Pauvreté et travail social dans la ruralité

Généralité

Contexte et rubrique

Toutes les politiques du développement rural à Madagascar jusqu’aujourd’hui ont été, unilatéralement axées sur la promotion de l’agriculture d’exportation. La majorité constitutive de l’économie agricole regroupe, cependant, le plus grand nombre des paysans en milieu rural et en matière d’agriculture vivrière. Comme politique d’encadrement, ce secteur n’a jamais bénéficié que d’une pratique de vulgarisation agricole inaccessible à la culture d’identité et au budget paysan : les nouvelles techniques culturales, les produits phytosanitaires, les engrais chimiques, les petits matériels agricoles proposés sont tout à fait inadéquat.

Dans l’autre côté, on juge la technique traditionnel comme caduque, non rentable et archaïque. Ces derniers critères ont toujours évoqué comme étant la cause principale du non développement. C’est, tout à fait erroné dans la mesure où l’Etat est incapable de mener un juste politique pour l’augmentation de revenu budgétaire paysanne afin de lui permettre d’accéder au nouvelle technique et d’amélioration de production.

La dépopulation rurale est le résultat de cette incapacité politique à côté du développement et en profondeur de la pauvreté en milieu rural dans la logique de survie. Le vrai problème dans la valorisation de travail rural réside donc avant tout dans la résolution de la question financière, la possibilité du crédit rural, la systématisation d’un encadrement technique massif, la conception de réalisation d’un plan stratégique du développement rural dans le rapport entre potentialité locale, régionale et réseaux de distribution et commercialisation des produits agricoles. Les autres problèmes tournent autour de la dynamique d’interdépendance entre production pour l’autoconsommation et production pour le marché.

Les concepts de développement et de participation 

La participation et le développement local

Depuis plusieurs décennies, la référence au développement local tend à s’imposer dans les discours de la politique économique. Présenté comme un moyen de développement alternatif, il traduit la volonté d’augmenter l’efficacité des politiques publiques en les rapprochant des agents concernés, principalement les acteurs locaux. Cette pratique a trouvé un écho favorable dans les territoires du tiers monde, axant leurs stratégies de développement sur la mise en valeur de ressources locales et s’appuyant sur des démarches volontaristes et endogènes.

Le développement local et participatif désigne un processus consistant à mobiliser les énergies de tous les acteurs locaux en vue de la promotion économique, sociale et culturelle d’un territoire. Autrement dit, c’est un processus qui vise à la participation des acteurs avec pour finalité l’amélioration des conditions de vie des habitants d’une zone déterminée.

Promotion des initiatives locales

Pour la Banque Mondiale « la participation des acteurs varie en intensité et à cet égard, cette institution distingue quatre degrés dont le plus bas est celui du « partage de l’information » . Il s’applique aux relations entre agents extérieurs et participants aux projets; il a pour but de faciliter l’action collective grâce à une meilleure explication des objectifs.

Le deuxième degré est celui de la « consultation des participants » ; celle-ci permet de mieux connaître les réactions aux projets proposés et d’en tenir compte pour améliorer les approches. Le troisième degré implique une « participation à la décision ». Enfin le dernier degré est celui qui permet aux acteurs de prendre euxmêmes des initiatives dans le cadre des programmes de développement; ce degré est celui de « l’initiative dans l’action».

Modalités d’approche 

Les actions de développement participatif exigent au départ un soutien important pour que les dynamiques locales puissent se créer et fonctionner de façon autonome. D’après une étude réalisée par la FAO, « les premières étapes du processus d’intervention en milieu rural sont marquées par l’identification des personnes ressources, ainsi que des organismes qui travaillent dans la localité. Selon cet organisme, ce sont les membres de la communauté qui choisissent l’initiative à mener et non les agents de développement car le rôle de ces derniers, est de faciliter et d’appuyer le processus de prise de décision » .

