Physiopathologie et caractéristiques épidémiologiques et cliniques de la COVID19

Physiopathologie et caractéristiques épidémiologiques et cliniques de la COVID-19

Symptômes de la COVID-19

Les symptômes les plus courants sont les suivants :
• Fièvre
• Toux sèche
• Fatigue

D’autres symptômes moins courants peuvent toucher certains patients :
• Perte du goût et de l’odorat,
• Congestion nasale,
• Conjonctivite (yeux rouges),
• Mal de gorge,
• Maux de tête,
• Douleurs musculaires ou articulaires,
• Différents types d’éruption cutanée,
• Nausées ou vomissements,
• Diarrhée,
• Frissons ou vertiges [18].

Les symptômes de la forme grave de COVID-19 sont les suivants :
• Essoufflement,
• Perte d’appétit,
• État confusionnel,
• Douleurs ou sensation d’oppression persistantes dans la poitrine,
• Température élevée (supérieure à 38° C) [18].

D’autres symptômes sont moins courants :
• Irritabilité,
• État confusionnel,
• Altération de la conscience (parfois associée à des crises),
• Troubles anxieux,
• Dépression,
• Troubles du sommeil,
• Complications neurologiques plus graves et plus rares : accidents vasculaires cérébraux, inflammations du cerveau, délire et lésions nerveuses [18].

Caractéristiques épidémiologiques et transmission de la COVID-19

La transmission interhumaine du SARS-CoV-2 est avérée, avec un taux de reproduction de base (R0) compris entre 2 et 4, ce qui signifie qu’un sujet infecté contamine en moyenne deux à quatre autres personnes. Le mode de transmission prépondérant impliquerait les gouttelettes de taille importante (> 5 μm) générées au cours de la parole, de la toux ou des éternuements, et ne se propageant pas à plus de deux mètres du sujet émetteur. Il existe des arguments solides en faveur de l’existence d’une transmission aérienne, médiée par les aérosols (gouttelettes de taille ≤ 5 μm), mais cette voie est marginale, tout comme la transmission par contact avec des surfaces contaminées [14]. Bien que le virus puisse survivre au moins trois heures après aérosolisation expérimentale, il n’existe à ce jour aucune donnée montrant la transmission par aérosols du SARS-CoV-2. En revanche, le virus peut survivre plusieurs jours sur des surfaces inertes [15].

Classification des scénarios de transmission

L’OMS recommande d’utiliser les catégories suivantes pour décrire les schémas de transmission aux niveaux national et infranational (dans la mesure du possible) afin d’orienter les décisions relatives aux activités de préparation opérationnelle et de riposte :
– Aucun cas : Pays/territoires/zones sans aucun cas
– Cas sporadiques : Pays/territoires/zones avec un ou plusieurs cas, importés ou détectés localement
– Groupe de cas (Clusters) : Pays/territoires/zones recensant des cas, regroupés dans le temps, par localisation géographique et/ou par expositions communes
– Transmission communautaire : Pays/territoires/zones connaissant des flambées de transmission locale plus importantes, définies à partir de l’évaluation de divers facteurs parmi lesquels, mais sans limitation :

• Des nombres élevés de cas qui ne peuvent pas être reliés à des chaînes de transmission
• Des nombres élevés de cas enregistrés par le système de surveillance des laboratoires sentinelles
• Plusieurs groupes de cas sans lien entre eux dans plusieurs endroits du pays/du territoire/de la zone [19].

