Qu’est-ce que l’euthanasie ?

QU’UEST-CE QUE L’EUTHANASIE ?

Cette première partie traite de la définition de l’euthanasie, sa distinction avec les autres pratiques médicales, son histoire et ses différentes formes d’applications. Le mot euthanasie est porteur de plusieurs acceptions. Parler d’un tel thème sans pour autant bien spécifier ce à quoi l’on fait allusion, c’est condamner sans auditoire à ne rien comprendre du sens et de la gravité de la question qui touche les valeurs fondamentales et les droits de l’homme. L’origine grecque du mot dont nous évoquerons dans cette première partie atteste que l’euthanasie constitue une pratique initialement admise comme une mort douce sans moindres souffrances cruelles. Aujourd’hui, le terme est controversé car il est souvent utilisé pour désigner beaucoup de choses. De toute façon, un survol des définitions nous permet de retenir la définition qui nous semble compatible avec le sens dans lequel nous débattons du thème dans ce travail.

L’euthanasie se distingue des autres pratiques médicales dont l’acharnement thérapeutique et les soins palliatifs. Cette partie fait également état de cette question. Le lecteur pourra aussi trouver dans cette première partie un rappel historique de la pratique de l’euthanasie. Parler de cette histoire permet incontestablement de mieux éclairer le débat contemporain sur l’euthanasie. Elle nous permet de saisir les motivations et les manières de concevoir la vie qui sont sous-jacentes à la pratique et les conceptions que les différents peuples et les civilisations font de la mort.

Dans la société africaine, on accepte et on se soumet à la mort. Par contre, dans la société occidentale, la mort est terrifiée et refusée. D’ailleurs, c’est justement dans cette société qu’on peut trouver la demande d’une légalisation de l’euthanasie. Des comportements analogues à l’euthanasie se retrouvent bien chez les peuples primitifs, dans l’Antiquité classique, au Moyen âge, durant la période de la Renaissance et l’époque moderne. Nous ferons surtout l’étude historique de ce thème dans le monde occidental ; « Plus intéressant pourrait être, même pour l’histoire de la pensée, l’examen de ce thème dans le monde occidental » . Le dernier point de notre analyse sur cette partie portera sur les typologies de la pratique. L’euthanasie peut être qualifiée de volontaire ou involontaire, active ou passive, directe ou indirecte, positive ou négative, médicale ou « sauvage », agonique, eugénique, etc.

DEFINITIONS DE L’EUTHANASIE

DU SUICIDE ASSISTE À L’EUTHANASIE

L’euthanasie est un problème qui a beaucoup marqué la chronique des médias ces derniers temps; toutefois nous constatons que ni cette pratique, ni la controverse qui l’habite ne sont pas nouvelles. A notre époque, on insiste le plus souvent sur la distinction qu’il y a à faire entre l’euthanasie et le suicide assisté. Au départ, de telles distinctions sont presque inexistantes et l’euthanasie est généralement assimilée au suicide. Le suicide est un acte qui relève exclusivement de la volonté ; il ne suppose point l’intervention d’un tiers pour mettre fin à la vie comme c’est le cas dans l’euthanasie. Le mot suicide prend origine du latin « sui caedare » qui veut dire se tuer soi-même. C’est un acte délibéré consistant à mettre un terme à sa propre vie. Pour considérer qu’on est en présence d’un suicide, il faut que la mort soit à la fois l’intention et la conséquence de l’acte. S’il n’y a pas l’intention de l’agent on ne peut pas parler de suicide. En fait, le suicide est un acte complexe qui s’étudie par plusieurs disciplines : la médecine, la psychopathologie, la sociologie, l’anthropologie, la philosophie, la théologie et l’histoire. Ce phénomène, lié souvent d’après les explications de la psychiatrie, à l’état dépressif, à la schizophrénie et aux troubles de la personnalité, se rencontre souvent dans les pays d’Europe et en Occident, quelques fois aussi en Afrique. Aujourd’hui, force est de constater que l’euthanasie, le suicide assisté ou l’aide au suicide sont largement débattus et polémiqués dans bons nombres de pays d’Europe et d’Amérique de nord. Ainsi, certaines circonstances peuvent conduire l’être humain à préférer la mort à la vie. Mais, lui appartient-il, a-t-il le droit d’interrompre volontairement la vie ? Nous reviendrons sur ces questions plus loin. En fait, le suicide assisté se distingue aussi de l’euthanasie. Dans cette occurrence, c’est le patient qui se donne la mort, ce qui justifie largement qu’on nomme cette pratique un suicide. Certes, en règles générales, le suicidaire va chercher les moyens de se tuer. Ici, il trouve un complice qui lui épargne une démarche lourde d’incertitudes. L’implication du soignant est indirecte, il fournit ou prescrit une drogue, il ne l’administre pas. Le suicide assisté est un acte d’autodestruction moyennant le concours d’un tiers, mais l’accent est mis sur la volonté du sujet de tuer. C’est une action délibérée qui aide une personne à mettre fin à sa vie, en lui fournissant, par exemple, des médicaments ou un autre moyen de se suicider. La méthode peut aussi consister à mettre du poison dans la seringue et à faire appuyer par le malade lui-même pour éviter des poursuites.

