RENFORCEMENT DE L’AUDIT INTERNE DANS L’ENTREPRISE

Mode de transfert des documents de nature comptable de la filière pêche

                 Comme la comptabilité des sociétés de la filière « pêche » du groupe UNIMA est officiellement transférée à Antananarivo. Ce transfert de tous les documents de nature comptable requiert le service d’une société spécialisée dans le transport de courriers ou colis. La société de courrier express TNT a été choisis effectuer l’ensemble des acheminements des documents comptables pour les sites d’Antananarivo, Nosy Be et Tuléar. Par conséquent, tous les envois de nature comptable entre ces trois sites doivent se faire exclusivement avec cette société. Un interlocuteur dans chaque site est désigné pour le suivi des envois et des réceptions de documents comptables avec les TNT. Le bon suivi des plis conditionnera, en grande partie, le succès du transfert de la comptabilité.

Caractéristiques de l’audit interne

Objectifs Comme toute autre fonction, l’audit interne à ses objectifs, tel que :
– assister les membres de l’entreprise dans l’exercice de leurs fonctions car l’auditeur interne leur fournit des appréciations, des recommandations, des avis et des informations concernant les activités examinées.
– s’assurer du respect des politiques et des directives émanant de la direction générale.
– révises et évaluer les systèmes et les procédures de contrôle interne ainsi que la qualité des informations financières.
– Il réalise une évaluation et une révision d’une façon permanente ; il doit s’assurer que les procédures en place comportent des sécurités suffisantes et que les organisations sont efficaces.
L’organisation doit être claire pour assurer une distinction parfaite des tâches incompatibles et une définition claire des grandes lignes de responsabilité. Elle doit aussi préciser les objectifs de chaque fonction, la nature des travaux à effectuer et assurer la compréhension du fonctionnement général de l’entreprise. En ce qui concerne la révision et l’évaluation de la qualité des informations financières, l’auditeur interne assure l’existence des qualités satisfaisantes des informations financières c’est à dire avoir des informations sincères, régulières et crédibles. En outre, il faut respecter les critères suivants : réalités des opérations : il ne faut pas enregistrer les opérations fictives
intégralités des informations;
comptabilisation des opérations dans une bonne période.
– s’assurer que les actifs de l’entreprise étaient bien protégés,
– exprimer une opinion motivée sur la régularité et la sincérité des comptes.
On peut dire en général que l’objectif de l’audit est de rechercher la preuve de la validité ces assertions.
Missions Il existe deux missions principales concernant l’audit : d’une part, la vérification préliminaire des comptes annuels et d’autre part, l’évaluation de contrôle interne et proposition des recommandations Il s’agit d’examiner :
-la fiabilité et l’exhaustivité des informations financières ainsi que les moyens utilisés dans le traitement et conservation de ces informations,
-les traitements adoptés pour garantir l’existence du respect du manuel de procédure existant, des instructions et des directives de la direction générale ; des politiques, des lois et des règlements en vigueurs,
-l’efficacité des mesures appliquées pour protéger les patrimoines
-l’efficacité des organisations en place et l’utilisation efficace des moyens existants
Etendue des travaux de l’auditeur interne L’audit interne intervient dans tous les domaines opérationnels de l’entreprise, tel que la gestion de stock, l’approvisionnement, la production, traitement comptable et autres fonctions. Ceci est dans le but de vérifier la conformité de procédure par les responsables ; de déceler les défaillances du contrôle interne et de fournir des recommandations à la direction de l’entreprise.
Avantages de l’existence de l’audit interne La mise en place de la fonction d’audit interne au sein d’une entreprise permet de tirer un certain nombre d’avantage car il permet à la direction générale :
– d’identifier les modifications à apporter au politique général de l’entreprise et d’apporter des conseils à la direction générale,
– de mesurer l’efficacité des contrôles comptables et financiers et la qualité de l’information produite ;
– de favoriser l’application permanente des principes comptables généralement reconnus pour avoir un traitement fiable des informations comptables utiles à la prise de décision,
– de réduire le coût des honoraires d’audit externe car on peut dire qu’il anticipe le travail de l’auditeur externe à travers ses attributions.
Règles de conduite Les règles de conduite d’audit interne se réfèrent aux normes d’audit interne suivant :
– l’auditeur interne doit se conduire d’une façon honnête, indépendant, objectif et vigilant dans la recherche des preuves contre les irrégularités, s’il y en a.
– le travail de l’auditeur interne doit être planifié et exécuté par ordre de priorité selon les critères suivants : importance des valeurs monétaire, le résultat de l’audit précédent, les préoccupations de la direction générale.
– il doit aussi respecter le caractère confidentiel des informations recueillies pendant l’exercice de ses fonctions et il ne doit divulguer aucune de ces informations à un tiers sans y être expressément autorisé.

