Lignée d’ancien régime

Lignée d’Ancien Régime

Amouroux Jean (1783 – 1876) et Fauré Jeanne (1784 – 1864)

Jeanne et Jean se sont mariés le 25 février 1805 à 9h, à la mairie de Finhan, lieu de résidence des jeunes mariés, devant le maire Delport Jacques28. Le mariage fut célébré devant Delport Pierre, propriétaire, Jouglas Jean, propriétaire, Jouglas Jacques, commissaire impérial, et Valles Gillis, propriétaire de Toulouse. Quelques semaines plus tôt, Jeanne et Jean avait contracté un contrat de mariage, le 7 février 1805 devant maitre Raimond Fauré29 chez Jean- Pierre Fauré le père de Jeanne.
Jean-Pierre Fauré a constitué une dot qui se base sur :
– Une pièce de terre et caucés à Montech au terroir du lieu de Bouzelle, d’une valeur de 750 francs.
– Le mobilier suivant : d’un lit composé d’une couette et coussin, un rideau de Sargue Jeanne, une couverture de laine de 36 francs, dix linceuls dont cinq grossières, trois de paumettes et deux de poit, deux douzaine de tovaillons (?) de paumette, six nappes du même fils, six serviettes dont trois neuves et trois demies usées, et une armoire à deux ouvrants au fond de bois blanc qui se ferme à clef.
Fleurette Gautié, mère de Jeanne, a constitué une dot :
– Une somme de 150 francs sous forme de quittance aux futurs époux.
– Un vêtement noir.
De son propre chef, Jeanne s’est constituée ses vêtements journaliers qui consistent :
– Un vêtement blanc de coton, plus un autre de la même couleur de mousseline
– Un vêtement vert de cadis, un vêtement de cadis cannelle
– Un vêtement de guigou (?) à carreau
– Un vêtement d’indienne bleu
– Une jupe d’indienne rouge avec sa veste de popeline blanche
– Une jupe de cotonnade à bouquets avec la veste d’indienne bleue
– Une jupe d’indienne rouge a bouquet avec sa veste de drap bleue
– Trois jupes, une doucette couleur de tabac, une de cotonnade bleue et le troisième d’indienne bleue.
Le tout d’une somme de 50 francs. Le cadis est un tissu, une étoffe de laine proche de la serge.
La doucette est un tissu de coton. Que dire de ce trousseau ?
Suzanne Chambarou, mère de Jean, fait la donation par préciput, la somme de 2250 francs, il ne sera exigé qu’après son décès. Par ailleurs, Suzanne fait à sa future belle-fille le cadeau d’une étoffe qui lui fera plaisir.
Le couple a semble-t-il vécu toute sa vie à Finhan, les actes civils en sont la preuve, au moins pendant la naissance de leurs enfants, le dernier étant né en 1824 puis par les actes notariaux qui suivent. Enfin, on retrouve Jean seul survivant du couple sur l’acte de recensement de Finhan de 1876 rue Notre Dame. De leur union sont né six enfants : Jean-Pierre né le 22 février 1806, Jean né le 16 août 1807, Suzette née le 26 février 1812, Antoinette née le 20 décembre 1814, Marie née le 25 janvier 1817 et Jean-Marie né le 15 août 1824.
Jean Amouroux est né le 17 novembre 1783 à Finhan et il fut baptisé deux jours plus tard, le 19 novembre, à l’église Saint Martin de Finhan. Son parrain est Feuha Jean, qui est de la paroisse de Castelferrus et sa marraine est Chambarou Isabelle, qui est de la paroisse de Cordes Tolosannes. N’oublions pas que dans le cas du parrain et de la marraine, la lignée Amouroux comme celle des Chambarou vient de la rive gauche de la Garonne et du secteur entre Corde Tolosannes et Bourret jusqu’à la révolution. Ils se sont ensuite installés sur la rive droite entre Montech et Finhan. Jean est le dernier et le seul garçon d’une famille de quatre enfants. Ses soeurs ont également toutes vues le jour dans le village, Antoinette née le 2 mars 177530, Catherine née le 18 octobre 177731 et Marie née le 6 avril 178032. Au cours de sa vie, Jean a été successivement meunier et presseur d’huile. Il est fait état dans tous les actes de naissance de ses enfants, ainsi que sur l’acte de mariage qu’il est meunier33, mais dans les hypothèques Jean est systématiquement présenté comme presseur d’huile. Pour être totalement transparent dans l’étude de ce couple, je ne suis pas sûr que leurs hypothèques leur correspondent, je n’ai pas eu le temps de croiser les sources pour pouvoir corroborer les suppositions de cette partie. Donc, il y a une possibilité que Jean ne fut pas presseur d’huile, mais il a quand même un élément qui, peut-être, apporte une preuve. Lors de sa succession, six mois après sa mort, en juin 1877, son ainé Jean-Pierre Amouroux hérite de sa maison dans laquelle se trouve un pressoir à huile.
