Rappel du concept de la vulnérabilité et cadre hydrologie

Rappel du concept de la vulnérabilité et cadre hydrologie 

Cadre théorique sur la vulnérabilité 

La vulnérabilité est une des composantes du risque. Elle apparaît sous différentes formes suivant la nature des éléments vulnérables et leur implantation géographique.

Concept de la vulnérabilité
Ce concept est conçu pour aborder le cadre conceptuel de la vulnérabilité. Théoriquement, la vulnérabilité constitue un mécanisme notamment au niveau du milieu naturel.

Définition de la vulnérabilité
La vulnérabilité expose une communauté ou un système exposé par un aléa de subir des dégâts, des perturbations et des pertes de vie humaine. Elle se définit comme étant « le degré auquel une communauté, une structure, un service ou une région géographique sont exposés vraisemblablement à subir des dommages ou de graves perturbations sous l’impact d’une catastrophe menaçante particulière, phénomènes dus à leur nature, à leur type de construction, et à leur proximité d’une zone dangereuse ou d’une région sujette aux catastrophes ».

Les facteurs de la vulnérabilité
D’une manière générale, une situation vulnérable possède divers facteurs par lesquels elle défavorise la communauté, la structure et le service plus vulnérable. Ces facteurs de vulnérabilité sont causés par différents types d’aléas.

Nous devons admettre que la vulnérabilité a une spécificité selon la nature et les caractéristiques de ses éléments par rapport à un aléa donné. Ces éléments vulnérables sont les ménages et les activités agricoles et plus précisément le riz pluvial. La vulnérabilité des ménages est constituée par l’insécurité alimentaire d’une part, et par les faibles revenus d’autre part. La population rurale souffre de beaucoup de phénomènes liés à l’insécurité alimentaire. Cette dernière se manifeste par l’insuffisance en quantité et en qualité de la consommation alimentaire des ménages qui est une situation à l’origine de la malnutrition de la population. Par conséquent, les individus n’assument pas normalement leurs activités journalières, entraînant la diminution des revenus y relatif. D’après Jérôme Ballet et Mahefasoa RANDRIANALIJAONA, les ménages en situation d’insécurité chronique ou pauvre ont une consommation alimentaire insuffisante, avec peu d’actifs et de faibles revenus. Les ménages en situation d’insécurité alimentaire sont marqués par une faible consommation alimentaire, de faibles revenus, de faibles actifs et de stratégie désespérée d’adaptation . L’activité agricole fait partie des éléments vulnérables en socio-économie. La plupart des activités agricoles se trouve dans les plaines qui sont des zones vulnérables à l’inondation. Cette activité occupe une place principale dans la vie quotidienne des ménages et elle constitue le premier facteur de ressources. La vulnérabilité de cette activité entraine le ralentissement du développement des ménages et celui d’une communauté.

Réduction de la vulnérabilité 

Ce volet repose sur le lien entre la vulnérabilité et les risques. Ces deux composants sont quantifiables.

Composantes de la vulnérabilité 

Nous allons montrer le rapport entre la vulnérabilité, les risques et les aléas mais ce n’est pas une formule arithmétique mais une formule permettant de démontrer explicitement le lien direct entre les trois notions. Plus la probabilité de survenue et la sévérité d’un aléa sont élevées, plus la vulnérabilité est importante et la capacité faible, plus le risque est élevé, et inversement.

Un aléa est un « événement ou phénomène, rare ou extrême, qui survient dans l’environnement naturel ou l’environnement créé par l’homme, et affecte négativement la vie humaine, les biens ou les activités, au point de créer une catastrophe  » La capacité se définit comme étant « la capacité des personnes, des organisations et des systèmes, en utilisant les compétences et les ressources disponibles, à faire face et à gérer des conditions difficiles, des situations d’urgence ou de catastrophes ». Un risque zéro est impossible, c’est pourquoi nous réduisons au minimum ces risques de catastrophes afin de diminuer la vulnérabilité. Pour atteindre cet objectif, nous augmentons la capacité des ménages pour faire face à un aléa et diminuer les risques de catastrophes. Il est important de connaître la perception du risque par la communauté potentiellement sinistrée en vue de le réduire. Le non perception de leur propre vulnérabilité par des populations exposées à des risques naturels constitue un facteur de vulnérabilité qui va contrarier la mise en place des mesures de préventions d’après Peltier dans son volume sur les campings des HautesPyrénées . La notion d’acceptabilité est au cœur du débat sur les risques en tant que variable d’ajustement du seuil de réduction du risque, donc de la vulnérabilité. L’acceptabilité est considérée comme un niveau de risque que les populations exposées sont prêtes à supporter.

