TERMINOLOGIE DU DROIT CONSTITUTIONNEL EN WOLOF ET LES PROCEDES DE FORMATION DES TERMES

Droit constitutionnel

   Le droit constitutionnel, défini dans le dictionnaire la toupie, comme la partie du droit public qui traite des règles relatives à l’organisation et au fonctionnement de l’Etat, du gouvernement, du parlement, des juridictions et des institutions publiques, il organise notamment la séparation des pouvoirs. Il s’intéresse aux éléments qui sont en relation avec l’Etat. Ainsi nous pouvons diviser le droit constitutionnel en trois composantes :
-Le droit constitutionnel institutionnel : le droit constitutionnel régit les relations entre le pouvoir public. En fait, il règle les relations entre les pouvoirs constitués, c’est à dire entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. Il s’intéresse, en sus, à la dévolution du pouvoir, à son exercice ainsi qu’à sa transmission.
-le droit constitutionnel des libertés : le droit constitutionnel régit les relations entre les individus et la puissance publique, en conférant à ceux-là un certain nombre de droits et libertés fondamentaux.
-le droit constitutionnel normatif : la création et le régime des normes juridiques forment le troisième objet du droit constitutionnel. En effet, la constitution se présente comme une « norme de production que les normes », ce qui signifie que les compétences normatives puisent leurs ressources dans la constitution, qui va consacrer leurs existences leurs principales règles d’édictions.
Pour mieux comprendre le droit constitutionnel, il convient de définir certaines notions comme l’état, les formes de l’Etat, la constitution, les systèmes électoraux et la séparation des pouvoirs. L’Etat est constitué de trois éléments : une population, un territoire et une autorité publique. En effet, nous parlons de l’Etat lorsque ces trois éléments sont réunis. Si ces derniers sont réunis, l’Etat est nécessairement constitué au sens du droit international et constitutionnel. Ainsi, l’Etat serait la personne morale de droit publique, qui sur le plan juridique, représente une collectivité, un peuple ou une nation, à l’intérieur ou à l’extérieur d’un territoire déterminé sur lequel elle exerce le pouvoir suprême, la souveraineté.
 Les formes de l’Etat : nous avons deux formes d ’Etat :
– l’Etat unitaire : C’est lorsque tous les citoyens sont soumis au même et unique pouvoir.
– l’Etat fédéral est un Etat habituellement souverain, composé de plusieurs entités autonomes dotées de leur propre gouvernement, nommées entités fédérées.
La constitution est un ensemble de règles énoncées sous diverses formes, selon les traditions nationales et la nature du régime. Ces règles sont écrites ou orales, mais elles ont une valeur supérieure à celle de toutes les autres normes juridiques positives. Elles sont destinées à établir les modalités d’acquisition et d’exercice du pouvoir politique. Partant de cette définition de la constitution, nous pouvons en retenir que c’est cette dernière qui gère l’organisation de l’Etat. C’est la pièce majeure du droit constitutionnel. Il existe deux types de constitutions :
 la constitution rigide : exige une procédure stricte (spéciale) pour son adaptation ou sa modification, en principe elle ne peut pas être modifiée par une loi ordinaire.
 La constitution souple : c’est une constitution qui peut facilement être modifiée par une loi ordinaire.
Les systèmes électoraux se penchent sur deux modes de scrutin : il s’agit du scrutin majoritaire et du scrutin proportionnel. Le scrutin majoritaire recèle le fait que c’est le candidat qui a le plus de voix qui doit être élu alors que le scrutin proportionnel accorde un nombre de sièges proportionnel au nombre de voix obtenues. La séparation des pouvoirs est un moyen de modérer le pouvoir. Le pouvoir exécutif gère les lois, le pouvoir législatif s’occupe de la sûreté intérieure et le pouvoir judiciaire se charge des crimes et de les jugées. Apres avoir défini et montré les notions de bases du droit constitutionnel, nous essayerons maintenant de le délimiter.

