PROJET D’ EXTENSION DE L’ETABLISSEMENT DE MENUISERIE

Secteur du bâtiment

                   Dans les districts d’Antanifotsy, Betafo, Antsirabe II, les artisans se sont groupés en petites entreprises de confection de briques et tuiles et exportent leurs productions (des millions d’unités par an) vers les faritany de Fianarantsoa, Toamasina et Antananarivo. La briqueterie d’Ambohimena (district d’Ambatolampy) avec du matériel vétusté est la seul unité industrielle qui emploie près de 90 personnes. Sa production est de 40 à 50 tonnes par jour.

LA DEMANDE REGIONALE

                  Nous avons mené des enquêtes, à l’aide des questionnaires, auprès des consommateurs (ménages, entreprises, associations, écoles, administrations locales, etc.) et des distributeurs. Le total de l’échantillon prélevé est au nombre de six cent (600) dans toute la région du Vakinankaratra. Nous avons constaté que la demande est accrue d’une année à l’autre surtout pour les produits de menuiserie de moyen de gamme. Le développement du centre urbain d’Antsirabe favorise la consommation de meubles et les consommateurs réclament des produits d’ébénisterie de haut et moyen de gamme. Par ailleurs, dans les milieux ruraux, la plupart des clients se contentent des produits de moyen et même de bas de gamme avec des prix modestes par rapport à leurs revenus. D’après les indications de la monographie de la région du Vakinankaratra, incluant actuellement la ville d’Ambatolampy, un nouveau centre urbain en expansion, l’estimation des besoins de la population est de 0,20 m3 par tête d’habitant, un volume total de 302.700 m3 par an de bois d’œuvres et des produits dérivés ; cependant ce marché est loin d’être satisfait (le total de l’offre actuelle ne couvre que 74,11% de la demande). De toutes les façons les besoins vont croître d’année en année. Qui sont-alors les clients ciblés ?

DEFINITION DU MARKETING

                Les définitions du marketing sont aussi nombreuses que les auteurs … et évoluent en même temps que le marketing se renouvelle. Nous retiendrons la définition classique suivante : « Le marketing est un ensemble des méthodes et des moyens dont dispose une organisation pour promouvoir, dans les publics auxquels elle s’adresse, des comportements favorables ».1 Une autre définition à retenir et plus courte est que : « Le marketing est une activité humaine orientée vers la satisfaction des besoins et des désirs à travers des processus d’échange ».2

Politique de Prix

                      La politique de prix est une composante très sensible de l’action marketing : elle détermine fortement le volume de ventes, la marge unitaire et l’image de l’entreprise sur ses marchés. En Afrique, les pouvoirs publics contrôlent largement la détermination des prix soit en fixant autoritairement les prix de vente de nombreux produits, soit en déterminant des marges « licites » aux niveau de la fabrication et de la distribution des produits. Certains pays optent actuellement pour une politique de libéralisation des prix avec des mesures d’accompagnement pour que soit respecté le libre jeu d’une concurrence équitable et pour éviter de graves injustices sociales. Dans l’espace de liberté qui leur reste, les entreprises africaines peuvent ajuster leur politique de prix en fonction de leur objectifs prioritaires au niveau de chaque produit : maximisation des ventes en volume ou en chiffre d’affaires ou maximisation immédiate du profit. Elles doivent également tenir compte de leurs objectifs globaux et rendre cohérents les objectifs de chaque produit dans le cadre d’une politique de gamme. La détermination d’un tarif doit résulter de trois approches conduites simultanément.
* C’est tout d’abord l’approche par les coûts qui consiste à appliquer au prix de revient du produit un coefficient multiplicateur pour obtenir le prix de vente. Cette méthode est la meilleure garantie contre les ventes à perte mais elle est tributaire des difficultés liées à la détermination du prix de revient. Elle reflète une logique de production et non de marketing.
* La seconde approche est liée à l’analyse de la demande. On sait comme principe de base de la théorie économique que la demande pour un produit dépend de son prix. Cette relation peut être représentée par différents types de courbes et elle peut être représentée par l’élasticité de la demande au prix séduisante en théorie, cette approche se révèle difficile à mettre en pratique faute d’information statistique suffisante. Il est préférable d’adopter une démarche plus pragmatique à base de tests.
• La troisième approche se réfère au prix d’un concurrent de référence ou d’un groupe de concurrents ; l’entreprise situe son propre tarif en fonction des atouts ou handicaps qu’elle pense détenir sur d’autres plans que de prix : qualité, ancienneté, notoriété, force de vente et de négociation. Cette approche est particulièrement importante dans le cas d’appel d’offre. Les trois approches ne donnent pas nécessairement le même niveau de prix de vente. L’arbitrage est un choix stratégique en fonction de ses objectifs.

