Structure trophique d’un écosystème

Structure trophique d’un écosystème 

Description 

Les êtres vivants qui peuplent une communauté sont unis les uns aux autres par des liens de nature alimentaire (Liens trophiques) jouant un rôle essentiel dans la cohésion de la biocénose. Ces relations forment des séquences où chaque individu mange le précédent et est mangé par celui qui le suit; on parle de chaîne alimentaire. Chaque maillon de cette chaîne est un niveau trophique. Dans une chaîne alimentaire on retrouve 3 catégories d’êtres vivants (niveaux trophiques) :
– Les producteurs primaires qui sont végétaux chlorophylliens capables de synthétiser la matière organique à partir des éléments minéraux et du soleil (Photosynthèse).
– Les consommateurs qui ne peuvent vivre directement ou indirectement qu’aux dépens de la matière organique fabriquée par les producteurs
– Les décomposeurs qui assurent la transformation de la matière orgamque morte en éléments minéraux ce sont généralement les bactéries.

Catégories trophiques en milieu lacustre 

Selon Lauzane (1977,1983), dans les peuplements ichtyologiques des cours d’eau africains les principales catégories de régimes alimentaire sont:
– Les consommateurs primaires qui comprennent:
• Les phytoplanctonivores qui filtrent et consomment les algues phytoplanctoniques ;
• Les consommateurs de macrophytes :
• Les brouteurs qui consomment la couche superficielle du sédiment composé d’algues sédimentées, ou du périphyton poussant sur les substrats rocheux;
• Les détritivores.
– Les consommateurs secondaires qui comprennent :
• Les zooplanctonivores qui filtrent le zooplancton sur leurs branchies;
• Les benthivores consommant principalement les invertébrés benthiques;
• Les consommateurs de surfaces qui se nourrissent des retombées d’invertébrés terrestres.
– Les consommateurs terminaux qui comprennent:
• Les piscivores strictes qui se nourrissent exclusivement de poissons vivants;
• Les piscivores partiels consommant les crevettes, des invertébrés en plus des poissons.

Généralités sur la zone d’étude 

Situation géographique et description 

L’étude a été réalisée dans la Mare de la Réserve de Biosphère de la Mare aux Hippopotames (figure 1). Cette Mare est située dans la foret de la Mare aux Hippopotames créée en 1937 par l’arrêté N° 836 SE du 26 Mars 1937 et érigée en Réserve de la Biosphère par la décision du Conseil International de Coordination du Man and Biosphère (MAB) du 12 janvier 1987. Elle est devenue un Site RAMSAR en 1991. Ses principaux objectifs de gestion sont d’inverser les tendances de dégradation de la biodiversité et d’améliorer les conditions de vie des communautés locales (UICN/PACO, 2009). La forêt classée de la Mare aux Hippopotames (19 200 ha), est située à une soixantaine de kilomètres au Nord-est de Bobo Dioulasso entre la latitude Il °30′ et Il °45′ Nord et les longitudes 04°05 et 04° 12 Ouest (ENGREF, 1989). La Mare couvre une superficie de 120 ha et peut atteindre 650 ha pendant les périodes de crue du fleuve Mouhoun pour un volume d’eau d’environ 1.500.000 m 3 (Lamien, 1991). Elle est entourée par 864 ha de plaines d’inondations le long des lignes de drainage (UICN/PACO, 2009) Cette mare héberge un important troupeau d’hippopotames d’environ 41 individus (Dibloni et al., 2010) et une ichtyofaune composée de 34 espèces réparties en 19 familles (Sanou, 1995).

