NOTRE ETUDE PROPREMENT DITE SUR L’ENQUETE CAP DES IST/SIDA DANS LE FOKONTANY D’AMBOHIPO

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Dans les pays en développement(11)(12)(13)

Pour le début du troisième millénaire, l’OMS estimeà 30 millions les sujets atteints dans le monde, dont 20 à 25 millions d’Afr icains. L’Afrique subsaharienne avec 10% de la population mondiale aura les deux tiers des cas mondiaux. Dix millions d’enfants africains de moins de 15 ans sont orphelins de parents sidéens (figure 1). Les classes dirigeantes, par leur mode de vie, paient le plus lourd tribut à la maladie, les conséquences économiques sont considérables quand on sait les investissements faits par les pays pour se doter d’hommes et de femmes capables de gouverner. Les efforts entrepris pour réduire la mortalité infantile se trouvent réduits à néant au début du XXIsiècle. Les conséquences de la transmission materno-fœtale sont catastrophiques. La moitié des nouveau-nés etdes nourrissons atteints meurent avant l’âge de 2 ans et 80% avant l’âge de 5 ans. A vec les enfants, les femmes sont parmi les plus vulnérables, par le manque d’accès à l’éducation et d’information, l’absence de moyens de protection.

Situation épidémiologique des IST, hors infections à VIH (14)(15)(16)(17)

Sous le terme d’Infections Sexuellement Transmissibles (IST) sont regroupés plusieurs maladies infectieuses différentes de par leur symptomatologie clinique, leurs conséquences, mais aussi leurs agents pathogènes. Il s’agit essentiellement de :
· IST d’origine bactérienne :
– syphilis vénérienne.
– gonococcie.
– chlamydioses.
– chancre mou.
– granulome inguinal.
· IST d’origine virale :
– herpès génital.
– infection à CytoMégaloVirus (CMV).
– hépatites virales (hépatites B).
– infection à Human papilloma virus.
· IST d’origine parasitaire et mycosique :
– trichomonase.
– ectoparasites.
Les IST à l’origine d’ulcérations génitales sont l’une des causes majeures de la dissémination du VIH. Les IST doivent donc êtreconsidérées comme un très sérieux problème de santé publique qui nécessiteraides mesures préventives et curatives généralisées à la totalité de la population mondiale.
En 1996, l’incidence des IST dans les pays occidentaux a subi une forte diminution par suite, en particulier, de l’utilisation plus fréquente des préservatifs. L’augmentation des IST estimée à plus de 500 millions de nouveaux cas par an entre 1990 et 1995 s’est faite exclusivement dans les pays en développement, et notamment en Afrique tropicale où l’incidence de la syphilis est dix fois plus élevée que dans les pays occidentaux, celle de la gonococcie cinq fois plus, et celle du chancre mou cent fois plus. Les infections génitales à chlamydia sont, par contre, comparables dans tous les pays du monde.

REALISATION D’UNE ENQUETE EPIDEMIOLOGIQUE

Six étapes doivent être observées lors d’une enquêtépidémiologique dans un ordre défini :
– définition des objectifs et choix de la méthode.
– élaboration du plan d’analyse.
– conception du questionnaire.
– élaboration du plan de sondage.
– collecte des données.
– exploitation des données.

Définition des objectifs et choix de la méthode (18)

Définition des objectifs

Les objectifs d’une étude épidémiologique doiventtreê clairement définis et en nombre limité. L’épidémiologiste doit faire preuve d’esprit de synthèse pour parvenir à extraire du discours de son interlocuteu r les buts réels poursuivis. Il convient aussi de définir dès les contacts préliminaires, de quelle manière seront utilisés les résultats de l’enquête.

Recherche documentaire

La recherche d’une documentation sur le sujet traité doit être l’un des premiers soucis de quiconque se lance dans une enquête. Cette recherche peut être complétée par des entretiens avec des spécialistesde la question et par la consultation des statistiques sanitaires ou en dernier ressort par la réalisation d’une pré-enquête sur un échantillon limité.

Choix de la population cible

Ce choix est fonction des objectifs de l’enquête ainsi que de la nature et de la distribution supposée des facteurs étudiés. D’autres aspects interviennent également dans cette décision, telles la notion de faisabilité et la possibilité d’extrapolation des résultats.
Quels que soient ses déterminants, le choix de la population enquêtée devra intervenir très tôt dans la planification de l’enqu ête.