Toutefois, BESSETTE souligne que « dans plusieurs pays en voie de développement, la participation de certaines catégories sociales aux actions de développement est limitée et cela pour diverses raisons ». Pour lui, « la plupart des agents engagés par les organismes de développement ou par les services techniques gouvernementaux sont principalement des hommes ». Selon lui, « pour compenser cette situation, il y a un besoin réel de recruter les femmes dans les équipes d’intervention et de leur donner un rôle actif comme facilitatrices de la communication. Il s’agit d’une question d’équité, mais également d’une question de compétence ». L’auteur dit, que « dans plusieurs situations et sur plusieurs sujets, seules des femmes pourront s’approcher des autres femmes, communiquer avec elles, les encourager à exprimer leurs idées et appuyer leurs efforts vers le changement individuel et social ».

Participation et décentralisation

La théorie de la décentralisation part du principe que pour amorcer un développement local et participatif, il faut accorder un certain pouvoir à des collectivités locales reconnues par la constitution ou par la loi. Par décentralisation, on entend redistribution des compétences administratives de l’Etat central au profit d’autres instances ou de pouvoirs locaux. Elle tient d’un système d’organisation administrative et de gestion par lequel l’Etat accorde à d’autres entités reconnues légalement par la constitution ou par la loi, la personnalité juridique, l’autonomie administrative, financière et de gestion .

La décentralisation est alors un mode d’organisation institutionnelle qui consiste à faire gérer par des organes délibérants élus, les affaires propres d’une collectivité territoriale ou locale. Par le procédé de la personnalité morale, des pouvoirs de décision, justifiés par l’existence de ses affaires propres sont reconnues à des entités administratives autres que l’Etat central. Pour Le ROY « la décentralisation a pour effet de rapprocher la décision politique du territoire où elle s’inscrit et de la population à laquelle elle s’adresse. Elle consiste à reconnaître à l’intérieur de la collectivité nationale des collectivités plus restreintes ayant leurs intérêts propres, non contradictoires avec l’intérêt national, mais distincts de celui-ci » . Pour assurer cette décentralisation, il faudrait donner à ces collectivités des moyens juridique, administratif et financier afin d’exprimer et de gérer leurs intérêts par l’organe d’une représentation autonome, en respectant toutefois le cadre d’un Etat unitaire.

La communication participative pour le développement 

Dans cette perspective de communication pour le développement, deux grandes tendances se sont successivement formées: une approche privilégiant les actions de grande envergure et s’appuyant sur les médias de masse, et une approche de communication à la base, appelée aussi communication communautaire.

Ces tendances qui coexistent encore aujourd’hui à des degrés divers dans le domaine de la communication pour le développement, sont liées à l’évolution des modèles de développement et de communication qui ont marqué les efforts de développement.

Appuis communautaires et communication

Dans le premier modèle de développement, le paradigme communicationnel a consisté à transmettre la technologie nécessaire à l’accroissement de la productivité. Tandis que le second modèle, consiste à animer le potentiel de changement d’une communauté. La notion de participation des populations au processus de développement devient donc le concept clé.

Pour BESSETTE « la communication participative est une technique efficace qui peut faciliter le processus de développement communautaire. Elle vise à faciliter la participation de la communauté à leurs propres initiatives de développement grâce à l’utilisation de diverses stratégies de communication » . Toutefois, l’auteur fait remarquer qu’agir comme facilitateur n’est pas chose aisée. Les agents de développement doivent apprendre à écouter, savoir amener les gens à exprimer leurs points de vue, les aider à atteindre un consensus et à dresser un plan d’action.

Les agents de développement et les intervenants communautaires ne peuvent pas s’attaquer seuls aux problèmes vécus par les communautés. Le processus doit être basé sur la participation active de ceux à qui le projet est destiné. Tout intervenant en développement qui travaille avec une communauté est également un agent de communication.