Climat, végétation et hydrologie 

La forêt classée de la mare aux hippopotames est localisée dans le climat sud-soudanien avec une pluviosité moyenne annuelle de 1100 mm sur une durée de 4 à 5 mois. La période humide s’étend de mai à octobre avec 62,5 % d’humidité relative et la période sèche de novembre à avril avec une humidité relative de 20,5 à 44,2 %. Les températures moyennes ont des valeurs élevées: maximum en mars avec une valeur de 36,2 °C et minimum en décembre avec 18,4oC (Bélem, 2008). Les températures de l’air sont relativement élevées avec des moyennes mensuelles supérieures à 23°C (Sanou, 1995). En outre la mare est très riche en végétation aquatique dont les principales espèces inventoriées par ENGREF(l989) et Lamien (1991) sont Ceratophyllum submersum, Ludwigia sp, Trapa notons, Azolla .l’p. Du point de vue hydrologique, la mare est alimentée par une source à écoulement pennanent située à 4 km au sud de celle-ci (Béarez, 1989), les eaux du fleuve Mouhoun en saison hivernale et les eaux de pluie. Son niveau d’eau est très variable selon le niveau du fleuve Mouhoun. Ainsi, en période de hautes eaux (juillet, août et septembre), le niveau atteint trois mètres et pendant l’étiage ce niveau descend à moins d’un mètre par endroits.

Activités autour du plan d’eau

Une population humaine, estimée à environ 29800 habitants (Dibloni et al., 2010), vit dans 10 villages périphériques à la réserve. Les principaux groupes socioculturels sont les Bobo qui sont les autochtones et les Peul, Samo et Marka considérés comme allochtones (Dibloni et al., 2010). Leur activité principale est l’agriculture. Le coton est la principale culture de rente à laquelle s’ajoutent des cultures vivrières telles que le maïs, le mil et le sorgho. La pêche y est également pratiquée durant toute j’année par des pêcheurs professionnels et comme activité de contre saison par les agriculteurs de Baia, Tiarako et Sokourani (Sanou, 1995).

Pêche à la Mare aux Hippopotames 

Plusieurs pêcheurs exploitent ce plan d’eau. Ils utilisent une diversité d’engins de pêche pour la capture des poissons. Les plus fréquents sont les filets maillants, les palangres, les nasses et les filets éperviers (Photos l, 2, 3, 4). Les captures sont constituées essentiellement de Oreochromis niloticus, Tilapia zillii, Sarotherodon galilaeus, Hemichromis fasciatus, Clarias gariepinus, Heterotis niloticus et Gymnarchus niloticus. Les poissons sont vendus avec des mareyeurs venus de Bobo Dioulasso à raison de 1000f CFA par kilogramme pour l’espèce Gymnarchus niloticus et 650 fCFA par kilogranune pour les autres espèces.

Méthodes d’étude 

Mesure des paramètres physico-chimiques du plan d’eau 

Nous avons mesuré le pH, la température et la turbidité de l’eau pendant les mois de juillet, août et septembre à raison d’une mesure par mois. Les mesures se sont effectuées dans la journée entre 8 h et 16 h en trois points du plan d’eau. Pour le pH et la température, nous avons fait la moyenne des mesures journalières.

Echantillonnage des poissons pour la collecte des données biologiques

L’échantillonnage s’est déroulé de mai à août 2014 à raison de trois sorties par mois. La méthode d’échantillonnage utilisée est la méthode aléatoire simple. Les poissons sont triés dans les captures des pêcheurs dès leur arrivée au lieu de pesée les matins entre 6 h et 9 h et les soirs entre 17 h et 19 h. Les poissons ont été systématiquement pesés, mesurés, l’ouverture verticale de la bouche a été mesurée et les viscères ont été prélevés et conservés dans de l’alcool à 90° pour une analyse au laboratoire. La longueur totale des poissons a permis de les regrouper en juvéniles et adultes en nous servant des travaux de Bruton (1979) qui trouvait 280 mm comme longueur de première maturité pour C.gariepinus et Adebisi (1987) qui proposait respectivement pour P. obscura et H. fasàatus 245 mm et 104 mm comme longueur de première maturité.

