POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT RURAL ET ACTIVITES SOCIOECONOMIQUE DE LA COMMUNE

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ACTIVITES ECONOMIQUES

Agriculture

Dès 1975, s’opère un tournant dans la politique sociale et économique de Madagascar. Le socialisme s’est traduit par la mise en place de la Charte de la révolution socialiste malgache et une nouvelle politique économique qui doit devenir la base d’un nouveau projet de société.
De plus, le socialisme malgache a choisi l’agriculture comme base économique de développement. L’agriculture est considérée comme a l principale activité économique surtout dans le monde rural car elle concerne la majeure partie de la population.
On distingue plusieurs variétés de cultures dans ettec région. La culture de riz, manioc, pomme de terre, maïs, haricot, arachide, patate douce, « saonjo », brèdes, carotte, banane et pommes. La culture du riz et la pomme de terre restent les premières occupations des gens car ce sont à la fois une culture vivrière et une spéculation monétaire. Les autres restent toujours des sources d’alimentation et une base de la nourriture pour les animaux et ou les produits d’élevage.
Ainsi, l’agriculture tient une place importante pour les Malgaches car elle assure la sécurité alimentaire et aussi les sources des revenus pour les paysans ruraux. Les 80% de la population malgache actuelle vivent de ces activités. Cela veut dire que la majorité de la population malgache sont paysans.
Les forces productives utilisées par les paysans de cette région sont les forces physiques, c’est-à-dire l’utilisation des bêches. Les bêches constituent les premiers instruments agricoles les plus employés par les paysans. La plupart des ménages en possèdent deux au moins.
Tableau n° 06 : Le tableau ci-dessous montre les différents types des produits agricoles.
A partir de ce tableau, nous voyons que la population dans la commune de Tsarazaza pratique la culture vivrière. Dans cette commune, il n’y a pas de culture d’exportation. Le haricot sec produit 7000 tonnes à moins de 0,70 Tonne par hectare (0,70/ha). Le haricot sec occupe une superficie de 10000 ha.
Les cultures industrielles permanentes sont les carottes. Elles occupent une superficie de 2 ha seulement. Ces cultures produisent 5 tonnes par hectare (5 t/ ha).
Les fruits occupent 30 ha ; les pommes produisent 6,23 tonnes par hectare (6,23 t/ ha).
· Superficie totale cultivée : 16977 ha ;
· Superficie totale irriguée : 2100 ha ;
· Superficie aménageable : ND ; dont superficie cultivée en riz : 2100 ha
A partir de ce tableau, nous voyons que 80% de la population pratiquent l’association des cultures. Les agriculteurs ne s’i ntéressent pas à la pratique de la méthode moderne SRI/ SRA.
· 8% des agriculteurs pratiquent les SRI/ SRA.
· 99% des agriculteurs utilisent les fumures des zébus et les composts. Les agriculteurs ne s’intéressent pas à l’utilisation des semences améliorées, 5% des agriculteurs adoptent l’utilisation des semences améliorées. Aucun agriculteur ne pratique le zéro labour et la jachère.

Semence utilisée et caractéristiques

Les semences sont très importantes pour les agriculteurs. Il y a les semences d’origine locale et il y a aussi les semences apportées par les projets comme l’ADRA.
· Le X 265 et le X 220 sont apportés par l’ADRA : Adventist of Developpement Relief and Agency pour le cas du riz. Il y a aussi le « varilava » et le « vary botra » d’origine locale.
· Pour le cas de maïs, il y a le maïs blanc et le maïs rouge.
• Pour le cas des haricots, les semences utilisées par les agriculteurs sont les « soafianarana » et le « menakely ». Ces semences sont d’origine locale.
· Les légumineuses et les tuberculeuses comme le manioc, l’arachide et le « saonjo » sont d’origine locale.
· Les pommes « golden, vert, blanc, besaritaka » et les pommes de terre (scoutant, garana, fotsy) sont originaires du Vakinakaratra.

Moyen de production

La commune rurale de Tsarazaza est une commune rurale située à 16 km de Fandriana ville. Elle est classée en tant que zone enclavée.Les moyens de production traditionnels sont très dominants dans cette commune. Nous allons classer ci-dessous les types et le nombre de moyens de production :
· Tracteur 01
· Charrette 1325
· Charrue 1500
· Herse 5000
· Moto pompe 04
· Pulvérisateurs 72
· Fossile foyer
· Coupe- coupe par foyer
· Zébus de traction 5120.
Source : enquête auprès des chefs Fokontany Octobre 2011.

Destinations des produits agricoles de la commune.

· L’agriculture de transition
C’est une activité qui est à la fois une agriculture de substance, autoconsommation et une partie doit être vendue sur le marché. On peutclasser l’agriculture de transition selon le schéma ci-dessous.
A partir de ce schéma, 5% de la culture de pommes de terre sont autoconsommés mais 95% sont exportés au chef-lieu de la communeet à Fandriana ville.
· 10% des pommes sont autoconsommés mais 90% sont exportés à Fandriana et au chef-lieu de la commune. Les Fokontany qui produisent sont le Fokontany de Ranomainty et le Fokontany de Zanakandrianjaka.

