Rôle socio-économique de la production avicole

Rôle socio-économique de la production avicole 

La production de viande de volaille (poules et pintades) en 2004 a contribué à hauteur de 13 % de la production totale de viande et de poisson au Burkina Faso (FAO, 2008). L’élevage de volaille représentait 2,6 % de la valeur nominale totale du cheptel en 2009 (MRA, 20 Il). Ce niveau de contribution démontre l’importance de développer ce soussecteur, qui approvisionne les villes et les campagnes en protéines animales (viande, œufs) et qui constitue une source de revenus permanents pour la population surtout pour les couches vulnérables.

L’activité avicole est une source d’emplois aussi bien dans les centres urbains que dans le milieu rural. En effet, l’aviculture traditionnelle a généré d’après le MASA (2013) 8.830 emplois, repartis comme suit: Collecteurs primaires 2,320 (26,3 %), Collecteurs secondaires 1,290 (14,6 %), grossistes 680 (7,7 %), exportateurs 50 (0,6%), détaillants 1,890 (21,4 %), plumeurs 1,700 (19,2 %), Grilleurs/rôtisseurs 900 (10,2 %). Quant à l’aviculture moderne, elle est actuellement très peu développée mais pourrait mobiliser la jeunesse autour des travaux de production, de collecte et de transformation des produits. Le développement de ce sous-secteur pourrait donc avoir un impact significatif sur la lutte contre la pauvreté dans le pays. Sur le plan social, la volaille intervient dans de nombreuses circonstances notamment lors des fêtes familiales: naissances, baptêmes, mariages sont autant d’occasions de mise en valeur du poulet. Pour l’aviculture traditionnelle en particulier, les volailles sont utilisées pour des dons ou des sacrifices, parfois comme capital de démarrage chez les jeunes. Les productions sont pour l’essentiel destinées à la consommation personnelle; les ventes se faisant de façon occasionnelle.

Les systèmes de production avicole 

Au Burkina Faso, la production avicole est assurée par deux types d’élevages, différents aussi bien par le mode d’élevage que par les objectifs visés. Il s’agit de l’élevage extensif traditionnel et de l’élevage dit moderne ou amélioré (OUEDRAOGO et al., 2002).

Le système extensif 

Lorsque les poules sont libres de se déplacer à leur guise à la recherche de nourriture, il s’agit d’un élevage extensif. L’investissement en capital et en travail est faible, l’abri des volatiles a peu d’importance (EEKEREN et al., 2006). La filière avicole burkinabé est caractérisée par un secteur traditionnel particulièrement actif dont les producteurs sont les paysans (BANAON et RAMDE, 2008). Elle exploite les races locales avec un mélange des espèces et des catégories. Il y a un manque ou un faible contrôle de la reproduction (KONDOMBO et al., 2003). Cette filière se distingue également par un apport minime voire nul d’intrants (aliments, médicaments). L’alimentation est généralement à base de grains de céréales, de feuilles de légumineuses, de résidus de récoltes, de sous produits de transformation des céréales et de termites. Les problèmes sanitaires représentent le frein principal notamment avec la présence de certaines maladies dont la maladie de Newcastle qui provoque des pertes catastrophiques malgré l’appui du Projet de Développement de l’Aviculture villageois (PDAV) initié en 1978 (OUEDRAOGO et al., 2002). Le PDAV accompagne à cet effet l’aviculture traditionnelle, à travers la protection sanitaire de la volaille par une campagne de vaccination contre la maladie de Newcastle et le déparasitage interne et externe. L’élevage de volaille reposant essentiellement sur le milieu rural est pratiqué dans toutes les régions avec une concentration plus forte dans le Centre-ouest (16,6 %), la Boucle du Mouhoun (12,5%) et les Hauts-bassins (12,1 %) (MRA, 20 Il). Pour un effectif de volailles, estimé à plus de 39 millions de têtes (MRAH, 2013), le secteur traditionnel fait un apport de 90 % contre 10 % pour celui dit moderne. Il est essentiellement producteur de poulets (80 %) avec comme principale espèce élevée gallus gallus domesticus communément appelée la poule. Il existe cependant quatre (4) variétés locales de poulets au Burkina Faso:
﹣Le poulet peulh, qui a un plumage blanc type leghorn,
﹣Le poulet dori, localisé dans les régions du Nord (Sahel) avec un poids del200 g;
﹣Le poulet gris;
﹣La souche kondé, au plumage gris cendré, localisé au Centre-Est. Les mâles et les femelles de cette variété pèsent respectivement 2,4430 kg et 1,800 kg. Bien que de poids plus faible et d’âge plus élevé que les volailles importées, les volailles de race locale sont prisées, car elles ont meilleur goût (OUEDRAOGO et al., 2002). Cependant, la production de poulets traditionnels n’arrive plus à satisfaire le marché en raison de l’accroissement des populations urbaines et le développement du secteur minier. Les poulets de chairs jusque-là peu prisés par les populations commencent alors à connaître une embellie.