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Table des matières

INTRODUCTION GENERALE
1.- Généralité
1.1.- Contexte et rubrique
1.2.- Choix du thème et choix du terrain
2.- Problématique
3.- Hypothèses
4.- Objectifs
5.- Méthodologie
5.1.- Concepts et méthodes
5.2.- Techniques
5.2.1.- Documentation
5.2.2.- Techniques d’enquête
5.2.2.1.- Les entretiens
5.2.2.2.- Techniques d’échantillonnage
5.2.2.3.- Techniques de questionnaire
5.2.2.4.- Analyses et dépouillement
6.- Problèmes rencontrés et limites de l’étude
7.- Plan de rédaction
PREMIERE PARTIE : APPROCHE THEORIQUE ET CONCEPTUELLE DU DEVELOPPEMENT
CHAPITRE 1 : Les concepts de développement et de participation
1.1.- La participation et le développement local
1.1.1.- Promotion des initiatives locales
1.1.2.- Modalités d’approche
1.2.- Participation et décentralisation
1.3.- La communication participative pour le développement
1.3.1.- Appuis communautaires et communication
1.3.2.- Les prérogatives des acteurs
1.3.3.- Stratégies d’approche des professionnelles
CHAPITRE 2 : Le développement à Ambohimiadana
2.1.- Le cadre de CARE International
2.2.- Ambohimiadana comme axe de recherche
2.2.1.- Présentation générale du terrain
2.2.1.1.- L’origine du nom de la commune
2.2.1.2.- La situation géographique
2.2.1.2.1.- Le relief
2.2.1.2.2.- Le climat
2.2.1.2.3.- Les ressources naturelles
2.2.1.2.4.- La population
2.2.2.- L’organigramme communal
DEUXIEME PARTIE : ACCOMPAGNEMENT DES PAYSANS ET PERSPECTIVES ANALYTIQUES
CHAPITRE 3 : Les réalités de terrain
3.1.- Sensibilisation à la création de micro-entreprises
3.1.1.- Formation à la comptabilité / gestion, adaptée aux micro-entreprises
3.1.2.- Octroi d’outil de production et de fonds de roulement en leasing
3.1.3.- Mise en place et encadrement du Projet
3.2.- Création d’Association mutualiste d’épargne et de crédit
3.3.- Création d’un groupement d’intérêt économique
3.4.- Vécu paysan dans la pauvreté et relations à la terre
CHAPITRE 4 : Etat des lieux sur la quotidienneté et les perceptions des paysans
4.1.- Le budget des ménages
4.2.- La dimension culturelle
4.3.- La structure mentale
CHAPITRE 5 : Perceptions des paysans sur l’approche projet
5.1.- Les améliorations ressenties
5.2.- Activités d’assistance et perception des échecs
5.3.- Impacts indirects dans l’organisation sociale
5.3.1.- Perte des valeurs et des ancrages traditionnels
5.3.2.- Les perspectives dans la survie
5.4.- Constat global sur les réalités vécues
5.4.1.- Analyse FFOM (Forces, Faiblesses, Opportunité et Menaces) sur Ambohimiadana
5.4.1.1.- Forces et faiblesses
5.4.1.1.1.- Forces
5.4.1.1.2.- Faiblesses
5.4.1.2.- Les opportunités et les menaces
5.4.1.2.1.- Opportunités
5.4.1.2.2.- Menaces
TROISIEME PARTIE : EXPERTISE DU TRAVAILLEUR SOCIAL POUR L’APPUI AU MONDE RURAL
CHAPITRE 6 : Protection, assistance et aide sociale
6.1.- Une protection sociale rapprochée
6.2.- Promotion de la participation et de l’associationnisme
CHAPITRE 7 : Acquis professionnels et propositions diverses
7.1.- Participations du travailleur social dans la lutte contre la pauvreté
7.2.- Attitudes face aux difficultés
7.2.1.- Recommandations stratégiques
7.2.3.- Recommandations opérationnelles
CONCLUSION GENERALE
BIBLIOGRAPHIE

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