Mise en place d’un plan d’action avec objectivité sur le plan du tourisme

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INFRASTRUCTURES DE BASE EXISTANTES :

Après avoir présenté l’aspect historique et le nombre total de la population dans la commune urbaine de Vatomandry, dans le présent chapitre, nous allons citer les infrastructures de base existantes respectivement l’éducation, la santé publique et les infrastructures d’accueil existant ainsi que les infrastructures économiques de base comme l’agriculture, l’élevage et pêche dans la commune.

Infrastructures socioculturelles :

La Commune urbaine de Vatomandry possède :
– 08 écoles primaires dont 1privé.
– 01 collège secondaire (CEG publique).
– 03 bâtiments de culte dont l’un catholique et l’autre : FLM, Jesosy Mamonjy.
– 01 tranompokonolona.
– 01 terrain de football et 01 terrain de basket-ball (en dur).
– 01 centre de Santé de Base niveau II et un dispensaire privé.
– 01 poste de gendarmerie et 01 poste de police.
– 01 centre fiscal.

Education :

Parmi les établissements scolaires existants dans la commune urbaine de Vatomandry, 74 % sont des écoles primaires publiques dont 70 % sont fonctionnelles. Le taux de scolarisation est très faible dans la commune car 23 % des enfants ne sont pas scolarisés. Pour le CEG et Lycée, il est respectivement au taux de 16 % et de 10 %. Concernant le taux de réussite aux examens en 2005, CEPE (72,40 %), BEPC (43,25 %), BAC (22,40 %). Et nous avons remarqué que les enfants entrent très jeunes dans la vie active et 45 % des enfants ne fréquentant pas l’école et exercent déjà une activité. En plus, l’insuffisance des matériels pédagogiques constitue entre autre l’une des difficultés rencontrées par plusieurs écoles. L’existence de « kits scolaires » octroyés par le Ministère chargé de l’éducation nationale et de la Recherche scientifique a allégé les charges des parents mais ne les éradique pas totalement.

Santé publique :

En ce qui concerne le cas de la commune urbaine de Vatomandry, deux postes sanitaires sont disponibles pour les habitants. Ils sont constitués par :
· un Centre de Santé de Base niveau II (CSBII), tenu par un médecin diplômé d’Etat avec 2 paramédicaux. En matière d’organisation sanitaire, 10 Animateurs de Santé sont présents dans les Fokontany de la commune. Ces Animateurs collaborent avec le personnel du CSB II pour l’Information- Education et Communication (IEC) sur la santé publique.
· un dispensaire privé appartenant à l’église catholique, tenu par un paramédical.
Le CSBII et le dispensaire privé, sont localisés dans la Commune urbaine de Vatomandry. Ce qui rend leur accès difficile pour la plupart des habitants qui se situent à une distance plus de 15 km de la commune. Outre ces soins donnés par les services sanitaires modernes, les prestations de soins de santé octroyées par les tradipraticiens (guérisseurs traditionnels) ne sont pas négligeables. D’après les enquêtes que nous avons réalisées, la plupart des malades ont recours en premier lieu à la médecine traditionnelle surtout dans les Fokontany, avant d’aller à l’hôpital.

Infrastructures d’accueil existant :

Quelques hôtels restaurants et gargotes se trouvent dans la ville de Vatomandry.

Les hôtels :

Nous avons pu identifier trois principaux hôtels dans la commune urbaine de Vatomandry. Ces établissements présentent le minimum de confort que pourrait chercher le touriste sauf l’hôtel Zaza Robert qui a atteint déjà la norme internationale. Pour les autres, ils sont équipés chacune d’une douche avec eau chaude, des toilettes modernes, un petit déjeuner et un service de chambre.

Restaurants :

Trois établissements seulement qui font ce genre d’activité dans la commune urbaine de Vatomandry et le plus connus, c’est le restaurant Zaza Robert. Les deux autres sont spécialisés dans la cuisine chinoise, mais servent aussi et notamment des plats malgaches. Ils proposent aussi des différentes catégories de boissons, à savoir les produits STAR et TIKO.

Gargotes :

Dans la commune urbaine de Vatomandry, les gargotes sont relativement propres en comparaison avec ceux des autres localités dans les Fokontany proche de la commune. Ils proposent seulement le café, le thé, le pain, les mofo gasy.

Infrastructures économiques :

Pour la commune, les infrastructures économiques sont basées sur les activités agricoles, pêches et élevages.