Pour Theys (1991), l’acceptabilité du risque est étroitement liée aux valeurs associées au danger et aux enjeux. L’acceptabilité du risque est liée à l’aléa, à ses paramètres de fréquence, à son intensité… mais surtout à l’état de la société qui désigne la capacité d’un organisme, d’un être, et par extension d’un groupe social à dépasser une épreuve voire à s’appuyer dessus pour progresser et reconstruire .

Evaluation à base communautaire du risque 

L’évaluation à base communautaire d’un risque est un outil pour aider à l’évaluation du profil du risque. Cette méthode conduit à la participation du secteur public et du secteur privé en tant qu’acteur principal dans la communauté exposée aux risques. L’évaluation à base communautaire du risque est « une évaluation du profil du risque dans un endroit ou une zone spécifique par la communauté affectée ».Le renforcement de la connaissance d’une communauté exige une action. Tout d’abord, la communauté identifie les risques par l’évaluation des différents aléas survenus dans la communauté à risque (Fig.1). Elle doit énumérer et classer selon l’importance de l’aléa, puis elle détermine le principal aléa. Après l’évaluation des aléas, nous considérons la vulnérabilité du côté financier, matériel et l’état de cette vulnérabilité afin de pouvoir analyser le mode de vie d’une communauté. Ensuite, nous enquêtons sur l’aléa le plus menaçant le plus probable, et sur l’occurrence du risque. Les acteurs priorisent les risques selon l’importance, la fréquence, l’intensité et l’étendue. En un mot, les acteurs participatifs connaissent le profil du risque et la mesure des risques importants.

En vue de renforcer la capacité de la communauté, des actions doivent être menées dans les domaines suivants: technique, matériel, financier, … Les intervenants dans le cadre de la prévention du risque sont multiples : certains membres de la communauté, les associations locales, la société civile, les ONG, les hommes d’affaires, les consultants, les chercheurs, les responsables locaux, les agences d’aides internationales, … L’analyse du risque amène les intervenants à réduire les risques. Cette analyse se présente comme suit :
• Analyse de la probabilité d’occurrence du risque
• Facteurs de risque
• Vecteurs de risque
• Analyse de la probabilité des pertes
• Étude de la capacité locale
• Évaluation des moyens de subsistance, consommation, logement, etc.
• Analyse de l’étendue ou de l’importance des pertes.

Des outils à usage participatif sont utilisés pour évaluer les risques :

Le calendrier des activités est un outil pour identifier les différents activités des personnes, des groupes de communautés avec la durée d’activité, sa performance, ainsi en fonction de ce calendrier que nous détermine l’emploi du temps. Il est utile pour la descente sur terrain en vue de prévoir les activités sur terrain ou d’autres projets.

La cartographie communautaire est employée pour montrer ou guider tous emplacement disponible dans la communauté (les hôpitaux, les écoles, les sources d’eau, les abris, le lieu où habite la population vulnérable), les vulnérabilités et les risques encourus par la communauté .

L’arbre à problème est le diagramme qui figure les liens entre les différents aspects d’une situation particulière ou du problème. Cet outil permet d’orienter les participants à l’analyse directe de la situation. Sur ce diagramme que la communauté détermines les facteurs de leurs problèmes pour avoir des solutions appropriées en vue de réduire la vulnérabilité.

La cartographie du risque est une carte qui montre les éléments/zones exposés au risque et la mise en évidence des différents niveaux de risques (bas, moyen et haut) menaçant les zones. Ce processus peut aider les membres de la communauté d’effectuer l’exercice.

Le calendrier saisonnier est l’outil qui marque les changements dans la communauté et ils deviennent courants et qui tendent à se pérenniser. Les différents évènements marquants comme les aléas, les conditions sociales et économiques y compris la récession économique sont mentionné dans cet outil ainsi la durée de la survenus des aléas, leurs stratégies de défense ou de protection et le temps destiné aux activités communautaires.