Evaluation du budget prévisionnel

Les contingences matérielles ne doivent pas être oubliées car elles ont une incidence directe sur le protocole de l’étude. L’élaboration d’un budget prévisionnel pas trop optimiste aide à éviter le risque de bâtir un projet irréalisable au regard des moyens alloués.

Elaboration du plan d’analyse

La préparation du plan d’analyse consiste à transformer les questions exprimées dans le langage courant qui découlent des objectifs de l’étude en croisements de variables statistiques.
L’élaboration du plan d’analyse permet de s’assurer au moment de la conception du questionnaire que les réponses aux questions posées facilitent le remplissage des cases vierges des tableaux des résultats.
· Définition des classes à l’intérieur des facteurs tudiés
En prenant par exemple la consommation de tabac, les classes sont présentées au tableau 1.

Conception du questionnaire

Le questionnaire permet d’apporter des réponses aux interrogations qui ont motivé l’enquête. De la qualité du questionnaire dépendra pour une bonne part la qualité des données recueillies, et donc la fiabilité des résultats de l’étude.

Buts

Les enquêtes par questionnaire visent généralementàrecueillir :
· Des faits.
– au domaine personnel de l’individu :
* taille.
* poids.
* âge.
* revenus etc…
– au domaine de son environnement :
* habitat.
* composition de la famille.
* milieu de travail etc…
– au domaine de ses comportements :
* consommation de tabac, d’alcool etc…
· Des jugements subjectifs :
– Opinions : par exemple « sériez vous d’accord pour l’utilisation des préservatifs chez lez jeunes ».
– Attitudes : c’est-à-dire des appréciations sur des notions qui engagent plus fondamentalement le sujet. Par exemple : « A votre avis, l’avortement peut-il être considéré comme une solution à une grossessendésirée ? ».

Principaux types de questions (18)

On peut distinguer :
– des questions ouvertes.
– des questions fermées.
– des questions semi-ouvertes.
· Questions ouverte:
La réponse n’est pas suggérée, les sujets doiventréerc leur réponse.
Exemple : « Pouvez-vous citer certaines maladies pour lesquelles une vaccination est possible ? ».
· Questions fermées:
Un choix de réponse est fourni. Celles-ci sont, si possible, mutuellement exclusives. Il est prudent de garder une rubrique « autre » pour les réponses non prévues.
Il existe plusieurs types de questions fermées qui dépendent des modalités de réponses. On distingue ainsi :
· Questions fermées avec gradation:
Exemple : « Que pensez-vous des mesures visant à diminuer le taux de remboursement de certains médicaments dits de confort ? ». Réponses :
i. Tout à fait d’accord.
ii. Plutôt d’accord.
iii. Indifférent.
iv. Plutôt en désaccord.
v. Tout à fait en désaccord.
Ceci peut s’appliquer aussi bien à l’étude des attitudes que des connaissances, des comportements ou des attributs.
· Questions fermées sans gradation:
Le sujet doit choisir dans une suite de propositions discrètes non ordonnées celle qui correspond le mieux à sa situation.
Exemple : quelle est la principale raison qui vous à amené à cesser de fumer ? ».
Réponses : i. Vous avez contracté une affection liée à l’usage du tabac.
ii. Vous avez eu peur de contracter plus tard une affection liée à l’usage du tabac.
iii. Quelqu’un de votre entourage est tombé malade à cause du tabac.
iv. Vous désirez rester dans une bonne forme physique.
v. Vous n’aimiez pas vous sentir esclave du tabac .
vi. Autres raisons (à préciser).
· Questions fermées avec réponses binaires:
Exemple : « Seriez-vous d’accord pour une aggravation des sanctions pénales à l’égard des personnes conduisant en état d’ébriété?».
· Questions semi-ouvertes ou semi-fermées:
On les appelle parfois questions « cafétéria ». Ils’agit d’un compromis. Exemple : « Quelles sont les mesures d’aide aux personnes âgées dont vous aimeriez bénéficier en priorité ? ».
Réponses :
i. Club du 3e âge.
ii. Repas portés à domicile.
iii. Aide-ménagère.
iv. Foyer d’hébergement temporaire.
v. Autres (à préciser).

Elaboration du plan de sondage (18)

Lorsqu’on désire étudier la distribution d’un phénomène dans une population de grande taille, il est rare que l’on puisse réaliser une enquête exhaustive ; on se limite le plus souvent à l’étude d’un échantillon représentatif de celle-ci.

