Organisation administrative du système de santé

Organisation administrative du système de santé

Le système de santé sénégalais est organisé selon une structure pyramidale en trois niveaux : central, intermédiaire et périphérique (figure 1). Le niveau central correspond au sommet de la pyramide. On y retrouve les services ministériels, les centres hospitaliers universitaires et les structures sanitaires privées. Le niveau intermédiaire renvoie à la région médicale et aux centres hospitaliers. La base de la structure pyramidale est constituée par les services départementau de l’action régionale mais également les brigades régionales de l’h giène sociale et les districts sanitaires dans lesquels se trouvent les postes de santé, les centres et autres cases de santé.

Offre de soins de santé

Le Sénégal compte 3711 structures de santé dont 3509 publiques et 202 privées. Ces points de prestations sanitaires sont principalement composés des cases de santé (47 %), des postes de santé (46 %), des centres de santé (4 %) et des hôpitaux (3 %). Les points de prestations de santé sont plus nombreux au niveau des régions de Kaolack (12 %), Thiès (11 %) et Dakar (11 %). Par contre des régions comme Kaffrine (4 %), Sédhiou (4 %) et Kédougou (4%) enregistrent les plus faibles pourcentages (Figure 2).

S’agissant des établissements Publics de Santé (EPS) et des services de santé de référence, ils sont principalement concentrés dans la région de Dakar avec 14 unités, soit 40 % des EPS. Ensuite, viennent les régions de Thiès (3), Diourbel (3) et Saint-Louis (3). Cependant, excepté la région de Kédougou, toutes les autres régions ont au moins un EPS (figure 3). L’établissement public de santé ou l’hôpital peut être hospitalier ou non. Les établissements publics de santé sont classés par niveau, conformément à l’article 2 de la loi n°98-08 du 02 mars 1998 portant réforme hospitalière, modifiée par la loi n°2015-12 du 03 juillet. L’établissement public de santé hospitalier de premier niveau (EPS1), comme celui de Tivaouane, est un hôpital à vocation départementale, l’EPS 2 a une vocation régionale et l’EPS 3 a une vocation nationale. Cependant, la faiblesse des plateaux techniques et le dépassement des cahiers de charge sont souvent notés. Le centre de santé de niveau 1 (CS 1) est une structure publique de santé qui offre des soins curatifs médicaux, paramédicaux et dentaires, en ambulatoire et en hospitalisation, et des services promotionnels et préventifs. Le centre de santé de niveau 2 (CS2) dispose en plus d’un bloc opératoire offrant au moins des soins obstétricau d’urgence. Le poste de santé est une structure publique de santé qui offre des soins curatifs paramédicaux, des services promotionnels et préventifs. La case de santé est une structure de santé communautaire qui offre des services promotionnels, préventifs et curatifs par des acteurs communautaires de soins et des acteurs communautaires de promotion et de prévention. Les structures sanitaires privées sont l’hôpital privé de premier niveau, de deuxième niveau et de troisième niveau, les cliniques mixte, chirurgicale, médicale et d’accouchement ; les cabinets médical, dentaire et paramédical ; les laboratoires de niveau 1, de niveau 2, de niveau 3 ; L’imagerie de niveau 1, de niveau 2, de niveau.

Accessibilité aux soins

Les soins hospitaliers sont constitués par toutes les prestations (soins, hébergements) offerts sur un court, moyen ou long terme par des hôpitaux des secteurs publics et privés. Selon l’OMS, l’accessibilité hospitalière peut être définie comme la possibilité offerte aux populations, de bénéficier des soins de qualité à chaque fois que de besoin du fait de la proximité des structures, des coûts abordables des prestations, des facilités de communication et de l’e istence de manière globale de repère socioculturel pour les patients dans l’espace hospitalier. Généralement l’accessibilité au soins hospitaliers est appréciée sous les angles financiers, géographiques, et socioculturels.

