Reorganisation d’un quartier de gare dans la communaute d’agglomeration porte de l’isere

Village relativement ancien du nord-Isère, La Verpillière a dû faire face à l’apparition de la Ville Nouvelle de l’Isle d’Abeau dans les années 1970. L’offre de logements et d’équipements divers et variés proposée par ce rassemblement de cinq communes fait de l’ombre aux communes alentours comme c’est le cas pour La Verpillière. Cependant, cette dernière possède un avantage qui n’est pas des moindres puisqu’elle est équipée d’une gare depuis déjà plus d’un siècle. Cet intérêt particulier a aidé la commune pour se développer facilement en accueillant des industries qui utilisaient la voie de chemin de de fer pour acheminer des marchandises. La liaison directe avec la métropole Lyonnaise a favorisé les échanges entre les deux communes et a permis à de nombreux Vulpilliens de faire le trajet quotidiennement jusqu’à leur lieu de travail à Lyon. Dans un contexte de crise financière avec l’augmentation des prix des carburants, et dans un souci de développement durable, les usagers se tournent de plus en plus vers un mode de transport en commun. Dans le territoire étudié ici, le train semble la solution la plus économique et la plus écologique possible. De plus, ce transport offre au voyageur qui transite entre sa commune de résidence et son lieu de travail, un avantage non négligeable : le temps. En effet la situation géographique favorable du lieu permet de relier Lyon à La Verpillière en seulement 15 minutes en train. Aujourd’hui intégrée à la Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère (CAPI), La Verpillière suit les objectifs du SCoT élaboré en 2011 par l’intercommunalité. La mise en valeur et l’accessibilité des transports en commun faisant partie de ses objectifs, la commune doit permettre une parfaite accessibilité à sa gare. Malgré des aménagements réguliers, différents problèmes subsistent sur le site et orientent les voyageurs vers d’autres modes de transport. Le quartier de la gare de La Verpillière abrite plusieurs établissements avec des fonctions différentes. C’est cette diversité des activités qui s’y trouvent et la grande échelle temporelle durant laquelle il a évolué qui donnent aujourd’hui le sentiment d’un quartier mal organisé et laissé de côté par l’agglomération. C’est donc dans un but de réorganisation et d’optimisation des espaces que ce projet a évolué. A l’écoute des usagers et des élus, et dans un objectif d’optimisation du site, les propositions d’aménagement qui suivront le diagnostic porteront sur la création de différents équipements dans le quartier.

Une commune au cœur d’une agglomération métropolitaine

Située à l’Est de la métropole Rhône-Alpine du Grand-Lyon, la commune de La Verpillière est une commune au Nord du département de l’Isère (38). D’une surface de 6.6 km², elle est traversée par 2 axes de communication importants dans la région. Le premier est l’autoroute A 43 qui relie Lyon à Grenoble ou Chambéry, principales portes du nord du massif des Alpes, ou même Genève. Le second est la voie ferrée empruntée par les TER Rhône-Alpes qui font la liaison entre Lyon et Grenoble ou Chambéry. Reliée à Lyon en 20 minutes en voiture par les voies rapides, La Verpillière subit une influence directe de la seconde ville de France qui oriente son développement en sa direction, c’est-à-dire vers l’ouest. Cependant la métropole régionale Grenobloise est également à proximité puisqu’elle est accessible en 45 minutes par l’autoroute. La ville est très proche du nœud routier où se croisent les principaux axes nord-sud et est-ouest de la région, on voit donc que la commune de La Verpillière bénéficie d’une situation géographique privilégiée qui lui confère un rôle d’interface au cœur de la région Rhône-Alpes. En addition aux infrastructures de transport traversant la ville, l’aéroport international de Saint Exupéry et sa gare TGV situé à moins de 15 minutes en voiture offrent à La Verpillière un avantage majeur pour relier ce territoire au monde entier.

Depuis 2008, Patrick MARGIER, sans étiquette politique, est maire de la commune, il a succédé à Achille PAOLI, maire RPR pendant presque 20 ans. La Verpillière fait aujourd’hui partie des 21 communes composant la Communauté d’Agglomération des Portes de l’Isère (la CAPI) qui a été créée au 1er janvier 2007. Couvrant une superficie totale de 240.29 km² pour une population de 98 000 habitants, la CAPI représente actuellement le deuxième pôle urbain et économique de l’Isère après l’agglomération Grenobloise. Cette récente communauté d’agglomération s’est formée autour du syndicat d’agglomération nouvelle de L’Isle d’Abeau fondé en 1970 comprenant à l’époque 5 communes. La population des communes de la CAPI a doublé en seulement 30 ans, et aujourd’hui 29% de cette population est âgée de moins de 20 ans. On compte actuellement environ 6 400 entreprises et 46 000 emplois sur ce territoire. De plus la CAPI dispose de 4 parcs d’activités d’envergure métropolitaine, tel le parc international de Chesnes étendu sur plus de 700 hectares sur les communes de Saint Quentin-Fallavier et Satolas-et-Bonce. Ce parc, principalement dédié à la logistique, constitue la première plateforme logistique terrestre en France et l’une des plus grandes en Europe. En plein essor, la CAPI travaille actuellement avec l’ensemble des intercommunalités voisines pour construire la coopération métropolitaine avec le Grand Lyon, Saint-Etienne Métropole et la Communauté d’Agglomération du pays Viennois. Cette volonté marque donc l’intérêt porté par les métropoles alentours d’avoir à leurs côtés une agglomération de communes récente et dynamique.

