Mutations des gènes BRCA

Mutations des gènes BRCA

Structure générale du sein 

La glande mammaire est un organe à développement continu depuis le stade Embryonnaire, à travers la puberté, les cycles menstruels et la grossesse Jusqu’à l’atrophie à travers la ménopause.
Donc, la glande mammaire est une masse de poids variable selon le tissu adipeux qui la compose, aplatie, d’avant en arrière .Elle est organisée en une vingtaine de lobes.Chaque lobe contient plusieurs lobules, et chaque lobule est composé de plusieurs alvéoles ou acinus. Au somment du mamelon s’abouchent 10 à 20 canaux galactophores qui assurent en cas d’allaitement l’éjection laitière. Chacun de ces canaux rejoint un lobule qui est lui-même composé de plusieurs alvéoles ou acinus qui sont une sorte de cavité arrondie en forme de cul de sac qui constitue la partie sécrétrice de la glande.En dehors de tissus glandulaire, le sein est rempli des tissus graisseux. Ainsi, sous le mamelon on trouve l’aréole, formée par des glandes cutanées et sébacées, qui joue le rôle du contrôle de la fonction excrétrice du sein au moment de la lactation due à sa disposition des fibres musculaires lisses.En bref, L’organe renferme donc deux structures essentielles, une structure à visée sécrétoire qui est le lobule et une structure à visée excrétrice qui est le canal excréteur encore appelé canal galactophore. Les lobules sont essentiellement situés à la périphérie du sein par rapport au mamelon, plus particulièrement dans le quadrant supérieur externe.

Le lobule 

 Structure
Le lobule est une formation sphérique d’environ 0,5 à 1 mm de diamètre constituée de petits tubes borgnes (appelés ductules terminaux) agencés de manière radiée autour d’un canal collecteur intra-lobulaire (le galactophore terminal intra-lobulaire). Ces ductules terminaux, au nombre de 20 à 100, sont entourés par un tissu fibrocollagène lâche appelé tissu palléal et dont les limites périphériques séparent le lobule du tissu fibro-collagène de soutien. Ce tissu est un tissu  » spécialisé  » sans tissu adipeux, sensible aux variations hormonales. Par ailleurs un tissu conjonctif dense et très vascularisé entoure le lobule.
Le revêtement épithélial des lobules est à double couche, la couche interne faite de cellules épithéliales bordant la lumière du tubule, tandis que la couche externe est faite de cellules myoépithéliales.
En 1975, Wellings a développé le concept de TDLU (Terminal Duct Lobular Unit ou unité terminale ductulo-lobulaire) qui englobe le lobule et le galactophore terminal extralobulaire.
Ce galactophore terminal représente la dernière division du galactophore avant le lobule. Il est court et de longueur voisine de celle du diamètre lobulaire, soit environ 1mm. Ce TDLU est doué par sa grande hormono-réceptivité, représente le lieu de développement de la plupart des proliférations épithéliales bénignes et malignes.

La cellule épithéliale 

Elle est le point de départ de la très grande majorité des carcinomes mammaires. Dans au moins 98% des cas le cancer du sein est un adénocarcinome développé à partir de l’épithélium glandulaire (principalement de celui de ces unités terminales).
aspect morphologique :
Sachant que la glande mammaire est très vascularisée, ceci permet au lactocytes de bien synthétiser le lait dû à l’apport d’eau et de nutriments à travers le sang pour la lactation. Ceci aboutit à un changement important dans la morphologie mammaire de telle sorte qu’au repos, elles sont basses, cuboïdes avec un noyau central ovalaire et un cytoplasme peu abondant.
Dans la phase de sécrétion, elles deviennent au contraire hautes, avec un cytoplasme plus abondant qui déplace l’extrémité apicale dans la lumière de l’acinus.

La cellule myoépithéliale

Cette cellule n’est pas spécifique au sein mais on l’a retrouve également dans les glandes salivaires et sudorales. Elle est située entre les cellules épithéliales et la membrane basale.
La cellule myoépithéliale participe dans l’élaboration et des propriétés contractiles qui favorisent l’éjection du lait et l’apparition des espaces intercellulaires permettant de meilleur échange entre l’épithélium et le tissu palléal.
 aspect morphologique :
Ces cellules situées à la périphérie des canaux ont typiquement des hémidesmosomes, des filaments cytoplasmiques avec des densités focales et des vésicules de pinocytose le long de la membrane plasmique.

La membrane basale 
Il s’agit d’une structure membranaire soutenant l’épithélium synthétisée par les cellules épithéliales.
La membrane basale est une zone d’échange et de contact entre l’épithélium et le tissu conjonctif. En oncologie, la membrane basale s’oppose à la dissémination des cellules cancéreuses et son respect par les cellules néoplasiques a permis de définir le concept du carcinome in situ.
Au-delà de la membrane basale, se situe le tissu palléal.

