Recours au partenariat pour améliorer le secteur de l’ « eau »

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La dégradation de l’assainissement, de l’hygièneet de la santé.

Les eaux non potables ou les eaux soit disant potables mais de mauvaise qualité sont de différentes sortes car elles ont chacune leur source. Mais elles sont toutes nuisibles, néfastes à l’Homme, à l’animal et aussi à l’agriculture. Pour l’Homme, ces eaux dégradent son assainissement, son hygiène et sa santé.

INTERRELATION ENTRE « EAU », « ASSAINISSEMENT » ET « HYGIENE »

Ces trois termes sont en réalité inséparables.
Une mauvaise gestion de l’eau peut entrainer une mauvaise qualité de l’eau potable qui influe l’assainissement et l’hygiène.
Actuellement, plus de 14 millions de Malgaches n’ont pas accès aux services d’assainissement de base 2.
L’assainissement est défini comme « les interventions destinées à réduire les risques pour la santé en assurant aux populations un environnement propre et les mesures destinées à interrompre la transmission des pathologies. Elles consistent généralement à organiser l’évacuation ou la gestionhygiénique des excréta humains ou animaux, des ordures et des eaux usées ; à lutter contre les vecteurs de maladie, et à mettre en place les installations nécessaires à l’hygiène corporelle et à la propreté des habitations… »7. Et le Code de l’Eau le définit comme « toute mesure destinée à faire disparaitre les causes d’insalubrité de manière à satisfaire à la protection de la ressource en eau, la commodité du voisinage, la santé et la sécurité des populations, la salubrité publique, l’agriculture ; à la protection de la nature et de l’environnement ; à la conservation des sites et des monuments8. »
Tandis que l’hygiène est l’ensemble des soins apportés au corps pour le maintenir propre et l’ensemble des conditions sanitaires d’un lieu. Il y a 4H qui sont : Hygiène corporel, Hygiène environnemental, Hygiène domestique et Hygiène alimentaire ; ces 4H ne peuvent se faire sans eau potable, eau saine et propre.
La mauvaise qualité de l’eau dégrade l’assainissement et l’hygiène, ainsi le manque d’assainissement et d’hygiène cause des maladies qui nuisent à la santé.
L’eau obtenue du creusement artisanal de puits, l’e au stockée dans des conditions d’hygiène défectueuse, l’eau de pluie, l’eau des rivières, l’eau stagnante sont des eaux malsaines, impropres, de mauvaise qualité chimique et bactériologique, non traitées dégradant l’assainissement et l’hygiène. L’inexistence de drainage pour l’eau stagnante, tout autour des puits pose aussi un problème d’hygiène .
La rareté de l’eau combinée au curage trop peu fréquent des canaux d’évacuation des eaux de pluie et des eaux usées età l’amoncellement des ordures entraine une dégradation de l’assainissement dans les centres urbains qui favorise les maladies et épidémies au sein des habitants déjà affaiblis par la malnutrition.
Le manque d’assainissement va entrainer des conséquences négatives sur la santé des individus (morbidité) et sur leurs activités (nombre de journées de travail ou de scolarisation perdues) et qui engendrent finalement des coûts économiques aux ménages .
En milieu rural : bien que le niveau d’assainissement soit très faible dû au faible taux d’accès à l’eau potable, les autorités décentralisées (communes rurales) ne considèrent pas ce secteur comme prioritaire. Aucun responsable de l’assainissement n’existe dans les communes rurales et l’assainissem ent reste un problème individuel. Pourtant, les communes sont les maîtres d’ouvrage d u système d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement collectif des eaux usées domestiques.
En milieu urbain : les principaux réseaux existantsdatent de la colonisation et les projets d’assainissement viennent généralement en second plan par rapport à d’autres projets. Faute d’entretien suffisant, les réseaux existants ne peuvent plus absorber les eaux usées ainsi que les eaux pluviales créant des inondations fréquentes lors des saisons des pluies.
Voici quelques textes se rapportant aux problèmes de l’assainissement et du traitement des eaux usées et des déchets :
– le Code de la Santé Publique
– le Code de l’Urbanisme
– la Charte de l’Environnement
– le Code de l’Eau
– la Loi sur les organismes chargés de l’assainissement
– la Loi sur la gestion et le contrôle des pollutions industrielles.

