PRATIQUES CULTURELLES ET ACTIVITES AGRICOLES

L’individualisme

                Max Weber est l’auteur représentatif du modèle de l’individualisme. Au sein de ce modèle, l’homme est vu comme un être actif ; la société ne façonne pas l’homme : c’est l’homme qui façonne la société. Pour lui, chaque individu est un atome social : les individus agissent en fonction de motifs, d’intérêts, d’émotions propres et sont liés aux autres atomes. Un système d’interactions constantes entre les individus produit et reproduit la société. Et c’est surtout cet aspect d’action et d’interaction entre les individus dans cette théorie qui nous intéresse dans cette recherche. Ainsi, l’holisme et l’individualisme sont deux concepts qui se complètent pour le bon fonctionnement d’une société donnée.

Culture et développement

             Soutenir la culture signifie également donner un rôle actif aux membres de la communauté pour diriger leur avenir, restaurer l’agence du changement pour ceux dont les efforts du développement peuvent avoir un impact, ce qui est crucial pour la durabilité et le progrès à long terme. L’expérience montre que les ressources culturelles d’une communauté peuvent être transformées en richesse économique en promouvant le caractère unique de l’identité, les traditions, les produits culturels et les services d’une région dans le sens où ils génèrent emplois et salaires. Par ailleurs, miser sur la conservation des biens culturels, promouvoir les activités culturelles, le savoir traditionnel et les compétences développées par l’Homme à travers de très longues périodes d’adaptation à l’environnement, sont des moyens très efficaces pour renforcer le développement durable et le capital social des communautés.

Développement rural

              Selon Jean Morize(1992), « le développement rural consiste à améliorer tout l’environnement de l’agriculteur, considéré comme le principal bénéficiaire. Il porte à la fois sur les routes, les villages, la santé, l’éducation et sur tous les services économiques et sociaux susceptibles d’améliorer non seulement la fonction productive, mais aussi le bien-être social ». Ainsi, le développement rural permet de mettre en valeur le potentiel des communautés rurales en favorisant l’implication des citoyens, la concertation et le partenariat entre les différents acteurs d’un territoire rural. Ces derniers deviennent en partie responsables de l’évolution et du développement de leur municipalité, ainsi que des acteurs importants de la scène rurale en jouant un rôle de premier plan. Ainsi, le développement rural est directement lié au développement local, qui utilise les initiatives locales comme moteur de développement économique.

Le Tavy

                 L’agriculture constitue la principale activité de la population de la commune rurale d’Ambalabe. On distingue les cultures vivrières et les cultures de rente. Parmi les pratiques de la culture vivrière, il y a la culture sur brûlis. Les activités sur les champs de tavy dominent largement le calendrier agricole des familles betsimisaraka d’Ambalabe. 82% des ménages paysans de taille moyenne de six personnes cultive un ou plusieurs terrains équivalant à 0,5 à 1,5 ha de tavy chaque année suivant la disponibilité en main-d’œuvre et en surface disponible et accessible. L’aspect itinérant de cette culture se définit par rapport à la rotation de parcelles, qui sont cultivées une fois seulement avec du riz pluvial avant de rester de nouveau en jachère pendant au moins cinq (5) années. Signalons que pour ce mode de travail de la terre, il s’agit de faire brûler la peau de fôret pour avoir une vaste surface à cultiver. D’où la dénomination culture sur brûlis. Ce phénomène est fréquent dans la commune d’Ambalabe. On peut dire que c’est l’un des modes les plus importants de culture pour ces gens. En effet, la totalité des paysans pratiquent le tavy. C’est surtout le riz qu’ils y cultivent, parfois en alternance avec le maïs, et quelques brèdes. Une fois que le riz est récolté, les gens y pratiquent de la culture de manioc. Vary an-tavy, ainsi est l’appellation locale de ce type d’exploitation agricole. On le pratique une fois par an, le mois d’octobre de chaque année débute ce type de culture. D’abord, quand vient le mois d’octobre, on commence à dégager une partie du terrain suffisante pour le besoin de récolte. On coupe des arbres à l’aide d’un outil typiquement local (couteau à longue manche). On laisse reposer le terrain pendant un ou deux semaines pour que la peau de forêt se sèche. Après ces délais, on brûle le terrain avec les espèces végétales déjà sèches. Une fois brûlé, on le laisse encore se reposer pour une semaine pour que le sol soit prêt à accueillir les graines de riz. Après tout cela, on passe directement à la culture du riz, il s’agit de trouer le sol avec un bois pointu et y mettre des graines de riz. Cette culture dépend du nombre de personne qui contribue à ce travail, et de la surface du terrain à cultiver. Cela prend entre trois à quinze jours. Hommes et femmes contribuent pleinement tout au long de la production.

