PHYSIOLOGIE DE L’EFFORT

PHYSIOLOGIE DE L’EFFORT

Matériel, entrainement, échauffement et récupération

Le matériel

Pour le bien être du chien et du maître, un matériel adapté et de qualité doit être prévu en fonction de l’activité choisie. Un harnais de traction est indispensable, il doit respecter la morphologie du chien et lui permettre d’être le plus à l’aise et le plus efficace possible. Plusieurs types de harnais existent, leurs différences se situent souvent au niveau du point d’attache qui peut être « haut » (à mi-dos ou ¾ dos) ou « bas » (à l’insertion de la queue).
Une ligne de trait souple avec amortisseur est nécessaire pour protéger le chien des à-coups et donner un meilleur confort au musher. Les véhicules des différentes catégories sont soumis à des règles strictes concernant leur équipement, leur taille, leur poids… que ce soit pour l’équité dans la pratique du sport mais aussi pour la protection des chiens (garde corps…)

L’entrainement

La compétition officielle n’est autorisée qu’à partir d’un an pour le chien, ce qui permet de débuter l’entrainement en douceur avec la découverte du harnais et de la randonnée vers 6- 8 mois. L’entrainement a pour but d’augmenter les capacités physiques du chien tout en maintenant un aspect ludique à l’activité et en améliorant la relation entre le chien et son entraineur. La charge de travail doit avoir une intensité et une durée d’action suffisantes pour pouvoir être qualifiée d’entrainement. Elle doit aussi augmenter progressivement en fonction de l’amélioration des performances du chien. Le programme d’entrainement doit être construit en fonction du but à atteindre avant le début de la saison de compétition. Chaque musher crée son propre entrainement, basé ou non sur des modèles préétablis, mais adapté à ses chiens, a l’épreuve et au le terrain choisi, et à ses possibilités. Plusieurs modèles d’entrainement existent, ils ont une trame commune et des limites à ne pas dépasser pour ne pas « casser » le chien aussi bien physiquement que psychologiquement. Pour être efficace, l’entrainement n’a pas besoin d’être éprouvant, la motivation du chien ne doit pas être entamée. C’est en respectant le chien que l’on obtient la meilleure performance.Un chien ne pouvant pas maintenir la même activité toute l’année et, comme la saison de course s’étend en général de septembre à avril-mai, les programmes d’entrainement suivent une périodicité en 3 phases. La préparation à l’épreuve consiste en l’augmentation de la performance, c’est la première phase. La deuxième étape est la compétition où il faut maintenir l’état de forme du chien. La troisième est une phase de transition appelée désentrainement où l’on diminue progressivement l’activité du chien avant la période de « repos ». Pendant la période de repos, le chien ne doit pas être totalement inactif. Il est nécessaire de maintenir une activité moins intense et plus ludique : jeux, promenades, randonnées… de façon plus espacée afin de ne pas perdre les bénéfices du travail déjà accompli.
Certes, l’entrainement est la clé de bonnes performances en toute sécurité pour le chien, mais il ne faut pas non plus négliger la nécessité d’un bon échauffement et d’une bonne récupération.

L’échauffement et la récupération

L’échauffement et la récupération doivent être réalisés autour de l’épreuve concourue mais aussi lors des entrainements car ils jouent sur la performance mais permettent aussi une bonne prévention des troubles dus à l’effort.L’échauffement prépare le corps du chien à l’effort qu’il devra fournir que ce soit au niveau métabolique que musculaire. Par l’augmentation de la température des muscles, il permet un accroissement de la circulation et un meilleur apport en oxygène par vasodilatation mais aussi un meilleur rendement de son utilisation. Il entraine l’activation du système cardio-vasculaire et de la ventilation pour une transition moins brutale vers l’effort. L’augmentation de l’activité enzymatique anaérobie et/ou aérobie des cellules musculaires permet de diminuer la dette en oxygène et d’avoir un métabolisme énergétique efficace en début d’épreuve. En diminuant la viscosité sanguine, l’échauffement permet l’augmentation de l’élasticité des muscles et diminue le risque de déchirure. L’échauffement permet aussi la mise en action des systèmes nerveux centraux et périphériques, accroissant leur excitabilité et améliorant la coordination et la vitesse de contraction musculaire (Fouriez-Lablée V., 2004). L’échauffement peut se faire de manière passive (poche de chaud, massages ou étirements passifs) ou active en fonction du type de course pratiquée. Dans le cadre des épreuves de trait, l’échauffement actif, au moyen d’étirements actifs, de déplacements ou mouvements (trot, sauts…) ou de traction sur la ligne de trait avant le départ, est souvent préféré car plus adapté au travail d’endurance. Les étirements actifs sont réalisés par le chien en prenant des positions apprises par son maitre sans intervention physique de celui-ci.
La récupération permet un retour au calme en douceur en diminuant la fatigue musculaire, en favorisant l’élimination des déchets accumulés pendant l’effort et en réduisant l’inflammation des structures sollicitées. La récupération passive avec des massages permet de réduire le temps de récupération post-effort et améliore la résistance à la fatigue. La récupération active, avec maintien d’une faible allure et des étirements actifs, se révèle plus efficace pour éliminer les déchets car elle maintient un flux sanguin plus important que la récupération passive (Fouriez-Lablée V., 2004).
Finalement, pour obtenir des performances en respectant le chien, il faut que l’effort demandé soit en accord avec ses capacités, issues de la sélection génétique, d’une complicité entre le musher et ses chiens, mais aussi d’un programme d’alimentation, d’entrainement, d’échauffement-récupération adaptés, basés sur les modifications physiologiques entrainées par l’effort que l’on souhaite pratiquer.

