Réhabilitation d’un site d’enfouissement de déchets inertes en «parc » d’activités dynamique et durable

Le site d’enfouissement de déchets inertes de koutio-koueta situé dans la Z.I de Ducos est en exploitation depuis 10 ans. Lorsque son exploitation sera terminée, la Province Sud souhaiterais la réhabilité en zone d’activités à haute ambition environnementale. Le développement de parc d’activités durables en est à ses débuts en France. Les installations telles que les éco-quartiers sont une solution adéquate dans une optique de développement durable. Mais cela est-il transposable à une zone d’activités économique soumis à des enjeux différents ? Ce rapport est composé d’une partie diagnostic où seront présenté les enjeux et les spécificités du cadre de l’étude et d’une partie projet présentant les diverses propositions d’aménagement centré autour d’un espace d’usage mixte.

Présentation générale 

Situation géographique 

La Nouvelle Calédonie est un archipel de l’océan Pacifique situé à 2000 km au nord de la NouvelleZélande et 1500 km à l’est de L’Australie. Elle se compose d’une île principale appelée la « Grande Terre », des îles Loyautés (Maré, Lifou, Ouvéa et Tiga) et d’autres plus petites îles (île des Pins, les îles Bélep …). Cette collectivité possède un statut particulier, différent des autres collectivités d’outre-mer françaises, qui lui accorde une large autonomie. Elle est divisée en trois provinces : La province Sud, la province Nord et la province des îles Loyautés.

La ville de Nouméa est la capitale de la Nouvelle-Calédonie. Elle compte 97 579 habitants soit un tiers des habitants de la Nouvelle-Calédonie. Elle est la plus grande ville francophone de l’Océanie. Le Grand Nouméa (Nouméa, Dumbéa, Païta et Mont-Dore), véritable centre économique, représente 75% du PIB et environ deux tiers des habitants de l’archipel (DBW, juin 2009). La ville de Nouméa possède un attrait économique car elle le principal port d’importation de marchandise : le port autonome. Il représente 97% des importations de marchandise (contre 3% pour l’aérien) (FESSELIERSOERIP, 2014). La majorité des emplois se situe à Nouméa (86%), les communes voisines se sont développer en « commune-dortoirs ». Les principales zones d’emploi sont le centre-ville et la zone industrielle de Ducos, ce qui représente plus d’un tiers des emplois du Grand Nouméa. De plus, la communauté de commune possède un taux annuel de croissance démographique de 2.3% particulièrement marqué dans les communes de Païta (6,3%) et Dumbéa (5.3%). On peut dire que Le Grand Nouméa connait une croissance rapide sachant que Paris possède un taux de 0,4% et Toulouse 0,6% (INSEE).

Le site d’endigage de déchets inertes du BTP est en exploitation depuis 10 ans. Sa surface est de 48,5 hectares, son extension est prévue courant 2017 créant ainsi une surface de 65 hectares. Ce site accueil les déchets inertes des entreprises de BTP du Grand Nouméa ce qui représente un million de tonnes par an. Il est demandé aux usagers de revaloriser au maximum leurs déchets avant d’être amené au site (Règlement en annexe). L’enfouissement de déchet inerte rend le sol imperméable et peut générer des contraintes de construction de bâtiments. On remarque sur les vues aériennes que la végétation a pu s’implanter facilement sur la partie ouest du site où l’enfouissement a été arrêté. Ce qui nous donne des perspectives positives pour l’aménagement d’espaces verts. Des lignes haute tension traverse le terrain. Elles constituent un obstacle car elles sont de basses altitudes.

Analyse des risques et nuisances 

La Nouvelle Calédonie, la Province Sud et la ville de Nouméa ne possèdent pas de Plan de Prévention des Risques. En effet, il existe énormément d’études sur les risques naturels et technologiques ainsi que de procédures en cas d’aléa mais aucun plan de prévention des risques en terme d’urbanisme n’a encore été réalisé. La Nouvelle-Calédonie possède une morphologie aussi diverse que ces aléas, de ce fait je me concentrerais essentiellement sur les risques pouvant avoir un impact sur notre terrain d’étude.

Risques naturels 

D’après le Plan d’Urbanisme Directeur de la ville de Nouméa : « II-D-1-c. Les risques de tsunami, de l’amiante environnementale et de cyclone. Au regard des données actuellement recueillies, il apparaît que Nouméa est peu exposée au risque de tsunami, que l’origine soit sismique ou gravitaire. Nouméa est enregistré comme ne représentant théoriquement pas de formation potentiellement amiantifère. Enfin concernant le risque cyclonique, un cyclone étant susceptible de venir de tous les horizons, il ne peut en conséquence pas faire l’objet d’un zonage d’urbanisme. »

(Plan d’Urbanisme Directeur, 2013)

En effet, la ville de Nouméa est peu concernée par l’aléa sismique car elle se situe à une grande distance de la zone sismique engendrée par le déplacement des plaques tectoniques.

