Théories et modèles de la croissance économique

Depuis longtemps, la croissance économique affecte tous les pays, mais, les affecte de manière inégale. En revanche, ce qui est plus surprenant c’est qu’au sein d’un même continent, elle se manifeste de façon irrégulière dans le long terme. Pour cela le phénomène de croissance économique était le sujet de nombreuses études théoriques, et empiriques de plusieurs économistes.

Les théories de la croissance économique

La théorie de croissance étudie l’interaction entre les divers facteurs de la croissance économique, à départager causes et effets et à comprendre comment ces divers facteurs influent les uns sur les autres. Toutes ces théories aident à saisir le processus de la croissance économique. On peut distinguer deux principales théories de la croissance économique :
◆ Les théories traditionnelles de la croissance ;
◆ Les théories modernes de la croissance.

Les théories traditionnelles de la croissance

Nous présenterons dans cette section, la définition de la notion de la croissance par les diverses théories économiques, allant des classiques, aux théories modernes, en passant par les néoclassiques.

Les modèles de la croissance exogène
a) La vision de Adam SMITH met en évidence le rôle de la division du travail comme facteur de croissance 16(extension des marchés pendant la révolution industrielle), à partir de l’exemple d’une manufacture d’épingle, il montre que la productivité permet d’accroitre la richesse des nations et du bien-être économique. Néanmoins, SMITH indique que la division du travail est limitée par la taille du marché.

La croissance économique peut donc être liée à la croissance de la taille des marchés, elle-même dépendant de l’implication du pays dans le commerce international.

David Ricardo souligne que la croissance est limité par la loi des rendements décroissants de la terre, la valeur ajoutée se répartit entre trois agents : les propriétaires fonciers (rente foncière), salariés (salaire de subsistance) et le capitaliste (profit).Pour lui lorsque la population s’accroit, il convient d’augmenter la production agricole, or les nouvelles terres mises en culture sont de moins en moins productives. Le coût de production va augmenter qui entrainant à la hausse des salaires et la rente foncière. Et les profits vont baisser jusqu’au les capitalistes ne peut pas être investir. L’économie atteint la situation d’état stationnaire ; Ricardo préconise d’augmenter les gains de production dans l’agriculture grâce au progrès technique et de s’ouvrir au commerce international (théorie des avantages comparatifs).

b) La vision de Kart Marx
Selon Marx, « La quête incessante du profit par les capitalistes a deux conséquences ». Elle le pousse, dans un souci de productivité et de compétitivité exacerbée, à produire toujours plus et à remplacer dans tous les cas possibles les hommes par les machines. La crise du système capitaliste apparait alors comme une crise de demande et une crise de l’offre.
a. La crise de la demande : la substitution capital-travail réduit la demande de travail des entreprises. Elle engendre un chômage qui entraîne une sous- consommation ouvrière. Celle-ci est à l’origine d’une crise des débouchés. Cette crise réduit les perspectives de profit des capitalistes qui ralentissent, puis stoppent leurs investissements.
b. La crise de l’offre : pour compenser la baisse de taux de profit, les capitalistes tentent de se rattraper en augmentant les quantités vendues, comme tous les entrepreneurs agissent de la même façon, il en résulte une crise de surproduction d’un côté, sous- consommation et blocage de l’investissement de l’autre, la crise est inéluctable. L’origine de cette crise pour Marx, se trouve dans l’accumulation de capital qui substitue du capital au travail (hausse de la composition organique du capital) et non, comme pour les classiques, dans la loi de la population et des rendements décroissants qui conduisent à l’état stationnaire.

La vision optimiste de la croissance
Jean-Baptiste Say, économiste fiançais, dans son traité d’économie politique (1803), développe une conception différente de celle des classiques anglais. D’une part, il élargit le champ des facteurs productifs retenus dans leur analyse ; d’autre part, il élabore une « loi des débouchés » qui fondé par la vision optimiste de la croissance.

a) L’élargissement des facteurs productifs : Les classiques, comme Marx, ne considère que les richesses matérielles, ils négligeaient les services. Say suggère d’élargir la notion de richesse. L’industriel et les services sont des activités productives au même titre que l’agriculture. Il rompt avec les classiques qui négligeaient « l’activité tertiaire » et qui voyaient dans la loi des rendements agricoles décroissants l’origine de l’état stationnaire. Contrairement à cette conception pessimiste, Say voit dans l’industrie, les services et le progrès technique les sources d’une croissance renouvelée, ce qui fait son optimisme sur l’évolution du système économique.

b) Loi des débouchés : Si l’offre est illimitée, il ne peut pas y avoir des crises générales de surproduction : quand l’offre de biens et des services augmente, elle trouve automatiquement une demande correspondante, c’est la loi des débouchés de Say. Si la production augmente, cela génère des revenus supplémentaires (salaires, profits, rentes) qui sont dépensés dès l’achat des biens et services nouvellement crées. Dans cette analyse, la monnaie n’est qu’un intermédiaire des échanges. Elle est l’huile qui facilite le fonctionnement des engrenages. Quand le libraire vend ses livres, il ne reçoit pas de la  monnaie, mais en fait le pain qu’il achète avec cette monnaie. D’où la formule de Say : « les produit s’échangent contre des produit, ou encore tout produit sert de débouché à un autre produit » .

Conclusion générale 

L’objet de notre travail consiste à examiner la relation entre les dépenses publiques et la croissance économique. Pour se faire, nous avons adopté une démarche qui s’est appuyée sur une approche à la fois théorique et empirique. L’objectif de ce travail était de proposer une analyse empirique qui tente d’évaluer l’impact des dépenses publiques sur la croissance économique en Algérie. Etant donné cet objectif, il nous est tout d’abord apparu nécessaire d’exposer les principes fondateurs et quelques travaux de recherche sur la question des dépenses publiques et le rôle dans la promotion de la croissance à terme.

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Table des matières

Introduction générale 
Chapitre I : Les concepts fondamentaux liés aux dépenses publiques et la
croissance économique
Section 1 : Cadre conceptuel des dépenses publiques
Section 2 : Cadre conceptuel de la croissance économique
Chapitre II : Théories et modèles de la croissance économique
Section 1: Les théories de la croissance économique
Section 2 : Infrastructure et croissance endogène
Chapitre III:Impact des dépenses publiques sur la croissance économique en
Algérie : 
Section 1: Aperçu général de l’évolution de l’économie algérienne
Section 2 : Analyse de l’évolution des dépenses publiques en Algérie
Chapitre IV : Analyse empirique de l’effet des dépenses publiques sur la croissance
économique en Algérie
Section 1 : Notions de base de l’analyse des séries temporelles et le modèle
VAR
Section 2 : Analyse graphique et statistique des séries de données
Conclusion générale

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