Jeanne Fauré est née le 25 septembre 1784 à Finhan, ses parents sont Fauré Jean-Pierre, boulanger de tradition familiale36, né le 2 septembre 1753 à Finhan, et Gautié Fleurette, nés le 13 août 1756. Jeanne fut baptisée le jour même de sa naissance à l’église Saint Martin à Finhan. Son parrain est Belloc Pierre et sa marraine Salés Jeanne, qui sont l’un comme l’autre de la paroisse de Finhan. Jeanne est la troisième d’une fratrie de cinq enfants comprenant : Bernard né le 24 décembre 1774 mais mort le 1 janvier 1775, Jean-Pierre né 30 mars 1777, Anne née le 7 mars 1787 et Cosme né le 16 décembre 1788 mais mort le 24 décembre 1788. Jeanne décède le 17 mars 186437 et Jean le 4 décembre 187638, tous les deux à Finhan. Concernant la succession de Jean et Jeanne, elle sera traitée dans une partie particulière, Entre partages et successions : une histoire de familles, et étudiée avec la succession de leur ainé Jean- Pierre et de sa femme Marguerite Pontié. La succession de Jeanne et Jean étant très compliquée, il est plus pertinent de la traiter de cette façon et cela permettra de cerner, tout du moins d’essayer, et de comprendre les motivations de chacun.
Le croisement des lignées : Amouroux Jean Arnaud (1751 – 1802) et Chambarou Suzanne (1757 – 1827).
Suzanne et Jean se sont mariés le 26 avril 1774 à Saint-Martin de Bourret (Tarn et Garonne), lieu de résidence des jeunes mariés, devant le curé du village Chamaison39. Le mariage fut célébré devant les témoins Lafitte Jean, bourgeois, Dussaut Jean-Baptiste, avocat au parlement, Fauché Jean, et Descazaux Pierre. Le mois précédent, Suzanne et Jean avait passé un contrat de mariage le 20 mars 1774 devant maitre Saint-Laurent Gaspard Emmanuel.
Pour supporter les charges du mariage « Suzanne Chambarou se constitue en dot et par conséquent au dit Amouroux son fiancé, la somme de deux mille cinq cents livres » provenant de son regretté père Guillaume Chambarou.
Pour sa part, Denis Amouroux, père du futur marié constitue pour son dit fils, la somme de quatre cent livres42. De plus, le futur marié reçoit de ses parents deux poignerées terres labourables de blé dans la juridiction de Saint Aignan46. De même, également six poignerées de terres labourables, pour lesquelles le jeune couple a le choix de faire ce qu’ils veulent dessus.
Toutes ces terres représentent la somme de 1200 livres. Denis s’engage à payer une somme de 950 livres échelonnées sur les mois avant et après le mariage. Enfin, par « amitié » pour la future mariée, les parents de Jean lui offre un « habit complet pour le jour de la noce » de son choix.
Les jeunes mariés vivront, après le mariage, avec Antoinette Fabas à Bourret, mère de Suzanne, qui les nourrira et les entretiendra. En échange, les époux rapporteront des revenus de tous types. A la mort d’Antoinette, Suzanne et Jean jouiront de la maison. En cas de non descendance, et comme le veut la coutume de Guyenne, la maison sera divisée en moitié égale, moins la part que Suzanne et sa famille ont apporté. Cette maison de Bourret est acquise d’un certain Pierre Miquel, or la mère de Jean s’appelle Catherine Miquel. Ce fameux Pierre est présent comme témoin lors du mariage des parents de Jean en 1741 mais nous ne disposons pas de plus d’informations. Est-il un oncle ou un autre parent ? Quoiqu’il en soit le mariage de Suzanne et Jean serait-elle alors une réunion de biens ? Dans ce cas, l’étude des compoix aurait pu corroborer cette hypothèse.
