L’impact du bilinguisme sur l’expression écrite

L’expression écrite

L’expression est un moyen d’action mis en oeuvre par un émetteur sur un destinataire, le premier voulant produire un effet sur le second grâce à la langue. S’exprimer à l’écrit ne revient pas à écrire, mais à écrire pour. C’est la raison pour laquelle, un enseignant de français langue étrangère doit garder à l’esprit que les activités d’expression proposées aux apprenants doivent se trouver dans une situation de communication précise : définition du destinataire, de la fonction de la communication, du moyen de cette communication et des circonstances spatio-temporelles, sélectionnées de telle sorte que l’apprenant soit amené à utiliser ce qu’il aura appris antérieurement. On doit former nos apprenants à la production de type de textes authentiques en français et qui pourraient exister tels quels dans la réalité sociale. S’exprimer, c’est chercher à combler un manque, chez le destinataire (à qui l’on donne une information). Le destinataire ne connait pas le contenu du message qu’il va recevoir. Il a certes la possibilité de le prévoir, d’anticiper, avec une plus ou moins grande précision, mais il demeure une part essentielle de découverte.

Si l’on veut placer l’apprenant dans une situation de communication authentique, il conviendra de préserver cet enjeu de la communication: le déficit d’information. Donc, l’authenticité est à chercher en expression écrite par la mise en situation de la production. La simulation est ici nécessaire. Que vérifier dans une consigne ainsi formulée: Racontez vos vacances? La communication se situe dans un cadre uniquement scolaire, puisque l’apprenant raconte une histoire, dans une copie destinée à son professeur, pour obtenir une bonne note. Situation de communication que l’élève ne racontera jamais hors de l’école, et dépourvue de tout objectif pratique donc. Il conviendrait de reformuler la consigne, de la façon suivante: par exemple: « Vous écrivez une lettre à un ami pour lui raconter ce que vous avez fait pendant vos dernières vacances d’été. »

L’expression: Selon le dictionnaire de linguistique « I/1- En grammaire traditionnelle on appelle expression tout constituant de phrase (mot, syntagme) 2- Elément de l’expression, l’unité la plus petit du plan de l’expression de la langue, distinctive sur le plan du contenu. II/ Le discours humain se présente comme une suite ordonnée de sons spécifiques .On appelle expression l’aspect concret de ce système signifiant. A ce titre, expression s’oppose au contenu. Chez L.Hjelmslev tout message comporte à la fois une expression et un contenu, c’est-à-dire peut être envisagé du point de vue du signifiant (expression) ou du signifié (expression /ou du signifié (contenu). » L’expression elle-même peut être considérée (comme d’ailleurs le contenu) sous deux aspects : comme une substance, sonore ou visuelle qu’il s’agit de l’expression orale ou graphique (on parlera alors de substance de l’expression) ; ou comme la forme manifeste par cette substance, c’est à dire comme la matière phonique ou graphique agencée, ce par quoi le plan de l’expression s’articule au plan contenu. Ainsi il n’y a aucun rapport entre les sons (b), (a)et l’idée de bas, mais il y a rapport entre la structure du plan de l’expression (Ba) et la même idée « bas » le même problème se pose pour le plan du contenu.

L’interdépendance entre la structure de l’expression et la structure du contenu se fait, selon les langues, par rapports aux variables. Par exemple les mots exprimant les couleurs du prisme dessinent dans le vocabulaire une grille très différente selon les langues ; même l’anglais et le français n’ont pas exactement le même paradigme de « l’arc en ciel ». Palus fort raison, ou notera des découpages du spectre en quatre, trois et même deux couleurs. La taxirimie des adjectifs de couleurs sera donc très différente selon les langues : plus nombreuses seront les couleurs fondamentales, moins la langue devra recourir a des opérateurs permettant de noter des nuances (suffixes du type âtre, mots du type sang, cerise, locutions du types tirer sur, etc. Il s’agit la exclusivement de la structure de l’expression le contenu reste la perception des rayons lumineux, dépendant non de la culture mais de l’organisation physiologique. De même que le lexique , la grammaire des langues comporte des contraintes variées : la perception de l’opposition des sexes est du domaine du contenu , mais la notion du sexe est obligatoire , selon les langues exclusivement dans des condition spécifiées .Par exemple la ou le français note seulement le genre du possédé ( il , elle / voit son père , sa mère , )l’anglais note aussi le genre du possesseur : he sees his father , « il voit son père , she sees her father , « elle voit son père » . La structure de l’expression s’opère à des niveaux distincts. « Un de ces niveaux est sans rapport direct avec le contenu, c’est le niveau phonétique; le phonème unité phonique de la langue est sans rapport direct avec le contenu c’est dire que le phonème n’a pas de sens en lui-même, c’est au niveau morphématique que se fait la structure du contenu. Le morphème est l’unité du plan de l’expression entrant en relation avec le plan du contenu »