Accessibilité géographique

Sur le plan de la répartition géographique des structures sanitaires, le Sénégal compte peu d’établissements de soins. Seules les régions de Dakar, Diourbel, Saint louis et de Thiès sont mieux loties. La capitale à elle seule dispose de quatorze des trente-deux établissements hospitaliers qui existent au Sénégal et près de la moitié des praticiens spécialisés. Cette répartition inéquitable des établissements de santé présente un impact négatif, rendant l’accès au soins en milieu rural limité .

Accessibilité financière

Il faut noter que les prestations sanitaires coûtent chères au Sénégal. La population présente pour la plupart un niveau modeste (taux de pauvreté est à 46,7% en 2011, il est plus accentué en milieu rural avec un taux de pauvreté de 57,1% contre 26,1% à Dakar et 41,2% dans les autres villes et manque de soutien de la part de l’Etat. L’assurance maladie est quasi-inexistante. La Couverture Maladie Universelle (CMU) offre la possibilité aux personnes les plus démunies de bénéficier d’une couverture du risque-maladie. Cette initiative permet, en effet, aux personnes ayant souvent de faibles revenus (monde rural et secteur informel), d’être affiliées à un régime d’assurance-maladie et de bénéficier des mêmes soins que les personnes affiliées aux autres régimes de sécurité sociale que sont les imputations budgétaires et les Instituts de Prévoyance Maladie (IPM).

Mêmes ceu qui en bénéficient ont du mal à en profiter, à cause d’un s stème de prise en charge obsolète avec les Institutions de Prévoyance Maladie (IPM), en général surendettées et qui pourtant en constituent le principal canal. Ainsi, les dépenses de santé sont la plupart du temps supportées individuellement par les patients ou leurs proches. En effet, les tarifs souvent très élevés des soins, font que de nombreu patients évitent de se rendre à l’hôpital par crainte de ne pas pouvoir supporter le coût des prestations offertes.

Accessibilité socio-culturelle

L’accueil en urgence ou non représente pour de nombreu patients le premier obstacle à franchir du fait de l’ine istence d’un cadre qui lui est dédié, de la quasi-absence du personnel à certaines heures et des difficultés de communication pour une orientation correcte des malades. L’accompagnement des malades apparaît à la fois comme une pratique culturelle permettant de ne pas isoler le malade mais également comme un moyen de pallier l’insuffisance du personnel de salle surtout pendant la nuit. Les accompagnants séjournent souvent à l’hôpital dans des conditions déplorables, passant la nuit dans les couloirs exposés à divers vecteurs de maladies. Il arrive souvent que des accompagnants contractent des maladies en cas de séjour prolongé.

Organisation du département de Tivaouane 

Localité de Tivaouane

Le département de Tivaouane représente un des 48 départements du Sénégal. Il se situe à 92 km environ de Dakar (la capitale nationale). Il est localisé dans la région de Thiès ; située à l’ouest du pa s. Il constitue le plus grand département (environ ½ de la superficie totale). Il couvre 3217 km² (soit 1/61e du territoire national) et comprend quatre arrondissements : Méouane 1058 km², Niakhène 867 km², Pambal 670 km², Mérina Dakhar 622 km² subdivisés en quatorze communautés rurales.

Démographie du département

La population du département de Tivaouane est évaluée à 342.519 habitants, avec une densité de 110 habitant/km². Cette dernière est la plus faible de la région de Thiès (Mbour 175 hbts/ km², Thiès 196 hbts/ km²). Cette disparité obéit à deux facteurs importants : la grande superficie du département et l’émigration élevée qui touche les classes jeunes vers les centres actifs (Thiès, Mbour, et Dakar). La population pédiatrique (0-15ans) représente 37% de la population totale. On y trouve une infime prédominance du sexe féminin à 51,51%.