D’après ce que rapporte le contrat de mariage, le couple a donc dû vivre un certain temps à Bourret dans la maison avec Antoinette Fabas. Cela est confirmé par les lieux de naissance de leur trois premières enfants, Antoinette née le 2 mars 1775, Catherine née le 18 octobre 1777 et Marie née le 6 avril 1780, toutes nées à Bourret. Jean et Antoinette sont quant à eux nés respectivement le 17 novembre 1783 et le 7 février 1803 à Finhan. Notre double lignée Chambarou / Amouroux, dans l’ordre chronologique, a donc migré de la rive gauche à la rive droite de la Garonne, de la Guyenne à la Gascogne, au début de la décennie 1780. Pendant presque deux cent ans à présent et seulement « rompu » par Max Amouroux dans les années 1970, notre généalogie ne quittera plus Finhan et la Haute-Garonne puis le Tarn et Garonne. Jean est né le 17 octobre 1751 à Castelferrus (Tarn et Garonne), ses parents sont Denis Amouroux et Catherine Miquel qui se sont mariés le 22 novembre 1741 à l’église Saint- Aurélius de Castelferrus. Jean fut baptisé, le jour même, à l’église Saint-Aurélius de Castelferrus par Augustin Verdier. Son parrain est Miquel Arnaud, de la paroisse, et sa marraine est Carrière Marguerite, de la paroisse de Castelmayran. Jean est le troisième d’une famille de six enfants : Arnaud né le 3 décembre 174247, Antoinette née le 9 octobre 174748, Pierre né le 30 septembre 175449, Pierre né le 22 février 175850 et Bernade née le 12 décembre 176051. A noter qu’il fait mention dans l’état civil que le 26 février 175852, Pierre Amouroux est décédé sans y préciser son âge. S’agissait-il de Pierre, premier du nom, ou de celui né quelques jours plus tôt ? De toute façon, l’autre Pierre disparait des sources, il n’est pas fait mention comme parrain et pourtant Jean et Suzanne ont eu cinq enfants. D’autre part, tous les actes état civils ou notariaux rapportent que Jean était meunier sans faire mention d’une quelconque profession complémentaire comme ce fut le cas de ses descendants. La migration de sa petite famille lors de la décennie 1780 traduirait-elle un difficulté économique post-révolutionnaire dans un monde en contraction ? Faute de temps cette donnée ne peut être approfondie. Suzanne est née le 17 août 1757 à Bourret et fut baptisée le lendemain à l’église Saint-Martin de Bourret par le curé Delbulbé53. Son parrain est Bernard Rivière et sa marraine Suzanne Chambarou, son homonyme et tante, ainée de son père, qui est de la paroisse de Cordes. Suzanne est la quatrième d’une famille de cinq enfants : Jacquette née le 7 octobre 1749 mais décédée le 27 février 1751, Antoine le 27 juillet 1752, Jeanne née le 26 novembre 1754 et Antoine né le 30 octobre 1760, tous à Bourret.
Comme son beau-père, Guillaume Chambarou, Jean meurt prématurément le 30 septembre 1802 à 50 ans, d’une maladie, d’un accident ? Difficile de savoir, il est peu probable qu’il ait participé à toute éventuelle campagne militaire car il est déjà d’un âge avancé et il est père. De toute façon, il était au moins chez lui en début d’année précédente car Suzanne met au monde six mois après son décès, Antoinette, qui d’ailleurs ne survivra que quelques jours. Suzanne décède le 1 février 1827 à Bourret, après la mort de Jean, elle a dû repartir dans Bourret chez une de ses filles. Suzanne, à l’inverse de Jean mort relativement jeune pour préparer sa succession, a testé le 20 mai 1814 chez maitre Jean-François Grabié qui exerce à Castelsarrasin. Le notaire précise que Suzanne est malade et donc ce testament est réalisé par nécessité urgente. Malgré tout, Suzanne malade en 1814 va encore vivre treize ans, sans revenir dessus.
Suzanne donne 2250 francs par son contrat de mariage par préciput à son fils ainé Jean et la même somme à Jean son fils cadet, également par préciput. Suzanne règle ensuite les différents trousseaux qu’elle doit à ses différentes filles soit par leurs contrats de mariage, soit pour les futurs contrats de mariage. Comme nous le verrons dans le chapitre « Les unions matrimoniales : un enjeu social », Suzanne qui avait reçu dans son contrat de mariage 2500 francs par mimique, par reproduction sociale, sinon celle de la maison, donne à ses deux fils presque la même somme5556. Il aurait été intéressant de regarder dans les contrats de mariage des deux filles de Suzanne si la reproduction sociale de la famille de cette dernière fonctionne également par un trousseau similaire au sien ? Chambarou Guillaume (1719 – 1766) et Fabas Antoinette (1726 – 1801) Antoinette et Guillaume se sont mariés le 20 novembre 1748 à Saint-Martin de Bourret (Tarn et Garonne), lieu de résidence de la jeune mariée, devant Delbulbé curé du village57. Le mariage fut célébré devant les témoins : Chambarou Antoine, frère consanguin de Guillaume, Fabas François, père d’Antoinette et pécheur de poissons et Thomas Faucanier, brassier.