MAUVAISE SANTE HUMAINE

Lorsque l’eau est mal gérée, elle est de mauvaise qualité et a un impact négatif sur la santé de l’Homme.
Tout être humain a tout naturellement le droit de es sentir bien dans sa peau rien qu’en ayant une bonne santé. Ainsi cette bonne santé doit être maintenue.
L’eau est inhérente à l’Homme mais elle n’est pas t oujours source de vie lorsqu’elle n’est pas potable c’est-à-dire lorsqu’e lle n’est pas propre et saine pour l’usage humain car elle serait néfaste à la santé.
Selon la Loi n° 94.007 du 26 Avril 1995 relative au x pouvoirs, compétences et ressources des Collectivités Territoriales Décentralisées : « Les Collectivités Territoriales assurent avec le concours de l’Etat : la sécurité publique, l’administration et l’aménagement du territoire, le développement économique et social, sanitaire, culturel, scientifique et technologique ainsi que la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie11. » Cette loi énonce que le droit à la santé de la population fait partie de l’obligation de l’Etat et des Collectivités Territoriales Décentralisées. Ces derniers doivent assurer la santé de la population en leur fournissant un bon service public de l’eau potable. Car l’eau consommée, polluée est un danger pour la santé des personnes, plus particulièrement celles qui sont plus vulnérables : les enfants, les femmes et les personnes âgées et l’insuffisance quantitative de l’eau potable cause des problèmes à la vie humaine.
Les eaux brutes utilisées pour la boisson ou la cuisine sont de mauvaise qualité, sinon malsaine. De nombreuses études ont mis en évidence une situation actuelle défectueuse en eau potable, alors que cette situation est la cause première de sérieux problèmes de santé tels quele choléra, la dengue hémorragique.D’où il est nécessaire de transformer l’eau brute en eau potable, eau potable au sens des normes de l’OMS. Dans « Enquête emploi 2001, Enquête issue des observatoires ruraux 2001, Enquête sur la santé et l’assainissement », l’usaged’eau non potable et d’eau potable de mauvaise qualité par les individus a entrainé 4types principaux de maladie : la diarrhée, la bilharziose, les maladies parasitaires et certaines maladies cutanées comme la gale, le pire surtout c’est qu’il entraine une mortalité infantile grave .
Selon les chiffres publiés en 2000 par le Ministèrede la Santé : près de 775.000 individus dont 384.000 des enfants moins de quatre ans souffrant des maladies diarrhéiques ont consulté les Centres de Santé de aseB (CSB)13. Et cette maladie se place en quatrième position en tant que causes principales de morbidité auprès des CSB.
Les personnes touchées par l’une de ces 4 principales maladies hydriques précitées sont contraintes de cesser leurs activités ou leurs cours quotidiens. Elles sont obligées de se soigner, le coût des soins des maladies représente une part importante de dépenses alors que leur coût d’opportunité représentant le revenu auquel on renonce en ne travaillant pas augmente.
La qualité de l’eau influe sensiblement sur la prévalence des maladies : plus l’eau provient de source ne respectant pas l’hygiène, plus le taux de prévalence des maladies augmente.

LES PROBLEMES BUDGETAIRE ET FINANCIER.

Les problèmes budgétaire et financier font partie des causes principales bloquant l’accès à l’eau potable.
Le manque de moyens favorise également la mauvaise gestion de l’eau. Ce sont surtout les moyens financiers qui sont insuffisants pour l’obtention des matériels nécessaires tels que le pompage, la cuve de purification et de stockage, le filtre, les pipelines… . Toutefois, les ressources humaines sont nombreuses à être volontaires lors de la réalisation des travaux d’adduction d’eau. Ce manque de moyens financiers est un problème difficile à résoudre car le secteur de l’eau nécessite un important investissement financier.

Faible source financière.

Les moyens financiers sont insuffisants pour assurer un accès à l’eau potable dans notre île car le secteur de l’eau nécessite une somme importante d’argent.

INSUFFISANCE BUDGETAIRE DE L’ETAT

Le budget retrace les ressources et les charges de l’Etat sous forme de recettes et de dépenses. Il est une description des ressources et des charges de l’Etat. Le budget affecté par l’Etat, plus précisément les charges budgétaires, au secteur « eau » ne suffit pas pour accroitre le taux d’accès à l’eau potable. Le budget de l’Etat en matière de l’eau n’arrive pas à couvrir la somme nécessaire pour la transformation des eaux brutes en eaux potables ; or par faute de budget suffisant, on ne peut pas procéder à cette transformation sinon elle ne serait pas totale et causerait une mauvaise qualité de l’eau transformée.
Tandis que les recettes provenant du secteur « eau et assainissement » sont très peu et très faibles et n’arrivent pas à couvrir les énormes dépenses et sommes nécessitées.

