RESEAU D’ENTRAIDE ENTRE PROFESSEURS DU COLLEGE DE L’ABITIBI-TEMISCAMINGUE

Formulation du problème (mars 1983)

  A l’origine de cette recherche-action, il y a eu d’abord un sentiment d’isolement comme professeurs dans le Collège. L’absence de concertation entre professeurs et avec la direction semblait un obstable à une implication accrue du Collège dans le développement régional Aussi, pendant la grève qui eut lieu cette année là, la lecture d’un rapport de Pierre Jobin intitulé “Réseau collégial et développement régional” ( 9 ) fut le point de départ d’échanges stimulants avec deux professeurs de géographie. A ce petit réseau d’échange est venu se joindre l’agent de recherche et d’expérimentation au Collège. La lecture de ce rapport nous amena à partager une conviction commune: Nous croyons que le Collège de l’Abitibi-Témiscamingue peut s’impliquer davantage dans le développement de la région par la formation générale et professionnelle des jeunes mais aussi par des activités de recherche et de soutien aux organismes du milieu.Une première réunion de ce réseau a lieu le 30 mars 1983. Voici quelques extraits du procès verbal de cette rencontre: le Conseil des Collèges dans le but de éléments qui lui permettent d’élaborer un les relations entre les Collèges et régional. Nous percevons des obstacles à une implication accrue du Collège dans le développement de la région. La lourdeur de la tâche de l’enseignant, l’absence de concertation entre les diverses instances du Collège de l’Abitibi-Témiscamingue, un climat de méfiance, l’indifférence de certains, le manque de soutien et d’encouragement par le milieu concernant certaines initiatives individuelles. Voilà des freins véritables à une participation active des professeurs, étudiants et professionnels du Collège – au développement de 1 ‘AbitibiTémiscamingue.

Proposition des éléments de solution (avril 1983).

  Au cours de quelques réunions, nous étudions différentes possibilités en vue de canaliser l’énergie des ressources disponibles au Collège pour un service dans le milieu régional. Les voici: mener une enquête auprès des professeurs et des services du Collège de l’Abitibi-Témiscamingue; mettre – sur pied un centre de recherche et de développement communautaire en AbitibiTémiscamingue; mener des recherches à partir de besoins formulés par des organismes socio culturels de la région en regroupant des étudiants et des professeurs autour d’un certain nombre de projets d’enquete ou de recherche action.  Comparaison et évaluation des éléments de solution (avril- mai 1983). Nous renonçons aux deux premières possibilités. D’abord, nous soulevons . les désavantages d’une enquete . Elle risque d’exiger beaucoup de temps pour des résultats qui pourraient etre assez minces. En effet, nous sortons alors d’une grève, assommés par un décret qui risque d’avoir démobilisé beaucoup de professeurs. Plusieurs d’entre eux ne seront probablement pas suffisamment motivés pour participer à une telle enquete. Quant à la mise sur pied d’un centre de recherche et de développement communautaire, un projet est soumis, jugé intéressant mais, nous semble-t-il, trop exigeant. Le groupe ne dispose pas d’énergie suffisante pour mettre et brancher un tel centre. Nous nous entendons donc sur la dernière proposition de regrouper des étudiants et des professeurs autour d’un certain nombre de projets d’enquête ou de recherche-action afin de répondre à des besoins exprimés par des groupes socio-culturels de la région. Nous retenons ce projet qui nous semble plus réaliste. Certains professeurs l’ont déjà fait de façon isolée et l’expérience s’est avérée intéressante. D’une part, c’est un service à rendre à des groupes populaires ou à des organismes publics qui n’ont pas les ressources nécessaires pour entreprendre eux mêmes ces projets. D’autre part, nous savons que les étudiants sont motivés par un travail véritable et apprennent par l’action. Certes nous étions conscients dès le départ de certaines limites environnementales: les horaires variables des professeurs et la difficulté de trouver du temps pour se réunir; la limite des cours. Certains professeurs pourraient être intéressés mais le cadre de leurs cours ne se prête pas à des projets de recherche; la nécessité de tenir compte des autres travaux des étudiants afin de ne pas les surcharger; Malgré ces obstables, nous nous entendons sur un regroupement de professeurs afin de canaliser l’énergie des ressources disponibles et favoriser le rapprochement du Collège et du milieu. Le groupe se donne un rôle d’animation en vue d’atteindre trois objectifs:
a)soutenir de manière structurée et efficace les professeurs et les étudiants qui veulent (dans le cadre de leur P.rogramme de formation)
b)mener des recherches ou des interventions à partir des besoins perçus par les étudiants ou par les professeurs;
c) soutenir des personnes ou des groupes pour élaborer des projets de création d’emplois en recherche ou en intervention sociale.
A ce moment-ci, ces objectifs nous semblent accessibles bien qu’ambitieux mais le noyau de base, composé maintenant de quatre professeurs et de l’agent de recherchei décide de s’engager dans cette voie dès mai 1983.