La ZEE (Zone Economique Exclusive) est délimitée par un trait vert. La sismicité de magnitude supérieure à 4.8 représentée est extraite des catalogues de l’International Seismological Center et du National Earthquake Information Center. Les frontières de plaques sont en rouge : Balmoral Reef (BR), Conway Reef (CR) et le vecteur représente le mouvement de la plaque Australie par rapport à la plaque du Vanuatu (Bird, 2003). (Bertil D., 2008) .

Le risque sismique est étroitement lié au risque tsunami. Pour ce qui est de cet aléa, le phénomène ne s’étant produit que très rarement, il est difficile de quantifier ses conséquences. Nous savons que la Nouvelle Calédonie est une zone à risque car elle se trouve près de la ceinture de feu du Pacifique. D’après une Etude du Programme des Nations unies pour l’environnement (United Nations Environment Programme), Nouméa serait protégé car elle se situe sur la côte Ouest de la Grande Terre. En effet, le versant Est est celui faisant face à la ceinture de feu comprenant les îles Loyautés et l’île des pins. Cependant un tsunami peut contourner une île à son approche. Cela est dû au phénomène de diffraction lié à la longueur d’onde de l’île. De cette façon même si Nouméa ne subit pas le tsunami, elle peut être inondée par la montée des eaux dues à cette catastrophe naturelle.

Sur la commune du Grand Nouméa il existe plusieurs types de risques naturels. Tout d’abord le risque de glissement de terrain ne concerne que les zones proches de la chaine de montagne. Notre terrain se situe sur la zone industrielle de Ducos qui est en grande partie de morphologie plane.

Une autre des spécificités de la géologie de la NouvelleCalédonie est la présence d’amiante dans son milieu naturel. L’amiante est dangereuse pour la santé publique, elle est reconnue comme la cause de plusieurs maladies dont les pourcentages sont des centaines de fois plus importantes qu’en métropole. Heureusement, notre site se trouve dans une zone où l’aléa « amiante environnementale » est faible voire inexistant (Sachant que le site d’enfouissement n’accepte aucun déchet contenant de l’amiante, voir le règlement en annexe).

Enjeux

Mobilités

Pour accéder aux secteurs d’activités de l’agglomération, les usagers emprunte le grand axe routier de la RT1. En effet, 71% des Nouméens utilisent la voiture comme moyen de transport. Des mesures sont prises pour développer les modes de transport doux (piétons, vélos …) et les transports en commun afin de réduire le trafic routier en constante augmentation (PDAN (Plan de Déplacement du Grand Nouméa), Avril 2010). Seulement 12% des habitants utilisent un vélo ou la marche à pied et 18% des ménages ne sont pas véhiculés jusqu’à 53% dans certains quartiers. Malheureusement, une grande partie de la voirie de l’agglomération ne sont pas équipé en matière de déplacements doux (pistes cyclables, trottoirs adaptés aux piétons …). En particulier dans la zone industrielle de Ducos où il est difficile aux piétons de se déplacer. La prédominance de la voiture empêche la circulation des autres modes de transports.

La zone industrielle de Ducos est accessible depuis la voie express (RT1) par trois entrées dont une proche de zone d’étude.

Environnement et espaces verts
La Nouvelle-Calédonie possède une faune et une flore spécifique ainsi qu’une multitude de biotopes. Elle possède aussi un lagon classé au patrimoine l’Unesco. Plusieurs actions sont menées afin de protéger les espèces endémiques et leurs environnements. Dans le cas du Grand Nouméa, on retrouve les trois biotopes suivant : la forêt tropicale sèche, les récifs coralliens et la mangrove. (Ville de Nouméa, 2013) Comme on peut le voir sur la figure ci-dessous, notre terrain d’étude est entouré de mangroves. Ce sont des écosystèmes fragile et sensible à toutes sortes de pollutions. Autrefois, elle fut remblayée pour des besoins d’extension de la ville. Elles sont maintenant menacées par l’urbanisation. Depuis 1960, entre 23% et 28% de la mangrove de Nouméa a disparu. De plus, la zone comporte de nombreux espaces verts mais ils sont inaccessibles ou pas aménagés.

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Table des matières

INTRODUCTION
DIAGNOSTIC
Présentation générale
Analyse des risques et nuisances
Enjeux
Bilan du diagnostic
PROJET : Un « parc » d’activités
Zone d’activités durable : « éco-parcs »
L’espace vert
Energie et Bâti
Place centrale
Stations d’épuration
Conclusion
FICHE DE LECTURE 1
FICHE DE LECTURE 2
BIBLIOGRAPHIE
GLOSSAIRE
ANNEXES

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