Prix des produits agricoles

Le prix des produits agricoles fluctue en fonction de la saison.
On peut illustrer ci-dessous la variation saisonnière des prix des produits agricoles :
· Les prix du riz varient de 200 Ar /kapoaka à 350 Ar /kapoaka ; de 200 Ar/kapoaka en saison haute et de 350 Ar/kapoaka en basse saison.
· Les prix du maïs varient de 200 à 350 Ar/kapoaka ; de 200 Ar/kapoaka en saison haute et de 350 Ar/kapoaka en basse saison.
· Les prix du manioc varient de 100 à 300/ kg ; de 10 0 Ar/kg en saison haute et de 300 Ar/kg en basse saison.
· Les prix des patates douces varient de 100 à 300Ar/ kg ; de 100 Ar/kg en saison haute et de 300 Ar/kg en basse saison.
· Les prix du café varient de 250 à 300 Ar/kapoaka ; de 250 Ar/kg en saison haute et de 300 Ar/kg en basse saison.
• Les prix des haricots varient de 200 à 400 Ar/ kapoaka ; de 200 Ar/kg en saison haute et de 400 Ar/kg en basse saison.
· Les prix des pommes varient de 500 à 1200 Ar/kg ; d e 500 Ar/kg en saison haute et de 1200 Ar/kg en basse saison.

Encadrement agricole

Service d’appui et encadrement.
On trouve dans la commune de Tsarazaza les organismes d’appui : Adventist of Developpement and Relief Agency (ADRA), Projet de Soutien au Développement Rural (PSDR) et Direction Générale du Développement Rural(DRDR).
L’ADRA est dans le domaine d’intervention de l ’élevage et de l’agriculture. Il s’appuie sur la formation technique de riziculture SRI/SRA, culture de pommes, formation technique sur l’élevage porcin, de canard et approvisionnement en intrants et semence. Grâce à l’ADRA, plusieurs Fokontany sont bénéficiaires : Tsarazaza, Amboaroy, Mpanjakarivo, Ambohimerana, Boba, Ranomainty, Bemasoandro, Andafiatsimo, Mahazoarivo et Ampany.
Le PSDR intervient dans le domaine de l’agriculture et l’élevage. Il s’appuie sur la formation technique des agriculteurs et des éleveurs. Grace à l’intervention de PSDR, plusieurs Fokontany sont bénéficiaires : le Fokontany de Ranomainty, Fandriankely, Boba, Andafiatsimo, Amboaroy, Ambohibary et Mahazina.
La DRDR insiste sur le développement rural. Il aide les agriculteurs et les éleveurs. Tous les FKT sont bénéficiaires à l’aide de la formation, conseil et la facilitation de l’accès à l’engrais.

Elevage

L’élevage est la seconde activité effectuée par slepaysans après l’agriculture. Il prend une forme traditionnelle. On trouve plusieurs types d’élevage effectués par les paysans comme l’élevage bovin, l’élevage porcin etl’élevage des volailles.

Bovin

L’élevage bovin est l’activité majeure dans la région d’Amoron’i Mania. Il occupe une très grande place dans le développement économique de la commune rurale. Les bœufs ont pour rôle de piétiner les rizières pour le labour et le transport (engrais, les produits, …). Une famille a au moins deux zébus.
Dans cette région, l’élevage bovin est semi- intensif, car la majorité des collines sont cultivées. Donc, un membre de la famille doit garde les bœufs aux champs. Ces bœufs représentent un signe de richesse pour les propriétaires. Mais ils ne sont pas sources de revenus car ils sont élevés pour un long temps. Lenombre dépend de la puissance économique de chaque famille.
Le nombre des bovins dans la commune rurale de Tsarazaza est représenté par le code ci-dessous:
204. code de District de FANDRIANA
09 : code de la commune rurale de Tsarazaza
01 : bovin masculin
02 : bovin féminin
204 09 02 118 53 : bovin féminin
204 09 01 110 54 : bovin masculin
Les lieux de commercialisation des bovins dans la région Amoron’i Mania sont :
Fandriana, Ambositra et Sandrandahy.
· Samedi pour Fandriana : le nombre des animaux amenés s’élève à 15 têtesde bovins environ chaque samedi.
· Lundi pour Ambositra : le nombre des animaux amenés est de 50 têtes debovins environ chaque lundi.
· Mercredi pour Sandrandahy : le nombre des animaux amenés est de 25 têtes de bovins chaque mercredi.
La consommation locale de zébus s’élève à 10% et 90% de zébus sont exportés à Ambositra et à Sandrandahy. Le prix du cheptel varie de 320 000Ar en haute saison et 350 000Ar en basse saison. La ristourne pour la commune est 500 Ar/tête pendant le jour de marché.