La morphologie: définition

    Etymologiquement, le concept de morphologie signifie: l’étude de la variation des mots. Elle se spécialise dans l’étude de la structure interne des mots de la langue, ainsi que les différentes formes de variations ou de flexions. Selon Martinet (1969 :106) « la morphologie est l’étude des variantes des signifiants ». Dans cette définition l’auteur essaie de rapprocher la définition moderne et la définition traditionnelle. Cela veut dire que la morphologie est bien «l’étude de la forme » (Martinet, 1969:109), comme le voudraient son étymologie et la linguistique traditionnelle ; mais ajoute Martinet, «il n’est en aucune façon précisé que cette étude se limite à la forme des éléments grammaticaux» Martinet (1969:102), contrairement à ce que faisait la linguistique traditionnelle. La morphologie va dans ces conditions s’intéresser au signifiant et des morphèmes lexicaux. Mais elle ne correspondra qu’ a une partie de ce que fait l’analyse en morphème, puis Martinet la limite ordinairement à l’étude des variantes des unités significatives, comme dans les éléments de linguistique générale(1967:106),ou dans la grammaire fonctionnelle du français:« Pour quiconque apprend une langue, il est indispensable de s’habituer à toutes les variations de formes des différents monèmes leurs amalgames et à leur discontinuité. Nous désirons l’étude de ces variations comme la morphologie ». L’unité de base de la morphologie est le morphème. Le morphème est la plus petite unité formelle dotée d’une signification ; il est constitué d’un ou de plusieurs phonèmes indécomposables. Un morphème est une forme phonologique récurrente, a une signification stable et une distribution particulière dans le mot. Selon Saussure, le morphème est un signe linguistique minimal, le signe linguistique étant défini depuis Saussure comme l’association d’un signifié et d’un signifiant, c’est- à-dire, pour reprendre les propres mots de Saussure, que “le signe linguistique unit non une chose et un nom, mais un concept et une image acoustique” (Saussure, 1967, 98). Les morphèmes sont donc fondamentalement d’une part des unités à deux faces, c’est-à-dire des unités qui conjoignent un sens et une forme phonique ou des “unités doués d’un contenu sémantique et d’une expression phonique” (Martinet, 1960, 20), et d’autre part des unités minimales, c’est-à dire des unités significatives qui ne peuvent pas être segmentées en unités à deux faces plus petites. Dans la terminologie de la grammaire distributionnelle et dans l’analyse en constituants immédiats, le terme de morphème désigne le plus petit élément significatif individualisé dans un énoncé, que l’on ne peut diviser en unités plus petites sans passer au niveau phonologique. C’est donc l’unité minimale de la première articulation, la première unité porteuse de sens; à ce titre, il s’oppose au phonème, unité minimale de la deuxième articulation” (Dubois et alii, 1973, 324). Nous avons des morphèmes libres (morphème qui peut s’utiliser comme mot sans autre morphème.) et des morphèmes liés (morphème qui s’ajoute toujours à un autre morphème pour former un mot). Il existe deux grandes catégories de morphèmes: Les morphèmes grammaticaux et les morphèmes lexicaux.
 Les morphèmes grammaticaux : tous les morphèmes qui contribuent à l’organisation grammaticale de la phrase sont appelés morphèmes grammaticaux (les suffixes, les prépositions, les articles…).
 Les morphèmes lexicaux : nous appelons morphèmes lexicaux tous les autres éléments, qui sont porteurs de sens, qui sont en liste ouverte, avec des créations et des disparitions.
Ce sont les mots simples, et les radicaux d’abord, qui constituent le lexique (noms, verbes, adjectifs, adverbes…). Dans les lignes qui suivent, nous essaierons d’établir les procédés de formations des termes en wolof.