Les facteurs internes à l’entreprise

Ils peuvent être :
• les objectifs de l’entreprise : les politiques et les stratégies adoptés par l’entreprise pour atteindre ses objectifs constitue pour l’auditeur un lien important entre la compréhension des comptes et les activités d’exploitation afin d’analyser les besoins du client et les services professionnels demandés.
• les financements : la compréhension de la structure financière ainsi que la structure de l’actionnariat de l’entreprise et de ses flux de trésorerie d’exploitation permet à l’auditeur d’identifier les principaux facteurs ayant une incidence sur les placements et les investissements, les besoins de financement externe, la capacité de l’entreprise de se faire financer ainsi que d’identifier les personnes clés pour la prise de décision.
• les exploitations : la bonne connaissance sur les activités de l’entreprise permet à l’auditeur d’identifier les types de transaction et les comptes significatifs devant être reflétés dans les comptes considérés dans leur ensemble.
• les personnels : la connaissance de la qualification de chaque personne employé dans l’entreprise permet de vérifier l’adéquation de la formation du personnel à l’emploi auquel on l’a confié.

Appréciation du contrôle interne

                         L’existence du contrôle interne au sein d’une entreprise favorise la fiabilité des comptes sous deux aspects : D’un côté, il y a la protection du patrimoine et des ressources suivant les mesures de sécurité au sein de l’entreprise contre les différents risques de détérioration, de perte de vols et de détournements. Et de l’autre côté, son évaluation devrait aussi porter sur le plan de la régularité et de la fiabilité de l’information, en vue d’apprécier l’existence d’erreurs potentielles telles que : l’exhaustivité, la validité, l’indépendance, la présentation, l’évaluation et la comptabilisation. L’appréciation du contrôle interne par l’auditeur lui permet d’abord, d’identifier les points forts et les points faibles des procédures comptables appliqués au sein de l’entreprise, ensuite d’apporter les recommandations si nécessaires, après de limiter le nombre et l’étendue des procédés de vérification sur les opérations et soldes, et enfin de vérifier si les recommandations inscrites dans le rapport d’audit de l’année précédente sont suivies et appliquées ou non. Il doit satisfaire certaines règles de conduite pour que le contrôle interne soit efficace à savoir :
– Contribuer à la réalisation des objectifs fixés par l’entreprise
– Vérifier l’application des manuelles de procédures par les comptables pour que les informations financières soient fiables.
– Contribuer au respect des lois et règlements en vigueur

L’examen des comptes annuels

                      Après avoir effectuer contrôle des comptes, l’auditeur procède à ce qu’on appelle l’examen des comptes annuels dans le but de vérifier :
– Si les comptes annuels sont d’abord cohérents compte tenu de la connaissance générale de l’entreprise, de son secteur d’activité et du contexte économique, ensuite concordent avec les données de la comptabilité et enfin, qu’ils sont présentés selon les principes comptables en vigueur et tiennent compte des événements postérieurs à la date de clôture.
– Si toute l’information nécessaire est présentée de façon à ce que l’utilisateur des comptes annuels soit correctement informé.

