L’NFORMALISATION L’UNIQUE REPONSE AUX BESOINS D’EMPLOI DANS LES PAYS SOUS-DEVELOPPES

Un diagnostic approfondi de l’économie permet d’identifier quatre principaux types de maux : le chômage, l’inflation, un déséquilibre extérieur, le manque de croissance. Ces pathologies apparaissent seule ou ensemble selon la gravité de la situation économique. En recherchant, les moyens de traiter ces plaies économiques et d’arriver au développement, notamment à une situation prospère à long terme, où le bien-être de la population serait à un niveau optimal. W. Rostow proposa une analyse linéaire de l’évolution de la société, en allant successivement de la société traditionnelle, à la phase de préparation du décollage, le décollage proprement dit, puis la maturation et enfin atteindre la société de consommation. Ces étapes terminées, ces maux cesseront. En se penchant particulièrement sur le phénomène de chômage, force est de reconnaitre que sans travail l’individu est privé de revenus salariaux de manière à entraîner l’incapacité à satisfaire ses besoins même les plus vitaux comme l’alimentation et conduisant finalement à son appauvrissement. Simultanément, il nuit à la production provoquant une baisse du niveau de vie, la perte de valeurs ajoutées pour les entrepreneurs. Pour l’Etat, le chômage serait à l’origine de trouble socio-économique occasionné par des désagréments aux acteurs économiques. En d’autre terme, le chômage menace fortement le futur par la création des risques et des incertitudes menant de façon certaine à la pauvreté. Pour les pays comme Madagascar, classé parmi les pays en voie de développement et bénéficiant des Initiatives pour les Pays Pauvres et Très Endettés(IPPTE), le chômage est une réalité certaine et dramatique. En vue d’en guérir, les institutions économiques extérieures ont proposé une cure d’injection massive de capitaux suivie d’un réajustement des structures économiques. Au cours des années, les programmes mis en œuvres par l’Etat malgaches sont axés contre la lutte contre la pauvreté. Mais les résultats escomptés de ce traitement sont restés maigres et largement en dessous des estimations faites à priori. Madagascar est encore classé au 149ème sur 179 pays selon le rapport de développement humain. Nécessité faisant loi, faute de mieux et afin d’éviter de se laisser mourir par l’absence de source de revenu et par l’incapacité des institutions économiques nationales et internationales à y trouver une solution efficace. C’est pour cette raison que la population fait fi de toute précaution et solutionne elle-même ses problèmes par le biais du secteur informel. Ce dernier devient un oasis, un havre, un refuge pour les exclus de marché du travail.

UNE POLEMIQUE LEXICALE

Au sujet du terme « informel », l’acte précéda la parole. La dénomination est devancée par le phénomène bien qu’il soit constamment présent spécialement dans les pays en voies de développement. Cette formule fut employée pour la première fois par Keith Hart dans une étude sur le Ghana dont les résultats furent publiés en 1971. Abasourdi devant ce phénomène, l’occident fut incapable de l’expliciter et de le théoriser ainsi que de le mesurer. Ainsi, c’est de cette impuissance de la science économique à le saisir qu’est née l’appellation d’ « Informel ». Ce mot vient d’un mot anglais « informal » lequel signifie irrégularité ou « sans cérémonie », il renvoie à l’absence de forme. Cependant, ce ne sont pas les pays qui en sont victimes qui baptisa le phénomène mais l’institution internationale notamment le BIT. Actuellement pour le Petit Larousse illustré 2012, l’informel désigne ce qui n’obéit pas à des règles déterminées et qui n’a pas de caractères officiels.

Un débat subsiste aussi avec l’emploi du terme « secteur ». Vu que nombreux sont ceux qui préfèrent le patronyme « économie » à ce mot. Cependant, un secteur d’activité est un ensemble d’entreprise exerçant une même activité principale. La branche est un ensemble d’entreprise produisant le même type de bien.

Selon le secteur, l’activité économique se subdivise en quatre :
● Le secteur primaire : regroupant toutes les entreprises dont l’activité est en rapport avec la nature;
● Le secteur secondaire comprend les entreprises de transformations : industries et bâtiment…
● Le secteur tertiaire comprend les entreprises de services.
● Le secteur quaternaire regroupe toutes les entreprises de communication et de nouvelles technologies.

Toutefois le secteur informel ne peut être interprété par cette définition, c’est un ensemble lequel comprend activités hors de la sphère formelle. La dénomination « secteur informel » est un amalgame de segment des 4 secteurs. Cette expression prêtant à confusion est progressivement substituée à « économie informelle » afin de désigner une réalité des petits producteurs, en marge de la société.

LES DIVERSES DEFINITIONS

Le Petit Larousse illustré 2012 propose la définition suivante : « Le secteur informel est une activité professionnelle qui n’obéit pas aux règles du marché du travail » Le secteur informel décrit une caractéristique structurelle de nos sociétés. Il se démarque de l’économie illicite ou criminelle laquelle est une structure sociale interdite par la loi et la bonne morale. Dans cette sphère délictueuse se trouve la violence et les infractions sont les moyens utilisés par ses membres afin d’atteindre leurs finalités.