Agriculture :

L’agriculture constitue l’activité principale exercée par la majorité des habitants à la périphérie de la commune urbaine de Vatomandry. Elle porte sur les cultures vivrières telles que le riz, le manioc, la patate douce, la banane dont la grande partie est réservée à la culture de ce dernier. Mais le problème et les terres cultivables sont globalement limités, ne représentant que 18 % de la superficie totale de la commune.

Elevage et pêche :

L’existence de la mer dans la commune de Vatomandry fait le premier producteur de pêche. La mer constitue les supports aux activités de pêche. Les produits de pêche sont vendus frais dans la ville de Vatomandry, les fumés ou sèches sont vendus dans la capitale ou bien dans la ville de Toamasina. Bien évidemment, les produits sont destinés à la consommation locale ou régionale, de même provinciale en cas de besoin. Pour l’élevage, plus de 65 % du cheptel, toutes espèces confondues de la province de Toamasina se trouve dans la commune urbaine de Vatomandry. L’élevage porcin et l’aviculture sont de type traditionnel et familial. Presque chaque famille possède au moins quelques poules, oies ou canards ainsi que dindons.

Evolution du nombre des touristes :

Dans le cas de Madagascar, le nombre de touristes est évalué à partir du nombre de visiteurs non résidents arrivés au pays. Si nous faisons une analyse à partir de 1986, le nombre de touristes ne cesse d’augmenter sauf en 1991 à cause des événements politiques de l’époque. Ce chiffre était environ à 140 000 pour l’année 1999. Mais, par rapport aux touristes venus dans les autres îles de l’océan indien, le pays accuse un retard important. Prenons comme exemple le cas de l’île Maurice, pendant une année, le nombre de touristes est environ à 700 000. Cela explique que le nombre de touristes à Madagascar est un cinquième (1/5) du nombre de touristes de l’île Maurice.
Concernant le rythme de croissance, trois périodes se distinguent, à savoir :
 Entre 1986 et 1992 : le taux de croissance se présente comme une lame de scie, mais avec une tendance moyenne de croissance de 13 %. Plus précisément, si l’augmentation au niveau du nombre de touristes entre une année donnée et celle qui la période est beaucoup importante, cette hausse avait été moins significative entre l’année considérée et l’année qui la suit ou vice-versa.
 Entre 1993 et 1999 : le rythme de croissance est plus soutenu, de l’ordre de 16 % par an. Cette relative stabilité de la croissance est une des conséquences des mesures prises par le gouvernement dans le but de favoriser le développement du secteur touristiques à Madagascar.
 Entre 2000 et 2006 : le taux de croissance est très varié si on analyse le nombre des visiteurs de touristes dans toute la grande île. Le rythme de croissance varie entre de 18 % à 20 % par an. Cela explique que la hausse n’est pas d’une significative par rapport aux années précédentes même le taux de croissance augmente car ce taux est mesuré par rapport aux pays voisines.

Evolution mensuelle du touriste par région :

Dans la grande île, les régions fréquentées par les touristes sont la région d’Ihorombe c’est-à-dire dans la commune rurale de Ranohira et plus précisément au parc national d’Isalo, la région de Diana notamment au district de Nosy-be Hell Ville, la région Melaky sur le Tsingy de Bemaraha dans le district d’Antsalova, la région de Vatovavy c’est-à-dire le parc national de Ranomafana et la région Antsinanana dans le district de Vatomandry et à Foule pointe. Les autres régions sont juste passage pour les touristes. Durant lequel une légère hausse se dessine au mois de décembre et une arrivée massive (haute saison) aux mois de juillet et août et une autre pointe en novembre. En général, le premier semestre de l’année équivaut à un faible venu de touristes (basse saison). En 2000, le premier trimestre avait enregistré une diminution importante du nombre de touristes, due à une image non rassurante de Madagascar véhiculée à l’extérieur comme les dégâts cycloniques, le choléra, etc.

