Quelques utilisations de Euphorbia sudanica A. Chev.

Quelques utilisations de Euphorbia sudanica A. Chev.

Le latex est très caustique (il est répulsif). Il est utilisé dans certaines régions du Sénégal pour le traitement des semences d’arachide pour empêcher les singes et les chacals de les manger.
C’est un médicament de la lèpre : les rameaux sont coupés et brûlés jusqu’à obtention de cendres. Ces cendres sont bouillies dans de l’eau avec des feuilles de Nauclea latifolia. Et le décocté ainsi obtenu sert en lavage du corps entier, le visage compris. Cette plante servirait aussi dans les pneumonies. L’infusion, prise avec du lait, serait dépurative (Berhaut, 1975).
La racine est utilisée comme telle sous forme de deux recettes dans le traitement traditionnel de la dysménorrhée : concassée grossièrement en infusion (à boire tiède avec le l’alun) ou sous forme de poudre dans la bouillie ou autre liquide pouvant masquer l’amertume.

Toxicité

D’après Behl et al. 1966, le latex laiteux est fortement irritant pour la peau et les yeux ; et est employé par des villageois indiens comme gommage et pour enlever les verrues.
L’application du latex, de la poudre et des extraits produit une irritation, des brûlures ou même des gangrènes (London, 1855 ; Van Hasselt, 1882).
L’effet irritant du genre Euphorbia L. a été rapporté par Lewis (1922), Touton (1932), Roig y Mesa (1945), Williams (1949), Heyne (1950), Lipparoni (1951), Brown (1954), Morton (1958), Watt et Breyer-Brandwijk (1962), North (1967) et tant d’autres auteurs.
48 Environ 50 espèces d’Euphorbia L. ont été énumérées comme étant irritantes par Pammel en 1911. Le latex de Euphorbia sudanica A. Chev. est très caustique selon Dalziel, 1937, Berhaut, 1975 et Arbonnier, 2000. Il est par ailleurs utilisé en Afrique comme ingrédient de poisons de flèche (Dalziel, 1937 ; Raymond, 1939 ; Uphof, 1959, Watt et Breyer-Bradwijk, 1962).
Outre E. sudanica A. Chev., d’autres espèces d’Euphorbia sont aussi recensées comme étant toxiques. Il s’agit entre autre de l’espèce E. antiquorum L. dont le latex est irritant pour la peau (Pammel 1911, Burkill 1935, Chopra et Badhwar 1940, Behl et al. 1966, Nadkarni 1976). Kinghorn et Evans (1975) ont démontré l’irritabilité du latex sur les oreilles de souris.
La sève de cette espèce irrite les yeux des humains (Santos Fernandez 1892, Lampe et Fagerström 1968, Grant 1).

Historique

Plante d’utilisation ancienne. Du Grec aristos, excellent et lochia ou lochies, accouchement.
Les anciens croyaient à un pouvoir spécial de cette plante pour l’expulsion des humeurs après l’accouchement (Berhaut, 1971).

Caractéristiques botaniques

Famille des dicotylédones, les Aristolochiaceae comprennent environ 625 espèces reparties en 7 genres des régions tropicales et tempérées.
Aristolochia albida Duch est une plante ligneuse des zones sahéliennes (zones regroupant Sénégal, Mali, Nord et Sud du Nigeria, Tchad, Angola (Burkill, 1985), Nord-Ouest du Niger (région de l’Ader).
Les feuilles sont alternes, simples, cordiformes, pétiolées (pétiole long de 1 à 5 cm), à nervation palmée. La base est trinervée, les 2 nervures latérales montant presque au sommet ; 2 ou 3 autres nervures vers le haut, et d’autres nervures plus courtes sur l’extérieur des nervures latérales. Sous le limbe se trouve un réseau très fin de nervilles saillantes. La base du limbe est assez profondément cordée ; le sommet est en coin arrondi.
L’inflorescence est en grappe avec des fleurs solitaires de couleur jaune-pale.
Le fruit est une gousse obovale longue de 5 à 6 cm, large de 2 à 3 cm, s’ouvrant en 6 pans retenus par les filaments qui en sont l’armature. A l’intérieur, les graines sont plates et très nombreuses.

