Réaménagement du centre-bourg de Gometz la Ville : Incorporation de logements sociaux et d’équipements collectifs et publics dans le tissu urbain

Le présent rapport est le reflet du travail effectué durant toute cette année de Cycle Ingénieur à Polytech’ Tours en Génie de l’Aménagement. Ce projet individuel est un travail dont le but est de nous permettre de problématiser un sujet en nous appuyant sur des recherches bibliographiques, d’élaborer un diagnostic orienté et ciblé en dégageant les enjeux afin d’émettre des propositions d’aménagement qui répondront aux problèmes recensés dans le diagnostic. Le choix du sujet et du territoire d’application étant libre, j’ai décidé de me consacrer à ma commune d’origine : Gometz la Ville, petit village de 1271 habitants, située à une trentaine de kilomètres de Paris, la Capitale de la France. Ayant vécu durant 11 ans à Gometz la Ville, j’ai pu me rendre compte des évolutions de la commune même si ce projet a été l’occasion de redécouvrir la ville à travers des projets d’aménagement. Ayant ce vécu et donc cette connaissance du terrain, j’ai pu réellement m’investir sur les points positifs et négatifs présents sur la zone de la commune étudiée. Le sujet, quant à lui, a été évident lors d’une discussion avec Monsieur le Maire de Gometz la Ville, Bernard Jacquemard qui mettait en avant une zone particulière de la commune : un terrain et une maison situés non loin de la Mairie, de l’Eglise, de la salle des fêtes, de l’école et des équipements sportifs et de loisirs. La maison a été préemptée par la commune, souhaitant réaliser des logements sociaux. Le terrain, quand à lui, est aujourd’hui vacant : la propriétaire ne souhaite pas le vendre car étant situé en zone UL, non constructible, son prix est assez faible. C’est ainsi que la décision de s’intéresser à cette zone a été prise. L’objectif est donc de redynamiser l’ensemble sportif et de loisirs avec l’aide d’un terrain assez grand pour un zone comme celle-ci, 2000m², et d’incorporer des logements sociaux dans le tissu urbain. Ces besoins s’avèrent nécessaires compte tenu de la progression de la population gometzienne qui ne cesse de croître et du besoin en logements en Île de France qui vont entraîner également une augmentation du nombre d’habitations et donc de la population. C’est ainsi qu’il faut répondre aux attentes des gometziens avec des équipements de qualité et adaptés à la population.

Présentation de Gometz la Ville

Localisation de la commune

Gometz la Ville est une commune de 1271 habitants (Source INSEE 2008), appelés gometziennes et gometziens, située dans la région Île-de-France et plus particulièrement dans le département de l’Essonne (91), à la limite des Yvelines. Cette commune est située à une trentaine de kilomètres au Sud-Ouest de Paris, ce qui en fait un lieu stratégique, notamment en termes de logements.

Située donc au Sud-Ouest de Paris, Gometz la Ville dispose d’un accès rapide à l’Autoroute A10 reliant Paris à Bordeaux via Orléans, Tours, Poitiers et Niort.

Une des forces de Gometz la Ville réside dans le fait que la commune appartient, depuis le 1er Janvier 2002, à la Communauté de Communes du Pays de Limours composée de 14 communes. Son objectif est de mettre en œuvre des actions collectives qui sont possibles grâce à cette union de communes. Ces actions collectives relèvent de l’aménagement de l’espace, des actions entreprises de développement économique, de la protection et de la mise en valeur de l’environnement, de la politique du logement social… Ainsi, des compétences sous la responsabilité de la commune sont déléguées à la Communauté de Communes qui est, par conséquent, plus forte suite à cette mise en commun des moyens. Ceci permet de générer de meilleurs résultats.

De plus, Gometz la Ville est l’une des 8 communes de l’Essonne à appartenir au Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse, composé de 77 communes au total. L’objectif du parc naturel régional, défini dans la charte, est de conserver et de protéger au mieux l’héritage architectural et environnemental de son parc : le but est de « maintenir le territoire vivant ». C’est dans cette optique de conservation du patrimoine gometzien que le conseil municipal a voté cette demande d’adhésion en 2010 pour adhérer officiellement au parc fin 2011.