Par contre, l’euthanasie n’est pas un acte isolé, individuel, car l’acte suppose l’intervention d’un tiers pour mettre un terme à la vie. On demande ici au médecin ou au soignant de nous aider à le faire, c’est ce que nous allons voire tout à l’heure. En fait, le mot euthanasie possède plusieurs significations. C’est pourquoi, il est important de donner notre définition de l’euthanasie pour que notre auditoire sache le sens avec lequel nous parlons de l’euthanasie dans ce travail. Le mot euthanasie vient du grec « eu » (bonne) et « thanatos » (mort) et signifie littéralement une mort douce sans cruelles souffrances. L’euthanasie est donc une pratique visant à donner la mort dans de bonnes conditions. Dans le monde actuel, l’euthanasie s’emploie pour désigner beaucoup de choses. Il peut désigner un acte qui consiste à supprimer la vie d’une personne atteinte d’une maladie incurable pour mettre un terme à ses souffrances. Le mot peut aussi être utilisé pour désigner la suppression de la vie d’un nouveau-né malformé dont la qualité de la vie s’avère très sévèrement compromise. L’euthanasie s’emploie aussi pour désigner un acte dont la seule finalité est de conduire intentionnellement à la mort. Bref, les définitions de l’euthanasie peuvent varier dans le cadre des discussions, mais nous retiendrons plus particulièrement la définition proposée par Patrick VESPIEREN pour qui : « L’euthanasie consiste dans le fait de donner sciemment et volontairement la mort ; est euthanasique le geste de l’omission qui provoque délibérément la mort du patient dans le but de mettre fin à ses souffrances. »  Or, doit-on chercher à supprimer la vie même si l’intention présumée est de mettre un terme à la souffrance ? L’euthanasie n’est-elle pas un acte dont la seule finalité est de conduire à la mort ? Nous reviendrons sur ces questions de façon beaucoup plus détaillée. En effet, si cette définition est récente, l’euthanasie est une pratique qui ne date pas de notre époque; elle existe depuis le début de l’humanité. Nous ne pouvons pas manquer de traiter de l’histoire de l’euthanasie ; celle-ci est importante puisqu’elle nous permet de mieux cerné et comprendre le débat contemporain sur la question de l’euthanasie.

L’EUTHANASIE ET LES AUTRES PRATIQUES MEDICALES

Il faut distinguer de l’euthanasie, les autres pratiques médicales. L’euthanasie se distingue de l’acharnement thérapeutique qui a pour intension la prolongation de la vie à tout prix. Qu’est-ce l’acharnement thérapeutique ? « L’acharnement thérapeutique désigne l’attitude des médecins qui utilisent systématiquement tous les moyens médicaux pour garder en vie une personne. L’expression est employée, le plus souvent aujourd’hui, dans un sens critique, qui se rattache d’ailleurs à la première acception du mot « acharnements » ardeur furieuse d’un animal qui s’attache à sa proie. Elle décrit alors l’emploie des moyens thérapeutiques intensifs avec comme but la prolongation de la vie d’un malade au stade terminal, sans réel espoir d’améliorer son état. Le public, en particulier la famille, parle souvent d’acharnement thérapeutique lorsque des tentatives de réanimations se sont soldées en échec ».

En fait, l’expression est employée pour la première fois par le professeur J.R. DEBRAY à propos des tentatives vaines de réanimations dans des cas de coma dépassé, c’està-dire un état dans lequel se surajoute, à l’abolition totale de la fonction de vie de relation, (conscience, motilité, sensibilité, réflexion), une abolition également totale des fonctions de la vie végétative. L’emploie s’est élargie et concerne maintenant les domaines, toutes les situations ou les traitements sont appliqués dans le but unique de prolonger la survie, mais sans améliorer la qualité de celle-ci. On peut citer, par exemple, l’administration intraveineuse de médicaments à un malade incapable de s’exprimer et de s’alimenter qu’il persiste ou non un certain état de conscience, et que la fin soit proche ou plus ou moins lointaine. Mais, l’acharnement thérapeutique est-elle une solution pour les malades au stade terminal ? Doit-on hâter ou chercher à retarder la mort ?

En effet, l’acharnement thérapeutique constitue une pratique qui soulève en générale une double réaction. Le débat éthique que pose la pratique s’organise autour de deux positions extrêmes : dans la première position on trouve l’argument comme quoi, on ne doit pas chercher ou vouloir abréger la vie dans n’importe quelles conditions parce que la vie est une chose sacrée. C’est pourquoi, on ne doit pas vouloir l’abréger. La seconde position estime, au contraire, qu’il peut y avoir le vœu actuel ou exprimé d’avance par le patient qui a en formulé la demande en se basant au libre choix et à l’autonomie de l’individu.

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Table des matières

INTRODUCTION GENERALE
PREMIERE PARTIE : QU’EST-CE QUE L’EUTHANASIE ?
Chapitre1 : Définitions de l’euthanasie
1. Du suicide assisté à l’euthanasie
2. L’euthanasie et les autres pratiques médicales
Chapitre 2 : Histoire et formes d’administrations de l’euthanasie
1. Histoire de l’euthanasie
2. Formes d’administrations de l’euthanasie
DEUXIEME PARTIE : L’EUTHANAISE EST-ELLE UNE PRATIQUE ACCEPTABLE?
Chapitre 1 : Pour ou contre l’euthanasie, faut-il ou non légaliser ?
1. Arguments en faveurs de l’euthanasie
2. Arguments en défaveurs de l’euthanasie
Chapitre 2 : Mon point de vue sur l’euthanasie
1. Revaloriser le patrimoine théorique de la tradition
2. Démocratiser la bioéthique
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
WEBOGRAPHIE

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