Plan de gestion agroforestier d’un affluent test du bassin versant du Négron

Depuis quelques années, un système agricole dit d’agroforesterie est en plein essor. Par définition, l’agroforesterie est un système qui associe au niveau d’un même secteur des activités agricoles et sylvicoles (Labant et al., 2009). C’est également un terme général pour désigner l’ensemble des pratiques d’agriculture qui mettent en relation les arbres et les cultures ou l’élevage (Labant et al., 2009). En effet, en agroforesterie, les arbres, les haies, les cultures et les élevages constituent un système dont chaque élément possède des propriétés et des avantages que les autres éléments n’ont pas ce qui permet de mettre en place un microsystème formé du climat, de la biodiversité, du sol, de l’eau, des cultures, des animaux et des végétaux permettant d’avoir des bénéfices du point de vue de la production de biens et de la diversité des paysages (Ministère de l’agriculture et de l’agroalimentaire et de la forêt, 2015). Chaque élément de ce système peut revêtir plusieurs formes. Les éléments sylvicoles peuvent à la fois être des formations bocagères, des haies, des ripisylves, des alignements d’arbres, des prés-vergers ou des prés-bois tandis que les éléments agricoles peuvent être des grandes cultures, des élevages à lait, des élevages de viandes, des cultures permanentes, du maraîchage ou encore de l’horticulture (Labant et al., 2009).

L’agroforesterie est un système qui va pouvoir avoir de nombreux effets bénéfiques, notamment à l’échelle des bassins versants des cours d’eau en permettant une diminution des ruissellements et des rejets des produits phytosanitaires, des intrants et autres produits azotés qui vont avoir un rôle majeur sur les teneurs en nitrates de ces eaux (Ministère de l’agriculture et de l’agroalimentaire et de la forêt, 2015). Le bassin versant du Négron est un des bassins versants de la Loire ayant des taux de nitrates les plus élevés. C’est pourquoi, pour atteindre des objectifs de bon état de la qualité des eaux, des actions s’inscriront dans plusieurs contrats territoriaux successifs jusqu’en 2033. Il est donc nécessaire de bien orienter les actions qualité des contrats successifs et principalement celles relatives aux ruissellements agricoles des sous-bassins versants les plus problématiques. L’agroforesterie est donc l’une des meilleures solutions pour allier l’agriculture et le développement des éléments tout en permettant une amélioration de la qualité globale des cours d’eau.

Présentation de l’entreprise

Mon stage de 3 mois se déroule sous l’autorité de la communauté de communes Chinon, Vienne et Loire. Celle-ci est localisée au Sud-Ouest de la ville de Tours et plus largement dans le département de l’Indre-et-Loire. Elle compte plus de 24 000 habitants répartis sur 19 communes qui sont Chinon, Beaumont en Véron, Avoine, Huismes, Savigny en Véron, Rivière, Saint Benoît la Forêt, Candes Saint Martin, Cinais, Couziers, la Roche Clermault, Lerné, Marçay, Saint Germain sur Vienne, Seuilly, Anché, Thizay, Anché, Cravant-les-Coteaux et enfin Chouzé sur Loire (Annexe 1). La commune la plus peuplée étant celle de Chinon. L’ensemble de ces communes représente une surface de plus de 27 300 hectares.

Cette communauté de communes est située sur plusieurs bassins hydrographiques dont chacun possède un syndicat de rivières qui lui est propre :
– Le bassin versant de la Vienne tourangelle amont avec le syndicat de la Manse étendu.
– Le bassin versant de la Vienne tourangelle aval avec le syndicat des bassins du Négron et du Saint-Mexme.
– Le bassin versant de l’Indre avec le syndicat d’aménagement du Val de l’Indre
– La Loire et le bassin de l’Authion avec le syndicat mixte du bassin de l’Authion et de ses affluents.