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Table des matières

INTRODUCTION
PARTIE I CADRE THEORIQUE ET GEOGRAPHIQUE DE L’ETUDE
CHAPITRE I : BREF APERCU HISTORIQUE DE LA COMMUNE
A. ORIGINE DU NOM DE LA COMMUNE
B. COMPOSITION ETHNIQUE ET HISTOIRE DE LA MIGRATION.
CHAPITRE II : CARACTERISTIQUES DE LA COMMUNE
1. SITUATION GEOGRAPHIQUE
2. SITUATION SOCIALE DE LA COMMUNE
3. ADMINISTRATION DE LA COMMUNE ET FONCTIONNEMENT.
CHAPITRE III : CADRE PHYSIQUE
1. Climat
2. Relief
3. Hydrographie
4. Ressources forestières
5. Problématique environnementale
CHAPITRE IV : LES RESSOURCES HUMAINES
1. Démographie
CHAPITRE V: ACTIVITES ECONOMIQUES
1. Agriculture.
a- Les différents types de produits agricoles
b- Mode de culture
c- Semence utilisée et caractéristiques
d- Moyen de production
e- Destinations des produits agricoles de la commune.
f- Prix des produits agricoles
g- Encadrement agricole
2. Elevage
a- Bovin
b- Porcin
c. De volaille.
3. Activités artisanales
4. Exploitation minière
5. Infrastructures de base
5. 1- Infrastructures sociale et administrative.
5. 2- Infrastructures de transport.
5. 3- Infrastructures et les moyens de communication
5. 4- Infrastructures sociales
CHAPITRE VI : CADRE THEORIQUE DE L’ETUDE
1- PRESENTATION DU THEME
2- LES CONSIDERATIONS THEORIQUE ET EPISTEMOLOGIQUE
3- CADRE THEORIQUE
a. L’interactionnisme symbolique
b. L’individualisme méthodologique
c. Une approche matérialiste de MARX (K)
PARTIE II POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT RURAL ET ACTIVITES SOCIOECONOMIQUE DE LA COMMUNE
CHAPITRE I : DEFINITIONS
1. Le développement
2. Le développement économique
3. Le développement social
4. Le développement rural
CHAPITRE II: LES APPORTS DES PROJETS SUR LA RIZICULTURE
1. CECAM : CAISSE D’EPARGNE et de CREDIT AGRICOLE MUTUEL
1- 1 : Définitions :
1.2 : La culture de crédit :
1- 3: La famille dans le système :
1. 4: L’accès au financement de la CECAM :
1- 5 : Le GCV/CECAM : Le Grenier communautaire Villageois de la CECAM
2. Participation des ruraux à la CECAM
2.1- Ceux qui sont membres de la CECAM.
a. Récit n° 1 :
b. Récit n° 2 :
c. Récit n° 3 :
d. Récit n° 4
2.2- Pour ceux qui ne sont pas membres de la CECAM.
3. Le Système simple de Riziculture Intensif (SRI) et le Système Riziculture Amélioré (SRA)
CHAPITRE III : LE CADRE DES ACTIONS DE DEVELOPPEMENT
1. L’encadrement étatique.
2. Le MAP ou Plan d’Action pour Madagascar 2007- 2012
3. Bonne gouvernance et Etat de droit
CHAPITRE IV : ANALYSE DES PROBLEMES DE LA COMMUNE
1 .Identification des problèmes par secteur
1.1- Gouvernance Responsable
1.2- Infrastructures.
1.3- L’éducation.
2. Développement rural
3. Santé, planning familial et lutte contre le VIH/ SIDA.
PARTIE III DYNAMIQUE SOCIALE ET PERSPECTIVE D’AVENIR
CHAPITRE I : ANALYSE DES INTERACTIONS ENTRE LES DIVERSES LOGIQUES, LEUR EVOLUTION DANS LE PROCESSUS DU DEVELOPPEMENT
1- Respect des fomban-drazana (coutumes), ses impacts sur l’économie locale
2- L’attachement au tanindrazana, préservation du patrimoine et des ressources :
CHAPITREII. LA MOBILITE SOCIALE ET MOUVEMENT DE LA POPULATION
1- Les rapports sociaux
1. 1 : Importance de l’identité des groupes
1. 2 : Réussite d’une gouvernance locale
1. 3: Logique communautaire (réseaux, famille, solidarité)
1. 4 : Logique socioculturelle : (mode de pensée, valeurs morales, respect du fihavanana )
CHAPITRE III : RECOMMANDATIONS ET PROPOSITIONS DE SOLUTIONS
1- RECOMMANDATIONS
2. PROPOSITIONS DE SOLUTIONS
CONCLUSION GENERALE
BIBLIOGRAPHIE

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