Quelque mois plus tôt, Antoinette et Guillaume avaient passé un contrat de mariage le 30 août 1748 devant maitre Jean Marrou.
Les parents d’Antoinette, Francois Fabas et Jeanne Rivière, donnent une somme de 120 livres une couette et un coussin d’une valeur de 7 livres, le tous de 40 livres de plumes. Un tovaillon neuf, une nappe de dix pans, une serviette neuve, une caisse ferré avec une serrure. De plus il y aura un vêtement noir avec le complet de jupe, le tout neuf.
Il est stipulé que le jeune couple vivra en cohabitation avec les parents de la jeune mariée. Comme nous le reverrons dans le chapitre sur « les unions matrimoniale : un enjeux social », il est normal pour Guillaume qui est cadet d’aller vivre dans sa belle-famille59. A la mort des parents d’Antoinette, le couple jouira de leur maison.
Concernant Guillaume, comme ses parents sont décédés successivement les deux années précédentes, nous nous reporterons à la succession de 1749 pour voir en détail ce qui lui vient de sa famille.
Guillaume est né le 20 février 1719 à Cordes-Tolosannes60 (Tarn et Garonne), ses parents sont Arnaud Chambarou, brassier, né le 24 mai 1684, et Marrou Elisabeth, seconde femme de son père, née le 28 janvier 1688, tous deux à Cordes-Tolosannes. Guillaume fut baptisé, le 23 février 1719, à l’église Saint-Pierre. Son parrain est Marrou Guillaume, oncle maternel, et sa marraine est Chambarou Guillialme, tante maternelle. Guillaume est le quatrième d’une famille de sept enfants comptant : Suzanne née le 4 août 1714, Antoine né le 20 décembre 1715, Catherine née le 23 septembre 1717, Jeanne née le 5 novembre 1721, Elisabeth née le 30 mars 1726 et Jeanne née le 2 septembre 1728. Mais comme Guillaume est issu d’un remariage de son père, il a donc des demi-frères et demi-soeurs : Antoine né le 2 novembre 1704, Bertrand né le 24 janvier 1706, Guillaumette née le 5 février 1708 mais décédée le 12 novembre 1709 et Suzanne née le 20 janvier 1711 mais décédée le 29 mai 1712. Tous ses frères et soeurs, consanguins ou non, sont nés à Cordes-Tolosannes.
Les deux frères se sont également divisés les meubles de leurs parents, ainsi que les troupeaux de brebis, moutons et agneaux.
On comprend mieux pourquoi Guillaume a migré une fois marié dans le village de Bourret et pourquoi ses beaux-parents leur proposent de vivre en cohabitation dans leur maison62. Dans son contrat de mariage et pour la dot de sa femme, Jacquette Clavel, Antoine Chambarou devait à la mort de ses parents récupérer leur maison. De plus Antoine récupère également une grande partie des terres de ses parents. Donc il ne restait plus à Guillaume qu’à changer de domicile, voire de village, d’où la proposition de ses beaux-parents.
Antoinette est née le 28 décembre 1726 à Bourret, ses parents sont François Fabas, pécheur de poisson, est né le 23 août 1698 et sa femme, la bien nommée Jeanne Rivière, est née le 14 septembre 1698, tous les deux à Bourret. Antoinette est baptisée le jour même à Saint-Martin de Bourret. Son parrain est Jean Fabas, également pêcheur de poisson, et sa marraine est Antoinette Fabas. Antoinette est l’ainée d’une famille de six enfants en tout prénommés : Bourchoumène6465 née et décédée le jour même le 12 septembre 172966, Marguerite née le 21 octobre 173167 et décédée le 24 octobre 173168, Arnaud né le 3 février 173369 et mort le 21 juillet 173370, Marie née le 13 janvier 173771 et Barthélémie née le 18 octobre 174072, tous à Bourret.
Guillaume meurt prématurément le 14 mars 1766 à 47 ans, il n’a de ce fait aucunement envisager sa succession et n’a donc laissé aucun testament. Antoinette quant à elle est décédée le 11 novembre 1801, ou semble-t-il le maire Jean Lafitte s’est trompé en remplissant l’acte.