Evolution de la contribution du secteur dans l’économie :

L’accroissement du nombre de touristes exerce un impact positif de plus en plus marqué sur l’économie du pays. Entre 1998 et 1999, une augmentation du nombre de touristes de l’ordre de 14 % avait généré 11 % d’augmentation des recettes touristiques en devises. Tandis qu’entre 1997 et 1998, une hausse de 23 % des recettes au titre du tourisme avait été enregistré. Les recettes visibles enregistrées par la banque centrale de Madagascar en 1999, incluant les opérations de transfert à caractère touristique en provenance de l’étranger : virement, carte de crédit, chèque de voyages, les opérations de billets de banque étrangers effectuées par les étrangers, les perceptions en divises des agences de voyages, des hôtels et les titres de transports intérieurs, s’élevant à 14,56 millions de DTS, soit l’équivalent de 125 milliards d’Ariary. La contribution du secteur tourisme ne se limite pas seulement à l’apport en devises mais aussi à la création d’emplois. Dans ce cas, près de 15 574 emplois directs étaient générés par les hôtels restaurants et les Entreprises de voyages et d’Animations Touristiques pour l’année 1999 ; soit une hausse de 8,4 % par rapport à l’année 1998. Ce taux d’augmentation est supérieur au taux de création d’emplois à Madagascar entre 1998 et 1999, qui ne dépassait pas le 5 %. Entre 2000 et 2005, le nombre des établissements touristiques ne cesse d’augmenter mais la plupart sont dans la capitale. Nous avons remarqué que la capitale est passagère pour les touristes. Donc, l’augmentation de ces établissements n’a pas de significative pour la contribution du secteur pour l’économie malgache en générale.

TYPOLOGIE DES VISITES :

Dans ce chapitre, nous allons voir successivement la fréquence des visites, les types de voyage et le choix de la compagnie aérienne et les motifs de visite ici à Madagascar.

Fréquence des visites :

Près de 67 % des visiteurs ont déclaré avoir touché le sol malgache pour la première fois. Si 28,9 % des visiteurs récidivistes reviennent à Madagascar une fois par an, près de 43,7 % d’entre eux l’ont fait sans fréquence particulière.

Types de voyage et choix de la compagnie aérienne :

Pour la préparation de leur voyage, les voyageurs ont eu le choix de confier ou non à un voyagiste ou Tour Operator l’organisation de leur séjour. Pour les touristes à titre principal, près d’une personne sur quatre d’un voyage organisé par un voyagiste depuis l’extérieur. Dans ce cas, les sites à visiter et les hébergements correspondants ont été souvent prévus et organisés auparavant. En revanche, pour les touristes à titre secondaire, ce taux est de l’ordre de 15 % et 10 % de ceux qui sont venus en simple voyage ont eu recours à une agence de voyage ou Tour Operator pour organiser leurs circuits, une fois, arrivés à Madagascar.
Pour le choix de la compagnie, grâce à la libéralisation du trafic intérieur, régional et international achevée en 1994, six compagnies desservent actuellement la grande île avec l’extérieur. Dans ce cas, nous avons constaté que le prix de transport aérien est encore considéré très cher ni régional ni national ni international. Pour cela, chaque touriste ou voyagiste choisit de façon précise la compagnie aérienne avec laquelle il préfère voyager.
En effet, sur les voyageurs de la compagnie Air Madagascar et de l’Inter Air, quatre passagers sur dix les ont choisi pour leurs disponibilités, leurs tarifs sont évoqués en deuxième position. La compagnie CORSAIR qui n’assure que les vols long-courriers est préférée par les passagers essentiellement pour son tarif. Concernant l’Air France et l’Air Austral, leurs passagers les ont choisi pour leur grande disponibilité ainsi que par habitude.
Et si on compare le tarif entre l’Air Madagascar et l’Air France, en 2000, nous avons constaté que la plupart de touristes ont choisi l’Air Madagascar, de même pour la fréquence. Ces taux s’élèvent respectivement à 31,8 % et 10,3 %.
En revanche, les touristes avaient choisi l’Air France pour la disponibilité et le taux s’élève à 45,8 %. Il y a une différence de 5,6 % par rapport à l’Air Madagascar.
Actuellement, même si la libéralisation du transport aérien est concrétisée, la compagnie Air Madagascar détient toujours une grande part du marché de transport aérien de ce pays. Ce dernier assure la totalité du trafic intérieur et dessert quatre passagers sur dix dans les vols régionaux et internationaux. Le fait que cette compagnie travaille au dessus de ses moyens ne favorise pas la baisse des tarifs, mais risque de dégrader aussi la qualité de services offerts. A leur retour vers leur pays de résidence, les touristes ont exprimé leurs mécontentements sur les retards, les annulations de vols, etc. Donc, une telle situation a un impact négatif sur le tourisme
à Madagascar, car elle pourrait effacer toutes bonnes impressions reçues par les touristes lors de leur séjour. En plus, au moment où l’information sur Madagascar s’obtient en grande partie de boucle à l’oreille, cette situation ne fait que dégrader l’image de marque du pays à l’étranger.

