Troubles musculo-squelettiques

Troubles musculo-squelettiques 

Eléments de définition

Les problèmes musculo squelettiques liés aux conditions de travail constituent un problème mondial, tant du point de vue de la santé que socialement et économiquement. Ils sont désignés “troubles musculo-squelettiques” (TMS) liés au travail de manière à ne pas sousentendre un facteur de cause particulière. Cependant, il s’agit bien des mêmes effets que ceux désignés dans d’autres pays par “Cumulative trauma disorders” (CTD), ou “Work related upper limb disorders” (WRULD) ou “repetitive strain injuries” (RSI) ou encore ” lésions attribuées au travail répétitif” (LATR) [11]. Ces troubles peuvent être imputables à une activité professionnelle impliquant des postures ou des mouvements inconfortables de manière répétitive, accompagnées d’efforts relativement importants [12] .

L’Institut National de Veille Sanitaire définit les TMS comme « un ensemble d’affection péri-articulaires qui peuvent affecter diverses structures des membres supérieurs, inférieurs et du dos : tendons, muscles, articulations, nerfs et système vasculaire ». Ces troubles sont également appelés « pathologies d’hyper-sollicitation». [13]

Epidémiologie 

Vu les bienfaits du sport sur la santé, il est souvent oublié qu’il est source de nombreux troubles de santé, et qu’il est l’un des meilleurs pourvoyeurs des consultations médicales [20]. Avec ironie, on pourrait inverser le conseil ci-dessus : si vous voulez être malade, faites du sport. On estime en effet que la pratique sportive est responsable d’environ un millier de décès par an et que 10% des arrêts-maladie sont la conséquence d’une activité sportive [20]. Selon une étude faite en Norvège auprès des athlètes féminines de biathlon en 2013, une prévalence des TMS estimée à 57,8% a été retrouvée [29]. Selon une étude faite auprès des jeunes sportifs de haut niveau en Luxembourg sur les 242 athlètes questionnés, 119 (49%) déclarent avoir eu au moins une blessure liée à la pratique de leur sport au cours des douze mois précédant l’étude, soit 1 athlète sur 2 [37]. Le marathon expose bien à un risque de douleurs musculo-squelettiques. Celles-ci ont un retentissement pour le patient dans la pratique sportive et dans la vie quotidienne (arrêt de l’entraînement, arrêt de travail, impact psychosocial, incapacité physique transitoire…). Le coût social est loin d’être négligeable [21]. Au brésil auprès des athlètes de cinq modalités(football, rugby, sport de combat, handball et du watoo-polo) sur TMS la prévalence globale des TMS de tous les athlètes était de 76% [44]. Les tendinites représentent une pathologie excessivement fréquente chez les sportifs, leur siège dépendant de l’activité pratiquée. La tendinite d’Achille frappe surtout les athlètes et plus particulièrement les coureurs de fond, de demi-fond et les sauteurs [45]. Elle n’est pas l’apanage du sportif professionnel ou de haut niveau.

Description anatomique 

Pour comprendre les différents mécanismes de survenus des troubles musculo squelettiques, quelques notions d’anatomie sont nécessaires. Ainsi pour des raisons médicales les TMS regroupent les affections des régions de l’épaule du coude de la main qui constituent les troubles musculo-squelettiques du membre supérieure (TMS-MS), les cervicalgies et les lombalgies, elles forment les TMS du rachis et enfin du genou et de la cheville pour le membre inférieur. Ainsi, sur le plan anatomique ces différents tissus sont constitués de nerfs, muscles, os, vaisseaux et tendons. Les TMS concernent les muscles, les os, mais aussi les tissus qui relient et assurent la flexibilité et la solidité des articulations.

Articulations

Les articulations sont constituées d’une part des surfaces articulaires, des os revêtus de cartilage et d’autre part des structures qui assurent leurs liaisons, telles que la capsule articulaire et les ligaments. La capsule articulaire est formée de deux couches dont l’une interne est la membrane synoviale ; et l’autre, externe la membrane fibreuse. La membrane synoviale contient des fibres élastiques, des nerfs et des vaisseaux. La cavité articulaire, volumineuse, virtuellement délimitée par la membrane synoviale et le cartilage contient la synovie. Le fluide lubrifiant s’écoule normalement entre les surfaces articulaires lorsque l’articulation est en mouvement et il est réabsorbé par la membrane synoviale lorsque l’articulation est au repos. Les ligaments sont sensibles aux charges lourdes entre les structures osseuses formant l’articulation. Ils en assurent la stabilité passive. Les ligaments sont le plus souvent inclus dans une capsule articulaire. Il existe d’autres éléments périarticulaires, notamment les bourses séreuses. Ces derniers sont des « coussins » situés au niveau des grosses articulations. Elles sont remplies de liquide synovial qui facilite le glissement des éléments anatomiques les uns par rapport aux autres [15].

Muscles 

Les muscles sont constitués de fibres musculaires. Celles-ci ont la propriété de se contracter ou de s’allonger en fonction de la charge physique de travail. Dans le travail dynamique, les phases de contraction alternent avec les phases de relâchement. La contraction entraîne un raccourcissement du muscle et la mise en mouvement de l’os sur lequel il s’insère dans le travail statique, la contraction musculaire est maintenue dans le temps sans modification de la longueur musculaire. Dans ce cas le muscle présente seulement des variations de force. Une quarantaine de muscles composent le membre supérieur. Au niveau de l’épaule, les muscles de la coiffe des rotateurs viennent à partir de leurs insertions au niveau de l’omoplate « coiffer la tête de l’humérus. Les muscles permettent de stabiliser l’articulation lors de l’élévation du bras. Au niveau du coude, les muscles dits « épi condyliens» s’insèrent sur l’épi-trochlée au niveau de la face interne du coude (figure 3). Ils participent à la pronation, à la flexion du poignet et des doigts. Les muscles dits «épi-condyliens» s’insèrent sur l’épi-trochlée au niveau de la face externe du coude [14]. Ils participent à la supination, à l’extension du poignet et des doigts (figure 6).