En effet, sur l’acte il est inscrit qu’elle était veuve de Antoine Chambarou le frère de Guillaume. Il aurait pu se remarier avec sa belle-soeur, mais lui-même est marié et il y aurait eu une dispense d’affinité. Quoiqu’il en soit pour Antoinette, la recherche d’un testament à fait choux blanc et ce n’est pas faute de recherches. Chambarou Arnaud (1688 – 1747) et Marrou Elisabeth (1684 – 1746)
Elisabeth et Arnaud se sont mariés le 13 juin 1713 à Saint-Pierre de Cordes- Tolosannes (Tarn et Garonne), lieu de résidence des jeunes mariés, devant le vicaire Lapéapre de Cordes- Tolosannes 73. Le mariage fut célébré devant les témoins : Marrou Lambert, voiturier et père de la mariée, Marrou Jacques, Mieulet Jean, charpentier et Belan Arnaud, brassier. Malgré de longues recherches, le contrat de mariage d’Elisabeth et Arnaud n’a pas été retrouvé.
Arnaud est né le 24 mai 1684 à Cordes-Tolosannes74, ses parents sont Antoine Chambarou né le 10 mars 1652, brassier, et Bouquet Jeanne née le 10 février 1658, tous deux à Cordes- 64 Je ne suis absolument pas sûr de cette transcription et je n’ai pas trouvé de concordance dans les vieux prénoms français.
Tolosannes. Arnaud fut baptisé le surlendemain, le 26 mai 168475, à l’église Saint-Pierre de Cordes- Tolosannes par le curé Geraud du village. Son parrain est Orgueil Arnaud, tisserand du village et oncle d’Arnaud, et sa marraine est Bouquet Catherine, une tante. Arnaud est le seul garçon et le deuxième d’une famille de cinq enfants comptant : Jeanne née le 9 novembre 168676 et décédée le 2 janvier 168677, Catherine née le 15 novembre 168778, Jeanne née le 24 novembre 169279 et décédée le 3 octobre 169280 et Françoise née le 2 aout 169281. Avant de se marier avec Elisabeth, Arnaud a été marié avec Elisabeth Mourret, le 7 novembre 170382 à l’église Saint-Pierre de Cordes- Tolosannes. Mais elle est décédée le 9 juillet 171283 victime semble-t-il des années de misères, c’est-à-dire de la dureté de la vie de l’époque, caractérisée par des hivers froids et des été pluvieux dus à un petit âge glacier entrainant des famines84. Ensemble, ils ont eu quatre enfants : Antoine né le 2 novembre 170485, Bertrand né le 24 janvier 170686, Guillaumette née le 5 février 170887 mais décédée le 12 novembre 170988 et Suzanne née le 20 janvier 171189 mais décédée le 29 mai 171290. Dans le testament de 1741 d’Arnaud, seul Bertrand est encore vivant.
L’étonnement devant ce que l’on pourrait qualifier aujourd’hui d’empressement d’Arnaud à se remarier si vite avec Elisabeth Marrou, seulement quelque mois après le décès de sa première femme, s’explique par le fait que la vie seul à cette époque, surtout pendant les années de misère, est très dure. Nous avons, hélas aujourd’hui, cette capacité, ou plutôt la faiblesse de projeter nos codes sur toute les sociétés anciennes, ou même contemporaines qui ne sont pas les mêmes que les nôtres ; même de les juger, sans le ou les filtres obligatoires qui nous permettrait de les comprendre. Sans évidement accepter une quelconque critique en retour. La relation entre homme et femme à cette époque, fonctionne sur le modèle de la société patriarcale chrétienne : c’est-à-dire le parfait équilibre entre les deux sexes. L’homme travaille dur à 90% du temps dans les champs, il cumule même parfois plusieurs fonctions ce qui, comme nous le verrons, est le cas d’Arnaud et la femme, maitresse de maison, s’occupe de l’éducation des enfants pour en faire de bons chrétiens, aujourd’hui les citoyens de demain. Par conséquent, Arnaud ne pouvait rester seul pour élever ses enfants, d’autant plus que sa mère était décédée en 1693, aucune figure maternelle n’était présente.
Elisabeth Marrou est née le 23 janvier 1688 à Cordes- Tolosannes 91, ses parents sont Lambert Marrou et Dupuy Suzanne qui se sont mariés le 11 février 198792 à Saint-Pierre de Cordes- Tolosannes. Elisabeth fut baptisé93 le même jour, à l’église Saint-Pierre par le curé Geraud. Son parrain est Dupuy Francois, serrurier de Castelmayran, et sa marraine est Dupuy Elisabeth.
Elisabeth est l’ainée d’une famille de huit enfants : Anne née le 12 octobre 168994, Pierre né le 17 novembre 169195 mais décédé le 26 novembre 169196, Marie née le 20 mars 169397 mais décédée 11 septembre 169398, Jeanne née le 10 septembre 169499 mais décédée le 20 avril 1700100, Guillaume né le 20 janvier 1699101 mais décédé le lendemain, François né le 4 mai 1700102 et Guillaume né le 8 février 1703103. Ses frères et soeurs sont tous nés à Cordes- Tolosannes.