Motifs de visite :

Depuis l’année 2000, près de 63 % des visiteurs non résidents arrivés dans la Grande île viennent principalement pour faire du tourisme. Ce qui les pousse finalement à venir à Madagascar est essentiellement l’écotourisme et les loisirs, vacances, sport. Pour le premier, il est environ de 19,5 % et les deuxièmes sont environ de 25 %. Pour la mission administrative est de 1,4 % seulement. Près d’un tourisme sur trois a décidé de venir à Madagascar pour sa faune et sa flore. Ce chiffre est beaucoup plus remarquable pour les vrais touristes car 43 % d’entre eux semblent être attirés par l’écotourisme.
En général, différentes raisons motivent le retour des touristes : si une personne sur cinq affirme revenir pour conclure des affaires, 18 % sont revenus pour revivre le séjour fort agréable connu auparavant, le 1/4 des touristes est revenu pour visiter d’autres lieux ou sites.

Caractéristiques du séjour :

En moyenne, près de 6,7 % des touristes à titre principal ont combiné leur séjour avec un tour dans les autres îles de l’Océan Indien. Ce taux s’élève à 15 % pour les touristes à titre secondaire. Dans ce cas, les îles de La Réunion et Maurice sont les plus privilégiées.
En général, les caractéristiques du séjour de touristes varient selon la durée de séjour, les sites visités, le mode d’hébergement, les moyens de déplacement choisi ou utilisés, les loisirs ou activités pratiqués dans la grande île, et enfin suivant les recours aux services d’un guide touristiques. Pour illustrer bien ces paramètres, nous allons les expliquer ci-après.

Les sites visités et la durée moyenne du séjour :

Les sites visités par les touristes sont toujours en adéquation avec le motif de leur voyage. Pour cela, la capitale est considérée comme une escale ou point de passage. 91,2 % des visiteurs ont visité au moins un site touristique seulement au cours de leurs passages ici à Madagascar.
Cela explique aussi que les touristes à titre secondaire restent toujours dans la capitale ou bien à la périphérie de la capitale. Ils visitent seulement l’un des sites dans la province d’Antananarivo ou bien les Rova. En revanche, la totalité des touristes à titre principal a effectué un circuit en dehors de la capitale et visite au moins deux sites.
Dans ce cas, la partie Sud de la grande île est l’endroit le plus demandé par les touristes. Près de 38 % d’entre eux ont adopté des circuits passant par au moins un site de cette région. Pour cela, deux sites ont plus particulièrement attiré les touristes comme le parc national d’Isalo (13,3 %) et à Tuléar comme Itampolo (21%). Et pour les autres régions de l’axe sud, 8,6 % ont visité de la ville de Fort Dauphin et 7,8 % Ifaty, 3,5 % des visiteurs ont été attirés par le parc de Ranomafana qui est maintenant dans la région de Vatovavy Fitovinany, et enfin, 5,6 % ont visité de la ville de Fianarantsoa.
Ensuite, la deuxième région la plus visitée est la partie Nord de l’île, c’est-à-dire la région de Diana où 21,1 % des touristes ont consacré une partie de leur temps pour apprécier au moins un site. Plus fréquenté, c’est l’île de Nosy-be avec des touristes environ de 22,5 % suivi de la ville d’Antsiranana étant environ de 9,3 %. Quelques touristes ont fait le détour sur la montagne d’Ambre. Et dans la partie Est de la grande île, c’est-à-dire que l’île de Sainte Marie est le site le plus visité qui est environ de 16 % des touristes du pays. Viennent de la ville de Toamasina et le parc d’Andasibe respectivement de 8,5 % et 6,8 % des touristes. Dans les régions Ouest, près de 14 % des touristes sont intéressés. Dans ce cas, les plus fréquentées sont de la ville de Mahajanga (11 %) et Morondava (7,2 %). Seulement 6 % ont vu les Tsingy de Bemaraha et le fleuve de Tsiribihina.
Enfin, les sites des hauts plateaux sont les moins visités (7,3 %) à cause des problèmes d’accès, à savoir d’Itasy, Ampefy et Mantasoa. Quoi qu’il en soit, la plupart des touristes ayant choisi de partir sur les routes vers le sud a consacré une partie de leur séjour pour visiter la ville d’eau Antsirabe. C’est au niveau des touristes à titre secondaire qu’on a pu noter quelque intérêt pour les sites des hauts plateaux.
En moyenne, la durée du séjour des visiteurs est de 20 jours. Les personnes venues pour visites des proches restent un peu plus longtemps de 24 jours, tandis que les autres se situent autour de la moyenne (20 jours).