L’écriture:

L’écriture se définie comme un système de signes graphiques qui représentent la langue parlée. Son origine est dans le besoin que les hommes ont éprouvé de conserver, pour les véhiculer ou les transmettre les messages du langage articulé. Autrement dit, et selon le dictionnaire de linguistique l’écriture se définie comme suit : « L’écriture est une représentation de la langue parlée au moyen de signer graphiques. C’est un code de communication au second degré par rapport au langage, code de communication au premier degré. 16 La parole se déroule dans le temps et disparait, l’écriture a pour support l’espace qui la conserve. L’étude des différents types d’écriture élaborés par l’humanité a donc un était rapport avec l’étude de la langue parlée, ainsi qu’avec celles des civilisations dans lesquelles elles se sont perfectionnées. Une étude de l’écriture doit se développer sur deux plans parallèles: d’une part, une étude historique de l’écriture depuis son invention jusqu’a ses états actuels; d’autre part, une étude linguistique qui tente de dégager les règles de fonctionn ement de l’écriture, ainsi que ses rapports avec le langage parlé. »

L’interférence linguistique

Au cours de leur évolution ; à la fois historique et géographique, les langues entrent en contact les unes avec les autres, en provoquant ce que nous appelons « L’interférence linguistique ». Selon le dictionnaire de linguistique : « on dit interférence quand un sujet bilingue utilise dans une langue cible A un trait phonétique, morphologique lexical ou syntaxique caractéristique de la langue B. L’emprunt et le calque sont souvent dus à l’origine à des interférences. Mais l’interférence reste individuelle et involontaire, alors que l’emprunt et le calque sont en cours d’intégration ou sont intègres dans la langue A. Un français parlant espagnol ou russe pourra ne pas rouler la consonne « r » et lui donner le son qu’elle a en français .Un allemand palpant français pourra donner au mot français « la mort » le genre masculin du mot allemand correspondant « tod » (interférence morphologique ) pour dire « je vais à I ‘école » , un français parlant anglais pourra utiliser pour joindre «school» a « I am going» la présentation at ( qui est parfois l’équivalent de à), alors que l’anglais utilise to après les verbes de mouvement(interférence syntaxique). Un italien parlant françaispourra dire « une machine » (machina) pour voiture (interférence lexicale) »(1) D’après cette définition, nous disons que l’interférence est due au bilinguisme ou au plurilinguisme, aussi bien de l’enseignement/apprentissage d’une langue étrangère ou seconde.

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Table des matières

Introduction générale
Chapitre I : Expression écrite et communication
Introduction
1-1 La maitrise de la langue
1-1-1 Les normes régissant la langue
1-1-1-1 L’orthographe
1-1-1-2 La grammaire
1-1-1-3 Le vocabulaire
1-1-1-4 La conjugaison
1-2 L’expression écrite
1-2-1 Qu’est-ce qu’exprimer ?
1-2-2 Qu’est-ce qu’écrire ?
1-2-3 L’expression
1-2-4 L’écriture
1-3 La communication écrite
1-3-1 Qu’est- ce que la communication ?
1-3-2 Qu’est- ce que la communiquer à l’écrit ?
1-3-3 Fonctions de la communication écrite
1-3-4 Eléments de la communication écrite
Conclusion
Chapitre II : Fautes de la langue et interférences
Introduction
2-1 Les fautes de langue
2-1-1 Les fautes d’orthographe
2-1-2 Fautes de langue
2-1-3 Interférence linguistique
2-2 Le choix des mots
2-2-1 Précision du vocabulaire
2-2-2 Registres de langue
2-2-2-1 Le registre courant
2-2-2-2 Le registre soutenu
2-2-2-3 Le registre familier
2-3 L’impact du bilinguisme sur l’expression écrite
2-3-1 Le changement de langue d’écriture
2-3-2 Le changement de langue et interférence
Conclusion
Chapitre III: EXPERIMENTATION
Introduction
3-1 Contextualisation du corpus
3-1-1 Le terrain
3-1-2 Le public
3-1-3 Choix du corpus
3-1-4 Description de la classe
3-1-5 Méthode du travail
3-2 Analyse
3-2-1 Analyse et traitement des résultats du test
3-2-2 Analyse et traitement des copies des étudiants
3-3 Synthèse
Conclusion
Conclusion générale
Annexe
Bibliographie

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