INSUFFISANCE DE FINANCEMENT DU SECTEUR « EAU »

Avant l’élaboration du Code de l’Eau en 1999, l’eau était gratuite. On remarque souvent que lorsqu’un secteur est gratuit, il est peu financé ou il n’est jamais financé.
Depuis 1999, l’eau était devenue payante et son financement s’est accru.
Néanmoins, cela ne suffit pas.
En outre, du fait de son caractère social, l’eau ne reçoit pas souvent de financement. Pourtant, l’eau potable est un élémentvital et primordial à la survie de l’humanité et devrait être le mieux et le plus financé que les autres secteurs.
Ce sont souvent les dons et les financements extérieurs qui financent le secteur « eau ».
L’objectif fixé au début de l’année ne sera pas atteint : « Il n’y aura que de petites réalisations en raison de la conjoncture. Les partenaires techniques ont pu quand même travailler, mais les grands bailleurs de fonds ont suspendu leurs financements…. »

Faible entrée financière.

Ici, il s’agit surtout d’une faible recette du sect eur eau.
L’eau, étant un élément vital à la vie humaine devrait être une priorité. Mais il n’en est pas ainsi si on se réfère à la faible entrée financière du secteur eau, malgré les efforts du gouvernement.

SECTEUR EAU : SECTEUR NON RENTABLE

Depuis que l’eau était devenue payante, on a vu naître une entrée financière encore faible du secteur. Pourquoi ? Car les dépenses engagées en la matière sont énormes alors que les recettes correspondantes n’arrivent pas à les couvrir. C’est la raison pour laquelle on dit que le secteur « eau » n’est pas rentable.
Les frais de consommation des usagers sont les principales sources d’entrée financière du secteur de l’eau ; viennent ensuite les différents financements tels que le Programme d’Investissement Public, les dons, le Fonds National pour les Ressources en Eau, les Institutions de la Banque Mondiale… .
Il est vrai que de nombreux points d’eau potable et de bornes fontaines publiques, de distributions privées et publiques d’eau potable tant en milieu urbain qu’en milieu rural ont été mis en place dernièrement, mais c’est loin d’être suffisant ; tels sont les cas suivants :
– adduction d’eau potable par la réalisation de 6 puits villageois dans 6 villages au sein de la Commune Rurale de Belobaka-Région de Mahajanga (projet d’une durée de 4 mois allant de la fin de l’année 2008 au début de cette année) ;
– alimentation en eau potable de la Commune Rurale d’Imerimandroso, Région Alaotra Mangoro en 2006 par la réalisation d’un captage de source avec citerne et la mise en place d’une adduction d’eau gravitaire avec une conduite d’amenée de 25km et d’un réseau de distribution de 25km équipé de 50 bornes fontaines entourées d’un périmètre de protection et de branchements directs à l’hopital, au CEG, aux écoles et à l’abattoir 13 ;
– réalisation de 30 puits ainsi que quelques latrinesfamiliales dans la Commune Rurale de Maintinandry-Vatomandry, Région Atsinanana en 200513;
– 5950 points d’adduction d’eau seront créés cette anée 2009 dont 5000 en milieu rural et semi-rural15.
On peut voir à travers cela que malgré toutes ces installations et réalisations déjà mises en place, les différents acteurs de l’eau continuent et ne cessent de trouver des moyens pour accroître l’entrée financière du secteur concerné. Tout ceci dans le seul but de pouvoir fournir une eau de bonne qualité à la population malgache et en quantité illimitée.

LA FAIBLE CAPACITE INTELLECTUELLE ET FINANCIERE DE LA POPULATION EN MATIERE DE L’EAU

Les causes des problèmes d’accès à l’eau potable à Madagascar sont aussi le faible niveau d’instruction de la population malgache et la faible capacité financière de la population.

Faible niveau d’instruction de la population malgache.

Le fait de savoir lire et écrire a un impact très positif non seulement sur le développement individuel des enfants mais aussi sur les familles, les quartiers et par extension sur celui de l’ensemble du pays. L’alphab étisation des enfants est l’un des moyens de réduire la pauvreté.
A Madagascar, pays pauvre, c’est surtout la population éloignée ou se situant dans les zones semi-rurales et rurales désenclavéeset isolées qui est très mal instruite, c’est peut être aussi la raison pour laquelle le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural n’est qu’entre 14% à 17% 1 un très faible taux inquiétant. Il est du devoir de l’Etat d’évacuer ces zones sombres à accès difficile.