Le tissu palléal 

Il s’agit d’un tissu conjonctif très vascularisé enveloppant les ductules terminaux et généralement bien séparé du tissu conjonctif interlobulaire environnant qui est plus dense.
Sa densité est variable selon le cycle hormonal ou de l’âge, très actif. Le tissu palléal est :
 Un lieu d’échange ou se produisent les modifications cycliques d’origine hormonale.  Un site privilégié de la croissance mammaire, en particulier à l’adolescence et chez l’adulte dans les phénomènes d’adénome.  Propice au développement d’une réaction inflammatoire, en particulier dans les mastites ou au contact des carcinomes in situ.  A l’origine des tumeurs à dominance conjonctive comme le fibroadénome.

Classification de l’OMS 

Carcinome canalaire in situ (CCIS) 

Le CCIS est une lésion précancéreuse. Il nait au niveau de l’unité ductulo-lobulaire du sein et envahit par contiguïté l’arbre canalaire. En principe, les cellules cancéreuses ne dépassent pas la membrane basale et n’envahissent pas le tissu conjonctif, mais il a été révélé que 30 % des CCIS non traités deviendraient des carcinomes invasifs.L’OMS définit le CCIS comme une lésion intracanalaire caractérisée par une prolifération cellulaire accrue, des atypies cellulaires légères et une tendance inhérente mais non obligatoire vers un carcinome mammaire infiltrant.
La classification des CCIS est actuellement basée sur le grade nucléaire, la présence de nécrose et le type architectural
1. Le grade nucléaire :Noyaux de bas grade : noyaux d’apparence monotone dont la taille est 1.5 à 2 fois la taille des globules rouges, avec une chromatine fine et rarement des nucléoles ou des mitoses.Noyaux de haut grade :noyaux pléomorphes dont la taille est supérieure à 2,5 fois la taille des globules rouges, avec une chromatine hétérogène, des nucléoles proéminents et multiples et des mitoses.Noyaux de grade intermédiaire : ceux que l’on ne peut pas classer dans les catégories précédents.
2. La nécrose tumorale :Le pathologiste doit préciser s’il y a une nécrose ou non.Elle est classée en ;Comédonécrose : toute zone de nécrose centrale, linéaire, en section longitudinale, au sein d’un canal.Nécrose ponctuée : toute zone de nécrose non linéaire en section longitudinale.
3. Le type architectural :CCIS de type comédocarcinome : il s’agit en général des lésions de grande taille.La lumière des canaux et des lobules est comblée par une nécrose centrale. Des calcifications peuvent se développer à partir de cette nécrose. Des cellules carcinomateuses plus ou moins cohésives ou formant une bordure massive entourent la nécrose centrale. Ces cellules sont de grande taille et ont des noyaux par définition de haut grade.
CCIS de type cribriforme : les canaux et les lobules sont comblés par une prolifération cellulaire criblée de lumières secondaires à l’emporte-pièce.
CCIS de type micropapillaire : les cellules carcinomateuses s’organisent en structures digitiformes sans axe conjonctivo-vascuaire central, se projetant dans la lumière des canaux colonisés.
CCID de type massif : les cellules s’organisent en plages massives et cohésives comblant et distendant les structures mammaires. Les cellules ont des limites cytoplasmiques nettes.

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Table des matières

I. Introduction
II. Facteurs de risque
1. Age
2. Antécédents familiaux
3. Mutations des gènes BRCA
4. Exposition aux œstrogènes
3-1. ménopause tardive
3-2. grossesse tardive ou absence de grossesse
3-3. contraceptifs oraux
5. Exposition à des rayonnements ionisants
Morphologie et histologie du sein normal
I. Structure générale du sein
1. Le lobule
2. La cellule épithéliale
3. La cellule myoépithéliale
4. La membrane basale
5. Le tissu palléal
II. Classification de l’OMS
1. Carcinome non infiltrant
1-1. Carcinome canalaire in situ (CCIS)
1-1-1. Le grade nucléaire
1-1-2. La nécrose tumorale
1-1-3. Le type architectural
1-2. Carcinome lobulaire in situ (CLIS)
2. Carcinome canalaire infiltrant de type non spécifique
III. Diagnostique
1. Mammographie
2. Echographie
3. Biopsie
4. Cytoponction
IV. Grade histopronostique de Scorff bloom et Richardson
1. Formation des tubules
2. Pléomorphisme nucléaire
3. Fréquence des mitoses
Matériels et méthodes
I. Matériels
II. Méthodes
A. Enregistrement
B. Etape macroscopique
C. Histologie
1. L’obtention des coupes
2. Les étapes pratiques de la coloration
3. Les étapes préparatoires du montage
Résultat
A. Mastectomies
B. L’incidence du cancer du sein pendant l’année 2018
C. Répartition selon l’âge
Discussion
Problématique de la prise en charge du cancer de sein
Conclusion
Références bibliographiques

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