Evolution de la pandémie au Sénégal 

Au Sénégal dès l’apparition du premier cas le 02 mars 2020, les autorités sénégalaises ont réagi en mettant en place un plan d’action national multisectoriel de surveillance et de riposte face à l’épidémie COVID-19 [3]. Dès le 14 mars 2020, le gouvernement décide d’interdire les rassemblements, la fréquentation des lieux de culte et décide de la fermeture des écoles. Le 16 mars 2020, le gouvernement décide de la fermeture des frontières aériennes et terrestres [20]. Le 23 mars 2020, trois mesures importantes sont décidées : couvre-feu (dont les horaires vont varier dans le temps) ; interdiction des déplacements entre les régions ; et fermeture des marchés [4][5]. Dans ce sens, il a été décidé le même jour du confinement des contacts dans les structures hôtelières pour rompre la chaine de transmission. Par la suite, la réouverture des lieux de culte a eu lieu le 11 mai pour les institutions volontaires, puis la restriction du transport entre les régions a été levée le 4 juin, le couvre-feu, les marchés ont été rouverts (sauf un jour par semaine) le 29 juin et la stratégie de confinement des contacts dans les hôtels a été levée le 15 mai. L’augmentation du nombre de cas et la saturation des structures hospitalières ont mené à l’adoption de la stratégie de prise en charge extrahospitalière depuis fin avril 2020 et la prise en charge des cas positifs peu ou pas symptomatiques à domicile qui s’avérait de plus en plus nécessaire pour faire face à cette pression sur le système de soins et a été finalement adoptée au mois de juillet 2020 [21].

Contexte 

L’OMS recommande que l’ensemble des cas confirmés au laboratoire soient isolés et pris en charge dans un établissement de soins de santé [7]. Cependant, pour faire face à la saturation et à la charge des structures sanitaires, le Sénégal change de stratégie en optant pour le traitement des cas simples à domicile [22]. Ceci concerne tous les cas confirmés de la COVID-19 sauf les patients présentant une maladie sévère et critique et personnes présentant une maladie bénigne mais risquant des issues défavorables (>50 ans, cas présentant des comorbidités sous-jacentes, par exemple maladies cardiovasculaires chroniques, affections respiratoires chroniques, diabète, cancer) [23]. Dans les cas où les soins seront prodigués à domicile, si cela est possible, un agent de santé qualifié doit vérifier que le lieu de vie est adapté aux soins ; il doit déterminer si le patient et sa famille sont capables d’observer les précautions qui seront recommandées dans le cadre de l’isolement à domicile [7]. Ces recommandations sont entre autres l’hygiène des mains, le port de masque, le nettoyage de l’environnement, la limitation des déplacements dans le domicile ou hors du domicile [7]. Malgré toutes ces mesures, le fait de soigner une personne infectée à domicile, plutôt que dans un établissement médical ou autre établissement spécialisé, augmente le risque de transmission du virus à d’autres personnes à domicile ou dans la communauté [24]. La sécurité représente le niveau de risque jugé acceptable par les individus [25]. À ce titre, le niveau d’exigence de sécurité des populations est de plus en plus élevé et l’aversion pour le risque de plus en plus forte. L’acceptabilité du risque varie selon différents paramètres sociaux : la nature du risque, les caractéristiques de la communauté qui perçoit le risque, le contexte temporel, politique et scientifique de la société considérée. En résumé, l’acceptabilité du risque évolue selon les valeurs, les croyances, les connaissances scientifiques, la législation et les mentalités, la position dans l’organisation, la profession exercée, les expériences, etc [26]. Dans la mesure où il existe diverses conceptions du risque (quantification technique et construit social), le concept d’acceptabilité du risque est, lui aussi, polymorphe. Nous faisons l’hypothèse qu’un risque acceptable se fonde sur l’articulation de deux logiques, l’une « technico-rationnelle » (calcul coût/bénéfice), l’autre sociale. Ce concept est envisagé comme impliquant des prises de position chez les sujets lorsqu’ils sont confrontés à diverses situations à risque. D’une part, à partir des informations reçues sur le rapport coût/bénéfice de la situation à risque, l’individu établit une balance entre les avantages et les inconvénients qui en découlent. D’autre part, ces positions se réfèrent aux opinions des sujets, qui elles mêmes sont construites en lien avec l’univers normatif et idéologique de l’individu [26]. Au final, le poids des croyances et autres facteurs sociaux sous-tend une démarche d’évaluation qui détermine la qualification du risque comme acceptable ou non acceptable, tolérable ou intolérable. Ainsi, l’acceptation des risques par la communauté devrait être l’un des fondements de la définition de priorités de la mesure. D’autant plus qu’au jour du 05 septembre 2020, le Sénégal comptait plus de patients à domicile que dans les centres de traitement [27]. La lutte contre la COVID 19 se poursuit en Sénégal. Pour garantir le succès final, il est essentiel que les gens adhèrent à ces mesures de contrôle, ce qui dépend largement de leurs connaissances et attitudes à l’égard de COVID-19, conformément à la théorie CAP [28]. Différentes études ont été menées dans le monde concernant l’évaluation des connaissances et des attitudes à l’égard de la COVID-19 [1][2][28]. La dépression par l’indice de bien-être a permis une évaluation rapide des troubles mentaux associés aux épidémies. Une étude menée dans une province chinoise montrait que la prévalence de la dépression durant la COVID était de 48,3% [29]. Comme en toute période de crise de cette nature, des mesures gouvernementales sont aussi importantes pour faire face.

