Rappels sur le diabète sucré

Le diabète sucré est un état d’hyperglycémie chronique lié á une carence absolue ou relative en insuline, en rapport avec des facteurs génétiques et ou environnementaux agissant souvent de concert. C’est une affection chronique, considéré aujourd’hui comme une véritable pandémie. D’après la Fédération Internationale du Diabète (FID), le nombre d’adultes atteints de diabète dans le monde est estimé á 366,2 millions. Parmi ceux-ci, 14,7 millions vivent en Afrique. Les experts de la FID prévoient 552 millions d’adultes atteints de diabète en 2030 [1]. En Afrique, la prévalence du diabète est en augmentation. L’Afrique a aussi la plus forte proportion de diabètes non diagnostiqué à travers le monde ; celle-ci est estimée á au moins à 78% [1].

Le diabète de type 1 représente 10% de différentes formes de diabète et il survient généralement de façon brutale dans un tableau d’acidocétose chez un sujet jeune maigre. Le diabète de type 2 représente 90%. Il survient typiquement vers la quarantaine chez un sujet en surpoids avec des antécédents familiaux de diabète [2]. Sa prévalence augmente parallèlement, à l’urbanisation, la sédentarisation de la population et a l’obésité. Il pose un véritable problème de santé publique. Au Sénégal, une enquête réalisée en 2010 á Saint Louis, région au nord du Sénégal, révélait une prévalence locale du diabète de type 2 était de 10,4% [3]. Une étude faite à Guèoul (LougaSénégal) a concerné 1411 individus, la prévalence du diabète de type 2 était de 7,2% dont 5,4% de cas connus et 1,8% de cas nouvellement dépistés [4]. Le diabète de type 2 est une affection métabolique redoutable de par son évolution, le plus souvent insidieuse. Ceci a pour conséquence d’exposer les patients aux complications chroniques dégénératives nécessitant souvent des hospitalisations longues et onéreuses. L’évolution peut être également marquée par la survenue de complications aigues source d’hospitalisation répétées.

Le mécanisme de l’insulinorésistance était expliqué par les altérations mitochondriales dans le muscle squelettique des patients diabétiques qui est à l’origine de la diminution des capacités oxydatives [5] Parmi les complications micro-vasculaires du diabète de type 2, la néphropathie est sans doute celle qui engendre le pronostic le plus défavorable puisqu’en plus d’exposer à un risque d’insuffisance rénale terminale, elle s’associe à une hausse importante de la morbi-mortalité cardio vasculaire. De plus, l’incidence de cette pathologie est en constante augmentation dans nos pays industrialisés de sorte qu’elle représente un réel problème de santé publique. Une meilleure compréhension de la physiopathologie de cette affection et l’identification précoce des sujets à risque et des actions sensibilisation sur le terrain, devraient permettre d’en optimiser la prévention et d’endiguer ce que certains ont déjà intitulé une véritable “épidémie” [20].

Généralités sur le diabète sucré

Définition de diabète sucré 

Le diabète sucré est un trouble métabolique caractérisé par la présence d’une hyperglycémie chronique liée à un défaut de sécrétion ou de l’action de l’insuline ; ou des deux. Le diagnostic du diabète sucré repose sur des critères édictés depuis 1998 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :
✥ Glycémie à jeun supérieure ou égale à 1,26g/l à deux reprises. Le jeune étant défini par une absence d’apport calorique depuis au moins 8 heures.
✥ Signes cliniques d’hyperglycémie et découverte au hasard d’une glycémie supérieure ou égale à 2g/l. Les symptômes de l’hyperglycémie sont des signes cardinaux classiques : polyurie, polydipsie et perte de poids inexpliquée souvent associée à une polyphagie [6].
✥ Glycémie à la deuxième heure supérieure ou égale à 2g/l. Il s’agit d’un test d’hyperglycemie provoquée par voie orale (HGPO).

Selon l’OMS, le diabète [54], est défini par une glycémie à jeun ≥ 1,26g/l de façon permanente ou une glycémie > 2g/l 2 heures après charge orale de 75 g de glucose. Habituellement il existe deux grandes formes de diabète sucré ; diabete de type 2 et de type 2 .