La racine est amère

Une autre espèce d’Aristolochia (A. bracteolata Linn.) est retrouvée dans la zone sahélienne.
C’est un arbuste glabre présent dans les zones du Mali, le nord du Nigeria, l’Afrique de l’est tropicale, l’Arabie et l’Inde.
Ces deux espèces ont pratiquement les mêmes noms vernaculaires ; en médecine locale, les racines de Aristolochiz albida Dc. semblent être interchangeables avec celles de Aristolochia bracteolata L. (Burkill, 1985).

Quelques utilisations de la plante

L’utilisation des espèces du genre Aristolochia est interdite dans plusieurs pays en raison de la néphrotoxicité de L’acide aristolochique. Cependant certains pays incluant quelques Etats membres de L’U E permettent l’utilisation d’espèces d’Aristolochia dans la médecine homéopathique à condition que de hautes dilutions qui sont pratiquement sans risque soient employées (EMEA, 2000).
Quelques espèces du genre Aristolochia sont utilisées un peu partout dans le monde par la médecine des herbes comme anti-inflammatoire dans le traitement de la goutte, de l’arthrite et de l’inflammation chronique des maladies de la peau. Quelques espèces de l’Amérique du Nord (Exemple : A. serpentaria) sont utilisées dans le traitement des morsures de serpents (EMEA, 2000).
La racine est amère, et on en obtient une infusion froide, amère, stomachique et tonique, en versant de l’eau sur les racines dans un tamis et en répétant plusieurs fois l’opération (Berhaut, 1975).
L’infusion des feuilles sèches ou quelques fois associées à des racines sèches, d’A. albida Dc. est utilisée au Nigeria par les Hausa et les Peulh comme antihelminthiques. Les feuilles sont aussi appliquées au Nigeria contre certaines maladies de la peau ; écrasées et mélangées à l’huile de ricin en application locale contre les acnés. Elles sont aussi utilisées en application locale pour retirer les vers de Guinée (Burkill, 1985, Berhaut, 1971). On peut aussi faire un cataplasme avec les racines pilées et mélangées avec du nation indigène (carbonate naturel de sodium). On boit aussi une infusion de cette mixture (Berhaut, 1971).
En médecine locale les racines sont très souvent confondues avec celles de Cissampels (Memispermaceae) et semblent être interchangeables avec celles de A. bracteolata Lam. (aussi appelée gadakuka (Haoussa), Burkill, 1985).
Les racines de A. bracteolata L., mélangées à l’huile de ricin (Ricinus communis L.) sont utilisées comme antidote des morsures de serpent et des piqûres de scorpion au Nigeria et à l’Est du Tchad (Burkill, 1985).

Chimie

Les espèces des genres Aristolochia et Asarum de la famille des Aristolochiaceae contiennent des composés toxiques (néphrotoxiques), les acides aristolochiques. Il s’agit de deux isomères de l’acide nitrophénanthrène carboxylique : le 3,4-methylènedioxy-8-methoxy-10- nitrophénanthrène-1-acide carboxylique (= acide aristolochique I) et son dérivé déméthoxylé, l’acide aristolochique II. Ces acides semblent être présents dans toute la plante. Ils ont en effet été retrouvés dans la racine, la tige, la feuille et le fruit. Les espèces du genre Aristolochia contiennent également des aristolactames (amides cyclo- phénanthrènes) (EMEA, 2000).
En 2000, Haruna A. K. et Ilyas M. ont isolé de l’extrait méthanolique de la racine de Aristolochia albida Dc., l’acide aristolochique I et un aristoloside, l’acide O-glucoside aristolochique.
Les racines fraîches de A. bracteolata L. contiennent deux composés cristallins, acides.
L’un avec un éclat jaune brillant qui est identique à l’acide aristolochique ; et le second est jaune orangé.
Les graines contiennent aussi ces deux substances et un autre composé vert sombre d’aspect huileux (Burkill, 1985).

