Réflexion globale du préceptorat clinique à la publication scientifique

CHOISIR UNE COMMUNICATION AFFICHÉE

Le poster peut présenter certains avantages. Il peut être intéressant pour un auteur émotif, n’ayant pas une bonne aisance à l’oral ou maîtrisant mal la langue étrangère déclarée langue officielle du congrès. Il peut aussi autoriser un contact personnel et individualisé avec les congressistes intéressés. Dans ce contexte, il peut permettre une discussion prolongée des résultats présentés avec d’autres chercheurs travaillant ou ayant travaillé sur le même sujet. Le poster a aussi l’avantage d’être un support de communication mettant en valeur les graphiques, les schémas et les illustrations. Certains sujets peuvent donc trouver une meilleure mise en valeur par ce biais, par rapport à une présentation orale. Enfin, les visiteurs peuvent s’attarder autant qu’ils le souhaitent devant les posters qui les intéressent, les regarder et prendre des notes à loisir, et revenir sans exiger la présence de l’auteur. Mais le poster ne présente pas que des avantages. Il a aussi des contraintes et des inconvénients.

En premier lieu, si le temps n’est pas limité comme dans la communication orale (le plus souvent 10 minutes), c’est l’espace qui est ici sous contrainte. Il faut donc savoir en tirer le meilleur parti. Par ailleurs, le temps de préparation et éventuellement le prix de revient du poster sont plus importants que pour la présentation orale (transparents, diapositives ou présentations de type Microsoft PowerPoint™). Enfin, le public n’étant pas captif, il faut savoir l’attirer (mais est-ce là un inconvénient ?). Certains préfèrent proposer une communication poster, car il peut leur sembler que les comités scientifiques sont moins sélectifs pour ce type de publication que pour les communications orales. Il est vrai que certains congrès internationaux pratiquent une politique non sélective afin d’accroître le nombre de participants pour des raisons financières. Mais, d’une manière générale, la communication affichée ne doit pas (ou ne devrait pas) être considérée comme une communication au rabais, car, comme on l’a vu précédemment, elle présente, dans certains cas et sous certaines conditions, de nombreux avantages par rapport à la communication orale, et c’est souvent par démarche positive que les auteurs optent volontairement pour ce type de publication.

CONCEVOIR UN POSTER

La lettre d’acceptation d’une communication affichée est toujours accompagnée d’instructions aux auteurs. La première des choses à faire est donc de les lire attentivement, car chaque congrès peut avoir des règles spécifiques. Ces indications donnent en particulier la taille et le format du poster, mais aussi, et on le reverra plus loin, le lieu et l’heure de son installation, ainsi que les périodes qui seront réservées, au cours du congrès, à la visite des stands posters. Le titre doit être bien visible, centré, avec une police bien lisible (Arial, Times), ayant au moins 2,5 cm de hauteur. Il doit être informatif et assez percutant pour accrocher l’attention dans un contexte pas toujours favorable (brouhaha ambiant, voisinage de posters mieux réalisés et plus accrocheurs). Le mode interrogatif n’est pas à négliger. Le nom des auteurs et leurs institutions d’appartenance doivent être mentionnés en dessous du titre ; l’ensemble titre-nom des auteurs constituant un bandeau transversal centré qui domine toute la largeur du poster. Le poster doit présenter la communication en plusieurs pavés correspondant aux différentes parties qui ont été exposées dans le résumé, lors de la soumission aux organisateurs du congrès. Six zones (ou encarts) seront donc à définir [5] pour occuper la surface de l’affiche : une pour l’introduction, une pour présenter les buts du travail, une pour décrire le matériel et les méthodes, deux pour représenter les résultats, et enfin une dernière pour la conclusion (Figure 14).

Ces six zones doivent se succéder dans un ordre logique, tenant notamment compte du fait que le regard circule spontanément face à une affiche de haut en bas et de gauche à droite. En tout état de cause, il est judicieux d’indiquer l’ordre de lecture des différentes zones en les numérotant et/ou en fléchant le circuit à suivre. Avant de réaliser le poster en sa forme définitive, il est indispensable d’en faire une maquette. Ceci permettra de se faire une idée de l’équilibre général de la présentation, et de l’équilibre entre texte et illustrations. Le texte du poster doit être lisible à une distance d’au moins 1 mètre. La hauteur des lettres doit donc être de 1 centimètre au moins. La police de caractères doit permettre une bonne visibilité (Arial, Helvetica, Times par exemple). Les caractères gras peuvent être utilisés, de même que les majuscules pour les têtes de chapitres. Mais on évitera de composer tout le texte en majuscules, ainsi que de mélanger plusieurs polices de caractères sur un même poster. La rédaction de l’introduction et de la conclusion doit être particulièrement soignée et pertinente. L’expérience montre, en effet, que beaucoup de visiteurs sélectionnent les posters qu’ils vont lire sur les seules informations contenues dans la conclusion.

