Travailleurs de sexe : stigmatises, marginalises mais population cle pour la lutte contre les ist/sida

Depuis 1987, la première fois où le cas du SIDA a été dépisté à Madagascar, l’Etat a mobilisé des ressources financières et humaines pour lutter contre ce fléau. En 2000, cette action devient multisectorielle dans laquelle nul ne peut ignorer ni échapper aujourd’hui. La prostitution existe depuis toujours mais jusqu’à maintenant, rares sont les communautés qui acceptent ce travail comme tant d’autres. Face à la propagation rapide des IST/SIDA, on ne peut plus négliger les Travailleurs de Sexe (T.S.) car ils sont parmi les groupes vulnérables et à haut risque.

HISTORIQUE

International HIV/AIDS Alliance (l’Alliance) est une organisation nongouvernementale (ONG) créée en 1993 et ayant son siège au Royaume-Uni mais sa mission à Madagascar a débuté en mars 2001. Depuis le démarrage de son programme à Madagascar, l’Alliance a appuyé plus de 30 associations malgaches dont 10 de travailleurs de sexe. En 2004, l’Alliance a formé 150 personnes issues de ces communautés en techniques d’analyse participative des besoins dont 40 issues des populations vulnérables. L’Alliance a appuyé la mise en place de CLLS dans chacune des 20 zones prioritaires pour la lutte contre le SIDA, et a facilité l’élaboration des plans stratégiques locaux.

OBJECTIFS

L’Alliance a pour mission de soutenir l’action des communautés contre le VIH/SIDA dans les pays en voie de développement. Son but est d’améliorer l’action communautaire pour la prévention, la prise en charge et l’atténuation de l’impact du VIH/SIDA surtout chez les groupes marginalisés. Les objectifs principaux sont :
➤ Amélioration de la couverture des communautés par des actions de lutte contre le SIDA efficaces et ciblées ;
➤ Renforcement du leadership et de la capacité de la société civile à répondre au SIDA ;
➤ Amélioration de l’environnement institutionnel, organisationnel et politique pour favoriser les réponses communautaires face au SIDA en fournissant des appuis techniques aux acteurs locaux (associations, CLLS).

Les appuis programmatiques s’adressent aux associations locales et visent le renforcement des capacités sur des thèmes tels que : la prévention, la santé sexuelle et la sexualité, le soutien des personnes vivant avec le VIH, la mobilisation communautaire, l’analyse participative des besoins, et le travail avec les groupes vulnérables et marginalisés. Les appuis techniques organisationnels incluent le montage et la gestion de projet, le suivi-évaluation, la gestion des ressources humaines, et le partenariat. L’Alliance fournit des appuis spécifiques aux associations des travailleurs de sexe pour renforcer le capital social des membres, les capacités en matière de partenariat et de plaidoyer. L’appui institutionnel s’oriente envers tous les acteurs au niveau communautaire. Tous ceux-ci sont fournis par l’Alliance à travers les formations, les visites et accompagnement sur terrain, les rencontres de partage, la production d’outils et la diffusion de bonnes pratiques. Plusieurs outils développés par l’Alliance figurent dans les références nationales pour la lutte contre le SIDA. L’Alliance travaille dans les 20 zones prioritaires pour la lutte contre le SIDA.

DEPARTEMENT MISS (MATHEMATIQUES ET INFORMATIQUE POUR LES SCIENCES SOCIALES)