La physiologie de l’effort

Pour le chien comme chez l’homme, un effort physique met à rude contribution l’organisme et le mental de l’athlète. Connaitre la physiologie de l’effort permet de mieux comprendre les réactions de l’organisme, d’adapter l’entrainement et de mieux prévenir les affections liées à cet effort, chez le chien. Au départ, le muscle est mis en action par l’énergie immédiatement disponible. Puis, l’adaptation de l’organisme permet l’apport des nutriments et de l’énergie nécessaires pour maintenir l’effort sur le long terme. En parallèle, des modifications physiologiques s’effectuent et permet l’élimination des déchets issus de l’effort.
La physiologie de l’effort repose principalement sur les adaptations cardiovasculaires et respiratoires de l’organisme, sur le stress biologique issu de l’activité physique et de l’énergie produite pour accomplir cet effort.

L’initiation de l’effort

Mise en action du système musculo-squelettique

La première phase de mise en action du muscle est permise par les réserves énergétiques constituées par le muscle pendant sa phase de repos. Ces réserves sont en faibles quantités mais permettent que l’organisme se mette en route. Cette première phase s’effectue en anaérobiose, c’est-à-dire sans oxygène et permet de faire le lien entre la réponse musculaire qui doit être immédiate et l’apport en oxygène qui est quelque peu différé du début de l’action (Grandjean D, Haymann F, 2010).La molécule utilisée pour actionner le muscle est l’adénosine triphosphate (ATP) qui est composée de trois phosphates et d’une base, l’adénine. C’est la rupture d’une liaison phosphate qui produit l’énergie nécessaire à l’activation du muscle.L’ATP ne peut être stockée en grandes quantités dans les muscles, il existe donc des mécanismes permettant une reconstitution rapide de cette molécule en attendant l’arrivée de l’oxygène, source principale de son renouvellement.La première source immédiate de reconstitution de l’ATP est l’anaérobiose alactique. Elle a lieu durant la première phase d’effort qui est très courte (quelques secondes) mais très intense. Elle consiste en la transposition d’un phosphate porté par la créatine du muscle, sur l’ADP pour reformer l’ATP précédemment utilisé (Grandjean D, Haymann F, 2010) .Ce mode de fonctionnement ne produit pas d’acide lactique mais est dépendant des réserves musculaires en phosphocréatine, qui ne sont pas très importantes.
La myosine kinase est une autre enzyme spécifique au muscle qui permet de régénérer une molécule d’ATP à partir de 2 molécules d’ADP en transférant le groupement phosphate La myosine kinase permet à partir de 2 molécules d’ADP de régénérer une molécule d’ATP par transfert d’un groupement phosphate. 2 ADP —>ATP +AMP
Cette réaction n’est que peu utilisée, car elle réduit le stock d’ADP disponible.
La deuxième source quasi-immédiate de reconstitution de l’ATP se fait par anaérobiose lactique. Elle a lieu dans la continuité de l’action précédente, lors d’un effort intense d’une durée inférieure à deux minutes et toujours sans consommation d’oxygène. Dans ce cas, la reconstitution de l’ATP est permise par la consommation du glycogène stocké dans le muscle préalablement dissocié en glucose (Figure 6). Cette voie se met en place avec un délai d’une dizaine de secondes et atteint son maximum d’intervention 30 à 60 secondes après le début de l’action (Courtin S., 2009).
Glycogène Glucose + 2ADP + 2Pi + 2NAD+—-> 2 Lactate + 2ATP + 2H2O
Lors de cette réaction, on a production de lactate (forme basique de l’acide lactique), métabolite qui constitue une impasse métabolique et qu’il sera alors nécessaire de recycler par la suite.
Le glucose plasmatique étant principalement utilisé par le système nerveux car il représente sa seule source d’énergie métabolisable, les cellules musculaires sont quasiment imperméables à l’entrée de glucose plasmatique pour conserver cette exclusivité. De ce fait, seul le glycogène musculaire est utilisé comme substrat du métabolisme glucidique intracellulaire.Par ces phénomènes anaérobies, l’organisme contracte ce qu’on appelle une dette en oxygène. Lors de l’initiation de l’effort tout comme lors d’un effort trop intense, l’organisme consomme plus d’énergie que ce que la voie aérobie peut fournir, soit car elle n’est pas encore active, soit car elle est débordée. L’organisme utilise ses réserves en oxygène fixées sur l’hémoglobine et la myoglobine et accumule des éléments qu’il sera nécessaire de réoxyder ou de reconstituer à la fin de l’effort quand l’oxygène sera disponible. C’est lors de la phase de récupération que cette dette sera remboursée par un maintien d’un apport élevé en oxygène. La reconstitution du stock de phosphocréatine, la resynthèse du glycogène et l’évacuation des lactates seront alors effectué. (Courtin S., 2009)