La famille d’Elisabeth permet, comme pour Arnaud, de faire une remarque sur le nombre d’enfant. Les femmes de l’ancien régime ne sont pas, comme les impressions le laisse croire, des « usines » à faire des enfants. D’abord, regardons presque les deux extrémités de la généalogie, Elisabeth met au monde huit enfants comme sa mère Suzanne Dupuy. Mais à l’autre extrémité, Suzanne Rey (1925-2019), femme d’Yvan Amouroux (1926-2011), met également huit enfants au monde et ce sont nos contemporains. Deux choses semble-t-il identique cachent en fait deux réalités : la dureté de la vie à la fin du XVIIe siècle et début XVIIIe siècle, qui entraine d’innombrable décès de nouveaux nés et même de mères comme Elisabeth Mourret.
Au final, Suzanne Dupuy n’a vu survivre que la moitié de ses enfants. Les femmes font toujours beaucoup d’enfants par crainte de mortalités juvéniles et infantiles. Le testament d’Arnaud montre que de ses sept enfants qu’il a eu avec Elisabeth « seulement » deux sont décédés. Mais on est déjà dans une période d’amélioration climatique, économique et des techniques hygiéniques qui réduisent le nombre de décès. C’est une période plus prospère qui se reproduit dans le contexte de Suzanne Rey, qui est celui de l’après seconde guerre mondiale et la reprise de l’économie et des naissances après l’apocalypse. Arnaud décède le 15 septembre 1746104, il n’est pas indiqué dans l’acte s’il est le mari d’Elisabeth Marrou mais comme le curé du village précise que son ainé est Antoine Chambarou et que Cuchau François et Despouix François sont ses gendres, c’est donc bien lui. Quant à Elisabeth, elle décède le 27 octobre 1747 à Cordes-Tolosannes et les témoins qui vont déclarer sont ses deux fils : Antoine et Guillaume105. Pour assurer leur succession, Arnaud teste chez maitre Jacques Marrou, notaire à Castelferrus, le 12 décembre 1741106. Il est d’abord indiqué qu’Arnaud est malade lors de la rédaction du testament et en présence de ses enfants. Ce testament est intéressant car c’est le seul de la généalogie qui voit un partage de lits différents. En effet, il y est fait mention de Bertrand, seul enfant survivant de la première union avec Elisabeth Mourret, et Antoine, Guillaume, Suzanne, Catherine et Elisabeth de la seconde union avec Elisabeth Marrou. Bertrand obtient deux poigneries de terres dans la juridiction de Cordes au terroir de Pecoul et deux autres peigneries de terre. Ainsi qu’une somme de soixante livres. Suzanne se voit confirmer les cinq sol (?) qu’elle a reçu par son contrat de mariage avec François Cuchaut, charpentier.

Chambarou Antoine (1652 – 1721) et Bouquet Jeanne (1658 – 1693)

Jeanne et Antoine se sont mariés le 15 janvier 1681 à Saint-Pierre de Cordes-Tolosannes (Tarn et Garonne), lieu de résidence des jeunes mariés, par le prêtre et vicaire Marrou de Cordes Tolosannes 107. Le mariage fut célébré devant les témoins : Bouquet Pierre, travailleur et frère de la mariée, Bouquet Antoine, laboureur et oncle de la mariée, Thédié Gaspard, laboureur et oncle de la mariée et Thédié Jean Antoine laboureur et oncle de la mariée. Quelque mois plus tôt, Jeanne et Antoine ont passé un contrat de mariage le 20 octobre 1680 devant maitre Hugues Martel, notaire à la Lafitte108.
Constitué par le défunt François Bouquet et Jeanne Bonailh pour leur fille Jeanne, en faveur de Chambarou Antoine, la somme de 60 livres et les meubles suivants :
– Un lit composé d’une couette, un cousin de vingt livre plume, d’une valeur de 6 livres.
– Un coutil de Cadis, couleur gris, ouvrer à son choix garnis à sa qualité.
– Une caisse
– Une nappe de trellis.
Jeanne Bonailh donne également une pièce de terre joignant le ruisseau dans la juridiction de Cordes-Tolosane.
Quant à Jeanne Thédié, elle donne à son fils Antoine une pièce de terre qu’elle a constitué avec son défunt mari Guillaume Chambarou dans Cordes-Tolosane, au terroir des Pécoulh.