Choix de la méthode d’échantillonnage

On dispose de deux types de méthodes pour constituer un échantillon : les méthodes empiriques et les méthodes aléatoires ourobabilistesp.
· Méthodes empiriques On distingue :
Les méthodes de sondage par choix raisonné.
Ils consistent à bâtir, à partir des connaissances qu’on a de la population-mère, un échantillon ressemblant, ou représentatifde cette dernière. Deux approches peuvent être utilisées :
– La méthode des quota:
On constitue un échantillon de sujets qui semble refléter la population que l’on désire étudier (âge, sexe, ethnie, catégorie rofessionnelle,p niveau d’étude, lieu de résidence, type de logement, etc…).
– La méthode des unités types:
On subdivise la population à étudier en sous-ensembles homogènes et on constitue un échantillon d’unités-types capables derésumer chacun de ces sous-ensembles.
Méthode des itinéraires:
Il s’agit d’imposer aux enquêteurs un itinéraire précisant les coordonnées exactes des logements sélectionnées : Rue x… troisi ème bâtiment côté impair, deuxième étage, porte de droite ; puis, huitième bâtiment côté pair, rez-de-chaussée, etc…
· Méthodes aléatoires:
Elles consistent à tirer au sort un certain nombre d’individus, qui, s’ils sont en nombre suffisant, pourront être considérés commerprésentatifs de la population dont ils sont issus. Plus leur nombre est élevé, etplus la précision du sondage sera bonne. On distingue :
. Le sondage élémentaire:
Dans les sondages de ce type, les unités statistiques (unités au niveau desquelles sont exprimés les résultats) sont confondues avec les unités de sondage (unités à partir desquelles est réalisé l’échantillonnage).
. Le sondage systématique:
Il s’agit d’un procédé permettant de simplifier laréalisation de la méthode élémentaire.
Si on désire par exemple tirer 100 individus dans une population de 2.000, on détermine en premier lieu un pas de sondage égalà 2.000/100 = 20. Puis on se fixe un point de départ en tirant aléatoirement un nombre entre 1 et 20. Soit le nombre 12. Le premier individu sélectionné est celui placé en12e position de la liste, le second individu est le 32e (12+20), puis le 52e (12+20+20), et ainsi de suite jusqu’à avoir tiré les 100 individus souhaités.
Cette méthode consiste à effectuer plusieurs tirages successifs. Soit une étude portant sur les ménages d’un secteur rural. On tire au sort dans un premier temps, un certain nombre de villages parmi ceux qui constituent le secteur concerné. Dans un deuxième temps, on tire au sort certains foyers à l’intérieur des villages retenus. Dans cet exemple, les villages constituent les unités primaires et les foyers les unités secondaires.
– Sondage en grappes:
Il s’agit d’un cas particulier de tirage à plusieur s degrés dans lequel dans chacune des unités primaires tirées, l’ensemble desunités secondaires est sondé. Ainsi dans l’exemple précédent, une méthode de sondage en grappes consisterait à interroger l’ensemble des foyers résidant dans les villages tirés au sort. Un village est donc une grappe de foyers, de même qu’un foyer estune grappe d’individus.
– Sondage stratifié:
Il consiste à découper la population en différentes classes (ou strates), définies à partir d’un critère présentant une forteliaison avec la variable étudiée. Ainsi dans le recours aux soins, une stratification efficace consistera par exemple à subdiviser la ville concernée en trois secteurs : un secteur aisé, un secteur de classe moyenne et un secteur populaire. Un tirage au sort des unités de sondage sera ensuite effectué indépendamment à l’intérieur de chacune des trois strates.

Constitution de la base de sondage

Les méthodes de sondage aléatoire nécessitent en gén ral de posséder une liste de la population que l’on veut étudier à partir de laquelle se fera le tirage au sort. C’est la base de sondage.

Etude détaillée d’une méthode d’échantillonnage

Dans la méthode d’échantillonnage en grappes à deux degrés, plusieurs étapes se succèdent :
· Détermination du nombre de sujets nécessaires.
S’agissant d’une enquête d’observation, le nombre de sujets à inclure dépend de 3 facteurs :
p : le pourcentage attendu de sujets présentant lecaractère recherché.
i : la précision souhaitée pour ce pourcentage.
a : le risque de première espèce consenti représenta le risque que le pourcentage réel dans la population s’écarte du pourcentage observé sur l’échantillon (de plus de 2 écarts types, pour = 0,05).
Le nombre de sujets “n” est donné par la formule : (ε2.p.q) n = i2 ε : écart réduit correspondant au risque consenti. p : fréquence approximative du facteur étudié. q : (q = 1 – p).
En général, on choisit par convention = 5% d’où ε = 1,96.