Diabète de type 1 

Le diabète de type 1(DT1), anciennement connu sous le nom de diabète insulino-dépendant (DID), est caractérisé par une absence ou une trop faible production d’insuline par les cellules du pancréas endocrine (Figure 2). C’est une maladie qui apparaît le plus souvent durant l’enfance ou l’adolescence. Dans le monde environ 65 000 enfants âgés de moins de quinze ans développent chaque année, un diabète de type 1 [7]. Le diabète de type 1 représente environ 10% des cas de diabète en France et dans le monde. L’hypothèse pathogénique retenue actuellement fait intervenir trois facteurs : La prédisposition génétique, l’auto-immunité, et l’environnement.

Le diabète de type 2 

Le diabète de type 2 ou diabète non insulinodépendant (DNID) est caractérisé par un défaut d’action de l’insuline (insulino-résistance) qui peut évoluer vers une insulinopénie, c’est-à-dire une faible production d’insuline par le pancréas, dû à un épuisement des cellules sécrétrice d’insuline. Il en résulte une hyperglycémie chronique (Figure 3). C’est la forme la plus fréquente du diabète (90% des cas de diabète traités) [8]. Les causes du diabète du type 2 sont multiples. Il existe en effet plusieurs facteurs de risque responsables de l’apparition du diabète de type 2 : l’obésité, l’inactivité physique, une alimentation mal équilibrée mais aussi des antécédents familiaux [9]. De nombreuses personnes atteintes de diabète de type 2 en sont longtemps inconscientes car plusieurs années peuvent s’écouler avant que les symptômes n’apparaissent ou soient connus [1].

Epidémiologie du diabète 

De façon globale, le diabète est un problème majeur de santé publique .

Diabète dans le monde 

L’Organisation mondiale de la santé, évoque une «véritable pandémie mondiale». Le nombre de cas de diabète est passé de 30 millions en 1985 à 135 millions en 1995. Ce chiffre est passé de 177 millions en 2000 à 234 millions en 2003 [9]. En 2013, 382 millions de personnes ont été diagnostiquées diabétiques, en 2017, elles sont 425 millions (figure 1) et ce nombre devrait atteindre les 629 millions de personnes en 2045 [7]. Le diabète de type 2 touche principalement 300 millions de personnes soit 6,6% de la population adulte [1]. Ce chiffre augmente de 7 millions chaque année. Aux Etats-Unis, le diabète sucré est en expansion constante. Quinze millions de personnes, soit 8% de la population sont atteintes avec des différences selon l’ethnie. Aux états unis les afroaméricains sont 1,7 fois plus susceptibles de développer le diabète de type 2 dont, 10,8% d’entre eux en sont atteints. Ce taux est de 10,2% chez les hispano-américains, de 12% chez les amérindiens contre 5,7% chez les blancs [1 ; 10].

Diabète en Afrique

L’Afrique n’est pas épargnée par cette augmentation de l’incidence du diabète sucré. On parle de pandémie galopante pour le diabète de type 2. En 1901, Albert Cock, médecin missionnaire en Ouganda rapportait que « Le diabète est assez rare et très mortel…». Ce n’est qu’au début des années 60 que son existence a été affirmée en Afrique. Par la suite, diverses études dans différents pays d’Afrique l’ont confirmé. Les données étaient basées sur des statistiques hospitalières et les fréquences oscillaient entre 2 à 6% en milieu urbain africain [11]. En Afrique du nord, selon FID édition 2012, un adulte sur 9 est atteint de diabète sucré avec une prévalence de 10,9% dont 52,9% des personnes diabétiques ne seraient pas diagnostiquées. En Afrique sub-Saharienne, le diabète était longtemps considéré comme une maladie rare. Pour les 20 prochaines années, l’Afrique sub-saharienne devrait enregistrer la plus forte augmentation mondiale du nombre de cas de diabète. Les prévalences actuellement observées en Afrique sub-Saharienne laissent penser que la seule évolution démographique générera 9,5 millions de cas de diabète supplémentaires entre 2010 et 2030 [22]. En 2010, 12,1 millions d’adultes étaient diabétiques dont 15% seulement ont été diagnostiqués. D’ici 2030, l’Afrique sub-Saharienne devrait recenser 23,9 millions d’adultes atteints de diabète [12].

