METHODES D’EVALUATION DE LA DOULEUR POSTOPERATOIRE

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Historique de la douleur de la DPO

La douleur est aussi vieille que l’humanité. Depuis la nuit des temps, la douleur a été toujours présente dans la vie quotidienne de l’Homme. Depuis la punition « tu enfanteras dans la douleur » qu’Eve a reçue au commencement, l’humanité n’a cessé de chercher une solution à cette pénible sensation. Elle est longtemps considérée comme possédant un caractère divin, mystérieux, témoignage d’une punition de l’être humain ou d’un pardon des péchés commis. D’où l’affirmation de certains philosophes comme Kant et Schopenhauer que «vivre c’est souffrir». Des pionniers comme Aristote, Hippocrate, Galien, Descartes, Darwin et bien d’autres ont lutté contre cette douleur. Ils faisaient appel à des moyens traditionnels comme les sacrifices, les prières et les plantes. Les interventions chirurgicales se faisaient dans la douleur. On affirmait que cette douleur était obligatoire et inévitable et qu’elle finira par disparaître avec le temps.
Grâce au développement de la neurophysiologie et de la pharmacologie, la prise en charge de la douleur a vu un jour nouveau. Les découvertes les plus innovantes dans l’histoire de la douleur ont été l’analgésie par inhalation de protoxyde d’azote découverte par le chimiste Joseph PRESTLY en 1722 et prônée par Hicks MANN en 1810. L’anesthésie générale par l’éther était découverte en 1842 par CRAWFORD William Long et utilisée par MORTON en 1846. La morphine sous cutané était née en 1858. La même année, l’anesthésie par le chloroforme était découverte par l’anglais James Young SIMPSON. Une année plus tard, l’anesthésie locorégionale a trouvé le jour. L’acide acétyl salicylique était découvert en 1895 par HOFFMAN. Après les travaux de BAYER, cette molécule deviendra l’aspirine en 1898. Depuis 1973, de grands progrès scientifiques étaient réalisés, notamment la mise au point des opioïdes. Grâce à ces découvertes, la chirurgie sans douleur est possible. Dès lors, les progrès dans les domaines de l’anesthésiologie et de la pharmacologie n’ont cessé de croitre. Ces progrès ont permis la réalisation de nouvelles techniques d’analgésie postopératoire telles que les différentes techniques d’analgésie locorégionale et l’analgésie contrôlée par le patient appelée PCA.
A nos jours, la considération de la douleur comme étant une fatalité est dépassée. Nombreuses associations considérées comme des centres de prise en charge de la douleur sont nées depuis 1979. Nous avons l’Association internationale d’étude de la douleur (IASP) créée en 1979, l’Association internationale contre la douleur (AIECD) créée à Genève le 15 avril 1999, l’Association africaine d’étude de la douleur (AAED) créée à Cotonou le 19 novembre 1999 ainsi que de nombreuses sociétés savantes [18].

Physiopathologie de la DPO

La DPO peut être classifiée selon son profil évolutif, son siège, son intensité et selon son mécanisme d’action.

Classification de la DPO selon son profil évolutif

Nous avons :
 La douleur aiguë : douleur d’installation récente et de durée limitée ; durée d’installation de la douleur est inférieure à 3mois.
 La douleur subaiguë : douleur aiguë persistante, récidivée.
 La douleur chronique : douleur dont la durée est supérieure à 3-6 mois. La douleur est la traduction d’une maladie.

Les mécanismes supra spinaux et le transfert cortical :

Différents faisceaux vont conduire l’information vers le cerveau. Chaque information va se projeter sur le cerveau au niveau d’une zone précise.
Le thalamus constitue une « station de relais ».
Les douleurs portent des noms différents selon leur siège. Ces noms sont généralement suivis d’un suffixe «-algie». A titre d’exemples, l’arthralgie désigne la douleur articulaire ; la myalgie signifie la douleur musculaire [20].

Conséquences respiratoires

La fonction respiratoire est fortement modifiée par l’anesthésie et l’incision chirurgicale, spécialement après chirurgie abdominale sus-mésocolique et chirurgie thoracique [21].
Il en résulte une diminution de la capacité vitale, de la capacité résiduelle fonctionnelle, de la cinétique diaphragmatique ainsi que des perturbations des échanges gazeux voire même des atélectasies ou des pneumopathies [19, 22].

Les conséquences digestives et urinaires

Au niveau du système digestif, on peut observer un iléus, des nausées et/ou des vomissements. Au niveau du système urinaire, une hypertonie vésicale et urétrale peut apparaître. Ce qui conduit à une dysurie [19, 22].

Les conséquences neuroendocriniennes

Les réponses réflexes supra-segmentaires à la douleur ont pour conséquence d’augmenter le tonus sympathique et de stimuler l’hypothalamus. Ces effets conduisent à la stimulation de la sécrétion des hormones catécholamines, adrénocorticotrope (ACTH), adénosine monophosphate cyclique (AMPc), glucagon, aldostérone, rénine et angiotensine II. Ces réponses réflexes supra-segmentaires à la douleur inhibent la sécrétion des hormones anaboliques à savoir l’insuline et la testostérone. Ces changements sus-décrits entrainent une rétention hydrosodée, une hyperglycémie, une augmentation des acides gras libres, des corps cétoniques et du lactate [19].

Les conséquences thromboemboliques

La réaction métabolique postopératoire active la fonction plaquettaire, favorisant la thrombose vasculaire. La DPO peut être source de la survenue de thrombophlébite car la douleur implique un alitement et une immobilisation [21].

Les algies chroniques

La DPO est une douleur aiguë. En absence de traitement adéquat, la douleur évolue vers la chronicité. Habituellement, ces douleurs chroniques siègent au niveau de la zone cicatricielle. La douleur chronique a des manifestations psychiatriques à distance de la phase aiguë [21].

Conséquences psychoaffectives

La DPO est une source d’anxiété chez un patient au psychisme déjà fragilisé par la maladie sous- jacente. Le prolongement de la douleur peut conduire à la colère, se répercuter sur les relations avec les proches et l’équipe soignante. L’insomnie, le découragement voire un état dépressif peuvent survenir [19].

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Table des matières

INTRODUCTION
1 RAPPELS SUR LA CHIRURGIE GYNECOLOGIQUE
2 GENERALITE SUR LA DOULEUR
2.1 Définition de la douleur
2.2 Définition de la DPO
2.3 Historique de la douleur de la DPO
2.4 Physiopathologie de la DPO
3 METHODES D’EVALUATION DE LA DOULEUR POSTOPERATOIRE
3.1 Les méthodes d’auto-évaluation
3.2 Les méthodes d’hétéro-évaluation: Echelle comportementale
4 THERAPEUTIQUES DE DOULEUR
4.1 Classification des analgésiques selon leurs sites d’action
4.2 Classification des analgésiques selon le palier de l’OMS
4.3 Molécules utilisées dans notre étude
DEUXIEME PARTIE: METHOES ET RESULTATS
1 METHODES
1.1 Cadre d’étude
1.2 Type d’étude
1.3 Période et durée de l’étude
1.4 Population d’étude
1.5 Critères d’inclusion
1.6 Critères d’exclusion
1.7 La randomisation
1.8 Déroulement de l’étude
1.9 Saisie et analyse des données
1.10 Considérations éthiques
2 RESULTATS
TROISIEME PARTIE: DISCUSSION
CONCLUSION
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES

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