Revision d’un outil indicateur de performance economique des exploitations agricoles

Situé dans la partie Sud-Est de la Grande Ile, Vohipeno est un district à l’intérieur de la Région de Vatovavy Fitovinagny. La diminution continuelle de la production agricole qui reste la première source de revenu de plus de 90% de sa population, suscite une forte pauvreté à l’origine de la sous-alimentation et de la malnutrition c’est-à-dire de l’insuffisance alimentaire en quantité et en qualité. Consciente de cette situation, l’Union Européenne (UE) a chargé l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (VSF-CICDA) de la mise en °uvre d’un projet de « Restauration de la Sécurité Alimentaire dans le District de Vohipeno » à partir de l’année 2004. Son action vise à l’amélioration du niveau de vie des foyers agricoles en introduisant des innovations techniques et en appuyant les organisations paysannes.

Le projet « sécurité alimentaire » dans le district de Vohipeno 

Présentation générale 

Le projet « Sécurité Alimentaire » dans le District de Vohipeno est mis en °uvre par l’ONG Agronomes et Vétérinaire Sans Frontières (VSF-CICDA). C’est une association de solidarité internationale résultante de la fusion, en 2004, du CICDA (Centre International de Coopération pour le Développement Agricole) et du VSF (Vétérinaires Sans Frontières) . Le projet intervient depuis septembre 2004 dans les 19 Communes Rurales (CR) du district de Vohipeno, situé dans la partie Sud Est de Madagascar . Financé à 90% par l’Union Européenne (UE) et le Ministère des Affaires Etrangères Française (MAE), il a pour objectif d’améliorer la situation alimentaire et économique des foyers ruraux (AVSF Vohipeno, 2004).

Il adopte, pour cela, une double approche « foyer agricole » et « Organisation Paysanne» (OP) dont la mise en °uvre cible 500 foyers, soit 3 000 personnes bénéficiaires. Ces interventions concernent, en particulier, des appuis techniques et organisationnels aux producteurs ruraux, en collaboration avec des partenaires techniques et institutionnels tels que : TAFA, GSDM, Inter Aide, AFDI, SPPFMM, Microfel, Fihaonana, DRDR, PSSA, Ruches Australes, etc.

La problématique posée et les hypothèses de départ 

La démarche de l’étude 

Il est à préciser que les paysans enquêtés durant cette étude sont des paysans adoptants c’està-dire les paysans qui bénéficient directement les appuis du projet en essayant de toucher toutes les catégories selon l’appréciation des techniciens sur terrain. Nous n’avons pas donc un vrai échantillonnage de l’ensemble des paysans du district, étant donné que notre objectif est d’améliorer l’outil ICB mais n’est pas faire une étude de système de production. Par conséquent, les résultats qu’on va obtenu à partir de cette échantillon ne reflètent pas forcement la réalité dans la zone. Cependant, ils peuvent nous montrer des tendances ou des situations générales dans l’ensemble du district, c’est pourquoi il est toujours intéressant de faire des analyses sur les données qui en relèvent.

Les méthodes d’analyses statistiques 

Etude des liaisons entre deux variables quantitatives
(Extrait du « Traitement des données – Méthodes d’analyse de données », VAQUER C., 1999) Le coefficient de corrélation linéaire r mesure l’intensité de la liaison entre deux variables quantitatives X et Y. Il prend ses valeurs entre -1 et 1. Il est d’autant plus grand en valeurs absolues que la valeur d’une variable implique celle de l’autre, ceci à condition que la relation entre ces variables soit linéaire. Si r= 0, les deux variables sont dites linéairement indépendantes.

Le coefficient de corrélation r s’obtient par :

r(X,Y) = σ(XY)/ [σ(X)σ(Y)]

σ : écart-type ou moyenne des écarts à la moyenne
On va l’utiliser pour essayer de voir si un facteur est lié ou non à l’ICB.

L’analyse de la variance ou la comparaison des moyennes 

Les paysans enquêtés dans l’étude de l’ICB se répartissent selon 3 unités constituées d’amont en aval de la rivière Matitanana qui traverse le district d’ouest en est : Haute, Moyenne et Basse Matitanana (HM, MM et BM). Elles correspondent à des zones caractérisables par des dynamiques agraires et trajectoires d’exploitations agricoles spécifiques sur la base desquelles VSF CICDA souhaiterait adapter plus finement son intervention. Il a donc été demandé de comparer ces zones à partir des ICB calculés. On a utilisé pour les comparaisons de chaque zone la méthode « analyse de la variance » résumée comme suit : Soit « k » le nombre d’échantillons de même taille « n » à comparer. On a alors k moyennes d’ICB par zone à comparer.

Position du problème
Si on observe directement les moyennes par zone d’un paramètre, en l’occurrence l’ICB, il y a des différences plus ou moins marquées. Celles-ci dépendent-elles vraiment des zones ? Autrement dit, peut-on affecter un déterminisme « zone » à ce paramètre ?