Mode d’hébergement :

Dans la grande île, les hôtels demeurent le principal mode d’hébergement des visiteurs non résidents. Plus de 90 % des touristes à titre principal ont choisi ce mode d’hébergement et dans lequel séjournent 15 jours environ. De même pour les touristes à titre secondaire car 72,2 % ont habité l’hôtel pour près de la moitié de leur séjour. Ainsi, le fait qu’une part importante des visiteurs viennent et séjournent à l’hôtel suite à des contacts directs ou indirects avec l’établissement. Dans les familles ou amis proches, près de 20 % des vrais touristes ont passé au moins une nuit. La moitié des touristes à titre secondaire étaient dans cette situation et ont passé près de la moitié de leur séjour auprès de leurs proches. Les campings n’accueillent pour l’instant qu’une minorité des voyageurs. Nous allons présenter dans le tableau ci-après le mode d’hébergement.

Participation de la population locale pour le développement de ce secteur :

Le tourisme malgache a une place prépondérante et joue un rôle essentiel dans la relance du développement économique et social du pays. Il peut représenter un puissant outil de développement, stimulant la croissance économique et la diversification de l’économie, contribuant à l’allègement de la pauvreté et créant également des liens, en amont et en aval, avec d’autres secteurs de production et de services. Pour ces dernières que la participation du peuple de la commune suppose à l’aide de la production agricole car les hôtels restaurants dans la commune achètent des matières premières auprès des paysans comme les légumes, les différentes catégories de viandes, les volailles,….. En plus de cela, la plupart des employés de ces hôtels sont originaire de la commune.

Mise en place d’un plan d’action avec objectivité sur le plan du tourisme :

Pour relancer le secteur du tourisme dans la commune urbaine de Vatomandry, il est nécessaire de mettre en place un plan d’action et les objectifs stratégiques.

Plan d’action :

La commune urbaine de Vatomandry a de potentialité sur le plan du tourisme. Mais le problème, c’est sur les infrastructures d’accueils car il n’y a que deux hôtels restaurants qui assurent l’hébergement des touristes. Bien évidemment, les services proposés sont insuffisants qui entraînent la diminution des touristes. La commune a donc besoin d’un plan d’action pour relancer le secteur du tourisme. Dans ce cas, trois plans seront entreprendre pour la relance de la filière touriste dans la commune de Vatomandry, à savoir la :
· Relance des activités touristiques.
· Valorisation de l’écotourisme et des autres produits.
· Création des établissements des normes sur les écolodges.

Relance des activités touristiques :

Pour relancer les activités touristiques dans la commune de Vatomandry, il est indispensable de redynamiser le dispositif de promotion sur le plan du tourisme et aussi de créer un office du tourisme dans la ville de Vatomandry pour contrôler les normes sur les services proposés aux touristes.

Valorisation de l’écotourisme et des autres produits :

La valorisation de l’écotourisme est nécessaire pour la commune urbaine de Vatomandry en tant que cette commune est une ville touristique. Pour cela, il faut mettre en place des différentes catégories d’hébergement comme l’hôtel, le motel, le relais, et terrain de camping (à une fréquentation maximale de 300 personnes). Dans ce cas, la valorisation de l’artisanat touristique et de ses composantes, la conduite des actions et l’inventaire des potentialités touristiques sont exigés.

Etablissement des normes sur les écolodges :

Pour la relance de la filière du tourisme dans la commune urbaine de Vatomandry, la création des établissements écolodges est nécessaire et leur implantation doit respecter les dispositions du cahier des charges en vigueur qui sera établi à cet effet selon les spécificités de chaque zone d’exploitation.

Objectifs stratégiques :

Pour atteindre les objectifs visés, il est essentiel de prendre comme objectif stratégique les éléments suivants :
· faire du tourisme un levier de développement durable aux bénéfices directs pour les communautés villageoises.
· assainir et augmenter les recettes du tourisme auprès de tous les acteurs concernés.
· développer les infrastructures en viabilisant et en rentabilisant les zones cibles.
· encourager la création d’emplois durables dans le secteur touristique.