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Table des matières

LISTE DES ILLUSTRATIONS
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES ANNEXES
LISTE DES ANGLICISMES ET ABREVIATIONS
INTRODUCTION
I. PRESENTATION DU SPORT ET PHYSIOLOGIE DE L’EFFORT
A – Présentation du sport
1) Les différentes disciplines
a – Sur neige
b – Sur terre
2) Les différents types de course et la composition de l’attelage
a – Les différents types de course
b – La composition de l’attelage
3) Les races utilisées en sport de traction
a – Les « races » sélectionnées voire créées pour la compétition
b – Les races nordiques
4) Matériel, entrainement, échauffement et récupération
a – Le matériel
b – L’entrainement
c – L’échauffement et la récupération
B – La physiologie de l’effort
1) L’initiation de l’effort
a – Mise en action du système musculo-squelettique
b – Adaptation des systèmes cardiovasculaire et respiratoire
2) De l’apport d’oxygène à l’énergie musculaire
a – Le transport de l’oxygène : Hémoglobine et Myoglobine
b – Création de l’énergie en présence d’oxygène
c – Le stress oxydatif induit par l’effort physique
3) Mise en action du muscle
a – Composition et fonctionnement du muscle
b – Synchronisation nerveuse de l’ensemble des actions
c – Notion de fatigue
4) Modifications lors de l’effort et évacuation des déchets
a – Modifications du sang lors de l’effort
b – Evacuation des déchets et mécanisme d’élimination de certains composés
c – Modifications des urines lors de l’effort
5) Les spécificités du sport de traineau et les principales affections
a – Métabolismes énergétiques et alimentation
b – Affections digestives, pulmonaires et dues au stress
c – Affections ostéoarticulaires, musculaires et podales
d – Coup de chaleur et autres affections métaboliques
II. HEMATURIE ET PIGMENTURIE
A – Hématurie
1) Causes et diagnostic d’une hématurie
a – Origine
b – Diagnostic clinique de l’hématurie
c – Examens complémentaires pour définir l’origine de l’hématurie
d – Diagnostic de l’étiologie de l’hématurie
2) Hématurie post-effort
a – Définition
b – Les étiologies possibles
c – Diagnostic
d – Suivi
B – Hémoglobinurie
1) Causes, diagnostic et conséquences d’une hémoglobinurie
a – Différentes étiologies
b – Diagnostic et étiologie de l’hémoglobinurie
c – Principales complications
2) Hémoglobinurie post-effort
a – Définition
b – Les étiologies possibles
c – Diagnostic et suivi
d – Prévention
C – Myoglobinurie
1) Différentes étiologies
a – Les myoglobinuries récurrentes
b – Les myoglobinuries isolées
2) Myoglobinurie post-effort et rhabdomyolyse d’effort
a – Définition
b – Les symptômes des différentes formes de rhabdomyolyse d’effort
c – Diagnostic
d – Etiologie
e – Pathogénie
f – Conséquences et pronostic d’une rhabdomyolyse
g – Traitement
h – Facteurs de risques et prévention
III. PARTIE EXPERIMENTALE
A – Protocole
1) Position du problème
2) Objectifs de l’étude
B – Matériels et méthodes
1) Préparatifs et chronologie de l’étude
2) Collecte des urines et mesure de la densité, du pH et réalisation de la bandelette urinaire
a – Collecte des urines
b – Mesures du pH, de la densité et de la protéinurie au réfractomètre
c – Réalisation de la bandelette urinaire
3) Expérience de différenciation entre hématurie, hémoglobinurie et myoglobinurie
a – Adaptations du protocole historique
b – Expérience de différentiation des pigments
4) Analyse des résultats
a – Analyse statistique
b – Présentation des résultats bruts envoyés aux mushers
C – Résultats
1) Les résultats de la course de la Fédération Française des Sports de Traîneau (FFST)
a – Conditions
b – Effectif
c – Analyses statistiques
2) Les résultats de la course de La Fédération Française de Pulka et Traineau à Chiens (FFPTC)
a – Conditions
b – Effectif
c – Analyse
3) Analyse comparative des vitesses et de l’évolution du pH entre les deux courses
D – Discussion
1) Matériels et méthodes, certaines limites
a – Choix de l’épreuve, échantillonnage et conditions des courses
b – Recueil et hydratation
c – Choix des paramètres
d – Un effort de « sprint »
2) Différences entre les courses
a – Les effectifs
b – Performance et vitesse
c – Présence de « sang »
3) Discussion des résultats de cette étude
a – La vitesse
b – Les paramètres biologiques
c – La présence « sang » en post-effort
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXE

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