Le tableau historique est un outil pour tracer l’histoire des catastrophes et donne aux évènements significatifs marquant la vie de la communauté. Ce tableau se divise par différent colonne : l’un représente l’année et l’autre tout ce qui concerne des événements marquants dans la communauté .

La marche communautaire montre le grand problème dans la zone et représente la perception diverse analystes locaux par les caractéristiques de la zone au cours de l’exercice. Elle peut identifier et expliquer les causes et las conséquences avec la topographie de la zone, la structure du sol, la végétation naturelle, le système de culture et les autres activités de production et les motifs d’implantation de la communauté dans la zone.

Le diagramme de Venn représente les liens entre divers type de groupe sous forme d’une graphique pour illustrer les étendues des actions de chaque organisation, projets, ainsi individuelles afin de résumer le rôle de différent groupe et la variation de leur importance respective.

Arbre à solution construit à partir de l’arbre à problème et propose des solutions possibles .Il aide les participants à gérer leur propre risque .

Situation climatique et géographique de Mananjary

La climatologie est un concept abstrait qui procède à la généralisation et à l’intégration des conditions du temps. Les données quotidiennes (précipitations, température, pression, géopotentiel, vent, humidité …) sont agrégées les notions de temps et d’espace. L’objectif de la climatologie est de comprendre et de quantifier les transferts d’énergie sous l’influence des paramètres internes et externes de la Terre . La monographie régionale reste un instrument de prise de décision, en étant un outil de planification par excellence.

Généralités de la climatologie 

Les risques hydrologiques constituent une préoccupation majeure en matière de gestion du territoire. En milieu tropical humide, ils sont liés aux occurrences de pluie de très forte intensité et de durée parfois longue.

Les bassins cycloniques
Dans le monde, il existe sept bassins de cyclones tropicaux. Parmi eux figure le bassin du Sud-Ouest de l’Océan Indien, s’étendant depuis les côtes africaines jusqu’au méridien 90° Est. Il comprend donc le canal de Mozambique, les Comores, les îles Maurice et La Réunion. Le bassin du Sud-Ouest de l’Océan Indien représente en moyenne 12% des activités cycloniques dans le monde avec une dizaine de tempêtes tropicales et environ quatre aboutissants au stade de cyclone tropical. On peut noter que la majorité de la position de zone de naissance de cyclones sont localisées dans le cadran 5° S à 15 S suivant latitude et de 40° E à 100° E suivant la longitude. Généralement la vitesse de déplacement de la perturbation dans cette zone est assez lente et est de l’ordre de 15km/h à 25km/h. Ces vitesses suivent une trajectoire parabolique décomposable en trois mouvements successifs : mouvement de direction Ouest-Sud-Ouest, puis incurvation vers le sud à la faveur d’un couloir dépressionnaire et enfin, évacuation de direction Est-Sud-Est à la latitude extratropicale par le courant Ouest . Il arrive que le système traverse l’Océan Indien d’Est en Ouest pour venir s’échouer sur nos côtes et parfois franchir le canal de Mozambique en direction des côtes Africaines. Il existe cependant des exceptions de trajectoires quasi-méridiennes ou remontantes vers le nord sous l’influence de poussée d’un anticyclone; d’autres effectuent divers boucles en absence de flux direct environnant.

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Table des matières

INTRODUCTION
Partie I : Rappel du concept de la vulnérabilité et cadre hydrologie
Chapitre 1 : Cadre théorique sur la vulnérabilité
Section 1 : Concept de la vulnérabilité
Section 2 : Réduction de la vulnérabilité
Chapitre 2 : Situation climatique et géographique de Mananjary
Section 1 : Généralités de la climatologie
Section 2 : Notion de l’inondation
Section 3 : Monographie de Mananjary
PARTIE II : PRESENTATION DES RESULTATS SUR TERRAIN
Chapitre 1 : Méthodologie de recherche et résultats de recherches sur terrain
Section 1 : Méthodologie du travail
Section 2 : Présentation des résultats
Chapitre 2 : Analyses et suggestions
Section 1 : Analyses des facteurs aggravant la vulnérabilité des agricultures pluviales
Section 2 : Proposition de solution
CONCLUSION

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