De manière plus précise, le pôle dans lequel le stage a eu lieu est le pôle Environnement de la communauté de communes situé dans la commune de Cinais . En effet, la communauté de communes a installé une compétence GEMAPI qui correspond à la Gestion des Milieux Aquatiques et à la Prévention des Inondations. Ce pôle est extrêmement récent puisque ce n’est que depuis le 1er janvier 2018 qu’il est obligatoire d’avoir cette compétence au sein d’une communauté de communes. La date de création de celui-ci remonte au 1er avril 2020, ce qui correspond à seulement 3 mois avant le début de mon stage. Deux personnes sont à l’origine de la création de l’entreprise. La première personne est David Morel qui est mon tuteur de stage. Il s’agit du responsable GemaPi-Environnement et le Chef de Projet de ce pôle Environnement. La deuxième personne est Marie-Lyse Albert qui s’occupe de la gestion de l’administration du pôle. Depuis, avril 2020, une nouvelle personne a été embauchée. Il s’agit de Fabien Bergé qui occupe le poste de Technicien de Rivières. Deux structures différentes sont présentes dans ce pôle, il y a la Communauté de communes Chinon, Vienne et Loire ainsi que le syndicat des Bassins du Négron et du Saint-Mexme puisque la commune de Cinais se trouve sur le bassin versant de la Vienne tourangelle aval. David Morel est un employé de la communauté de communes tandis que Marie-Lyse Albert et Fabien Bergé sont sous l’égide du syndicat cité précédemment. Les activités de ce pôle sont essentiellement la renaturation et la restauration des zones humides et des cours d’eau de la communauté de communes et du bassin versant.

Le contexte réglementaire autour du plan de gestion agroforestier

Ce plan de gestion gravite autour de plusieurs dispositifs réglementaires et outils de planification à la fois actuels et futurs.

Les dispositifs réglementaires

Le classement en cours d’eau
D’après les préfectures de l’Indre-et-Loire et de la Vienne , le bassin versant du Vallon de Cinais ne possède qu’un seul cours d’eau. Celui-ci n’est pas considéré officiellement comme un cours d’eau. En ce qui concerne la situation du cours d’eau du Quincampoix, la situation est plus complexe. Dans le département de la Vienne, le Quincampoix est classé cours d’eau tandis que dans le département de l’Indre-et-Loire, la partie aval est classée cours d’eau tandis que la partie amont non. Plus précisément, les parties intermittentes du réseau hydrique ne sont pas classées cours d’eau tandis que les parties permanentes le sont (Figure 2). Ces variations dans la classification du cours d’eau du Quincampoix peut poser des problèmes de gestion des haies et des bandes enherbées.

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Table des matières

Introduction
1. Présentation de l’entreprise
2. Le contexte réglementaire autour du plan de gestion agroforestier
2.1. Les dispositifs réglementaires
2.1.1. Le classement en cours d’eau
2.1.2. Les ZNT (Zones non traitées)
2.1.3. La directive Nitrate et les ZV (Zones Vulnérables)
2.1.4. La Dérogation CIPAN (Cultures intermédiaires pièges à nitrates)
2.1.5. Les ZAR (Zone d’Action Renforcée)
2.2. Les outils de planification
2.2.1. Le PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial)
2.2.2. Trame Verte et Bleue du PNR Loire-Anjou-Touraine
2.2.3. Le PLUI-H (Le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal et de l’Habitat)
2.2.4. Le SAGE (Le Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau)
2.2.5. Le contrat BAC
3. La démarche méthodologique
3.1. Collecte d’information bibliographique
3.2. Mobilisation des données numériques existantes
3.3. Présentation du terrain d’étude
3.3.1. Situation géographique
3.3.2. Occupations des sols
3.3.3. Contexte géologique
3.3.4. Contexte pédologique
3.3.5. Orographie
3.3.6. Contexte climatique
3.3.7. Occupation végétale
3.4. Recensement des éléments arboricoles
3.5. Classification des haies et des arbres isolés
3.6. Présentation des différents types de haies et d’arbres
3.6.1. Les haies
3.6.2. Les arbres
3.7. Elaboration des haies et des arbres isolés à installer pour le plan de gestion
3.8. Modélisation des bandes enherbées
3.9. Quantification des données
4. Les Résultats
4.1. Les haies
4.2. Les arbres
4.3. Pourquoi réaliser un plan de gestion des haies
4.3.1. Effet brise vent
4.3.2. Conservation des sols
4.3.3. Régulation hydrique
4.3.4. Rôle d’épuration
4.3.5. Préservation de la biodiversité
4.3.6. Prolifération des auxiliaires des cultures
4.3.7. Augmentation des profits
4.3.8. Valorisation paysagère
4.4. Le plan de gestion
4.4.1. La dimension temporelle du plan de gestion
4.4.1.1. A court terme (5 ans)
4.4.1.2. A moyen terme (10 ans)
4.4.1.3. A long terme (15 ans)
4.4.2. L’entretien des haies
4.4.2.1. Les modes de gestion
4.4.2.2. Les outils de coupes
4.4.2.3. Estimation du prix
4.4.3. La plantation des haies
4.4.3.1. Choix des essences
4.4.3.2. Conseils de plantation
4.4.3.3. Estimation du prix
4.4.4. Quelques principes de gestion
4.4.5. Valorisation de la haie
5. Conclusion
6. Bibliographie
7. Annexe

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