes précis en lien avec les orientations nationales de leur parti. Cependant le thème qui fait sûrement basculer la campagne (en tout cas d’après les perdants) correspond à un concept prisé à l’époque par les politiques de tous bords, celui du « cadre de vie » et par extension de la nature et de l’urbanisme.
Ce thème est important dans le programme commun, qui, influencé entre autres par le mouvement des GAM, précise bien que « la planification démocratique s’établit avec la plus large participation des travailleurs et de la population. »
Dès 1974 le bulletin de la section communiste d’Athis souligne ainsi que dans la ville voisine de Juvisy, dirigée par l’union de la gauche depuis 1971, l’établissement du Plan d’Occupation des Sols (POS) donne lieu à des réunions publiques.
La campagne va s’effectuer principalement autour du projet de rénovation du centre-ville d’AthisMons. Le projet est en gestation depuis les années 1960 mais les premiers travaux viennent de débuter au moment des municipales. On tentera de ne pas trop s’étendre sur les aspects techniques de l’opération (difficiles à saisir compte tenu du manque d’archives) mais cet épisode est important en ce qu’il va constituer une des premières manifestations d’un intérêt pour le patrimoine et pour l’histoire de la commune chez ceux qui gouverneront la ville de 1977 à 1983.
Le centre-ville, qui correspond à l’ancien village d’Athis, préoccupe la municipalité depuis les années 1960. Le bulletin municipal de décembre 1961 annonce la réalisation d’une étude sur l’état de dégradation des maisons du centre (qui pour certaines datent du XVIIe siècle, le parcellaire ayant de plus peu évolué depuis la révolution) et prévoit « leur remplacement par des immeubles H.L.M., avec un centre commercial. »
En 1964 l’étude est achevée, mettant en évidence « le caractère vétuste de la grande majorité des habitations, ainsi qu’un très évident manque d’hygiène » mais la ville n’a pas les moyens de se lancer dans une opération de rénovation urbaine, très coûteuse et généralement déficitaire.
Une étude plus tardive [voir Annexe 3] signale qu’environ 20% du bâti du centre est dégradé (dont un certain nombre de logements vides), le problème principal tenant à l’insalubrité des cœurs d’îlots, occupés par des garages, réserves et annexes de commerces ou d’artisanat en assez mauvais état.
Deux facteurs vont permettre au dossier d’avancer. En 1970 les frères des écoles chrétiennes, propriétaires depuis 1882 du château d’Ozonville, décident de mettre une partie du parc en vente, ce qui libère des espaces importants en plein centre-ville. La ville y voit une opportunité de créer une Zone d’Aménagement Concertée (ZAC), qui permet à la commune de s’allier avec un promoteur privé tout en contrôlant le programme de réalisations. Le but étant, comme l’indique la délibération du conseil municipal du 27 octobre 1970 : « d’imposer au promoteur la prise en charge de la rénovation du centre-ville où plus de 100 familles vivent pour la plupart dans de mauvaises conditions d’hygiène et de confort ». La Compagnie de Développement, d’Études, de Promotion et d’Entreprises (CODEPE), société choisie par la mairie, construira des logements, des équipements publics et des commerces sur les terrains du parc des frères, puis, grâce au bénéfice dégagé (estimé à trois millions de francs) elle prendra en charge la rénovation (destruction/reconstruction à l’identique ou différenciée) et la réhabilitation (préservation de la structure d’origine, curetage, ravalement) des maisons du « vieil Athis » c’est-à-dire du village.

 

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Table des matières
REMERCIEMENTS 
TABLE DES MATIERES 
INTRODUCTION 
PARTIE 1 : L’EMERGENCE D’UN INTERET POUR L’HISTOIRE LOCALE A L’EPREUVE DES
ALTERNANCES POLITIQUES : 1959 – 1989
CHAPITRE 1 : D’une municipalité à l’autre : ruptures et continuités (1959-1977)
1.1 Les élections de 1977 : inventaire des forces en présence
1.2 Cadre de vie et démocratie locale : le programme de l’union de la gauche
1.3 La politique culturelle de la ville : de la municipalisation à l’autogestion ?
CHAPITRE 2 : Le projet « Naissance d’une vie de Banlieue » : ententes et mésententes avec la municipalité (1977-1983)
2.1 L’exposition de 1979 : une initiative associative rendue possible par la municipalité
2.3 Quelle emprise du politique sur les productions ?
2.3 Après l’exposition : une association très ambitieuse face à une municipalité troublée
CHAPITRE 3 : Le retour de la droite à la mairie, fin de l’intérêt pour l’histoire de la commune ? (1983-89)
3.1 Une transition difficile entre deux camps opposés
3.2 La fin du sursis d’Athis-Animation et les nouvelles priorités de la municipalité
3.3 Redéfinir l’identité communale : valorisation de nouveaux thèmes et marketing territorial
PARTIE 2 : L’EXPOSITION « J’AI LA MEMOIRE QUI PLANCHE » : FAIRE L’HISTOIRE D’UN
GRAND ENSEMBLE DANS LES ANNEES 1990 
CHAPITRE 4 : Faire participer les habitants à la vie culturelle : l’exposition dans le contexte des alternances politiques
4.1 : Les municipales de 1989 : une campagne symbolique autour de l’héritage de la
municipalité d’union de la gauche
4.2 D’Athis-Animation au Centre Culturel : un retour à la situation des années 1970 ?
CHAPITRE 5 : Revaloriser le quartier du Noyer Renard : l’exposition dans le contexte de la politique de la ville
5.1 Genèse de l’implantation de la procédure du Développement Social des Quartiers
5.2 « Le quartier n’est pas un ghetto » : portrait du Noyer Renard selon la procédure DSQ
5.3 Des acteurs multiples aux motivations plurielles : les buts de l’exposition
CHAPITRE 6 : Une question d’image, une question sociale, une question historique : analyse du processus de mise en forme et du contenu de l’exposition
6.1 : Les recherches pour l’exposition : un processus favorisé par divers réseaux
6.2 : Entre histoire et vie sociale : une image consensuelle du quartier
6.3 : Au-delà de l’exposition : conséquences et objectifs connexes
PARTIE 3 : VERS LA MAISON DE BANLIEUE ET DE L’ARCHITECTURE : MEMOIRES ET PROJETS 1992-2001
CHAPITRE 7 : Dépasser l’exposition : diversification des projets historiques (1992-1997)
7.1 « Du cabanon au pavillon » : consécration ou stagnation d’une méthode de recherche ?
7.2 Les errements de l’attitude municipale : soutien distant et concurrences internes (1992-1996)
7.3 L’histoire comme remède à la crise ? Mutations et permanence des usages du passé à l’aune de la crise de banlieues
CHAPITRE 8 : La « Maison de Banlieue » entre histoire, architecture et pédagogie (1997-2001)
8.1 La création d’un département Maison de Banlieue au sein du Centre Culturel
8.2 “mémoires et projets” la Maison de Banlieue à la recherche d’une identité 1999-2001
8.3 2001, la prise d’indépendance de l’association : épilogue
CONCLUSION
ÉTAT DES SOURCES
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES

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