Pharmacologie

La racine est un antidote des venins de serpents (Haruna et Choudhury, 1996).
Un composé d’une espèce africaine de A. albida Duch, columbine (diterpène) isolé de la racine, a inhibé totalement une enzyme (nonhemorrhagic proteinase B-20) provenant du venin d’un serpent dangereux (Nok, 2OO1).
Une étude effectuée au Nigeria a mis en évidence l’effet antispasmodique des extraits aqueux de la partie souterraine de la plante (Haruna et Choudhury, 1997).
L’acide aristolochique stimule le mécanisme de défense de l’organisme contre les infections et l’inflammation chez plusieurs espèces de mammifères incluant l’homme. Il a stimulé l’activité phagocytaire des granulocytes périphériques chez des volontaires sains à la dose de 0,3 mg en 3 prises journalière pour un traitement de 10 jours. L’effet anti-inflammatoire a été attribué à l’acide aristolochique et a été démontré sur des animaux (EMEA, 2000).
Les activités pharmacocinétiques de l’administration per os des acides aristolochiques I et II ont été étudiées sur les rats, souris, cochons d’Inde, chiens et l’homme. Les doses étudiées vont de 0,6-85 mg/Kg de poids corporel. L’acide aristolochique I a été aisément absorbé par la muqueuse gastro-intestinale. Chez les rats environ 91 % de la dose ingérée ont été retrouvés dans les déchets (autant dans les urines que dans les excréments) ; une absence de métabolites a été observée dans ces déchets.

Toxicité

Les plantes médicinales contenant les espèces du genre Aristolochia sont d’une toxicité évidente aussi bien chez l’homme que chez l’animal. Les acides aristolochiques, constituants de ces espèces, sont dotés d’une sévère néphrotoxicité à des doses infinitésimales (de l’ordre du μg/Kg) chez l’homme.
De nombreux rapports internationaux de décès et d’insuffisance rénale en phase terminale ont été faits à cet effet.
Depuis 1993 plus de 100 cas de néphropathie irréversible ont été annoncés en Belgique chez des jeunes femmes ayant suivi un traitement clinique d’amaigrissement. Cette néphropathie a été le résultat d’un usage imprudent d’A. fangchi comme substitut de l’espèce Stephania tetrandra, un constituant de la préparation amaigrissante. Un tiers de ces femmes ont été contraintes de recevoir une greffe rénale. Les doses quotidiennes ingérées étaient de l’ordre du μg/Kg de poids corporel.
Un groupe d’investigateurs (Nortier et al.) ont signalé avoir détecté de l’ADN remanié (provenant du complexe déoxyadénosine-acide aristolochique) dans les tissus rénaux des patientes greffées. Il a été aussi découvert chez quelques unes des patientes transplantées, la présence de métastases dans le pelvis rénal (uretère et vessie).
Chez 39 des patientes qui ont consenti à subir la chirurgie prophylactique il y avait 18 cas de carcinome de l’épithélium rénal et 17 cas de carcinome d’un ou des deux uretères et un papillome de la vessie. 19 des patientes restantes avaient une dysplasie épithéliale rénale moyenne à modérée et les deux autres avaient un épithélium normal. Tous les échantillons analysés contenaient le complexe acide aristolochique-ADN remanié.
Un total de 17 cas a été annoncé en France en 1994 chez des patients qui ont pris une préparation contenant de l’A. fangchi à la place de S. tetrandra.
En 1999, 2 cas d’insuffisance rénale terminale ont été annoncés au Royaume Uni chez des femmes prenant des remèdes chinois n’ayant reçu aucune licence autorisant la mise sur le marché, contre l’eczéma.
L’une des patientes a subi une greffe rénale et l’autre est en attente. Ces patientes ont été exposées à l’acide aristolochique suite à l’ingestion d’A. manshuriensis Kom. (un type de Mu tong = non chinois de plante) à la place des espèces de Clematitis L. ou d’Akebia qui sont aussi des Mu tong dans la formulation du médicament.
Un cas a été annoncé en Espagne. Le patient était atteint d’une insuffisance rénale en phase terminale suite à une consommation chronique d’infusion faite d’un mélange d’herbes contenant A. pistolochia, une espèce indigène de la Catalogne.
Les rapports de la Chine incluent 17 cas d’insuffisance rénale liés à l’utilisation de A. manshuriensis Kom. (un Mu tong) dans les tisanes. 12 de ces 17 patients sont mort d’insuffisance rénale.
Au Japon 10 cas de néphropathie ont été annoncés en 1995 dont 5 de ces cas ont été attribués à la médecine chinoise des plantes. Dans ces 5 cas Akebia quinata a été substitué par A. manshuriensis Kom.
Cette toxicité a été évaluée par la DL50 de la solution aqueuse des substances actives en acide aristolochique administrée par voie orale à des rats et souris. Cette DL50 chez le rat a été de 203,4 mg/Kg de poids corporel pour les mâles et 183,9 mg/Kg de poids corporel pour les femelles. Celle de l’administration en intraveineuse a été de 82,5 mg/Kg de poids corporel chez les mâles pour 74 mg/Kg de poids corporel chez les femelles.
Chez les souris, le DL50 de l’administration per os a été de 55,9 mg/Kg de poids corporel chez les mâles pour 106,1 mg/Kg chez les femelles. Celle de l’administration intraveineuse a été de 38,4 mg/Kg pds. c. chez les mâles pour 70,1 mg/Kg de poids corporel chez les femelles. Les lapines sont très sensibles à l’effet toxique de l’acide aristolochique. La mort a été observée après une administration unique en intraveineuse de dose comprise entre 1-5 mg/Kg de poids corporel.
Suite au rapports annonçant la néphrotoxicité du genre Aristolochia, la plupart des Etats membres de l’Union Européenne (UE) ont pris des mesures réglementaires afin de protéger le public contre les médicaments non autorisés contenant les espèces toxiques du genre Aristolochia. Dans plusieurs Etats membres l’utilisation des espèces de Stephania a été restreinte pour éviter les risques de substitution.
Selon le professeur Lu Guangshen, de l’Institut chinois de la médecine traditionnelle chinoise, lors d’un séminaire sur la sécurité d’emploi des médicaments chinois, les médecines chinoise et occidentale ont des concepts différents de diagnostic et de traitement. Les plantes médicinales chinoises contenant de l’acide aristolochique sont bénéfiques lorsqu’elles sont employées selon les théories de la médecine chinoise. Sinon, elles sont probablement toxiques.
L’EMEA a recensé les espèces d’Aristolochia L. incluent dans la pharmacopée chinoise. Il s’agit de A. fangchi Y.C. Wu ex L.D. Chou et S.M. Hwang (racine), A. manshuriensis Kom. (tige), A contorta Bge. (fruit, partie aérienne), A. debilis Sieb. et Zucc. (fruit, partie aérienne, racine).