Résumé historique

Autrefois, avant l’arrivée des premiers immigrants, la région fut couverte par des forêts denses humides comme dans toute la partie orientale de l’Ile. Les premiers habitants, qui étaient probablement des immigrants venant de l’ouest (pays Bara actuel) devraient alors recourir à la déforestation (tavy ou culture sur brûlis) pour exploiter les milieux. Mais l’agriculture, qui ne s’agissait encore que des cultures vivrières de subsistance, ne trouvait son épanouissement qu’à partir de l’arrivée des commerçants arabes (vers XIIIème siècle) et leur fréquentation de la zone. Dès lors, la déforestation suivait, le rythme de l’augmentation du peuplement. En effet, les nouveaux immigrants devraient défricher des forêts pour avoir accès à des nouvelles terres. A cette époque, le riz, encore cultivé sur brûlis, constituait avec le bois les produits d’exportation de la zone (ravitaillement des navires passant dans l’Océan Indien et des Comptoirs européens comme Fort Dauphin et les îles voisines). Ce n’est qu’à partir de la colonisation française que s’installaient les diverses cultures de rentes pérennes notamment le caféier. Il y a aussi développement de la riziculture de bas-fond du fait de la disparition de la forêt et de la forte pression démographique. Actuellement, les cultures de rente sont en régression (mal entretenues et non renouvelées du fait de l’instabilité du marché) et, faute de techniques d’intensification durable et d’appui organisationnel, les paysans ont du mal à rendre professionnelles et compétitives leurs activités agricoles.

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Table des matières

Introduction
Partie I Contexte de l’étude
I Le projet « sécurité alimentaire » dans le district de Vohipeno
I. 1 Présentation générale
I. 2 Objectifs principaux
I. 3 Objectifs spécifiques
I. 4 Organisation interne
II Présentation de l’outil ICB
II. 1 Outil à 2 objectifs
II. 2 Ses principes
III La problématique posée et les hypothèses de départ
IV La démarche de l’étude
IV. 1 La méthodologie
IV. 2 Les méthodes d’analyses statistiques
V Conclusion partielle
Partie II Présentation du système agraire de la zone d’étude
I Localisation de la zone
I. 1 Localisation géographique
I. 2 Situation administrative
II Résumé historique
III Le milieu biophysique
III. 1 Géomorphologie
III. 2 Climat
III. 3 Pédologie
III. 4 Faunes et flores particulières
III. 5 Occupation du sol et terroirs
IV La société humaine
IV. 1 Démographie
IV. 2 Organisation sociale
IV. 3 Aspect économique
V Caractérisation des systèmes de productions
V. 1 La terre
V. 2 Les capitaux
V. 3 Le travail
VI Les systèmes de culture et d’élevage
VI. 1 Les systèmes de cultures
VI. 2 Les systèmes d’élevage
VII Typologie des exploitations
VIII Conclusion partielle
Partie III Utilisation de l’outil ICB existant
I La collecte des données
II Les résultats obtenus
II. 1 Les données brutes
II. 2 Les données traitées
III Les analyses des données
III. 1 Analyse globale
III. 2 Analyse par zone
IV Les contraintes de l’outil existant
IV. 1 Au niveau collecte des données
IV. 2 Au niveau analyse des données
V Conclusion partielles
Partie IV Propositions l’amélioration de l’outil
I Une élaboration et utilisation des références locales
I. 1 Le besoin normal de référence ou BNR
I. 2 Les prix et les rendements agricoles
II Un mode de calcul adapté à la norme d’un compte d’exploitation
II. 1 Le principe d’analyse économique d’un système de production
II. 2 Le travail d’adaptation proprement dit
II. 3 La nouvelle formule
III Un canevas d’enquête raccourci
IV Une collecte de données simplifiées au niveau de l’exploitation
IV. 1 Modèle
IV. 2 Intérêt
IV. 3 Contrainte
V Un mode de saisie plus simplifié
VI Un nouveau mode d’analyse
VI. 1 L’ICB ou Indicateur de Couverture de Besoin par les activités agricoles
VI. 2 L’IRS ou Indice de Reproduction Sociale de l’exploitation
VI. 3 Le seuil de survie et le seuil de pauvreté comme références universelles
VII Conclusion partielle
Partie V Test de l’outil révisé et analyse économique de quelques exploitations
I La collecte des données avec l’outil amélioré
II Les résultats obtenus
II. 1 Les données brutes
II. 2 Les données traitées
III Les analyses effectuées
III. 1 Analyse par paramètre
III. 2 Résumé
IV Les avantages et les limites du nouvel outil
IV. 1 Avantages du nouvel outil par rapport à l’ancien
IV. 2 Contraintes et limites du nouvel outil
V Conclusion partielle
Conclusion générale
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES

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