Méthode d’application des amortissements

             L’amortissement est appliqué à tous les éléments constitutifs des immobilisations dans la société. Il est présenté sous forme de tableau appelé « Tableau d’amortissement », et calculé à l’aide d’un taux qui est spécifique par nature d’immobilisation. Ces opérations recouvrent généralement tous les investissements à caractère corporel, incorporel et financier. Les immobilisations sont des biens et des droits destinés à être utilisés de façon durable par l’entreprise » (PCG 1987) Cependant les opérations traitées dans ce programme ne concernent que : Les immobilisations corporelles, les amortissements provisions ) y afférents, les fournisseurs d’immobilisations. L’organisation du contrôle interne et les services intervenant en matière d’immobilisations sont similaires à celle du cycle des achats. Une organisation satisfaisante est constituée en général de : Un registre des immobilisations régulièrement rapproché du compte général ; Un contrôle adéquat sur les immobilisations complètement amorties toujours utilisées ; Un inventaire physique périodique des immobilisations ; Achats et cessions autorisés de façon adéquate par des personnes suffisamment élevées dans la hiérarchie ; Une politique cohérente pour différencier les dépenses d’investissements et les dépenses à passer en charges ; Revue régulière des taux d’amortissement pour vérifier leur caractère raisonnable. Ainsi les procédures mises en place doivent répondre de manière satisfaisante aux questionnaires suivants :
Quels sont les autorisations requises pour :
.Acquérir ou remplacer des immobilisations ?
.Les céder ?
.Les mettre au rebut ?
Des dépenses dépassant les budgets initialement prévus ?
Comment la société différencie-t-elle les dépenses d’immobilisation et celles à passer en comptes d’entretiens et réparations ?
Quel est le contrôle permettant d’assurer que toute fabrication d’immobilisations par l’entreprise pour elle –même est correctement immobilisée ?
Quel contrôle existe –t-il sur les prix de cession ?
Quel est la procédure pour fixer les taux d’amortissement ?
Quand les taux ont –ils été revus pour la dernière fois ?
Quel est le type de registre tenu pour :
. Déterminer le coût et l’amortissement cumulé des immobilisations corporelles ?
. Identifier et suivre les immobilisations toujours utilisées bien qu’elles soient complètement amorties ?
Quelle est la fréquence de mise à jour de ce registre ?
Avec quelle fréquence ce registre sont-elles identifiées avec les éléments contenus dans le registre ?

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : GENERALITES
CHAPITRE I : PRESENTATION DE UNIMA
Section 1 : Historique
Section 2 : Structure organisationnelle
Section 3 : Activités et missions
CHAPITRE II : THEORIE GENERALE SUR L’AUDIT INTERNE
Section 1 : Définitions
Section 2 : Caractéristiques de l’audit interne
Section 3 : Distinction entre audit interne et les autres fonctions
Section 4 : Démarches à suivre dans la pratique de l’Audit
DEUXIEME PARTIE : IDENTIFICATION ET FORMULATION DES PROBLEMES AU COURS DE L’AUDIT DES DIFFERENTS POSTES DU BILAN
CHAPITRE I : PROBLEMES IDENTIFIES AU NIVEAU DES POSTES DE L’ACTIF
Section 1 : Absence de dotation aux amortissements
Section 2 : Existence d’écart entre achats stockés comptabilisés et les entrées en stock
Section 3 : Non recouvrement des créances anciennes
Section 4 : Etat de rapprochement bancaire trop chargé et absence de réévaluation de soldes à la date de clôture
Section 5 : Mauvaise comptabilisation des factures
CHAPITRE II : LES PROBLEMES IDENTIFIES AU NIVEAU DES POSTES DU PASSIF 
Section 1 : Non-apurement des soldes anciens
Section 2 : Facture d’avoir non reçu
TROISIEME PARTIE : PROPOSITION DES SOLUTIONS 
CHAPITRE I : SOLUTIONS SUR LES PROBLEMES IDENTIFIES AU NIVEAU DES POSTES DE L’ACTIF 
Section 1 : Procéder systématiquement à la constatation de dotation aux amortissements
Section 2 : Rapprochement périodique des achats stockés et comptabilisés
Section 3 : Relance des clients débiteurs assez longtemps
Section 4 : Eviter de gonfler les éléments dans les états de rapprochement et faire un suivi en parallèle entre mouvement en devise et en franc malagasy
Section 5 : Séparation des factures d’achats de produits avec les frais y afférents
CHAPITRE II: SOLUTIONS SUR LES PROBLEMES IDENTIFIES AU NIVEAU DES POSTES DU PASSIF 
Section 1 : Apurement des soldes anciens
Section 2 : Déclaration au service comptable des anomalies constatées lors de chaque livraison
CHAPITRE III : SOLUTIONS RETENUES ET RESULTATS ATTENDUS 
Section 1 : Solutions retenues
Section 2 : Résultats attendus et recommandations générales
CONCLUSIONS GENERALES
ANNEXES
BIBLIOGRAPHIE

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