Collecte des données

· Méthodes de recueil de l’information:
On distingue classiquement deux modalités d’administration d’un questionnaire : l’administration directe (auto-questionnaire rempli par le sujet), et l’administration indirecte (questionnaire rempli par l’enquêteur).
· Aspects opérationnels:
L’organisateur d’une enquête doit avoir le souci deminimiser le nombre de refus qui sont susceptibles d’altérer la représentativité de son échantillon. Un effort dans le domaine des relations publiques peut amener certaines personnes à modifier leur attitude.

Exploitation des données

Le codage consiste à transformer en variables numériques des réponses souvent matérialisées par des croix dans des casesau moment de l’interrogatoire. Les personnes chargées de cette tâche doivent être munies d’une grille standardisée. Une fois codé, le questionnaire est ensuite “saisie” : les chiffres qui représentent les réponses du sujet sont tapés sur le clavier de l’ordinateur.

Situation géographique et quartiers

Le fokontany d’Ambohipo est limité :
· au Nord par les cités universitaires d’Ankatso I et Ankatso II.
· à l’Ouest par le fokontany d’Andohan’i Mandroseza.
· au Nord-Est par le fokontany d’Ambolokandrina.
· au Sud par la rivière et le lac de Mandroseza (figure 3).
· Ambohipo Cité.
· Ambohipo Tanàna.
· Ambohipo Andranofotsy.

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Table des matières

PREMIERE PARTIE : GENERALITES SUR L’IST/SIDA ET L’ENQUETE EPIDEMIOLOGIQUE
1. VIH/SIDA ET INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES
1.1. Situation épidémiologique du SIDA
1.1.1. En Europe
1.1.2. Dans le monde
1.2. Impact social des IST/SIDA
1.2.1. Dans les pays développés
1.2.2. Dans les pays en développement
1.3. Situation épidémiologique des IST, hors infections à VIH
2. REALISATION D’UNE ENQUETE EPIDEMIOLOGIQUE
2.1. Définition des objectifs et choix de la méthode
2.1.1. Définition des objectifs
2.1.2. Recherche documentaire
2.1.3. Choix de la population cible
2.1.4. Choix de la méthode d’investigation
2.1.5. Evaluation du budget prévisionnel
2.2. Elaboration du plan d’analyse
2.3. Conception du questionnaire
2.3.1. Buts
2.3.2. Principaux types de questions
2.4. Elaboration du plan de sondage
2.4.1. Choix de la méthode d’échantillonnage
2.4.2. Constitution de la base de sondage
2.4.3. Etude détaillée d’une méthode d’échantillonnage
2.4.4. Collecte des données
2.4.5. Exploitation des données
DEUXIEME PARTIE : NOTRE ETUDE PROPREMENT DITE SUR L’ENQUETE CAP DES IST/SIDA DANS LE FOKONTANY D’AMBOHIPO
1. CADRE D’ETUDE
1.1. Situation géographique et quartiers
1.2. Situation démographique
2. METHODOLOGIE
2.1. Type d’étude
2.2. Période d’étude
2.3. Population d’étude
2.3.1. Critères d’inclusion
2.3.2. Critères d’exclusion
2.3.3. Echantillonnage et taille de l’échantillon
2.4. Recueil des données
2.5. Saisie et traitement des données
2.6. Limite et éthique
2.7. Paramètres d’étude
3. RESULTATS
3.1. Nombre des sujets de l’étude
3.2. Analyse de répartition
3.3. Connaissance
3.4. Attitude
3.5. Pratique
TROISIEME PARTIE : COMMENTAIRES, DISCUSSIONS ET SUGGESTIONS
1. COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS
1.1. Caractéristiques de l’échantillon
1.2. Connaissance sur le SIDA
1.3. Attitude
1.4. Pratique
2. SUGGESTIONS
2.1. Mise en oeuvre d’un programme d’IEC sur le SIDA
2.1.1. Objectif
2.1.2. Stratégies
2.2. Amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité aux préservatifs
2.2.1. Objectif
2.2.2. Stratégies
2.3. Traitement précoce et efficace des cas d’IST
2.3.1. Objectif
2.3.2. Stratégies
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

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