Réunion du groupe “La Relève”, tenue le mercredi 7 septembre 1983.

   Après avoir revu ses objectifs, le groupe prend connaissance du résultat de 1′ inventaire des besoins. Une centaine d’organismes ont été rejoints par lettre durant 1′ été et au 7 septembre 1983, douze organismes nous ont transmis une demande. Nous établissons un plan d’action précis pour identifier et rejoindre les professeurs intéressés à travailler à partir de ces demandes: rédaction d’un petit texte pour présenter “La Relève” (son origine, ses objectifs) dans Ressources pédagogiques, le feuillet d’information adressé à chaque professeur du Collège (l 2 ); contact avec les départements concernés par les demandes, soit ceux de techniques administratives, de sciences sociales et des techniques de documentation; contact avec un professeur de 1 ‘Uni ver si té pour transmettre un projet de recherche (CSST)(l 3 ); un membre du groupe est invité à préparer . un plan de perfectionnement pour les professeurs qui s’impliquent avec leurs étudiants dans l’un ou l’autre des projets soumis par les organismes.

Entre l’administration pédagogique et le noyau de “La Relève

  Cette tension se situe davantage au niveau du climat. Une seule demande a été adressée à l’administration pédagogique: celle de libérer 2 heures par semaine, au même moment, les professeurs membres du noyau de La Relève. Cette demande a été acceptée sans hésitation. Le noyau de La Relève veut introduire au Collège une force, un germe de changement dans la façon d’envisager la mission du Collège. Toutefois, les membres de La Relève ne se rendent pas jusqu’à l’administration pour en discuter, pour négocier des ressources. Pourquoi? Les textes publiés jusqu’à maintenant par l’administration du Collège nous amènent à supposer que nous y trouverons une résistance assez forte. Voici un extrait du mémoire présenté en février 1984 au Conseil des Collèges par le Comité de régie interne du Collège de l’Abitibi-Témiscamingue. ” … L’animation sociale peut être fort intéressante et enrichissante pour un milieu mais, sauf erreur, elle ne relève pas d’un CEGEP, et y investir argent et ressources humaines se révélerait à la longue aussi stérile que coûteux” Nous retrouvons ici un climat de méfiance entre professeurs et gestionnaires. Comme si nous étions dans deux mondes étanches. Les professeurs enseignent, les administrateurs gèrent … Une étude publiée en décembre 1985 confirme ce diagnostic: “En fait, vue du côte des enseignants, l’administration est là comme n’y étant pas. La majorité d’entre eux n’ont avec elle que des contacts épisodiques et de peu d’importance et les services qu’elle met à leur disposition, outre qu’ils sont peu nombreux, se situent, d’une façon générale, bien en deçà de ce qui exigerait une pratique professionnelle moderne et vivante.”

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Table des matières

EXERGUE
INTRODUCTION
CHAPITRE I
l. Premier temps: l’action
2. Deuxième temps: l’analyse
CHAPITRE II Description de l’expérience menée par “La Relève”, groupe de recherche- action au Collège de l’Abitibi-Témiscamingue
Cycle I: Etapes prédécisionnelles
l. Formulation du problème
2. Proposition des éléments de solution
3. Comparaison et évaluation des solutions
Cycle II: Etapes postdécisionnelles
4. Planification de l’action
5. Exécution de l’action
6. Evaluation des résultats
CHAPITRE III Cadre d’analyse
1. L’importance de l’organisation dans le travail d ‘ animation pédagogique
2. Cette organisation scolaire doit être vue comme un système
3. Certaines conditions requises pour une bonne communication selon l’approche systémique dans une organisation scolaire
CHAPITRE IV
A) Analyse systémique de l’action
1. Délimiter le système à analyser
2. Décrire les composantes de chaque sous-système
3. Cerner les stress ou les tensions dans les interrelations entre les sous-systèmes
4. Analyser les causes de ces tensions
5. Décrire les conséquences de ces tensions
B)  Retour sur la méthodologie employée
CHAPITRE V CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS 
Références bibliographiques
Annexes

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