Mais en général la viande blanche tout comme l’œuf de poule comparée aux autres productions animales, offre les meilleurs rendements de conversion des calories végétales en calories animales et de transformation des protéines; elle constitue l’une des principales recettes pour combler la pénurie protido-énergétique (KASSE, 2014). Pour EEKEREN et al. (2006) également, il s’agit d’une viande riche et saine dont le taux moyen en protéines est de 20 % et elle contient relativement peu de graisse (environ 7 %), surtout sous la peau. Pour KASSE (2014), la viande de volaille possède des qualités nutritionnelles et diététiques remarquables entre autres, une faible teneur en graisse et une concentration assez élevée en acides aminés essentiels.

Le système intensif

A côté des systèmes traditionnels, on note l’émergence de systèmes d’élevage améliorés ou modernes qui s’organisent autour de la Maison De l’Aviculture (MDA) créée en 1999 avec l’appui de la coopération française. La mise en place de cette organisation professionnelle a contribué à la levée de certaines difficultés grâce à l’approvisionnement facilité en intrants et à la formation des éleveurs. La filière est encore peu développée mais connaît une dynamique forte.

Le système intensif se caractérise par l’utilisation des techniques perfectionnées en ce qui concerne le logement des volailles, l’équipement et les accessoires d’élevage (abreuvoirs automatiques, chaînes d’alimentation, évacuation des déjections); il nécessite de ce fait d’investissements importants (OUEDRAOGO et ZOUNDI, 1999). Il s’agit d’une activité qui se développe surtout autour des grands centres urbains, principalement à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso (FAO, 2007). Elle est plus importante à Bobo-Dioulasso compte tenu de son climat favorable et de la disponibilité en céréales (BANAON et RAMDE, 2008). En fonction des objectifs, l’aviculture moderne connaît trois types de spéculations:
• la spéculation « chair » représentant des élevages ne produisant que des poulets de chair, vendus à raison de 2250 FCFA/kg poids carcasse (BANAON et RAMDE, 2008);
• la spéculation «ponte», représentant des élevages ne produisant que des œufs de consommation. Le plateau d’œufs est vendu aux abords des fermes autour de 1600­-1800 FCFA en fonction de la taille de l’œuf. Au niveau du panier de la ménagère, il varie entre 2250- 2500 FCFA selon les périodes (BANAON et RAMDE, 2008) et
• la spéculation «mixte », représentant l’association des deux spéculations précédentes.

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Table des matières

INTRODUCTION
I. REVUE BIBIOGRAPHIQUE
1. GENERALITES SUR LA FILIERE AVICOLE
1.1. Rôle socio-économique de la production avicole
1.2. Les systèmes de production avicole
1.2.1. Le système extensif
1.2.2. Le système intensif
2. Généralité sur les poulets de chair
2.1. Les différentes souches de chair
2.2. Perfonnances zootechniques des poulets de chair
2.3. Facteurs influençant la croissance du poulet de chair
2.3 .1. Facteurs intrinsèques
2.3.1.1. Influence de l’âge
2.3.1.2. Influence du sexe
2.3.1.3. Influence des facteurs génétiques
2.3.2 Facteurs extrinsèques
2.3.1.4. Facteurs environnementaux
a. Facteurs d’ambiance
b. Facteurs sanitaires
2.3.1.5. Facteurs alimentaires
3. ALIMENTATION ET NUTRITION DES POULETS DE CHAIR
3.1. Les matières premières utilisées dans l’alimentation des poulets de chair
3.1.1. Les sources d’énergie
3.1.2. Les sources de protéines
3.1.2.1. Les tourteaux
3.1.2.2. Les farines animales
3.2. Données sur le poisson et le soja
3.2.1. Le poisson
3.2.2. Le soja
3.3. Les besoins nutritifs du poulet
3.3.1 Les besoins énergétiques
3.3.2. Besoins protéiques
3.3.1. Besoins en minéraux
3.3.2. Besoins en vitamines et en additifs
II. MATERIEL ET METHODE
1. Matériel
1.1. Site expérimental
1.2. Poulailler et matériel d’élevage
1.3. Les animaux
1.4. Les aliments
2. Méthode
2.1. A la réception des poussins
2.2. Constitution des lots
2.3. Distribution alimentaire et pesées des poulets
2.4. Evaluation des paramètres zootechniques
2.5. Analyse économique
2.6. Analyse statistiques des données
III. RESULTATS ET DISCUSSION
1. consommation alimentaire
2. Consommation d’eau
3. Evolution pondérale
4. Gain moyen quotidien (GMQ)
5. Indice de consommation (I.C.)
6. Les taux de mortalité
7. Evaluation économique de l’utilisation des différentes rations
CONCLUSION

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