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Table des matières

Introduction
PartieI Cadre théorique et presentation du terrain 
Chapitre I Dimensions théoriques 
I- Les deux theories d’éxplication sociologique
1- L’holisme
2- L’individualisme
II- Tendance actuelle : la mondialisation
1- Définition
2- Concept de culture
3- Mondialisation et culture
4- Identité culturelle
III- La sociologie du monde rural
1- Définition des mots clés
2- Monde rural à Madagascar
Chapitre III Présentation du terrain
I- Historique du people betsimisaraka
II- Monographie de la commune
1- Historique et localisation
2- Géographie
3- Démographie
4- Economie
5- Infrastructure socio-économique
6- Aspects environnementaux
Partie II Les réalités productives et culturelles à Ambalabe 
Chapitre III Aperçu global sur les pratiques agricoles à Ambalabe 
I- L’exploitation agricole à Ambalabe
1- Le tavy
2- Les rizières
3- Le champ
4- L’introduction de la technique moderne sur l’agriculture à Ambalabe
II- La production
1- La production du riz
2- La production du café
3- La production des fruits
4- Les autres produits agricoles
5- Les produits d’élevage
III- La perennité de la production
1- La perennité des produits
2- La consummation
3- Le marché
IV- Les elements associés au bon déroulement de l’agriculture
1- L’environnement
2- Le foncier
3- La microfinance
4- L’insécurité rural
Chapitre IV Impact de la culture sur la façon de produire 
I- La culture comme moyen de gestion et d’exploitation
1- La cohesion sociale dans les activités agricoles
2- Il faut respecter les fady
3- Moyens de controle de la production
3.1- Le sikidy
3.2- Le tromba
3.3- Les religions modernes
Chapitre V Les pratiques ancestrales et le riz 
I- Quelques concepts utiles
1- Tangalamena
2- Lapa
3- Tihimena
4- Vavanjaka
5- Fisokona
6- Omby
7- Toaka
8- Vary
II- Fagnanaovandraha
1- Rituel Laza
2- Rituel Sorogna
3- Rituel Tsikafara
4- Rituel Fahagna
5- Rituel Dera trano
6- Rituel Manitsi-bary
Partie III Prospective d’une stratégie adaptative 
Chapitre VI Reflexions 
I- Constatation sur terrain
1- Pauperisation massive par les pratiques identitaire
2- La mondialisation et la société rurale
II- Les problèmes techniques concernant l’agriculture à Madagascar
1- La faible profesionnalisation du monde rural
2- Le faible niveau de la productivité agricole
3- La précarité du financement du monde rural
III- Le comportement paysan
Amenagement de la vie socioculturelle
I- Promotion de l’enseignement
1- Amelioration de l’éducation en milieu rural
2- Education des adultes
II- Modernisation de la pratique
1- L’amenagement agricole
1.1- Valorisation de la culture de rente
1.2- Vulgarisation agricole
1.3- Mecanisation agricole
1.4- Un regime foncier adapté
1.5- Le renforcement de la sécurité rurale
1.6- La prise en compte des dimensions environnementales
1.7- Accessibilité du financement au monde rural
1.8- Ameliorer les pratiques d’élevage
2- L’amenagement culturel
Chapitre VIII Stratégie de mise en responsabilité des acteurs
I- Politique de l’Etat
1- L’Etat providence
2- Les services techniques de l’Etat
II- Les responsables directs
1- Les ménages
2- Les communautés de base
3- Les administrations communale
4- Les collectivités territoriales décentralisées
5- Les élus
III- Les autres parties prenantes
1- Les organisms internationaux et nationaux
2- La communauté scientifique
3- Le secteur privé
IV- L’entrepreneuriat rural
1- L’entrepreneuriat et ses concepts
2- L’entreprise
3- L’entrepreneuriat
4- L’entrepreneuriat rural
Conclusion
Bibliographie

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