En 1993, lors de la quinzième Conférence des statisticiens du travail, ces derniers l’ont défini comme un ensemble d’entreprise non enregistrées ou non constituées en société d’une taille inférieure à une taille donnée, comprenant les micro-entreprises d’employeurs informels qui emploient un ou plusieurs salariés sur une base permanente de travailleurs à compte propre qui peuvent employer des travailleurs familiaux et des salariés occasionnels . Toutefois, il appartient à chaque pays de décider d’y inclure les activités agricoles. Pour l’INSTAT, le secteur informel est défini comme « l’ensemble des unités de production dépourvues de numéros statistiques et /ou de comptabilité formelle ou comptabilité à valeur administrative au sens de la contribution directe » . Parmi les divers registres administratifs en vigueur à Madagascar, le choix s’est porté sur le numéro statistique, dans la mesure où toute activité de production est contrainte à la détention d’un tel registre. Ce dernier est requis pour remplir un certain nombre d’obligation administrative et il conditionne l’accès à certaines prestations :fiscalité, sécurité sociale.

Compte tenu des problèmes liés à l’agriculture urbaine, les unités de production dans la branche primaire ont été exclues du champ de la deuxième phase de l’enquête. Le motif de la décision d’exclusion est de ne pas élaborer un questionnaire spécifique pour aborder les problèmes de l’agriculture urbaine et périurbaine. Ce choix semble pertinent dans la perspective de l’appréciation du poids et du rôle macroéconomique du secteur informel dans ses interrelations avec le système productif de l’économie malgache. Il permet d’intégrer le secteur informel dans la comptabilité nationale, qui constitue un cadre privilégié à l’analyse macroéconomique.

L’absence de N°STAT apparait comme le critère déterminant d’appartenance au secteur informel, puisque seulement 18% des unités de production non agricoles en possèdent un sans tenir une comptabilité formelle. Il est à rappeler que le secteur peut jouir d’une autre reconnaissance juridique, étant donnée la multiplicité des formes d’enregistrement à Madagascar. Quatre registres existent sur lesquels les unités de productions informelles sont susceptibles d’être enregistrées. Elles sont: le registre des commerces, la patente, la carte professionnelle et l’organisme de sécurité comme la CNaPS. Il suffit pour cela de :

∗ Se déclarer au Fokontany
∗ Remplir une déclaration d’existence aux contributions et payer la patente en plus de demander la carte à l’INSTAT.

LES ANALYSES INSPIREES DE LA THEORIE NEOCLASSIQUE DE LA CONCURRENCE

Deux approches y sont alors inscrites à savoir : celle qui voit dans l’économie informelle la réponse idéale de la concurrence pure et parfaite de H. DE SOTO t l’autre à caractère dualiste de Arthur LEWIS en 1954. La première approche de DE SOTO soutient que l’économie informelle est une manifestation idéale de la concurrence pure et parfaite. De ce fait, elle répond donc aux cinq hypothèses de concurrence pure et parfaite : l’atomicité, l’homogénéité, la libre circulation ou la fluidité, la multiplicité et la transparence. L’économie populaire est une illustration éclatante d’un « capitalisme aux pieds nus ». Le secteur informel est le lieu de prolifération de la concurrence celle que l’Etat empêche de se déployer dans le secteur moderne non agricole. L’Etat inhibe et bloque la prolifération de la concurrence par le biais du protectionnisme, des mesures légales, d’une bureaucratie excessive, la rigidité des salaires. Dans le but d’y échapper, l’entreprise se déploie à la limite des règles légales afin de contourner les barrières à l’entrée. La seconde approche dualiste d’Arthur LEWIS, d’inspiration Néoclassique, ces modèles que le secteur informel est une nouvelle façon de considérer l’hétérogénéité des structures des économies. Etant plus centré sur le sous-emploi, elle souligne l’inégale répartition du facteur de production : capital et travail. Un secteur traditionnel, d’un côté, caractérisé par une main d’œuvre excédentaire et d’un autre côté un secteur moderne plus capitalisé avec moins de main d’œuvre. Chez LEWIS, le milieu traditionnel libérait petit à petit sa main d’œuvre en surplus selon les besoins de son homologue urbain industriel. Cependant, vers les années 60 se constate l’absence de coordination entre flux migratoire et l’absorption des migrants dans l’industrie. Il se forme alors un secteur de transition : une masse miséreuse en attente d’un emploi.

D’après les principes de l’économie Néoclassique, en raison de leur bas revenus, ils ont une faible production et sont considérés comme sous-utilisés vu que leur productivité est en dessous du formel. Dans le milieu urbain, les économies formelles et informelles sont concurrentes.

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Table des matières

INTRODUCTION
PARTIE I : LE PROFIL DE L’INFORMEL
CHAPITRE 1 : UNE TENTATIVE DE REPRESENTATION
SECTION 1 ; Une tentative de définition
SECTION 2 : L’informel dans les théories
CHAPITRE 2 : CLASSIFICATION DES UNITES DE PRODUCTION
SECTION1 : L’entreprise informelle est une structure de production
SECTION 2 : L’entreprise informelle est une organisation humaine
PARTIE II : L’NFORMALISATION L’UNIQUE REPONSE AUX BESOINS D’EMPLOI DANS LES PAYS SOUS-DEVELOPPES
CHAPITRE 3 : La portée de l’informalisation face aux besoins d’emploi à Madagascar
SECTION1 : Le chômage et l’échec du système relatif des politiques de développement
SECTION2 : Le secteur informel de la politique au secours des laissés-pour-compte du système
CHAPITRE 4 : INTERVENTIONS DE L’ETAT ET LES INITATIVES PRIVEES EN FAVEUR DE L’INFORMEL
SECTION 1 ; En faveur des entreprises informelles
SECTION2 : En faveur des travailleurs informels
CONCLUSION

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