Tendons
Les tendons sont des éléments fibro-élastiques qui constituent le prolongement des muscles et assurent son insertion sur l’os. Leur longueur est variable, de quelques millimètres à plusieurs centimètres. Une gaine synoviale protège certains tendons des frictions soit contre l’os soit contre les autres éléments des articulations. D’un point de vue mécanique, ils se comportent comme un élastique très raide [16].

Nerfs
Les nerfs sont des structures anatomiques qui assurent la conduction des ordres moteurs, du cerveau vers les muscles (nerfs moteurs) ou des informations sensorielles des récepteurs sensitifs vers le cerveau (nerfs sensitifs). Les informations qu’ils transmettent sont codées sous formes de potentiels d’actions. Les nerfs sont vascularisés. Les racines nerveuses qui émergent entre les vertèbres cervicales (au niveau du cou) se rassemblent pour former le plexus brachial, celui – ci donne naissance à l’ensemble des nerfs du membre supérieur. Le nerf ulnaire et le nerf médian cheminent tout le long des membres supérieurs [14]. Le nerf ulnaire innerve les muscles de l’avant-bras et de la main. Au niveau du coude, il passe dans la gouttière épitrochléo-olécranienne et au niveau du poignet dans la loge de Guyon. [16].

Le nerf médian innerve les muscles de l’avant-bras et de la main. Au niveau du poignet, il passe dans le canal carpien. Ce canal se situe au niveau du carpe. (Figure 9). Il s’agit de l’espace délimité par les os du carpe en arrière et le ligament annulaire en avant. A travers ce canal inextensible passent 9 tendons fléchisseurs des doigts et le nerf médian.

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : REVUE DE LA LITERATURE
I. Troubles musculo-squelettiques
I.1. Eléments de définition
I.2-Epidémiologie
I.3-Description anatomique
I.4- Squelette du membre supérieur
I.5- Articulations
I.6.- Muscles
I.7- Tendons
I.8- Nerfs
I.9-Description fonctionnelle
I.10-Physiopathologie
I.11- Classification des TMS
II. SOMMEIL
II.1. Eléments de définition
II.2- Physiologie du sommeil
II.2-1 Bases neuro-anatomiques
I.2-2- Bases neurophysiologiques
DEUXIEME PARTIE : TRAVAIL PERSONNEL
I. OBJECTIFS
I.1. Objectif Général
I.2. Objectifs spécifiques
II. METHODOLOGIE
II.1. Type et période d’étude
II.2. Cadre d’étude
II.3. Population d’étude
II.3.1. Critères d’inclusion
II.3.2. Critères non inclusion
II.4. Echantillonnage
II.5. Procédures administratives
II.6. Collecte des données
II.7. Analyses statistiques
III. RESULTATS
II.1. Paramètres anthropométriques de la population d’étude
III.2- Prévalence des troubles musculo-squelettiques chez les athlètes
III.2.1-Prévalence des troubles musculo-squelettiques en fonction du genre
III.2. 2-Prévalence des troubles musculo-squelettiques en fonction des disciplines sportives
III.2.3-Prévalence des troubles musculo-squelettiques en fonction de catégorisation sportive
III.2. 4-Prévalence des troubles musculo-squelettiques en fonction de régions corporelles atteintes
III.2. 5-Prévalence des troubles musculo-squelettiques en fonction du nombre des régions corporelles atteintes
III.3. Association TMS et la qualité du sommeil chez les athlètes
III.3.1-Proportion de la bonne et mauvaise qualité de sommeil chez les athlètes
III.3.2-Prévalence de la qualité de sommeil en fonction de catégorisation sportive
III.3. 3-Prévalence de la mauvaise qualité de sommeil des sportifs en fonction des disciplines
III.3. 4- Qualité de sommeil en fonction du nombre de régions corporelles avec TMS au cours des 12 derniers mois
III.3.5.- Association entre la qualité de sommeil et le nombre de régions corporelles atteintes de TMS
III.4.- Facteurs associés aux troubles musculo-squelettiques chez les athlètes
DISCUSSION
IV.DISCUSSION
IV.1- Paramètres anthropométriques et le nombre des séances par semaine
IV.2-Prévalence des troubles musculo-squelettiques (TMS) chez les athlètes
IV.2.1-Prévalence globale des troubles musculo-squelettiques
IV.2.2-Prévalence des troubles musculo-squelettiques en fonction du genre
VI.2.3-Prévalence des troubles musculo-squelettiques en fonction de catégorisation sportive
IV.2. 4-Prévalence des troubles musculo-squelettiques en fonction des disciplines sportives
IV.2. 5- TMS en fonction du nombre des régions corporelles atteintes
IV.2. 6-Prévalence des troubles musculo-squelettiques en fonction de régions corporelles atteintes
IV.3- Association entre TMS et la qualité du sommeil chez les athlètes
IV.3.1- Proportion de la bonne et mauvaise qualité de sommeil chez les athlètes
IV.3.2-Prévalence de la mauvaise qualité de sommeil en fonction de catégorisation sportive
III.3. 3- Mauvaise qualité de sommeil en fonction des disciplines sportives
IV.4.- Facteurs associés aux troubles musculo-squelettiques chez les athlètes
CONCLUSION

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