HISTORIQUE

La filière Mathématiques et Informatiques pour les Sciences Sociales (MISS) est créée en 1997, un département au sein de la Faculté des Sciences de l’Université de Fianarantsoa par arrêté Rectoral n° 98/04/UF/R du 07 mai 1998, en vue de promouvoir la professionnalisation de l’enseignement universitaire. On constate que les acquis dans les mathématiques pures sont difficiles à utiliser dans la vie quotidienne. Il a été alors convenu de créer une filière qui aidera les gens à les utiliser dans des domaines plus pratiques : les sciences sociales. Et c’est ainsi que la filière a été dénommée Mathématiques et Informatique pour les Sciences Sociales. De ce fait, elle œuvra donc pour la formation des jeunes intellectuels à analyser des faits socio-économiques en s’appuyant sur des outils sûrs : mathématiques et informatique. Ils pourront bien assurer la réussite de toutes prises de décision. L’inadéquation de l’enseignement avec la vie professionnelle reste toujours un grand problème à Madagascar. Beaucoup ont perdu leurs temps à étudier pendant plusieurs années de leurs vies sans même obtenir la moindre satisfaction. Ainsi, une formation professionnalisante est extrêmement utile et urgente. La filière MISS a été créée en vue de donner aux étudiants des formations solides en Mathématiques, en statistique, en informatique, en économie et en science sociale. Les étudiants sortant de cette filière sont destinés à effectuer des analyses de données socioéconomiques en s’appuyant sur le fondement mathématique et statistique, et utiliser l’informatique comme outils de traitement. En un mot, la filière existe en vue d’intégrer la mathématique et la statistique (science exacte) à tous les niveaux de décisions.

ORGANISATION DE LA FORMATION

La formation divise en deux cycles de deux années chacun.

PREMIER CYCLE
Le 1er cycle de la filière MISS est ouvert pour les bacheliers séries scientifiques (CD) et l’accès se fait par sélection de dossiers. A la fin du premier cycle, l’étudiant pourra avoir son diplôme d’études universitaires générales option MISS (DEUG MISS). Durant ces deux ans, les étudiants acquièrent des connaissances de bases en mathématiques, informatique et sciences sociales à travers des cours théoriques, des travaux dirigés et des travaux pratiques. Les cours durant ce cycle sont regroupés en trois modules :
➤ Module 1 : Mathématiques
➤ Module 2 : Informatique
➤ Module 3 : Sciences Sociales .

SECOND CYCLE
Ce cycle est de droit pour tous les étudiants titulaires du DEUG option MISS. La fin de la première année est récompensée d’un diplôme « licence option MISS », suivie de la fin du cycle par le diplôme de « maîtrise de MISS ». Pour mettre en placer des formations adéquates (rapport formation/emploi) et orientées vers la professionnalisation, des cours groupés en quatre modules, assurés par des professionnels ou des dirigeants d’entreprises sont donnés aux étudiants :
➤ Module1 : Mathématiques
➤ Module 2 : Statistiques
➤ Module 3 : Informatique
➤ Module 4 : Sciences Sociales .

DEBOUCHES

La filière permet aux étudiants sortants d’avoir une opportunité à faire des travaux d’études économiques et sociales permettant une bonne prise de décision. Ainsi, ils pourront être utiles pour :
➤ les institutions financières comme la banque, le trésor, …
➤ les établissements d’assurances,
➤ les instituts ou les services statistiques ou démographiques,
➤ les entreprises dans les secteurs de productions ou commerciaux.

COMMENT ELABORER UN PROJET ?

DEFINITION

Un projet est un ensemble d’activités en corrélation, soumises à une gestion unifiée, pour atteindre dans un délai déterminé, un objectif spécifique par la mobilisation de ressources humaines, matérielles et financières clairement définies. A cette définition s’ajoute la durabilité du résultat. Il y a des facteurs qui conditionnent la réussite d’un projet : la pertinence, la faisabilité, la viabilité, l’organisation, l’efficience, l’efficacité, l’impact. Un projet est né à partir d’un problème existant qui va être transformé en objectif par la formulation du projet. Celle-ci est exécutée après l’accord du bailleur de fonds et doit être évaluée pour mesurer le degré de réalisation de l’objectif fixé antérieurement. Les résultats obtenus après cette étape peut donner un autre problème et permettra ensuite de formuler un nouveau projet. En un mot, un projet suit un cycle.