CONCLUSION

   En sommes, notre étude nous a permis de voir le droit constitutionnel du point de vu terminologique. Elle nous a aussi permis de découvrir certains termes que nous n’étions même pas au courant de leur existence. La terminologie est une science qui peut faciliter la communication dans tous les domaines du droit et plus particulièrement du droit constitutionnel qui fait l’objet de notre travail, parce que le droit touche presque tous les secteurs de développent. En effet, si le droit constitutionnel présente des problèmes d’interprétations. Cette étude pourrait bien être une utilité envers les usagers du droit constitutionnel. Dans notre travail, nous avons commencé par voir le statut de la langue wolof et du français. Ensuite nous avons fait une présentation générale des concepts relatifs au droit et à la terminologie dans le premier chapitre. Dans le deuxième chapitre, nous avons présenté la terminologie bilingue français /wolof a l’appui d’une fiche terminologique. Enfin, nous avons présenté les procédés de formation des termes en wolof accompagnés de tableau illustrant chaque procédé. Cette étude du droit constitutionnel en wolof montre que les équivalences du droit constitutionnel en wolof se font souvent par alternance consonantique, par réduplication, par emprunt, par syntagme et enfin par dérivation. Cette dernière est le procédé le plus productif en wolof pour la formation des mots. Parmi les équivalences, nous avons constaté beaucoup d’emprunts venant de la langue française. Cela montre que les termes du droit constitutionnel en wolof dépendent du français. Cependant, nous pouvons bien comprendre cette dépendance parce que le droit constitutionnel est tout d’abord en français et cette langue est la langue officielle. Concernant la langue, si nous avons choisi la langue wolof c’est parce que c’est la langue la plus véhiculaire au Sénégal. C’est une langue parlée presque dans tout le pays. Partout dans le pays, le wolof sert de moyen de communication. Ce travail consistait à faire l’inventaire des termes juridique du droit particulièrement du droit constitutionnel en français et de donner leur équivalence en wolof. Pour ce faire, nous avons constitué notre corpus à partir des documents que nous avons lu, des émissions sur les medias portant sur le droit constitutionnel et des enquêtes que nous avons menées. Nous avons mené cette étude du droit constitutionnel en wolof pour contribuer au développement de la langue wolof. Cependant nous comptons bien prochainement continuer sur le même domaine pour montrer que le wolof peut bien avoir une ressource terminologique pour la science. Enfin, nous espérons que la terminologie du droit constitutionnel en wolof va participer au développement dans le domaine de droit et aider les juristes, les étudiants … dans leur communication en wolof.

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Table des matières

INTRODUCTION
CHAPITRE PREMIER : PRÉSENTATION GÉNÉRALE
1. DÉFINITION DES CONCEPTS
1.1 La terminologie
1.2 Droit constitutionnel
1.2.1 Délimitation du domaine : Le droit constitutionnel
1.2.2 Le droit
1.2.3 Arbre du domaine
1.3 Choix du sujet
1.4 Objectif du sujet
1.5 Cadre théorique
1.6 Revue de la littérature
CHAPITRE 2. ESQUISSE DU CORPUS : PRESENTATION DE LA  TERMINOLOGIE BILINGUE FRANÇAIS/WOLOF
2.1 Définition des champs du fiche terminologique
2.1.1 Vedette française
2.1.2 Définition
2.1.3 Vedette wolof
2.1.4 Traduction
2.1.5 Catégorie grammaticale
2.1.6 Domaine
2.1.7 Sous-domaine
2.1.8 Mode de formation
2.1.9 Exemple d’emploi
2.1.10 Source
2.2 Présentation de la terminologie bilingue français /wolof du droit constitutionnel
CHAPITRE 3 : LES PROCEDES DE FORMATION DES TERMES EN WOLOF
3. Analyse morphologique
3.1 La morphologie: définition
3.2 Les noms simples
3.3 Les noms complexes
3.3.1 La dérivation
3.3.1.1 L’affixation
3.3.1.2 La préfixation
3.3.1.3 La suffixation
3.3.2 L’alternance consonantique
3.3.3 La réduplication
3.3.4 La composition
3.3.5 Emprunt
3.3.6 Syntagme
3.3.7 Combinaison des procédés de formation morphologique
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
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