TRAVAUX PERSONNELS

LIEU

Les travaux ont été menés au laboratoire de phytochimie et de pharmacodynamie du Département de Médecine Traditionnelle (DMT) de Bamako (Mali).
Ces travaux ont porté sur des réactions de caractérisation des grands groupes chimiques, des extractions avec des solvants polaires et apolaires et les tests biologiques sur les effets antioxydant des deux recettes ; mais aussi sur l’évaluation des effets antalgique et antiinflammatoire de l’extrait aqueux selon la méthode de préparation du tradipraticien.

MATERIELS

Matériel végétal

La recette à base de la racine de Aristolochia albida Dc

La recette est constituée de la partie souterraine de la plante (les racines) dont l’identification a été faite par le Professeur N’golo DIARRA (botaniste).
Un échantillon de la drogue sèche a été rapporté du Niger mais la drogue qui servi à notre étude nous a été fournie au DMT (elle a été récoltée à Douentza en novembre 2003. Un spécimen, le N° 1477 est disponible au DMT).
Après triage nous avons dépoussiéré notre drogue.
Les racines ont été préalablement concassées au mortier traditionnel avant la pulvérisation au moulin de marque Resh SM 2000 du DMT.

La recette “Néfaraliwona”

Pour notre étude, nous avons utilisé le lot N° 405a de la recette “Néfaraliwona”.
Le “Néfaraliwona” est un mélange de poudre de parties de trois plantes à savoir , la racine de Ximenia americana L. (Olacaceae), la tige Euphorbia sudanica A. Chev. (Euphorbiaceae) et les écorces de racine de Zanthoxylum zanthoxyloïdes Wat. (Rutaceae).
Il nous a été fourni par Mr. Mambi TRAORE, thérapeute tradidionnel à Bamako.

Matériel animal

Pour toute étude expérimentale, il est préconisé d’utiliser les deux sexes ; c’est-à-dire appliquer le protocole sur des mâles et des femelles avec des lots uniformes (c’est-à-dire de même sexe et de poids compris dans une fourchette de ± 2 g).
Pour les différents tests à effectuer les études expérimentales antérieures n’ont pas montré de différences significatives par rapport aux résultats en fonction du sexe.
Compte tenu de certaines difficultés financières, nous avons travaillé sur des souris mâles de poids compris entre 21 et 31 g selon les lots. C’est une souche non consanguine sélectionnée à partir d’une lignée de souris présentant des caractéristiques de vigueur, de reproductivité et exempte de pathogènes, appelée CF1 (Crarworth Farms Souche 1) et qui a pris le nom de OF1 (Oncins France Souche 1). Ces souris ont été fournies par l’animalerie du centre national d’appui à la lutte contre la maladie (C.N.A.M.).