Dans le cadre d’une communication affichée, il est donc plus que jamais nécessaire de faire des phrases courtes, sous forme d’affirmations successives bien séparées les unes des autres. On s’attachera à ne pas introduire trop de texte dans un poster. Cela risquerait de dissuader le visiteur, et cela serait par ailleurs contraire aux raisons qui ont normalement fait choisir la communication affichée, à savoir de privilégier les illustrations. Les illustrations et les figures jouent un rôle capital dans une présentation affichée. Elles doivent notamment être utilisées pour décrire le protocole et présenter les résultats. Elles peuvent être numérotées et appelées dans le texte (comme pour un article). Certains préfèrent cependant placer un titre bref (non redondant avec le texte) au-dessus de la figure, avec une courte phrase résumant son message au-dessous d’elle [6]. Il ne faut pas hésiter à utiliser la couleur pour la réalisation des illustrations, schémas et graphiques car, outre l’aspect esthétique et l’attractivité pour l’oeil, la couleur peut permettre de véhiculer certaines informations (sous réserve d’une légende ad hoc). Il est nécessaire de faire préciser par les organisateurs si la présentation est acceptée au format portrait et/ou paysage (l’exemple présenté en Figure 8 étant en paysage). Si le poster est en format portrait, il est utile de se renseigner sur la hauteur d’accrochage. De celle-ci dépend en effet la hauteur par rapport au sol du bas du poster. Si le bas du poster risque d’être bas situé, il faudra alors penser à ne pas trop charger en texte cette partie de la présentation, qui sera nécessairement moins lisible (sauf en position accroupie!).

Caractéristiques d’une étude intéressante à présenter oralement

Une communication orale scientifique, c’est d’abord une étude et ses résultats, c’est-à-dire une question précise et une réponse proposée à cette question. Cette première caractéristique paraît tautologique mais cache une nécessité importante, celle de disposer des résultats au moment de la soumission d’un résumé. Or la plupart des congrès demandent que les résumés de proposition de communications orales soient soumis longtemps à l’avance. Ces délais sont nécessaires pour permettre aux organisateurs de sélectionner les propositions les plus intéressantes, d’organiser le programme et de prévoir la publication éventuelle d’un recueil des résumés. La soumission du résumé d’une étude en cours fait courir le risque de n’avoir rien à présenter le jour du congrès ou, plus habituellement, de voir sa proposition refusée. L’étude proposée doit répondre à une question claire et aboutir, à la suite d’une démarche libre d’erreur, à une réponse intéressante [7]. Un résumé pour un congrès doit donc inclure une formulation claire de l’objectif et une description succincte des méthodes d’étude. Cette description des méthodes doit cependant suffire à reconnaître que le schéma d’étude était adapté à la question posée, que la sélection des sujets étudiés était adéquate, que les variables principales étaient correctement mesurées, que les groupes étudiés étaient comparables et que l’analyse statistique était adaptée aux mesures faites et à la question posée. La formulation de l’objectif et des résultats doit montrer que la question est importante et que la réponse est pertinente. Le choix d’une conférence doit se faire en fonction du public concerné par la question et potentiellement intéressé par la réponse. La rédaction du résumé pour un congrès doit donc être adaptée au public attendu au congrès. Une même étude peut faire l’objet de résumés formulés de manière différente selon le congrès et le public visé.

Choix des messages Une fois qu’un résumé a été accepté pour une présentation orale dans un congrès, il faut aussi choisir les messages précis en fonction du public et du temps alloué à la présentation. Ce choix des messages doit reposer sur le principe mnémotechnique du couac. Un couac, en communication, c’est en même temps ce que l’on veut empêcher et le moyen d’y arriver. Dans une prestation musicale, ce que l’on veut empêcher, c’est la survenue d’un son faux et discordant. Le couac est un des meilleurs moyens pour que le public considère la prestation mauvaise : il ne retient que la fausse note, même si la partition est merveilleuse et le reste de l’interprétation excellente. En communication orale scientifique, un couac survient quand la présentation est mal structurée, confuse, trop longue : le public ne retient pas le message, mais seulement les mauvaises particularités de la présentation, même si l’étude est excellente. Pour éviter un couac, il faut Cibler un Objectif Unique et Absolu de Communication (le COUAC) (Figure 8). Cibler un objectif de communication, c’est faire un choix raisonné en fonction du public[7]. L’objectif absolu de communication, c’est ce que le public doit retenir : pour que cet objectif soit reçu, compris et cru, il faut travailler autant le fond de la communication (crédibilité des méthodes et des résultats) que sa forme (présentation claire et bien structurée). Typiquement, le COUAC doit répondre, pour une présentation courte, aux trois questions suivantes [7,8] : Quel est le résultat le plus important ? Pourquoi est-il important ? Quelle est l’implication majeure pour l’auditoire ? Le résultat le plus important doit être défini en termes de signification clinique, biologique ou de santé publique, plutôt que de signification statistique [5]. Plutôt que de montrer le résultat d’un test (valeur P), il faut montrer l’estimation d’une mesure d’effet (efficacité d’un médicament, différence entre deux groupes…) ou d’association entre deux variables (risque relatif, signant l’effet d’un facteur sur le risque d’une maladie, par exemple).

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Table des matières

INTRODUCTION
MATERIEL ET METHODES
I. Critères d’inclusion
II. Critères d’exclusion
III. Collecte de données
IV. Définition des variables analysées
V. Analyse des données
RESULTATS
I. Activité scientifique globale du service
1. En fonction du temps
2. En fonction du domaine de l’étude.
3. En fonction du type de présentation.
II. Activité scientifique des quatre auteurs
1. En fonction du temps
2. En fonction du domaine de l’étude
3. En fonction du type de présentation
DISCUSSION
I-Bases fondamentale
1- La formation globale d’un résident
2- Le préceptorat clinique
2.1 Caractéristiques pédagogiques
2.2 Notre approche du préceptorat
2.3 Avantages et inconvénients
2.4 Difficultés d’application du préceptorat
3- La communication
3.1 La communication affichée
3.2 La communication orale
4- La rédaction médicale
II-Analyse des résultats
III. Réflexion globale : du préceptorat clinique à la publication scientifique
CONCLUSION
ANNEXES
RESUME
BIBLIOGRAPHIE

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