Communication – Publicité – Promotion

                 La communication est un des moyens d’action important du « marketing mix » ; il ne suffit pas, en effet, d’avoir un bon produit offert à un prix satisfaisant et distribué correctement, pour vendre ; il est en plus nécessaire que le produit soit connu, et qu’il ait une bonne image. La publicité est un des vecteurs importants, avec la force de vente, de cette notoriété et de cette image, surtout, ces deux là sont contrôlés par l’entreprise alors que d’autres vecteurs, comme les bouches à oreilles, ne le sont nullement. La publicité, en outre, est sans doute la partie la plus visible du marketing, celle que le public remarque le plus et celle qui, (pour cette raison), est aussi la plus exposée, nous définirons la publicité comme une communication payante, impersonnelle et unilatérale, par l’intermédiaire de médias et de supports, émanant d’une organisation industrielle ou d’une firme identifiés dans le message. Cette définition élimine d’autres techniques de communication comme la vente (personnelle et à base de dialogue), la promotion des ventes ou les relations publiques (qui ne passent pas, forcement par des médias et supports et qui, pour les secondes, sont rarement payantes), la propagande ou publicité politique (n’émanant pas d’une organisation industrielle ou commerciale).
• Le but de la publicité est de communiquer : faire connaître et agir sur les motivations, attitudes et options et indirectement seulement de vendre. Un des modèles les plus connus est le modèle AIDA : elle attire d’abord l’Attention, puis suscite l’Intérêt, le Désire, et enfin pousse à l’Action (achat). Mais pour des produits peu importants pour l’acheter, le modèle d’implication minimale est plus vraisemblable : la séquence est alors connaissance – comportement – attitude.
• Les acteurs de la publicité sont :
– Les annonceurs, peu nombreux dans chaque pays et venant surtout des secteurs de la brasserie, de l’automobile, de l’agroalimentaire, de la savonnerie.
– Les médias et supports : la télévision dont l’impact est grand mais la couverture encore faible dans la plupart des pays ; la radio, très populaire et permettant le mieux de toucher les campagnes, d’un coût relativement faible au surplus, mais parfois encore sous-utilisée ; la presse, plus variée mais ne touchant encore qu’une minorité ; l’affichage, essentiellement urbain et souvent peu organisé ; le cinéma dont l’impact est le plus grand de tous, mais l’audience limitée par le petit nombre de salles.
L’activité publicitaire s’exerce dans un cadre légal et administratif destiné à protéger les consommateurs et à faire respecter les normes admise par le public.

LES PRODUITS DE MENUISERIE

                    Les produits de menuiserie sont très variés. Dans un ouvrage de construction, les articles de menuiserie jouent le rôle de fermeture (ou d’ouverture) entre l’extérieur et l’intérieur du bâtiment (menuiseries extérieures) ou entre deux pièces du bâtiment (menuiseries intérieures). Ils résultent de la confection des portes et fenêtres avec leurs bâtis respectifs, des parquets, planches, voliges, lattes et tringles, les plinthes, les gorges et couvre-joints. Il apparaît donc que notre gamme de produits de menuiserie est étendue mais qu’avec la réalisation du projet elle sera largement accrue.

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : IDENTIFICATION DU PROJET 
Chapitre 1 : PRESENTATION DU PROJET
Section 1 : H I S T O R I Q U E .
1.1. Monographie de la région du Vakinankaratra
1.1.1. Milieu humain et social .
1.1.2. Secteur économique
1.2. Initiative du projet
Section 2 : CARACTERISTIQUES DU PROJET
2.1. Entreprise de menuiserie
2.2. Facilité d’approvisionnement
Chapitre 2 : ETUDE DU MARCHE ET STRATEGIE MARKETING 
Section 1 : ETUDE DE L’OFFRE ACTUELLE
1.1. Le marché régional
1.2. Les concurrents
Section 2 : ETUDE DE LA DEMANDE
2.1. La demande régionale
2.2. Les clients ciblés
Section 3 : STRATEGIE MARKETING
3.1. Le marketing mix
3.1.1. Définition du marketing
3.1.2. Les composantes du marketing mix
3.1.2.1. Politique de Produit
3.1.2.2. Politique de Prix
3.1.2.3. Politique de distribution ou Placement des produits
3.1.2.4. Communication – Publicité – Promotion
3.1.2.5. Physical evidence
3.1.2.6. Process desing
3.1.2.7. Participant
3.2. Stratégie marketing
3.2.1. Stratégie PUSH « POUSSER »
3.2.2. Stratégie PULL « TIRER »
Chapitre 3 : LES OUTILS ET CRITERES D’EVALUATION D’UN PROJET : RAPPEL THEORIQUE 
Section 1 : LES OUTILS D’EVALUATION D’UN PROJET
1.1. Marge brute d’autofinancement (MBA)
1.2. Cash flow actualisé (CF act)
1.3. Valeur actuelle nette (VAN)
1.4. Taux de rentabilité interne (TRI)
1.5. Durée de récupération du capital investi (DRCI)
1.6. Indice de profitabilité (IP)
1.7. Return on Investment (ROI)
1.8. Seuil de rentabilité et Point mort
Section 2 : LES CRITERES D’EVALUATION D’UN PROJET
2.1. La pertinence
2.2. L’efficacité
2.3. L’efficience
2.4. La durée de vie
2.5. Impact
DEUXIEME PARTIE : CONDUITE DU PROJET
Chapitre 1 : TECHNIQUE DE PRODUCTION
Section 1 : LE PROCESSUS DE PRODUCTION
Section 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE PRODUITS
2.1. Les produits de menuiserie
2.2. Les produits de Ebénisterie
2.3. Les bois travaillés
Section 3 : MOYENS DE PRODUCTION
3.1. Matériel existant
3.2. Matériel nécessaire pour accroître la capacité de production
Chapitre 2 : CAPACITE DE PRODUCTION
Section 1 ANNEE DE DEMARRAGE (Année 1)
1.1. Situation actuelle
1.2. Produit de menuiserie
1.3. Ebénisterie
1.4. Bois travaillés et Sous-produits
Section 2 : ANNEE DE CROISIERE ( 2 à 5 )
Chapitre 3 : STRUCTURE ORGANISATIONNELLE ENVISAGEE
Section 1 : CRITIQUE DE L’ORGANISATION ACTUELLE
1.1. Organisation actuelle
1.2. Nouvel organigramme à instaurer
Section 2 : NOUVELLE ORGANISATION
2.1. Encadrement : Le Gérant
2.2. Agents d’exécution
TROISIEME PARTIE : ETUDE FINANCIERE DU PROJET
Chapitre 1 : LES INVESTISSEMENTS 
Section 1 : INFRASTRUCTURES
1.1. Terrain
1.2. Bâtiments
1.3. Moyens de production
1.4. Matériels et mobiliers de bureau
1.5. Matériel de transport
Section 2 : PLAN DE FINANCEMENT INITIAL
2.1. Recensement des besoins durables
2.2. Recensement des ressources durables
Section 3 : TABLEAU D’AMORTISSEMENT
3.1. Définition de l’amortissement
3.2. Tableau effectif
Section 4 : FONDS DE ROULEMENT INITIAL ET BILAN DE DEPART
4.1. Fonds de roulement initial
4.2. Bilan de départ
Chapitre 2 : LES COMPTES DE GESTION
Section 1 : LES CHARGES D’EXPLOITATION
1.1. Achats consommés
1.2. Services extérieures
1.3. Autres services extérieurs
1.4. Impôts et taxes et versements assimilés
1.5. Charges de personnel
1.6. Dotations aux amortissements
Section 2 : LES PRODUITS D’EXPLOITATION
2.1. Ventes des produits
2.2. Les sous-produits
2.3. Récapitulation des produits
Chapitre 3 : ETUDE DE FAISABILITE ET DE RENTABILITE
Section 1 : Compte de résultat prévisionnel par fonctions
Section 2 : Plan de trésorerie prévisionnelle – Année 1
Section 3 : Compte de résultat prévisionnelle par nature
Section 4 : Bilans prévisionnels des 5 exercices
Chapitre 4 : EVALUATION DU PROJET 
Section 1 : EVALUATION ECONOMIQUE
1.1. Valeur ajoutée et Produit intérieur brut (PIB)
Section 2 : EVALUATION FINANCIERE SUIVANT LES OUTILS
2.1. Marge brute d’autofinancement
2.2. Cash flow actualisé
2.3. Valeur actuelle nette
2.4. Taux de rentabilité interne
2.5. Durée de récupération du capital investi
2.6. Indice de profitabilité
2.7. Return on investment
2.8. Seuil de rentabilité et Point mort
Section 3 : EVALUATION FINANCIERE SUIVANT LES CRITERES
3.1. Pertinence
3.2. Efficacité
3.3. Efficience
3.4. Durée de vie
3.5. Impact
Section 4 : EVALUATION SOCIALE
4.1. Création d’emploi
4.2. Développement social de la région
CONCLUSION ET PERSPECTIVES D’AVENIR
A N N E X E S
BIBLIOGRAPHIE

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