Antoine est né le 10 mars 1652 à Cordes-Tolosannes109, ses parents sont Guillaume Chambarou né le 16 mars 1614, travailleur, et Thédié Jeanne née le 6 juin 1613, tous deux à Cordes- Tolosannes. Antoine fut baptisé le surlendemain, le 12 mars 1652, à l’église Saint-Pierre de Cordes-Tolosannes par le vicaire Blaud Jupilar du village. Son parrain est Thédié Antoine, frère de Jeanne, et sa marraine est Chambarou Marguerite, soeur de Guillaume. Au milieu du XVIIe siècle, les sources du village commencent à manquer, mais elles nous révèlent qu’Antoine a au moins une soeur ainée, Jeanne née le 12 février 1645 à Cordes-Tolosannes. Les recherches, plus difficiles pour le XVIIe siècle, entrainent par conséquent des recherches à vue et donc plus longues dans les actes notariés. Pour Antoine il semble avoir été brassier toute sa vie et avoir donc fait partie de ce que les historiens appellent des paysans dépendants. Cette donnée sera développée dans le chapitre « étude historique et sociologique de la lignée ».
Il n’est pas précisé dans l’acte de baptême de Jeanne à quelle date elle est née, toutefois on y trouve son lieu d’origine : Cordes-Tolosannes. Ses parents sont François Bouquet et Jeanne Bonailh. Jeanne fut baptisée le 10 février 1658, à l’église Saint-Pierre de Cordes-Tolosannes par le vicaire Margouret du village. Son parrain est Bonailh Gilles, son oncle, et sa marraine est Jeanne Bras. Jeanne est la troisième d’une famille de cinq enfants comptant : Guillaume né le 15 juillet 1655115, Jean né le 12 mars 1657 mais décédé le lendemain, Pierre né le 20 juin 1660118 et Catherine née le 12 novembre 1661, tous à Cordes-Tolosannes. Jeanne décède prématurément le 27 août 1693 à l’âge de 35 ans à Cordes-Tolosannes. Evidement la question est de savoir quelle est la cause de son décès et l’année 1693 fait partie des années de misère qui voit environ 2,5 millions de français mourir de la famine, due en grande partie au problème climatique. Hiver glacial et été pluvieux en sont les principales causes121. Le contexte peut ainsi être une explication de sa mort. Antoine, quant à lui, décède le 4 janvier 1721 à Cordes-Tolosannes. Pour Jeanne, le non emploi d’un testament peut 109 AD 82 / 3 e 045-1. s’expliquer par une mort jeune et qui peut être relativement foudroyante, malheureusement le testament d’Antoine n’a pas été retrouvé. Y a-t-il eut recourt ? Il n’a qu’un fils et une fille, un testament était-il utile ? Ce qui est le plus embêtant, c’est que les contrats de mariage (1703 et 1713) de son fils Arnaud, n’ont pas été retrouvé non plus. Ils nous aurait permis d’avoir des éléments sur les donations et un éventuel partage fait par Antoine.

Chambarou Guillaume (1614 – ???) et Thédié Jeanne (1613 – 1690)

Jeanne et Guillaume ont du se marier entre la fin de l’année 1640 et le début de l’année 1641, car ils ont passé leur contrat de mariage le 12 septembre 1640 devant maitre Jean Algaire, notaire à Cordes-Tolosannes123. Hélas, les sources d’état-civil se font plus éparses.
Concernant leur contrat de mariage, nous pouvons faire une remarque, il s’agit d’une « négociation » de femme. En effet, les deux pères des futurs époux sont hélas décédés au 12 septembre 1640. Difficile d’en savoir plus, les sources du village de Cordes-Tolosannes de la décennie 1630 sont manquantes et la dernière trace d’Antoine, le père de Guillaume, date d’un baptême dont il est le témoin en 1627124.
Je suis assez fier d’avoir retrouvé ce contrat de mariage qui, m’avait-on dit, ne serait pas évident à récupérer, voire même impossible. La méthode fut assez simple et relevait, de fait, du bon sens ; nous avons reçu des cours d’histoire qui nous montraient qu’au début du XVIIe siècle les gens se mariaient plus tard dans les campagnes. En effet, il fallait attendre que les parents soient en âge de passer la main ou de décéder, comme c’est le cas pour Guillaume, son père Antoine est mort avant son mariage, pour s’établir. La moyen âge des mariages est alors, à cette époque, de 26 ans pour les hommes et 24 ans pour les femmes. Guillaume est né en 1614, plus 26 ans et là miracle : 1640 la date de leur contrat de mariage. C’est bête et méchant.