Histoire de la commune

Les plus anciens textes écrits font part de l’existence de Gometz la Ville au XIème siècle. En effet, un acte datant de 1068 évoque un certain Guillaume de Gometz. Deux ans plus tard, il est question du don de l’Eglise de Gometz la Ville à l’Abbaye Saint-Florent de Saumur de la part de l’Evêque de Paris. Gometz la Ville, faisant partie du domaine royal, a pu voir naître son premier plan connu en 1666 dans le cadre de la délimitation des Bois du Roi. Voici ci-dessous, un plan de la portion de route entre Gometz la Ville et Briis sous Forges vers les années 1745-1780. Sur la partie gauche de ce plan, nous pouvons apercevoir l’urbanisation de la commune de l’époque.

Suite à la Révolution de 1789, les habitudes dans la commune ont été changées : les seigneurs et les privilèges ont disparu. Le 22 Décembre 1789, le Décret de la division de la France en départements est voté : Gometz la Ville appartient dorénavant au Canton de Limours et au département de Seine et Oise (le Diocèse, ou département, de Versailles). Le premier Maire de Gometz la Ville se nommait Jean Breton, il était bourrelier. En 1784, une maison commune est construite dans le centre. Au XIXème siècle, la commune se retrouve dépourvue d’école et de prêtre suite aux départs de l’enseignant et du curé. C’est en 1860 que la situation évolue : une mairie-école (une école mixte à classe unique) et un presbytère sont construits. Lors de la Guerre 1914-1918, Gometz la Ville, comme partout en France, a été lourdement meurtrie.

C’est dans les années 1920 que la commune évolue. En effet, celle-ci entame des travaux d’électrification et d’adduction d’eau potable. Ensuite, dès les années 1960, la surface appartenant à la commune change. Cela est dû, d’une part à l’urbanisation de la Région Parisienne et à la mécanisation en agriculture, et d’autre part à la cession de la plaine de Belleville à la commune voisine de Gif sur Yvette en 1975 pour la création de Chevry II. Ainsi, cet événement rend la parcelle totale, dont la commune est propriétaire, assez étendue voire discontinue. Il est impossible d’évoquer l’histoire de Gometz la Ville sans mettre en avant l’ingénieur Jean Bertin et son aérotrain. A la fin des années 1960, il mit en œuvre le déplacement de véhicules guidés à coussin d’air pour le transport au sol à haute vitesse. C’est en 1966 qu’une voie d’essais est construite sur 6,7 kilomètres entre Gometz la Châtel et Limours, qui passe par Gometz la Ville, sur une partie désaffectée de l’ancienne voie ferrée Paris Chartes passant par Gallardon. Voici une photographie de Jean Bertin et de l’aérotrain 01, sur son rail en T inversé, qui atteindra une vitesse supérieure à 200 km/h (alors que l’aérotrain 02 atteindra, le 22 Janvier 1969, la vitesse de 422 km/h !).

Cependant, les dirigeants politiques de l’époque décident d’abandonner le projet le 17 Juillet 1974, préférant le TGV à l’aérotrain. Jean Bertin a donc été un personnage important dans l’histoire de Gometz la Ville. Ainsi, une sculpture représentant l’aérotrain est implantée sur le giratoire « Grand Giratoire de l’ingénieur Jean Bertin». Elle se trouve à l’entrée du village et du tunnel souterrain qui emprunte l’ancienne voie ferrée aujourd’hui aménagée en déviation routière. Cette sculpture a été réalisée par Jean Saulterre et a été inaugurée en 2004.

Pour montrer l’importance de l’aérotrain dans l’histoire de la commune, il suffit de regarder le logotype de la commune. En effet, outre la présence de la silhouette du clocher de l’église de Gometz la Ville sur la partie gauche, on voit sur la partie droite la représentation d’un aérotrain sur son rail en T inversé.

La population gometzienne et son habitat

Une population croissante et plutôt jeune

En 2008, la population vivant à Gometz la Ville était de 1271 habitants. En 40 ans (1968-2008), le nombre d’habitants a été multiplié par 4, passant de 325 à 1271 habitants. La plus importante croissance se situe entre les années 1968 et 1975 : la variation moyenne de la population représente +9,4 % par an sur cette période pour arriver à 608 habitants en 1975. Il y avait 809 habitants en 1982, 887 en 1990 et 984 en 1999. (Source INSEE) .