L’INSUFFISANCE D’INFORMATION, D’EDUCATION ET D E COMMUNICATION SUR L’IMPORTANCE ET LA NECESSITE DE L’EAU POTABLE

On a souvent remarqué l’insuffisance de descente sur terrain des ingénieurs, des techniciens, des experts, des socio-organisateurs, des animateurs de l’eau pour former, éduquer, sensibiliser et informer la population, surtout celle des communes éloignées des centres urbains, sur l’eau potable. Alors que toute la population sans exception en a besoin.
Outre, la nécessité d’autorisation pour pouvoir prélever les eaux de surface et les eaux souterraines prévue par les articles 10 et 11 du Code de l’Eau et la protection qualitative de l’eau prévue par l’article 12 et suivants du même Code ainsi que la non gratuité de l’eau sont des systèmes éducatifs indirects de la population en matière d’eau de la part de l’Etat.
Selon la Charte de l’Environnement Malagasy : « L’e nvironnement est l’ensemble des milieux naturels et artificiels y compris les milieux humains et les facteurs sociaux et culturels qui intéressent le développement national19 ». Le Code de l’Eau énonce que « l’eau est un élément naturel indispensable ». Donc l’eau fait partie de l’environnement . Et le même code dispose que « la protection et le respect de l’environnement sont d’intérêt général. Il est duevoird de chacun de veiller à la sauvegarde du cadre dans lequel il vit21 ». On peut voir à travers cela que protéger l’eau doit venir tout naturellement de tout un chacun même sans formation, éducation et sensibilisation à sa gestion et son entretien, pourtant ce n’est pas le cas. C’est pourquoi la gestion de l’eau doit aussi être communautaire.

L’INSUFFISANCE DE PARTICIPATION COMMUNAUTAIRE A LA GESTION DE L’EAU

La participation communautaire à la gestion de l’ea u est l’un des principes régissant le Code de l’Eau. La gestion de l’eau et de l’assainissement qui a été primitivement assurée par l’Etat ou le pouvoir central est désormais, selon le Code de l’Eau, confiée aux Communes et Fokontany qui sont ses démembrements. Ce principe a pour objectif « la gestion de proximité de l’eau et de l’assainissement afin de faciliter et d’accélérer la prise de responsabilité par les autorités territoriales décentralisées dont relève le secteur ». En outre, il signifie tout simplement que tout un chacun doit participer à la gestion communautaire de l’eau. On remarque une insuffisance de cette participation communautaire exigée par le Code de l’Eau à Madagascar.
L’Etat, représenté par le Ministère de l’Eau, ne procède jamais à l’avancement des propositions et ne fait pas des planifications sur la réalisation des points d’eau si la population de la communauté bénéficiaire ne participe pas volontairement à la gestion et à l’entretien de ces points d’eau.
Installer des points d’eau collectifs par exemple nécessite la participation de tous les membres d’un fokontany, d’un village, d’un hame au ou d’une commune car il arrive que quelques membres nient catégoriquement l’utilisation des points d’eau.

Faible capacité financière de la population : problème économique.

Vu que Madagascar est un pays pauvre, sa population l’est alors. Ce problème d’ordre économique qui empêche la majeure partie dela population malgache d’accéder à l’eau potable est dû à un problème d’organisation d e l’Etat et à l’instabilité politique de l’Etat.

NON GRATUITE DU SERVICE DE L’APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE ET ASSAINISSEMENT

Depuis l’élaboration du Code de l’Eau et sa mise en application en 1999, l’eau était devenue payante pour toutes les couches sociales. En vertu du Code de l’Eau et du Décret n° 2003-792 du 15 Juillet 2003 relatif aux redevances de prélèvement, l’usage de l’eau à partir du service public d’eau et d’assaini ssement est payant23.
Cette non gratuité ou ce caractère payant est matérialisé(e) par l’existence des facturations pour l’eau potable et l’assainissement comportant l es redevances pour les ressources en eau, les taxes – surtaxes – redevance s pour l’eau potable et l’assainissement.
L’objectif du principe est de responsabiliser les usagers ou les consommateurs pour la protection et la pérennisation des ouvrageset systèmes d’eau et d’assainissement par leur participation financière en vue de la continuation du service. En outre, le principe a été établi pour acquérir des fonds pourle financement de l’extension des ouvrages ou des systèmes d’adduction d’eau et d’assainissement.
En réalité, il est nécessaire de préciser et de enirret que l’eau ne se vend pas, étant un produit social ; c’est son service (louage de service) qui est vendu.
Malgré cela, cette non gratuité de l’eau pose un réel et énorme problème à la population car l’eau est inhérente à l’Homme, or le pouvoir d’achat de la majorité des Malgaches ne permet pas d’acheter l’eau potable suf fisante à ses besoins et à ses satisfactions.