Les réactions en tubes

Les essais chimiques de caractérisation ont porté sur la recherche dans la poudre de la racine de duman doutchi et celle de la recette « Néfaraliwona », des principaux groupes chimiques.
Ces recherches ont été portées exclusivement sur des réactions en tubes.
Les résultats sont interprétés comme suit :
– Réactions franchement positives : + + + +
– Réactions positives : + + +
– Réactions moyennement positives : + +
– Réactions louches : +
– Réactions négatives : 0

Alcaloïdes

Principe 

Ce sont des réactions de précipitation : les alcaloïdes sont des substances azotées d’origine végétale, à caractère alcalin ; ainsi, en présence d’acide, vont donner des sels d’alcaloïdes.
Ces réactions de précipitation sont fondées sur la capacité qu’ont les alcaloïdes de se combiner avec des métaux et des métalloïdes (dans la pratique, il s’agit des composés iodés) pour donner des précipités caractéristiques.
On obtient avec :
– le réactif de Bouchardad → un précipité brun
– le réactif de Dragendorff → un précipité rouge-orangé
– le réactif de Valser-Mayer → un précipité blanc-jaunâtre
A la poudre (10 g) est additionné de l’acide sulfurique dilué au 1/10 (50 ml). Après agitation, l’ensemble est laissé en macération pendant 24 heures à la température du laboratoire puis filtré.
Dans deux tubes à essai, introduire du filtrat (1 ml) et ajouter le réactif de Mayer (le tétraiodomercurate de potassium) (5 gouttes) dans le premier tube et le réactif de Dragendorff (le tétraiodobismuthate de potassium) (5 gouttes) dans le second tube. S’il y a apparition d’un précipité, la présence d’alcaloïdes est confirmée par leur extraction.

Confirmation et détermination du pourcentage des alcaloïdes

Mettre en agitation la poudre de la drogue (3 g) (PE), de l’acide sulfurique à 10 % (25 ml) et de l’eau distillée. Filtrer et compléter à 50 ml avec de l’eau distillée. Alcaliniser le filtrat avec du NH4OH dilué au ½ jusqu’à pH 8-9 puis faire une extraction avec du chloroforme (50 ml).
Le filtrat séché sur sulfate de sodium anhydre est évaporé au bain-marie dans deux capsules préalablement pesées (M). La capsule M est encore pesée avec le résidu (M’) pour la détermination du pourcentage des alcaloïdes ; le résidu de la deuxième capsule est repris avecde l’acide sulfurique dilué au 1/10 pour la détermination des alcaloïdes avec les réactifs de Mayer et de Dragendorff.

Tanins

Dans un tube à essai contenant l’infusé (1 ml), ajouter une solution aqueuse diluée de FeCl3 à 1% (1 ml). En présence de tanins, il se développe une coloration verdâtre ou bleu-noirâtre.
• Tanins catéchiques : Ajouter à l’infusé (5 ml), de l’éthanol chlorhydrique (1 ml) [éthanol à 95° alcoolique (5 ml), eau distillée (5 ml), HCl concentré (5ml) et porter le tout à ébullition pendant 15 minutes. En présence de tanins catéchiques, il y a formation d’un précipité rouge soluble dans l’alcool amylique.
• Tanins galliques : Ajouter à l’infusé (30 ml), le réactif de Stiany (10 ml de formol à 40 %, 15 ml d’acide chlorhydrique concentré) (15 ml). Chauffer au bain-marie à 90°C pendant 15 minutes. Filtrer et saturer le filtrat avec 5 g d’acétate de sodium pulvérisé.
Ajouter goutte à goutte une solution de FeCl3 à 1 % (1 ml). L’obtention de précipité montre la présence de tanins galliques.
Filtrer et saturer le filtrat (1 ml) d’acétate de sodium. Ajouter quelques gouttes de FeCl3 à 1 %. Le développement d’une teinte bleu-noire indique la présence de tanins galliques non précipités par le réactif de Stiany.

Flavonoïdes

A l’infusé à 5 % (5ml) 5ml de présentant une coloration de départ plus ou moins foncée, ajouter un acide (5 ml de H2SO4) puis une base (5ml de NH4OH). Si la coloration s’accentue par acidification puis vire au bleu violacé en milieu basique, on peut conclure à la présence d’anthocyanes.