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Table des matières

INTRODUCTION GENERALE
CHAPITRE 1: REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
1.1. Structure trophique d’un écosystème
1.1.1. Description
1.1.2. Catégories trophiques en milieu lacustre
1.2. Généralités sur la zone d’étude
1.2.1. Situation géographique et description
1.2.2. Climat, végétation et hydrologie
1.2.3. Activités autour du plan d’eau
1.3. Pêche à la Mare aux Hippopotames
1.4. Généralités sur les espèces étudiées
1.4.1. Description de l’espèce Gymnarchus niloticus Cuvier 1829
1.4.2. Description de Clarias gariepinus Burchell, 1822
1.4.3. Description de Parachanna obscura, Günther, 1861.
1.4.4. Description de Hemichromisfasciatus Peters, 1857
CHAPITRE II: MATERIEL ET METHODE
2.1. Matériel.
2.1.1. Matériel de mesure des paramètres physico-chimiques de l’eau
2.1.2. Engins de pêche utilisés pour la capture des espèces étudiées
2.1.3. Matériel pour la mensuration et le prélèvement des viscères des poissons
2.1.4. Matériel pour l’identification des contenus stomacaux
2.2. Méthodes d’étude
2.2.1. Mesure des paramètres physico-chimiques du plan d’eau
2.2.2. Echantillonnage des poissons pour la collecte des données biologiques
2.2.3. Relations Taille-Poids
2.2.4. Calcul des coefficients de vacuité et analyse des contenus stomacaux
2.2.4.1. Calcul des coefficients de vacuité (V)
2.2.4.2. Analyse des contenus stomacaux
2.2.5. Relations entre les prédateurs et les proies
2.2.6. Préférences des prédateurs et les liens trophiques
2.2.7. Analyse des données
CHAPITRE III: RESULTATS ET DISCUSSIONS
3.1. RESULTATS
3.1.1. Paramètres physico-chimiques de l’eau
3.1.2. Paramètres biologiques et des poissons échantillonnés
3.1.3. Relation taille-poids
3.1.4. Calcul du coefficient de vacuité, et analyse des contenus stomacaux
3.1.4.1. Calcul du coefficient de vacuité (V)
3.1.4.2. Analyse des contenues stomacaux
3.1.4.2.1. Aliments identifiés dans les estomacs
3.1.4.2.1.1. Proies identifiées chez Clarias gariepinus
3.1.4.2.1.2. Proies identifiées chez Gymnarchus niloticus
3.1.4.2.1.3. Proies identifiées chez Hemichromis fasciatus
3.1.4.2.1.4. Proies identifiées chez Parachanna obscura
3.1.4.2.2.Pourcentage d’occurrence (F) des proies dans les estomacs
3.1.4.2.2.1. Pourcentage d’occurrence des proies des juvéniles de C. gariepinus, P. obscura et G niloticus
3.1.4.2.2.2. Pourcentage d’occurrence des proies des adultes de C. gariepinus, G. niloticus, P. obscura et H. fasciatus
3.1.5. Relations entre les prédateurs et leurs proies
3.1.5.1. La relations entre Clarias gariepinus et les proies
3.1.5.3. Relations entre Hemichromis fasciatus et les proies
3.1.5.4. Relations entre Parachanna obscura et les proies
3.1.6. Intensité de la prédation et les liens trophiques entre les prédateurs
3.1.6.1. AFC pour les prédateurs juvéniles
3.1.6.2. AFC pour les prédateurs adultes
3.1.6.3. AFC pour les prédateurs juvéniles et adultes
3.2. DISCUSSION
3.2.1. Les paramètres physico-chimiques
3.2.2. Relation taille-poids
3.2.3. Coefficients de vacuités et Analyse des contenus stomacaux
3.2.3.1. Coefficients de vacuités
3.2.3.2. Analyse des contenus stomacaux
3.2.4. Relations entre les prédateurs et leurs proies
3.2.5. Préférences des prédation et les Liens trophiques
3.2.5.1. Préférences des prédateurs
3.2.5.2. Liens trophiques entre les prédateurs
CONCLUSION 

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