Spermatozoïde, spermatogenèse et sperme

Revue de la littérature

Il existe des signes d’infection des glandes annexes du tractus génital masculin dans 7% des cas et des antécédents de maladies et infections sexuellement transmissibles (MST/IST) dans 14% des cas d’ infécondité [2]. La mise en évidence bactériologique de l’infection génitale est assez difficile : germes intracellulaires, faux négatifs… Il existe des causes d’infécondité qui peuvent n’avoir aucune manifestation somatique apparente et évoluant à bas bruit parfois même à l’insu du patient, il s’agit des troubles des hormones : gonadotrophines, gonadolibérine, prolactine, testostérone. Les infécondités sexologiques apparaissent en rapport avec des troubles sexuels du genre asthénie sexuelle (baisse de la libido), anomalies de la verge (hypospadias, maladie de La Peyronie…). Elles évoquent un problème au niveau de la ‘’mécanique’’ de l’acte sexuel fécondant de même que la dysfonction érectile. Les infécondités sexologiques concernent aussi l’éjaculation précoce dans 2% des couples infertiles [2] bien que certains auteurs (Helen Kaplan, pour ne citer qu’elle) considèrent plutôt l’éjaculation précoce comme un excès du reflexe d’inévitabilité éjaculatoire apparaissant d’ une part chez les sujets ne sachant pas distinguer la sensation prémonitoire orgasmique et l’inévitabilité éjaculatoire ; et d’ autre part chez les sujets à susceptibilité d’hyperexcitabilité sexuelle [3]. Vu sous cet angle, ce phénomène toucherait plus de 30% des hommes [3]. L’étude des mécanismes de l’érection a permis de ramener certaines pathologies de rigidité de la verge à une défaillance commune : la sécrétion de monoxyde d’azote (NO) nécessaire à l’érection. Sur le plan génétique, la fréquence des anomalies chromosomiques chez les partenaires masculins des couples infertiles est de 0,5%. Des anomalies génétiques ont été mises en évidence dans les azoospermies sécrétoires d’allure idiopathique : délétions (perte de matériel génétique) du bras long du chromosome Y.

Prostate Elle siège dans la cavité pelvienne devant le rectum et derrière la symphyse pelvienne, entourant la première partie supérieure de l’urètre (urètre prostatique) sur une longueur de 3-4cm qui est limitée en haut par le sphincter lisse et en bas par le sphincter strié. La prostate mesure 3cm de haut, 4cm de large et 2cm de profondeur chez un adulte jeune et pèse 20 à 25 grammes. Elle est composée de 3 couches, de l’extérieur vers l’intérieur : couche fibro-élastique externe, une couche moyenne de muscle lisse et d’un épithélium interne glandulaire composé de cellules épithéliales cylindriques. L’orientation de la prostate présente sa base sous le col de la vessie. Sa face postérieure se trouvant devant le rectum, est divisée en 2 lobes par un sillon longitudinal, palpables lors d’un toucher rectal. Ce sillon n’est plus perçu en cas d’adénome de la prostate, de congestion prostatique ou de prostatite. La partie inférieure de la surface postérieure forme le lobe postérieur. La partie supérieure de la surface postérieure forme le lobe moyen. Sa face antérieure se situe derrière l’os de la symphyse pubienne. La prostate est parcourue sur toute sa surface par les nerfs érecteurs. Ces rapports anatomiques expliquent l’apparition de troubles érectiles lors d’infection ou de chirurgie de la prostate. La prostate est traversée par les canaux éjaculateurs, et tout processus inflammatoire ou tumoral peut compresser voire obstruer lesdits canaux et entraîner une réduction du nombre de spermatozoïdes éjaculés et comme mentionné dans le paragraphe précédent, une altération qualitative du sperme dans ses composants prostatiques.

Urètre prostatique

A sa face postérieure fait saillie le veru montanum ou colliculus séminal : saillie médiane donnant à la lumière de l’urètre prostatique sa forme en V ouvert en arrière. Au sommet de ce colliculus se trouve l’orifice de l’utricule prostatique, résidu du canal de Müller, c’est un cul de sac. De part et d’autre de l’utricule, s’abouchent les orifices (ostiums) des canaux éjaculateurs, qui transportent les sécrétions testiculaires et des vésicules séminales vers l’urètre prostatique. De part et d’autre du colliculus séminal existent deux gouttières, au fond desquelles se trouvent les orifices des canaux des glandes tubuloalvéolaires prostatiques ou glandes prostatiques. Au niveau de l’urètre prostatique se réalise le mélange des différentes sécrétions testiculaires, séminales et prostatiques. Sa paroi est faite d’un épithélium de type « urinaire » au dessus du veru montanum et de type prismatique pseudo-stratifié au dessous du veru montanum. Cet épithélium repose sur une membrane basale qui le sépare d’un chorion qui se continue avec le stroma prostatique. La musculeuse est faite de 2 couches : longitudinale interne et circulaire externe (qui s’entremêlent avec les cellules musculaires lisses de la vessie pour constituer à l’origine de l’urètre le sphincter lisse urétral).

Hypothalamus L’hypothalamus est relié à l’hypophyse par la tige pituitaire. La jonction hypothalamus/anté-hypophyse est réalisée par voie sanguine tandis que la post-hypophyse est réellement reliée à l’hypothalamus par la tige pituitaire, constituée par les axones des neurones hypothalamiques. L’hypothalamus est une grappe de cellules nerveuses du cerveau qui contrôle entre autres, grâce à ses liens directs avec l’hypophyse (la tige hypophysaire), la production d’hormones. Ce lien s’effectue par l’intermédiaire de neurones connectés avec le système porte hypophysaire. Il s’agit du seul cas où un neurotransmetteur, dans ce cas nommé neurohormone, est déversé directement dans le sang par une terminaison synaptique : la GnRH. L’hypothalamus possède deux types de noyaux cellulaires neuronaux: – parvicellulaires -magnocellulaires Une expérience menée par Ernst KNOBIL précise l’importance de la fréquence de libération de GnRH. Elle prouve que toute augmentation ou diminution de la fréquence de sécrétion de GnRH fait diminuer de façon très significative la sécrétion naturelle. Ainsi il démontre que la durée de perfusion de GnRH qui commande l’hypophyse est de 06 minutes toutes les heures [4].

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Table des matières

Dédicaces
Remerciements
Hommages aux membres du jury
Abréviations
I-/ INTRODUCTION
A°/ Introduction
B°/ Objectifs
C°/ Définitions
D°/ Revue de la littérature
II-/ GENERALITES
A°/ Anatomie descriptive
B°/ Physiologie
C°/ Erection et éjaculation
D°/ Spermatozoïde, spermatogenèse et sperme
III-/ ETIO-PATHOGENESE
IV-/ METHODOLOGIE
V-/ RESULTATS
VI-/ COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS
VII-/ CONCLUSION
VIII-/ RECOMMANDATIONS
IX-/ ANNEXE

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