Réaction à la cyanidine

Principe : En solution alcoolique et en présence d’hydrogène naissant par action de l’acide chlorhydrique sur du magnésium, les flavonoïdes donnent une coloration rouge-orangée allant au violet.
Mode opératoire : Introduire dans un tube à essai l’infuser (5 ml), ajouter de l’éthanol chlorhydrique 5 ml (éthanol à 95 %, eau distillée, HCl concentré à parties égales en volumes), l’alcool isoamylique (1 ml), puis quelques copeaux de magnésium.
L’apparition d’une coloration rose orangée (flavones) ou rose violacée (flavonones) ou rouge (flavonols, flavanonols) rassemblée dans la couche surnageante d’alcool isoamylique indique la présence d’un flavonoïde libre (génine). Les colorations sont moins intenses avec les hétérosides flavoniques.
La réaction est négative avec les chalcones, les dihydrochalcones, les aurones, les catéchines et les isoflavones.

Leucoanthocyanes

Effectuer la réaction à la cyanidine sans ajouter les copeaux de magnésium et chauffer pendant 15 mn au bain-marie.
En présence de leucoanthocyanes, il se développe une coloration rouge cerise ou violacée.
Les catéchols donnent une teinte brun rouge.

Dérivés anthracéniques

Anthracéniques libres : les quinones

A la poudre de drogue (1 g), ajouter du chloroforme (10 ml) et chauffer pendant 3 minutes.
Filtrer à chaud et compléter à 10 ml si nécessaire. A l’extrait chloroformique obtenu (1ml) ajouter du NH4OH dilué (1 ml) et agiter. La coloration plus ou moins rouge indique la présence d’anthraquinones libres.

Différentiation des quinones

A 1 g de poudre humectée avec H2SO4 10 % sont ajoutés un mélange à volume égal d’éther et de chloroforme (20 ml). Après une macération de 24 heures, 5 ml du filtrat obtenu sont évaporés à l’air, puis le résidu est repris par quelques gouttes d’éthanol à 95 %. Ajouter goutte à goutte une solution aqueuse d’acétate de nickel à 5 %. La réaction positive se caractérise par une coloration rouge.

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Table des matières

ABREVIATIONS, SYMBOLES ET CONVENTIONS
INTRODUCTION
MOTIVATION
OBJECTIFS
3.1 OBJECTIF GENERAL
3.2 OBJECTIFS SPECIFIQUES
4 TRAVAUX ANTERIEURS
4.1 RAPPEL SUR LA MENSTRUATION
4.2 DYSMENORRHEE
4.3 INFLAMMATION
4.4 LA DOULEUR
4.5 TRAITEMENT DE LA DYSMENORRHEE
4.6 LES ANTIOXYDANTS
4.7 MONOGRAPHIE DES TROIS PLANTES DU “NEFARALIWONA”
4.7.1 ZANTHOXYLUM ZANTHOXYLOIDES WATERMANN
4.7.2 XIMENIA AMERICANA L
4.7.3 EUPHORBIA SUDANICA A. CHEVALIER
4.8 RECETTE A BASE DE ARISTOLOCHIA ALBIDA DUCHARTRE
4.8.1 MONOGRAPHIE DE ARISTOLOCHIA ALBIDA DC
5 TRAVAUX PERSONNELS
5.1 LI EU
5.2 MATERIELS
5.3 REACTIONS DE CARACTERISATION
5.3.5 CHROMATOGRAPHIE SUR COUCHE MINCE (C.C.M.)
5.4 TESTS BIOLOGIQUES
RESULTATS
6.1 RESULTAT DU CONTROLE DE QUALITE DE LA MATIERE VEGETALE
6.2 RESULTAT DE LA STANDARDISATION
6.3 RESULTAT DES REACTIONS DE CARACTERISATION
6.3.1 RESULTAT DES REACTIONS EN TUBE
6.3.2 RESULTAT DES DOSAGES
6.3.3 RESULTAT DES EXTRACTIONS
6.3.4 RESULTAT DE LA CHROMATOGRAPHICHE MINCE (CCME SUR COU)
6.4 RESULTAT DES TESTS BIOLOGIQUES
7 COMMENTAIRES ET DISCUSSION  CONCLUSION
9 REFERENCES

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