Mesures d’accompagnements :

Stratégie au développement touristique :

Afin de garantir la durabilité de la filière du tourisme dans la commune urbaine de Vatomandry, les coûts et avantages socioculturels, environnementaux et économiques doivent être évalués et pris en compte dès la conception du développement touristique.
Si ces principes sont appliqués correctement, le tourisme durable peut fournir un certain nombre d’avantages économiques pour la communauté locale tout en protégeant et améliorant les mêmes ouvertures pour les générations à venir. Le tourisme durable met en équilibre les besoins de l’établissement du tourisme et ceux de la communauté locale tout en protégeant l’environnement. Le schéma ci-après nous présente la conception du tourisme durable.

Mesures relatives aux projets touristiques :

Trois mesures relatives aux projets touristiques seront entreprises pour avoir du tourisme durable, à savoir de :
· la durabilité économique.
· la durabilité écologique.
· la durabilité sociale et culturelle.

La durabilité économique :

La commune génère le profit maximum du tourisme à long terme. Elle assure en même temps la participation des communautés locales et engage d’autres formes du tourisme qui s’accordent aux principes de la durabilité afin de garantir une stabilité à long terme et un succès économique de la commune.

La durabilité écologique :

Il faut maîtriser la conservation, la protection et la régénération des écosystèmes, et minimiser les effets néfastes sur l’environnement, éviter le développement d’écosystèmes fragiles, minimiser aussi l’usage d’énergies et de ressources non-renouvelables, promouvoir au maximum le recyclage des déchets, prévenir et minimiser les déchets solides, contrôler soigneusement l’usage de l’eau, réglementer l’usage du capital naturel.

La durabilité sociale et culturelle :

Souligner la préservation du patrimoine culturel et des traditions, privilégier les intérêts, souhaits et besoins de la population locale, créer des emplois pour la population locale notamment les jeunes et établir les facilités éducationnelles nécessaires.
Section 5- Développement socio-économiques de la commune toute entière :
Si le plan d’action est mis en place d’une façon pertinente avec les mesures d’accompagnements, les investisseurs qui construiront de centres d’accueils dans la commune ne pourront certainement pas supporter tout seul les coûts des investissements. Mais pour obtenir d’autres financements, il doit disposer un minimum de fonds de roulement. En outre, les impôts versés par les entreprises et les touristes permettent à la commune d’augmenter les infrastructures de la ville sur le plan social et économique comme la construction du marché public, de la route communale, des écoles publiques dans les différentes Fokontany.

Domaine d’études du projet :

Le domaine d’étude du projet se trouve dans la commune urbaine de Vatomandry. Nous choisissons cette commune parce qu’il n’y a que deux restaurants et hôteliers qui assurent l’hébergement des touristes. En général, ces restaurants ne répondent pas encore le besoin des touristes car il offre aux clients de quelques chambres et services. En plus, les services offerts sont insuffisants aussi, donc, les clients n’ont pas de choix pour le menu. Alors, il est nécessaire d’implanter un nouvel centre d’accueil de haut standing en vue de satisfaire le besoin réel des touristes dans la commune.

Clientèle cible :

La clientèle cible est les touristes dans la ville de Vatomandry, étrangers que nationaux, les vacanciers, les chercheurs (nationaux et étrangers). En tant qu’y est point de rencontre pour les peuples, il est indispensable de faire un investissement sur le plan de restauration et hôtellerie en vue de développer la commune en matière de Tourisme.

Part du marché cible :

Pour satisfaire le besoin des clients dans la commune urbaine de Vatomandry, ce projet propose aux clients des chambres bien équipés, des menus à différentes catégories. Nous allons présenter ci-dessous le tableau faisant ressortir notre capacité d’absorption sur le marché.

La situation de l’offre dans la commune urbaine de Vatomandry :

L’enquête effectuée dans la commune de Vatomandry, district de Vatomandry nous permet de connaître la situation de l’offre locale en matière de Tourismes notamment sur le nombre des visiteurs de la commune… Pour cela, le marché n’est pas encore saturé car il n’y a que deux entreprises seulement qui se trouve dans la ville et assure le service de restauration et hôtellerie. Mais le problème, c’est l’insuffisance des services offerts pour ses clients. Nous avons remarqué aussi que le prix pratiqués par ces restaurants sont trop cher par rapport aux services offerts entraînant ainsi la fuite des clients. Donc, nous avons la chance de conquérir le marché local vu tous ces phénomènes.