FAIBLE POUVOIR D’ACHAT DE LA POPULATION MALGACHE

Le tarif de l’eau est aussi un blocage à l’accès à l’eau potable à Madagascar.
En tant que droit fondamental de tout un chacun, l’accès à l’eau potable est un service universel. De ce fait, en dépit du caractère payant du service public de l’eau et de l’assainissement, le tarif appliqué doit permettre aux pauvres d’y accéder facilement. Autrement dit, le tarif de l’eau doit tenir compte de la capacité de paiement de toutes les couches sociales de la population et varier suivant la conjoncture.
A noter que l’eau potable est obtenue à partir de :
– l’investissement : gérance libre, hybride, affermage…
– l’exploitation du système d’eau
– et la fourniture d’eau potable par voie de rémunération (vente du service de l’eau).
Les quatre (04) composantes du prix de l’eau :
· la prime fixe ou la partie invariable : visible à chaque facture ;
· la partie variable : contient toutes les charges d’exploitation ;
· les tranches sociales : partie fixe, prix minimal dont tout un chacun doit bénéficier ;
· les taxes et redevances de régulation et de prélèvement : varient selon la quantité consommée.
Le prix de l’eau évolue et est révisable en fonctio de l’augmentation de la consommation et de la conjoncture actuelle.

ETUDE DE CAS : VALEUR ECONOMIQUE DE L’EAU DE QUALITE AMELIOREE A MADAGASCAR

Si les prix mis en place sont trop bas, les revenus ne seront pas suffisants pour couvrir les coûts d’approvisionnement. Si les prix sont trop chers, les ménages ne pourront pas se permettre l’eau. Pour remédier à cette situation, l’ONE, le CFSIGE et l’Université d’Antananarivo ont pris l’initiative d’aider à déve lopper et tester une méthodologie pour estimer les bénéfices d’une eau de qualité améliorée pour les ménages.
Deux études de cas, une dans les zones urbaines et une dans les zones rurales, ont été organisées à la fin de l’année 2000 :
· l’étude dans la zone urbaine a pris la forme d’une enquête de 546 ménages dans la ville de Fianarantsoa. Les ménagesinterrogés ont été sélectionnés d’une manière aléatoire sur la base d’un échantillon stratifié. L’échantillon même a été divisé presque d’une manière égale entre les utilisateursde l’eau des sources traditionnelles, des bornes-fontaines, et des connexions privées ;
· l’enquête dans les zones rurales a été menée dansdes villages autour du Parc National d’Isalo. 180ménages ont été interrogés dans 8 villages. Tous ces villages n’utilisent que des sources traditionnelles et des rivières pour leurs besoins en eau.
Les questionnaires ont été composés de 3 parties :
– la première section demandait des informations sur le niveau d’éducation, l’âge, la composition familiale de l’i nterrogé et sur d’autres variables socio-économiques ;
– la deuxième section traitait des utilisations de l’eau par les ménages et leurs attitudes ;
– une troisième section consistait en une question d’évaluation contingente.
La méthodologie d’évaluation contingente est une méthode d’évaluation environnementale utilisée pour l’évaluation des biens publics et privés. Cette technique consiste à demander directement aux consommateurs c omment ils réagiraient dans certaines situations (en demandant pour leur consentement à p ayer ou accepter). L’information sortant de ce type d’enquête permet de construire des courbes de demandes et d’analyser les déterminants de la demande différentielle des clients à travers une analyse de régression.
Les objectifs des études de cas ont été de détermin:
1) si les ménages sont prêts à contribuer à la mise en place et au coût de maintenance de leur système d’eau;
2) s’ils sont prêts à contribuer, et combien ils peuvent payer;
3) quelles seraient les implications d’un système de recouvrement.

ACTIVITE HYDROELECTRIQUE DE L’EAU

Selon le Code de l’Eau : « Toute personne physique ou morale de droit privé peut être associée à la conduite des opérations relatives à l’exploitation des entreprises et à la production hydroélectrique de l’eau34. »
L’utilisation des ressources en eau à des fins hydr oélectriques est soumise à un contrat de concession ou une autorisation par l’Etat selon le cas d’exploitation.