En tenant compte des données du début du XXème siècle, nous pouvons nous rendre compte que jusqu’en 1946, il n’y a pas réellement d’augmentation de la population : le nombre d’habitants de Gometz la Ville est d’environ 300 habitants. A partir de 1946, il y a une légère hausse, on passe de 246 habitants en 1946 à 376 en 1962. On remarque que c’est réellement au début des années 1970 que l’augmentation du nombre d’habitants a été la plus importante : à partir de ce moment-là, ce nombre ne cesse de croître. En effet, cela est lié aux différentes constructions, que nous allons évoquer ci-dessous, qui ont eu lieu à partir de ces dates-là.

Analysons à présent, les proportions des différentes tranches d’âges à Gometz la Ville en entre 1999 et 2008. Nous pouvons remarquer que le nombre de 0- 14 ans augmente entre 1999 et 2008. Cependant, c’est surtout le nombre de 60-74 ans qui augmente le plus, passant de 9,6% en 1999 à 12,9% en 2008.

En regroupant par tranches d’âges plus représentatives, nous remarquons que Gometz la Ville est composée, en 2008, de près de 30% de jeunes (en dessous de 20 ans) et seulement de 10% de personnes âgées (plus de 65 ans).

Le développement urbain récent

Comme nous l’avons déjà remarqué, Gometz la Ville est une commune très étendue (986 hectares) et surtout rurale (92% de sa superficie concerne des champs agricoles). Ainsi, le bourg regroupe une partie importante de la population : 3 habitants de Gometz la Ville sur 4 résident dans le bourg alors que les autres résident dans les hameaux comme Beaudreville, Mauregard, la Vacheresse, etc… qui sont parfois à proximité immédiate de la commune voisine, Gif sur Yvette. De plus, des entreprises se sont implantées dans le bourg, ce qui marque l’importance de cette zone. C’est ainsi qu’au cours du temps, des programmes immobiliers ont vu le jour même si le côté rural de la commune se devait d’être préservé. Le bourg a commencé à s’urbaniser à partir des années 1960 avec une vingtaine de maisons construites à la Grande Garenne. C’est ensuite la Vigne à Perron en 1971-1972 qui se développe avec 55 maisons mais aussi durant ces années-là, la construction d’une nouvelle école. Au début des années 1980, le Domaine de Montvoisin s’étend avec une soixantaine de maisons bâties et le foyer rural se construit. Enfin, d’autres quartiers sont créés comme le quartier Saint-Germain, Le Bois Charron, le Tabouret et le Clos de la Boulaye. Cependant, ces aménagements n’étaient pas suffisants pour garantir le maintien du nombre de classes de l’école. A partir de 2001, la commune a mis en place un programme important de développement ; ceci coïncide avec l’arrivée du nouveau maire, Bernard Jacquemard (Divers Droite). C’est ainsi qu’une zone d’aménagement concerté a été instaurée, que des immeubles appartenant à la commune ont été transformés pour accueillir des logements sociaux et que le nouveau Plan local d’Urbanisme a été élaboré.

C’est également à partir de 2001 que des travaux, sur la tranchée de la voie appartenant à l’origine à l’aérotrain de Jean Bertin, ont commencé. Le but était de créer une déviation souterraine pour désencombrer le centre-bourg. En effet, Gometz la Ville est une commune très passagère, située sur l’axe Chartres-Paris. Les travaux se sont terminés en 2003, l’accès au tunnel est donc possible depuis cette date. Ainsi, cet aménagement, réalisé grâce au financement du Conseil Général de l’Essonne, est un succès puisque l’objectif d’améliorer le flux de voitures dans le centre-bourg a été atteint.

De plus, depuis 2006, environ 90 nouvelles maisons se sont implantées dans le centre-bourg de Gometz la Ville. Ceci implique une extension et de nouveaux quartiers sur la commune. En 2008, c’est au tour de l’école de se moderniser : un restaurant scolaire se construit et accueille les élèves de primaire et de maternelle. En 2009, l’implantation d’un supermarché Super U ainsi que d’autres commerces offrent à la commune un nouveau dynamisme.