La demande globale de la commune de Vatomandry :

Si on analyse le nombre de touristes à visiter la commune urbaine de Vatomandry, on constate que le nombre des touristes ne cesse d’augmenter à partir de l’année 2003. Cette augmentation est très remarquable en 2004, mais le problème c’est l’insuffisance des infrastructures dans la commune surtout sur le plan d’hôtelier et restaurant qui entraîne la fuite des touristes dans la région. Pour évaluer la demande globale de la commune, nous avons besoin d’étudier les situations globales annuelles des touristes de la commune pour les années 2003 à 2005. Nous allons présenter dans le tableau ci-après la situation globale de la demande au cours des années, 2003, 2004, et 2005 auprès de la commune urbaine de Vatomandry.

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Table des matières

PREMIERE PARTIE : PRESENTATION DE LA REGION D’ETUDES
CHAPITRE I : HISTORIQUE ET SITUATION GEOGRAPHIQUE DE LA COMMUNE
Section 1- Historique
Section 2- Situation géographique
CHAPITRE II : POPULATION ET DEMOGRAPHIE
Section 1- Effectif et évolution de la population
Section 2- Composition et répartition
CHAPITRE III : INFRASTRUCTURES DE BASE EXISTANTES
Section 1- Infrastructures socioculturelles
Section 2- Infrastructures économiques
DEUXIEME PARTIE : ENVIRONNEMENT TOURISTIQUE A MADAGASCAR ET RELANCE DE CE SECTEUR DE LA COMMUNE URBAINE DE VATOMANDRY
CHAPITRE I : EVOLUTION DU SECTEUR TOURISME A MADAGASCAR
Section 1- Evolution du nombre des touristes
Section 2- Evolution mensuelle du touriste par région
Section 3- Evolution de la contribution du secteur dans l’économie
CHAPITRE II : TYPOLOGIE DES VISITES
Section 1- Fréquence des visites
Section 2- Type de voyage et choix de la compagnie aérienne
Section 3- Motifs de visite
CHAPITRE III : CARACTERISTIQUES DES VISITEURS ET SEJOUR
Section 1- Type de clientèle
Section 2- Origines des visiteurs
Section 3- Caractéristiques du séjour
CHAPITRE IV : RELANCE DU SECTEUR TOURISME DANS LA COMMUNE URBAINE DE VATOMANDRY
Section 1- Situation globale du secteur tourisme de la commune
Section 2- Participation de la population locale pour le développement de ce secteur
Section 3- Mise en place d’un plan d’action avec objectivité sur le plan du tourisme
Section 4- Mesure d’accompagnements
Section 5- Développement socio-économiques de la commune toute entière
TROISIEME PARTIE : PROJET DE CREATION D’UN CENTRE D’ACCUEIL DANS LA COMMUNE URBAINE DE VATOMANDRY
CHAPITRE I : INDENTIFICATION DU PROJET
Section 1- Localisation administrative
Section 2- Caractéristique du projet envisagé
Section 3- Intérêt du projet
Section 4- Ressources nécessaires à mettre en place
CHAPITRE II : ETUDE DU MARCHE
Section 1- Domaine d’études du projet
Section 2- Clientèle cible
Section 3- Part du marché cible
Section 4- Analyse de l’offre, de la demande et de la concurrence
Section 5- Politique et stratégie marketing à adopter
CHAPITRE III : EVALUATION DE DEPENSES ET CHIFFRE D’AFFAIRES PREVISIONNELS CORRESPONDANTS
Section 1- Evaluation de dépenses prévisionnelles
Section 2- Prévision de vente
Section 3- Chiffre d’affaires prévisionnelles
CHAPITRE IV : ORGANISATION ET INVISTISSEMENTS ENVISAGES
Section 1-Strusture organisationnelle
Section 2 : Chronogramme
Section 3- Investissements envisagés
CHAPITRE V : ETUDE DE FAISABILITE ET EVALUATION DU PROJET
Section 1- Etude de faisabilité du projet
Section 2 : Evaluation économique
Section 3 : Evaluation financière
Section 4 : Evaluation sociale
CONCLUSION

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