Ainsi, de nombreuses mesures visant à lutter contre la pandémie ont été mises en place de façon graduelle. Dès le 14 mars, le gouvernement décide d’interdire les rassemblements et la fréquentation des lieux de culte. Le 23 mars, trois mesures importantes sont décidées : couvre-feu (dont les horaires vont varier dans le temps) ; interdiction des déplacements entre les régions ; et fermeture des marchés. La réouverture des lieux de culte a eu lieu le 11 mai pour les volontaires, puis la restriction du transport entre les régions a été levée le 4 juin, le couvre-feu et les marchés ont été rouverts (sauf un jour par semaine) le 29 juin. Pour que toutes ces mesures soient efficaces, elles doivent être appliquées, respectées et, bien sûr, acceptées par les personnes concernées. Il est donc essentiel de comprendre ce qu’en pensent les Sénégalais afin de les ajuster et de les adapter [30]. Autant dire aussi que la gestion transparente ainsi que la bonne communication des autorités durant la pandémie sont de bons leviers pour bénéficier de la confiance des populations et plus loin une bonne adhésion aux mesures sans attiser la peur [31]. Une étude réalisée en avril 2020 au Sénégal, montrait que les sénégalais avaient confiance dans l’action du gouvernement mais parallèlement avaient un niveau élevée d’inquiétude au sujet de la COVID19 [32].

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE
I- Etat des connaissances
I-1-Définition de concept
I-1-1- Virus
I-1-2- Epidémie
I-1-3- Pandémie
I-1-4- SRAS-CoV-2
I-1-5- Cas de COVID-19 (SRAS-CoV-2)
I-1-6- Contact de COVID-19 (SRAS-CoV-2)
I-1-7- Acceptabilité sociale
I-2- Physiopathologie et caractéristiques épidémiologiques et cliniques de la COVID19
I-2-1- Symptômes de la COVID-19
I-2-2- Caractéristiques épidémiologiques et transmission de la COVID-19
I-2-3- Classification des scénarios de transmission
II- Evolution de la pandémie au Sénégal
III- Contexte
IV- Justification de l’étude
V- Modèle théorique et Cadre conceptuel
DEUXIEME PARTIE
I- Objectifs
I-1- Objectif général
I-2- objectifs spécifiques
II- Cadre d’étude
II-1- Aspects administratifs
II-2- Aspects géographiques
II-3- Aspects démographiques
II-4- Aspects socio-économiques
II-5- Aspects sanitaires
III- Méthodologie
III-1- Type et période d’étude
III-2- Population d’étude
III-3- Echantillonnage
III-3-1- Critère d’inclusion
III-3-2- Taille d’échantillon
III-3-3- Procédure d’échantillonnage
III-4- Collecte des données
III-5- Définition opérationnelle des variables
III-5-1- Les attitudes en rapport avec l’inquiétude face à l’épidémie et la confiance dans le gouvernement à faire face à l’épidémie
III-5-2- Recherche régulière d’information sur la COVID-19
III-5-3- Confiances aux sources d’informations
III-5-4- Connaissance sur la cause de la COVID-19
III-5-5- Connaissance sur les signes de la maladie
III-5-6- Connaissance sur les modes de transmission du virus
III-5-7- Croyance à l’existence d’un traitement
III-5-8- Bien-être psychosocial
III-5-9- Acceptabilité des 4 mesures du gouvernement
III-5-10- Acceptabilité de la prise en charge des contacts à domicile
III-6- Analyse des données
III-7- Ethique
IV- Résultats
IV-1- Partie descriptive
IV-2- Partie bivariée
IV-3- Partie multivariée
V- Discussion
VI- Recommandations
CONCLUSION
RÉFÉRENCES
ANNEXES

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