Un passé qui a favorisé le développement de la commune

Le nom de La Verpillière vient du nom latin vulpes qui signifie renard. La présence de ces nombreux canidés il y a fort longtemps en est probablement l’origine. Nous retrouvons d’ailleurs 2 renards sur les armoiries de la ville. A l’époque Romaine, l’habitat n’est que clairsemé au bord du grand marais, encore aujourd’hui présent. On ne retrouve la commune dans les archives de l’Isère qu’à partir 1548. Elle ne possède alors à ce moment que sa maison forte et est enfermée dans une enceinte comportant 3 tours.

La voie ferrée reliant Lyon à Grenoble a été construite en 1858, et la gare de la commune le fut en 1860. L’autoroute A43 est quant à elle, très récente puisqu’elle a été ouverte en 1973 pour le tronçon entre Lyon et Bourgoin-Jallieu et en 1974 pour le tronçon Bourgoin-Jallieu – Chambéry.

Une population jeune et dynamique

La ville de La Verpillière compte en 2009 près 6 377 habitants. Comme nous pouvons le voir sur la figure ci-après, la population a fortement augmenté jusque dans les années 80. La population n’a cessé de croître même si entre 1980 et 2000 elle n’a augmenté que très faiblement. Ce phénomène s’explique par la présence de la Ville Nouvelle voisine qui, en plein développement, propose à l’époque une offre de logements considérable.

Cette augmentation de population est en partie due à des taux de natalité plus élevé que les taux de mortalité et ce, depuis de nombreuses années. En 2010 par exemple la commune accueille presque 100 nouveaux nés alors qu’elle ne subit qu’un peu plus de 40 décès. Nous avons donc affaire à une population plutôt jeune.

La proportion d’hommes et de femmes dans la commune est à peu près équitable. En ce qui concerne les catégories socioprofessionnelles des habitants de La Verpillière, la majorité sont ouvriers (26,6% des plus de 15 ans), employés (25,2%) ou exercent une profession intermédiaire (25,3%). Les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 15,1% de la population et les artisans, commerçants ou chefs d’entreprise, 7,2%. Enfin, seulement 0,6% de la population Vulpillienne travaille en tant qu’agriculteur exploitant. (Sources : Insee, RP2009 exploitation complémentaire lieu de travail) Le taux de chômage de la commune en 2009 s’élevait à 11,7%. Les emplois dans la commune sont principalement localisés dans le secteur du commerce, des transports et des services divers (42 ,5%). Les secteurs de l’industrie et de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé et de l’action sociale représentent respectivement 27,9% et 23,5% des emplois. (Sources : Insee, RP1999 et RP2009 exploitations complémentaires lieu de travail) Près de 22% des Vulpilliens actifs travaillent dans la commune de résidence, 40% travaillent dans un autre commune du même département et près de 37% travaillent dans un autre département de la région. Nous verrons par la suite que cette observation n’est pas anodine puisque la proximité de La Verpillière avec la ville de Lyon (située dans le département du Rhône) amène de nombreux travailleurs à faire les déplacements quotidiennement. En ce qui concerne le logement, dans la ville on trouve de nombreux petits immeubles qui permettent d’atteindre un pourcentage de logements en appartement de plus de 43%. Cependant les maisons individuelles restent majoritaires puisqu’elles représentent plus de 56% des logements des Vulpilliens. Trois quart des logements possèdent 4 pièces ou plus, on peut donc dire que les logements sont relativement grands. Plus de la moitié de la population est propriétaire de son logement. Près de 90% des ménages possèdent au moins une voiture, on voit donc que la voiture doit avoir une place importante dans la ville, en outre près de deux tiers d’entre eux possèdent un emplacement réservé au stationnement.

Une économie basée sur le commerce 

Les secteurs d’activités des entreprises installées sur la commune les plus représentés sont ceux du commerce, des transports et des services divers. En effet, sur 286 entreprises, on en retrouve 184 dans ce secteur. Sur le total des 355 établissements de la commune, la répartition selon les secteurs d’activités est similaire à celle des entreprises. Cette répartition est semblable à celle des communes alentours car on retrouve une part du commerce très importante avec de nombreux petits commerces dans les bourgs mais aussi de nombreuses entreprises de logistiques situées dans la zone du Parc d’activité de Chesnes (commune de Saint Quentin-Fallavier), zone limitrophe à la commune de La Verpillière. L’activité économique de la commune est assez dynamique car on a compté en 2011 48 créations d’entreprises sur le territoire communal.

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Table des matières

Introduction
Partie 1 : Présentation de la commune de LA VERPILLIERE
A. Une commune au cœur d’une agglomération métropolitaine
B. Un passé qui a favorisé le développement de la commune
C. Une population jeune et dynamique
D. Une économie basée sur le commerce
E. Des équipements pour tous
Conclusion
Partie 2 : Le diagnostic ciblé
A. Le quartier de la gare
1. Un emplacement stratégique dans la commune
2. Une évolution permanente du quartier
3. Le quartier de la gare aujourd’hui
B. Les problématiques rencontrées
1. Un espace de stationnement insuffisant
2. Un zone qui manque de sécurité
3. Une entrée de ville qui donne une image négative
4. Le projet d’implantation d’un village de marques
5. Une situation foncière bloquée
C. Bilan : Les enjeux
Partie 3 : Les propositions d’aménagement
A. Première phase des aménagements
1. Ajout de stationnement
2. Modification de la voierie
3. Création d’une gare routière
B. Aménagements à envisager une fois la première phase réalisée
1. Création d’une liaison verte avec le village de marques
2. Réhabilitation des fonderies
Conclusion
Bibliographie
Documents d’urbanisme
Ouvrages
Revues
Sites internet
Index des sigles
Annexes

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