Enfin, 4 nouveaux logements sociaux sont prêts à accueillir des habitants en 2011 dans le quartier de Beaudreville. Même si la commune n’est pas soumise à la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain, la loi SRU, elle préfère anticiper pour atteindre plus aisément les 20% de logements sociaux en cas de développement important à l’avenir. Ce développement est fort probable compte tenu d’un projet en prévision dans un futur assez proche : l’implantation d’un pôle scientifique sur le plateau de Saclay, situé à quelques kilomètres seulement de Gometz la Ville, engendrant un besoin en logement conséquent.

Le logement à Gometz la Ville

En analysant le nombre de logements présents à Gometz la Ville, nous nous rendons compte qu’il y a une évolution du parc immobilier depuis 1968. En effet, il y a une augmentation du nombre de logements au cours du temps. Nous voyons aussi qu’il y a différents niveaux quant à l’évolution du parc : on peut parler de paliers. Ils correspondent aux différents programmes de constructions des quartiers à Gometz la Ville que nous avons pu voir précédemment. C’est également ce que nous avons pu remarquer avec l’augmentation de la population gometzienne durant ces mêmes années.

Nous pouvons aussi mettre en évidence le nombre de logements dits « secondaires ou occasionnels » et « vacants ». En 1968, ce nombre représentait 21% du parc immobilier total à Gometz la Ville alors qu’en 2008, ce nombre était en forte diminution avec seulement 7%. Il est cependant à noter que le nombre de logements vacants a augmenté entre 1999 et 2008 passant de 14 à 29, ce qui représente 3,9% et 5,8% du parc immobilier. Dans ces 29 logements considérés comme vacants, on peut y répertorier une maison située dans le centre-bourg qui sera l’objet de futurs logements sociaux. La particularité du parc immobilier de Gometz la Ville réside dans le fait que les maisons individuelles sont largement majoritaires.

En effet, 83% du parc immobilier se compose de maisons individuelles. Ce chiffre n’est pas réellement étonnant compte tenu du fait que Gometz la Ville est une ville plutôt rurale et que les différentes opérations réalisées ces dernières décennies concernent en très large majorité des maisons individuelles pour ainsi apporter un certain confort aux nouveaux arrivants. De plus, 63,3% des maisons sont composées de 5 pièces et plus. Par ailleurs, on remarque que 78% de la population gometzienne qui réside de façon permanente à Gometz la Ville est propriétaire de son logement. Cependant, ce nombre est en léger recul par rapport à 1999 avec à l’époque 79,6%.

Le nombre de locataires est, quant à lui, de plus en plus grand à Gometz la Ville : le pourcentage passant de 15,9% en 1999 à 18,2% en 2008. Ce nombre sera de nouveau plus conséquent à l’avenir suite notamment à différents programmes de réhabilitation de maisons en logements sociaux. La commune veut ainsi créer une mixité sociale plus forte en développant le marché locatif sur la commune pour remédier au déficit de logements sur l’Île de France et son coût élevé.

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Table des matières

Introduction
PARTIE 1 : Le Diagnostic
A. Présentation de Gometz la Ville
1) Localisation de la commune
2) Histoire de la commune
B. La population gometzienne et son habitat
1) Une population croissante et plutôt jeune
2) Le développement urbain récent
3) Le logement à Gometz la Ville
C. Dynamique actuelle du logement
1) Le besoin en logements en Île-de-France
2) Une volonté d’incorporer les futurs logements sociaux dans le tissu urbain gometzien
3) Un projet à mettre en place : Une seconde vie pour une ancienne maison
D. Une fonctionnalité du centre-bourg à repenser
1) Le pôle scolaire « Ingénieur Jean Bertin »
2) Etat actuel des équipements sportifs et collectifs
3) Un terrain vacant à valoriser
4) Ce qu’il manque d’après les gometziens
PARTIE 2 : Les Propositions d’Aménagement
A. Redynamisation de l’espace existant
1) L’accès à cet espace par l’école
2) Le terrain de football
3) Les filets de protection autour du terrain de football
4) L’aire de jeux pour petits à supprimer
5) Autres éléments à améliorer
B. Les aménagements du terrain vacant
1) Les accès au nouvel espace créé
2) Le parc
3) Les toilettes publiques
4) L’aire de jeux pour enfants
5) Le jardin pédagogique
C. L’incorporation des logements sociaux au tissu urbain
1) L’accès au terrain
2) Au niveau du parc
3) Le jardin des logements sociaux
Conclusion

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