Composition éthnique et religieuse

La composition ethnique est dominée par les wolofs avec 80,1%. On retrouve aussi : les Poulars avec 9%, les sérères 8,1 %, les Maures 1% et une minorité de Bambara, Mandingue, Diola et autres (moins de 1% pour chaque groupe). Les communautés religieuses sont assez diversifiées dans le département : Les musulmans sont majoritaires (97,2% de la population), et se répartissent entre plusieurs confréries : Tijanies, Mourides, Khadirs, Layènes, autres musulmans. Les Chrétiens sont aussi présents. Les pratiquants d’autres confessions sont par ailleurs très minoritaires.

Potentiel économique  
Partie intégrante du Bassin arachidier le département de Tivaouane présente un tissu économique à dominante agricole (culture d’arachide, mil, niébé). Cependant quelques particularités peuvent être signalées avec l’industrie, la pêche et le tourisme. L’industrie se résume à l’e ploitation des phosphates et à la production d’engrais et des acides particulièrement dans la zone de Mboro. La pêche dans est pratiquée en bordure de côte surtout à Mboro, Fass Boye, Lit et Diogo. Les possibilités sont encore sous exploitées et le département attire même des pêcheurs navétanes. Les prises y sont importantes. Enfin, le département offre des possibilités touristiques, si l’on considère les plages de Mboro à Fass Bo e, malgré l’insuffisance hôtelière. D’ailleurs l’hôtel « Aldianatou » de la ville de Tivaouane (prêt mais pas encore fonctionnel) est un exemple de volonté de promotion touristique. Entre autres les villes de pèlerinage comme Tivaouane, Ndiassane, Pire centres d’accueil annuel et certains vestiges historiques (ex : Dékheulé) constituent autant de potentialités.

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : RAPPELS ET REVUE DE LA LITTERATURE
I. SITUATION SANITAIRE ACTUELLE
1. Organisation administrative du système de santé
2. Offre de soins de santé
3. Accessibilité aux soins
3.1. Accessibilité géographique
3.2 Accessibilité financière
3.3 Accessibilité socio-culturelle
4. Organisation du département de Tivaouane
4.1. Localité de Tivaouane
4.2. Démographie du département
4.3. Composition éthnique et religieuse
4.4. Potentiel économique
4.5. L’hôpital Mame Abdoul Aziz SY Dabakh de Tivaouane
II. ÉPIDEMIOLOGIE DES AFFECTIONS UROLOGIQUES PEDIATRIQUES
1. Uropathies malformatives
2. Pathologies génito-scrotales
2.1. Pathologies du canal péritonéo-vaginal (PCPV)
2.2. Scrotum aigu
2.3. Testicule non descendu
2.4. Hypospadias
2.5. Anomalies de différenciation sexuelle
2.6. Phimosis
3. Malformations utéro-vaginales
4. Tumeurs urologiques de l’enfant
5. Traumatismes uro-génitaux
6. Lithiases urinaires
DEUXIEME PARTIE : NOTRE ETUDE
PATIENTS ET METHODES
I. Cadre d’étude
1. Présentation du bloc opératoire
II. Patients
III. Méthodes
1. Type et période d’étude
2. Recueil des données
3. Instruments de collecte des données et variables étudiées
3.1. Aspects épidémiologiques
3.1.1. Fréquence
3.1.2. Aspects sociodémographiques
3.2. Pathologies rencontrées
3.3. Traitement
3.4. Exploitation des données
RESULTATS
I. Aspects épidémiologiques
1. Fréquence
2. Caractéristiques sociodémographiques
2.1. Sexe
2.2. Age
2.3. Origine géographique
2.4. Mode d’admission
2.5. Délai de prise en charge opératoire
II. Pathologies rencontrées
III. Traitement
1. Type de traitement
2. Type de chirurgie
3. Gestes pratiqués
4. Durée d’hospitalisation
DISCUSSION
I. Aspects épidémiologiques
II. Pathologies rencontrées
III. Traitement
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES

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