IDENTIFICATION ET ANALYSE DU PROBLEME

Cette étape consiste à connaître les problèmes existants et essayer de trouver les causes et les effets en mettant en œuvre l’arbre de problème . Celle-ci peut être réalisée lors d’un atelier, en invitant les parties concernées et les encourageant à participer au débat. Ceci nécessite un bon animateur de réunion (neutre). Si l’atelier se déroule bien, on devrait pouvoir établir un diagramme qui aide à comprendre en un seul coup d’œil les liaisons entre les différents problèmes, appelé diagramme de causes à effets.

Ici, les problèmes 4 et 5 (respectivement 6 et 7) qui sont des situations existantes au moment de l’analyse, sont les effets du problème 2 (respectivement 3) dont la cause commune est le problème1. Lors de cette analyse, il faut toujours tenir compte du groupe cible et de demander leur avis sur le diagramme. En effet, les personnes qui vivent cette situation connaîtraient mieux que quiconque le vrai problème et leurs causes. Après avoir étudié soigneusement tous les cas, pour éviter la fausse orientation, on passe à l’étape suivante.

LA FORMULATION DU PROJET

C’est la phase durant laquelle on établit le projet suivant un format déterminé par les bailleurs de fonds ou le Gouvernement et qu’on doit répondre aux questions : Qui ? Quoi ? Comment ? Où ? Quand ? C’est un processus qui consiste à :
➤ collecter de l’information,
➤ analyser des données,
➤ effectuer des enquêtes, des études et des consultations,
➤ appliquer des procédures et des formats.
Elle est essentielle pour un projet car elle détermine sa réalisabilité. Nous sommes donc obligés d’agir avec prudence et faire en sorte que la formulation soit réaliste. Ceci se fait en collectant d’abord un maximum d’information fiable et analyser les données obtenues en utilisant des méthodes sûres et prouvées dont quelques unes d’entre elles seraient citées et appliquées ultérieurement dans ce mémoire. Il faut tenir compte des différentes contraintes qui conditionnent la réalisation du projet (hypothèses) et ne pas oublier l’objectif à atteindre.

COLLECTER DE L’INFORMATION

Il s’agit de faire en sorte qu’on dispose de meilleures informations concernant le projet. Celles-ci peuvent être obtenues seulement en consultant des documents existants (récents) sinon on procède à la réalisation d’une enquête. Si la taille de la population statistique cible est faible, on peut faire une enquête exhaustive mais dans le cas contraire, on applique la méthode de sondage qui consiste à enquêter seulement une partie de la population avec un taux de sondage fixé en avance. Cette pratique permet d’avoir une vue d’ensemble de la population suivant une ou plusieurs variables en n’enquêtant qu’un échantillon.

Le rapport de stage ou le pfe est un document d’analyse, de synthèse et d’évaluation de votre apprentissage, c’est pour cela rapport-gratuit.com propose le téléchargement des modèles complet de projet de fin d’étude, rapport de stage, mémoire, pfe, thèse, pour connaître la méthodologie à avoir et savoir comment construire les parties d’un projet de fin d’étude.

Table des matières

INTRODUCTION
PARTIE I – PRESENTATION GENERALE
Chapitre 1. ETABLISSEMENT D’ACCUEIL : Alliance internationale contre le VIH/SIDA
Chapitre 2. Département MISS (Mathématiques et Informatique pour les Sciences Sociales)
PARTIE II – LA GESTION DE PROJET
Chapitre 1. COMMENT ELABORER UN PROJET ?
Chapitre 2. La formulation du projet[2]
PARTIE III – LA LUTTE CONTRE LES IST/SIDA DANS LA COMMUNE URBAINE DE FIANARANTSOA
Chapitre 1. Les IST/SIDA dans la Commune Urbaine de Fianarantsoa
Chapitre 2 : Travailleurs de sexe, groupe indispensable pour la lutte contre les ist/sida
Chapitre 3. T.S. et les ist/sida
chapitre 4. Suggestions
CONCLUSION
ANNEXES

Lire le rapport complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *