Problematique de la fertilisation azotee

PROBLEMATIQUE DE LA FERTILISATION AZOTEE 

D’une façon générale, le maintien de la fertilité des sols demeure une préoccupation importante dans les systèmes de culture à base de coton. La fertilisation minérale recommandée au Burkina Faso pour la culture du coton est 150 kg/ha de NPKSB au quinzième (15) jours après levée (jal) et 50 kg/ha d’urée au quarantième (40) jours après semis (jas) ou 200 kg/ha du mélange de ces deux produits après le premier sarclage (INERA ,1998). L’azote est considéré comme le premier facteur de rendement et il est l’un des éléments nutritifs majeurs du cotonnier. L’azote favorise l’utilisation des hydrates de carbone, stimule le développement et l’activité racinaire, ainsi que l’absorption des autres éléments minéraux et la croissance de la plante.

L’application de la fertilisation azotée requiert du temps et une main d’œuvre importante et l’azote est exposé à des pertes par la dénitrification, la volatilisation, le ruissellement, la lixiviation et l’érosion: En milieu paysan, les engrais sont apportées à des périodes tardives ou précoces, lors de l’application, on note une dilution des engrais et le plus souvent l’engrais azoté est non enfouie.

GENERALITES SUR LE COTONNIER 

Systématique 

Le cotonnier est une plante de l’Ordre des Malvales, de la Famille des Malvacées, du Genre Gossypium. (JAMES, 2002). Plusieurs études taxonomiques ont mis en exergue deux groupes de cotonniers : les cotonniers sauvages avec X=13 chromosomes qui sont diploïdes et des espèces cultivées qui sont, soit diploïdes (Gossypium herbaceum et Gossypium arboreum) soit tétraploïdes avec 2X=26 chromosomes (Gossypium hirsutum et Gossypium barbadense). L’espèce cultivée est G.hirsutum (PARRY, 1982).

Morphologie
La morphologie du cotonnier indique l’architecture de la plante. Elle traite des racines, des tiges, des branches, des feuilles, des fleurs et des fruits.

Le système racinaire est composé d’une racine pivotante avec des ramifications latérales qui explorent le sol. Les racines jouent un rôle physique de soutien et un rôle nutritif pour la plante (BOURGOU, 2006). Le cotonnier est une plante arbustive. Sa partie aérienne est constituée d’une tige principale à croissance continue (monopodiale) qui émet deux types de rameaux : à la base de la plante, des branches végétatives à croissance monopodiale, qui ne portent pas directement de capsules mais émettent des rameaux secondaires fructifères ; au-dessus, des branches fructifères à croissance discontinue (sympodiale), qui portent des capsules. Suivant les espèces, les variétés et les conditions d’environnement, la part de la production de cotongraine portée par ces deux types de branches est variable (Mémento de l’agronome, 2002). Les branches végétatives se développent sur les nœuds à la base de la tige principale. Elles ont une croissance continue et leur nombre varie suivant les variétés et les conditions de culture. HAU et GOEBEL (1986) ont trouvé que ce nombre diminuait avec l’augmentation de la densité et il peut même être nul. Les branches végétatives peuvent porter une faible partie de la production de la plante. Les branches fructifères se développent à partir des nœuds de la tige principale au-dessus d’un certain niveau, en général à partir du 6e nœud. HAU et GOEBEL (1986) et SANFO (2003) ont rapporté que le niveau d’insertion de la première branche fructifère sur la tige principale semble corrélé avec la précocité et les branches fructifères. Les plus basses indiquent les plantes les plus précoces. Elles ont un développement en zigzag. Comme leur nom l’indique, elles porteront, principalement, les fleurs et les fruits ; bien que l’on puisse souvent rencontrer des fruits sur les branches végétatives (HAU et GOEBEL, 1987). L’inclinaison que prennent les branches fructifères et les branches végétatives par rapport à la tige principale et le développement de ces branches les unes par rapport aux autres définissent ensemble le port de la plante : port en gobelet, port pyramidal, port cluster, port filiforme (LAGIERRE, 1966). Quant aux feuilles du cotonnier, elles sont les premiers organes formés sur la tige principale et jouent le rôle de réserve, d’assimilation, de respiration et de transpiration (LAGIERRE, 1966).

Les fleurs apparaissent sur les nœuds des branches fructifères, d’abord sous forme de petites structures vertes pyramidales appelées boutons floraux «square». Ces squares se développent et évoluent en fleurs qui s’ouvrent au bout de 3 semaines environ (SANFO, 2003). La fécondation des ovules donne les graines et le développement de l’ovaire donne la capsule (PARRY, 1982).

Cycle de développement 

Le cotonnier est une plante à croissance indéterminée, c’est-à-dire qu’il installe des fruits (capsules) en même temps qu’il assure sa croissance végétative (Mémento de l’agronome, 2002). Pour décrire la croissance du cotonnier, on distingue cinq stades ou phases qui sont :
﹣ stade de la levée, du semis à l’étalement des cotylédons (6 à 10 jours en condition normale d’humidité) (Mémento de l’agronome, 2002). Au cours de ce stade, le développement de la plantule se fait grâce aux réserves de la graine et il faut à ce stade beaucoup d’eau, de la chaleur et de l’oxygène (SAWADOGO, 2004) ;
﹣ stade plantule, de l’étalement des cotylédons au stade 3-4 feuilles, elle va du 10ème au 35ème jour. Au cours de ce stade, le système racinaire se développe rapidement et le pivot gagne en profondeur en développant des ramifications. Le métabolisme s’intensifie, le besoin en azote se fait sentir ;
﹣ stade de préfloraison, qui va du stade 3-4 feuilles au début de la floraison. Elle dure du 30ème jour après semis (jas) au 50ème jas. C’est l’initiation florale, la plantule continue sa croissance qui se fait rapidement. La fertilité du sol revêt une importance capitale ;
﹣ stade de floraison (50-80 jas). Au cours de ce stade, la nutrition minérale et l’approvisionnement en eau sont nécessaires. Selon PARRY (1982), l’eau constitue 50 % des racines et des branches fructifères et 95 % des jeunes feuilles. La floraison débute du 50ème jas et va jusqu’à la récolte. La fin de la floraison est marquée par l’arrêt de croissance des branches et l’avortement des boutons floraux ;
﹣ stade de maturation des capsules, qui va de la formation des capsules après fécondation jusqu’à la récolte. La capsule atteint sa forme définitive 21-25 jour après fécondation. Après la maturation, la capsule s’ouvre, les graines achèvent leur maturation entre 21-30 jours.

Exigences du cotonnier 

Climat 

Le zéro de germination est de 12 à 13°C pour G. Barbadense et de 14 à 15°C pour G. hirsitum.

Les besoins en eau du cotonnier sont très variables suivant le stade de développement et pour un stade donné, en fonction de l’intensité, de l’ensoleillement et du taux d’humidité relative. En région tropicale, il faut en début de végétation 2 à 3 mm / jour ; à la floraison 4 à 7 mm / jour et en fin de végétation 2 à 3 mm / jour. Le cotonnier a besoin d’un bon ensoleillement surtout pendant la phase de fructification (MEMENTO DE L’AGRONOME, 1991). L’alimentation en eau est un facteur important de la croissance du cotonnier. Les besoins en eau du cotonnier sont d’au moins 500 mm durant la saison de culture. Le déficit hydrique perturbe moins le développement reproducteur et la croissance des capsules que l’expansion foliaire, la rétention des organes reproducteurs et la croissance végétative. Il peut avoir une influence négative sur la qualité de la fibre. Le cotonnier est très sensible à l’anoxie et un excès d’humidité peut être particulièrement néfaste. Des périodes trop longues d’humidité relative supérieure à 90 % peuvent affecter la fécondation et provoquer d’importantes chutes de rendement. Un mauvais drainage ou l’inondation des parcelles sont à éviter (MEMENTO DE L’AGRONOME, 2002).

A la floraison, le stress hydrique provoque des désordres physiologiques qui aboutissent à la chute des fleurs appelée “shedding”. Le cotonnier nécessite une saison sèche terminale bien marquée, indispensable à une bonne ouverture des capsules et à la récolte. L’excès d’eau entraîne une baisse de rendement (perte de capsules) sans que la plante ne présente aucun signe apparent d’anomalie (FAO, 2014).

Les températures élevées et les forts ensoleillements hâtent le cycle du cotonnier (SEMENT, 1986).

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Table des matières

INTRODUCTION
CHAPITRE I : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
1.1. PROBLEMATIQUE DE LA FERTILISATION AZOTEE
1.2. GENERALITES SUR LE COTONNIER
1.2.1. Systématique
1.2.2. Morphologie
1.2.3. Cycle de développement
1.2.4. Exigences du cotonnier
1.2.4.1. Climat
1.2.4.2. Sol
1.2.5. Ennemis et protection phytosanitaire
1.3. GENERALITES SUR L’AZOTE
1.3.1. Sources d’azote dans le sol
1.3.1.1. Sol
1.3.1.2. Fixation biologique de l’azote atmosphérique
1.3.1.3. Apports par la matière organique
1.3.1.4. Apports par les engrais
1.3.2. Pertes d’azote dans le sol
1.3.2.1. Pertes par exportation par les récoltes
1.3.2.2. Dénitrification et volatilisation
1.3.2.3. Ruissellement et érosion
1.3.2.4. Lixiviation
1.4. FERTILISATION AZOTEE DU COTONNIER
1.4.1. Rôle agronomique de l’azote
1.4.1.1. Excès de l’azote
1.4.1.2. Carence de l’azote
1.4.2. Périodes, doses recommandées et techniques d’apport
1.4.2.1. Normes
1.4.2.2. Pratiques paysannes
CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES
2.1. SITES D’ETUDE
2.1.1. Banfoulaguè
2.1.2. Ferme de Boni
2.1.3. Sogossagasso
2.2. MATERIEL D’ETUDE
2.2.1. Matériel végétal
2.2.2. Fumure minérale
2.3. METHODOLOGIE
2.3.1. Traitements mis en comparaison
2.3.2. Dispositif expérimental
2.3.3. Conduite culturale
2.3.4. Paramètres mesurés
2.3.4.1. Hauteur des cotonniers
2.3.4.2. Nutrition azotée
2.3.4.3. Densité à la récolte
2.3.4.4. Nombre de capsules à la récolte
2.3.4.5. Rendement
2.3.4.6. Plant Mapping à la récolte
2.3.5. Analyses statistiques
CHAPITRE III : RESULTATS et DISCUSSION
3.1. Résultats
3.1.1 Effets des traitements sur la production cotonnière
3.1.1.1. Croissance végétative
3.1.1.1.1. Hauteur des cotonniers
3.1.1.1.2. Plant Mapping
3.1.1.2. Rendement
3.1.2. Effets des traitements sur la nutrition azotée des cotonniers
3.2. Discussion
CONCLUSION
RECOMMANDATIONS
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES

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