Diabète au Sénégal 

Jusqu’en 2018, nous disposons que de résultats parcellaires provenant de données hospitalières ou d’enquêtes parcellaires. Dès 1960 Payet et coll. trouvaient déjà une fréquence hospitalière de 1,1% à Dakar [13]. Une enquête sur les facteurs de risques cardiovasculaires chez 1424 sujets résidants à SaintLouis au Sénégal, rapportait en 2010 une prévalence du diabète sucré de 10,4% ; bien loin des 1,73% retrouvés par Baylet et coll. [11] en zone urbaine c’est-à-dire à Dakar. En 2012, à Darou Mousty (Sénégal) en milieu rural une étude retrouvait une prévalence du diabète de 2,8% dont 0,5% de cas nouvellement dépistés [14] .

Physiopathologie de diabète de type 2

Le diabète est une maladie chronique qui survient lorsque le pancréas ne produit pas assez d’insuline ou lorsque l’organisme n’est pas capable d’utiliser efficacement l’insuline qu’il produit [7]. Il en résulte une concentration accrue de glucose dans le sang (hyperglycémie) .

La présence du glucose va stimuler les cellules ß-pancréatiques pour libérer de l’insuline. Dans le cas du diabète de type 2, l’insuline produite par le pancréas endocrine ne fonctionne pas correctement. En effet, le diabète de type 2 est caractérisé par une défaillance de la transduction du signal induit par l’insuline et un défaut de la translocation du transporteur de glucose (GLUT4), ce qui conduit à une mauvaise captation du glucose par les cellules musculaires ou ; les adipocytes. Ceci aboutit essentiellement à un état d’hyperglycémie résultant d’une accumulation de glucose dans le sang. Globalement, la physiopathologie du diabète de type 2, serait liée à deux phénomènes c’est-àdire l’insulinorésistance et l’insulinopénie .

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE
1 Rappels sur le diabète sucré
1.1 Généralités sur le diabète sucré
1.1.1 Définition de diabète sucré
1.1.1.1 Diabète de type 1
1.1.1.2 Le diabète de type 2
1.1.2 Epidémiologie du diabète
1.1.2.1 Diabète dans le monde
1.1.2.2 Diabète en Afrique
1.1.2.3 Diabète au Sénégal
1.1.3 Physiopathologie de diabète de type 2
Mécanisme de l’insulinorésistance
1.1.4 Complications du diabète de type 2
1.1.4.1 Micro angiopathie
1.1.4.2 Macro angiopathie
2 Système oxydant et antioxydant
2.1 Elément de définition du stress oxydant
2.2 Entités oxydantes
2.2.1 Caractéristiques
2.2.1.1 Production cellulaire
2.2.1.2 Rôles physiologiques
2.2.1.3 Cibles Biologiques
2.2.1.4 Lipides
2.2.1.5 Acides nucléiques
2.2.1.6 Protéines
2.2.1.7 Sucres
2.3 Relation stress oxydant et diabète de type 2
2.3.1 Glutotoxicité
2.3.2 Hyperinsulinisme
2.4 Défenses anti oxydantes
2.4.1 Systèmes de défense enzymatique
2.4.2 Systèmes antioxydants non enzymatiques
2.4.3 Les oligoéléments
DEUXIÈME PARTIE NOTRE TRAVAIL
1 Cadre d’étude
1.1 Type et période d’étude
1.2 Matériels et méthodes
1.2.1 Matériels
1.2.1.1 Population d’étude
Notre étude portait 48 individus répartis comme suit
1.2.1.2 Critères d’inclusion
1.2.1.3 Critères de non inclusion
1.2.1.4 Matériels
1.3 Méthodes
1.3.1 Protocole
1.3.1.1 Déroulement de protocole
1.4 Traitement des données et analyses statistique
1.5 Considérations éthiques
2 RESULTATS
2.1 Données épidémiologiques
2.1.1 Données anthropométriques
2.2 Données cliniques
2.2.1 Les pressions artérielles (PA)
2.3 Données para cliniques
2.3.1 Paramètres biochimiques
2.3.1.1 Exploration de la fonction rénale
2.3.1.2 Evaluation du statut antioxydant
2.4 ETUDE DES CORRELATIONS
3 DISCUSSION
Diabète de type 2 et capital antioxydant
CONCLUSION
RecommAndations
REFFERENCES

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