QUELQUES PRINCIPES DE PROTECTION DE L’UTILISATION DE L’EAU

Voici quelques exemples de protection de l’eau et des ressources en eau. L’eau, étant un élément naturel indispensable, fait partiede l’environnement. La Charte de l’Environnement dispose que « la protection et le respect de l’environnement sont d’intérêt général. Il est du devoir de chacun de veiller à lasauvegarde du cadre dans lequel il vit. » C’est la raison pour laquelle, elle doit être protégée.

DEMANDE DE PRELEVEMENT DES EAUX DE SURFACE ET SOUTERRAINES

Le Code de l’Eau définit les eaux de surface comme l’ensemble des eaux pluviales et courantes sur la surface du sol, des plans d’eau ou canaux, les fleuves et rivières, les canaux de navigation et rivières canalisées, certains canaux d’irrigation, les étangs salés reliés à la mer, les lacs, étangs etssimilés,a les marais, les zones humides . Les eaux de surface font partie du domaine public. Le même Code définitles eaux souterraines comme l’ensemble des eaux contenues dans les nappes aquifères et les sources36.
Ces eaux nécessitent une demande de prélèvement avant leurs utilisations. Ceci est prévu par la Loi n° 98.029 du 20 Janvier 1999 portant Code de l’Eau 37.
« Aucun travail ne peut être exécuté sur les eauxde surface définies à l’article 6 précité du présent Code, qu’il modifie ou non sonégimer ; aucune dérivation des eaux du domaine public, de quelque manière et dans quelque but que ce soit, en les enlevant momentanément ou définitivement à leurs cours, ne peut être faite sans autorisation. Les conditions d’obtention des autorisations seront fixées par décret sur proposition de l’Autorité Nationale De l’Eau et de l’Assainissement (ANDEA). Toutefois, l’autorisation, pour des prélèvements d’eaux de surface ne dépassant pas un seuil de volume qui sera fixé par décret, pour des usages personnels, n’est pas requise38. »
« Les prélèvements d’eaux souterraines ne peuvent être faits sans autorisation sauf pour des usages personnels ne dépassant pas unseuil de volume qui sera fixé par décret et ne présentant pas de risques de pollution de la ressource. Les conditions d’obtention des autorisations seront fixées par décret sur propositon de l’Autorité Nationale De l’Eau et de l’Assainissement 39. »
Cette demande de prélèvement tend à accroitre la Caisse du secteur de l’Eau mais aussi à protéger l’eau quantitativement.

PROTECTION DES PERIMETRES

Il faut protéger :
– tout accès aux sources d’eau potable
– toute ressource en eau
– tout ouvrage d’eau construit par la mise en place des périmètres de protection.
Avant 1985, la gestion des grands périmètres étaitassurée par des Sociétés d’Etat et celle des petits périmètres par lesServices du Génie Rural.
Actuellement l’entretien, la gestion et la police sont passés aux mains des bénéficiairesconstitués enAUE ou Association des Usagers de l’Eau .
Cette protection consiste à clôturer les périphéries de tout ce qui concerne et entoure l’eau et ses ressources. La sécurisation des installations publiques d’eau potable consiste par exemple à mettre en place des clôtures avec portail d’accès .
Selon le Décret n° 2003-940 du 9 Septembre 2003 relatif aux périmètres de protection : « Pour la protection des points de prélèvements des eaux destinées à la consommation humaine et autour des points de captage d’eau tels que sources, puits, forages, impluviums, retenues de barrages, réservoirs enterrés ainsi qu’ouvrages de prise, d’adduction et de distribution d’eau à usage alimen taire, il est institué deux périmètres : l’un de protection immédiate, l’autre de protection rapprochée, éventuellement complétés par un troisième périmètre dit deprotection éloignée . »

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Table des matières

Introduction
Partie préliminaire : Position des problèmes.
Chapitre I : Les problèmes liés à la mauvaise gestion de l’eau.
Chapitre II : Les problèmes budgétaire et financier.
Chapitre III : La faible capacité intellectuelle et financière de la population en matière de l’eau.
Première partie : Recours au partenariat pour améliorer le secteur de l’ « eau ».
Chapitre I : Recours au financement.
Chapitre II : Utilisation économique de l’eau pour accroître l’entrée financière dudit secteur.
Deuxième partie : Participation de tous les acteurs de l’eau à sa gestion.
Chapitre I : Participation des acteurs à la gestion théorique de l’eau.
Chapitre II : Participation de tous les acteurs de l’eau à sa gestion pratique.
Conclusion

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