L’acte de baptême de Guillaume ne nous renseigne pas sur le jour de sa naissance. Nous savons seulement qu’il fut baptisé le 20 mars 1614 à Cordes-Tolosannes, ses parents sont Antoine Chambarou et Raimonde Diagué qui se sont mariés le 21 février 1610. Guillaume fut baptisé à l’église Saint-Pierre de Cordes-Tolosannes par Pierre Popis. Son parrain est Diagué André et sa marraine Rouzié Daufine. Les parents de Guillaume ont également au moins deux filles Jeanne née le 4 septembre 1611 et la deuxième est décédée le 2 octobre 1625 sans que le prêtre de la paroisse ne précise son prénomaysan dépendant comme son fils ou petits-fils c’est-à-dire un brassier ou un travailleur journalier.
Tout comme Guillaume, l’acte de baptême de Jeanne ne mentionne pas le jour de sa naissance. Ses parents sont François Thédié et Jeanne Perpessac. Jeanne fut baptisée le 6 juin 1613 à l’église Saint-Pierre de Cordes-Tolosannes par Pierre Popis. Son parrain est Jean Thédié et sa marraine est Delpe Jeanne. Concernant les frères et soeurs de Jeanne, je n’ai pas eu le temps de rechercher. Certains sites de généalogie nous indiquent qu’elle fait partie d’une famille de six enfants131, mais je n’ai pu le corroborer.
Ensemble, le couple a eu au moins deux enfants : Jeanne née le 4 septembre 1645 et Antoine né le 10 mars 1652 auquel nous nous intéresserons ci-après. Est-ce que le peu d’enfant est dû aux difficultés des années 1650-1660 qui voient des épisodes de peste frapper la France et provoquer de nombreux morts ?
Jeanne décède le 19 mai 1690 à Cordes-Tolosannes ; concernant leur succession, les investigations pour retrouver un éventuel testament n’ont rien donné.

Lignée Moderne et Contemporaine

Amouroux Michel (1845 – 1912) et Clavel Marie (1849 – 1942) Marie et Michel se sont mariés le 21 juin 1868, à 19h, à la mairie de Montech (Tarn et Garonne), lieu de résidence de la jeune mariée, devant l’adjoint au maire Roger Jean. Le mariage fut célébré devant Rey Prosper, greffier de la justice de paix, Conresty Charles, acteur rural, Dejean Pierre, laboureur, et Laporte François. D’autre part, il est fait mention que les époux ont eu recourt à un contrat de mariage, passé devant maitre Igouret à Montech, le 10 mai 1868.
Marie et Michel se sont mariés sous le régime de la communauté réduite aux acquêts telle qu’elle est réglée par l’article 1498 et 1499 du code civil. L’article 2 précise que :

L’armée active est composée des hommes « bons pour le service actif », la période d’armée active dure de 2 à 8 ans selon les lois en vigueur188. Les jeunes gens qui, après avoir été ajournés une première fois, sont reconnus l’année suivante propres au service armé, sont astreints à deux années de service armé.
Ceux qui, lors de ce nouvel examen, ne sont pas encore reconnus bons pour le service armé, sans que leur état physique justifie pour autant une exemption définitive, sont classés dans le service auxiliaire et incorporés comme tel190. Après une année passée sous les drapeaux dans ce service, ils sont soumis à l’examen de la commission de réforme qui décide s’ils doivent accomplir leur deuxième année dans le même service, s’ils doivent être réformés, ou si, au contraire, ils peuvent être classés pour leur deuxième année dans le service armé.
C’est le cas pour Jean-Pierre qui est alors qualifié par le médecin de la commission spéciale de Marmande le 28 octobre 1909 comme « bon pour une 2e année dans le service auxiliaire ».
La commission spéciale se compose alors d’un général de brigade, qui fait office de président ; d’un fonctionnaire de l’intendance militaire ; d’un commandant du bureau de recrutement de la subdivision de région ; et de l’officier commandant la gendarmerie. Pour l’éclairer, la commission est assistée par le major et le médecin chef. Jean-Pierre a normalement comparu devant cette commission qui, conformément à l’article 19 de la loi Berteaux de 1905, l’a jugé capable d’accomplir une deuxième année dans ce même service armé.

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Table des matières

Engagement 
Avant-propos 
Abréviations
Introduction 
Jean-Pierre Amouroux (1806-1884) et Marguerite Pontié (1811-1888)
Brève histoire du Tarn et Garonne et de Finhan
Lignée d’Ancien Régime
Amouroux Jean (1783 – 1876) et Fauré Jeanne (1784 – 1864)
Croisement des lignées : Amouroux Jean Arnaud (1751 – 1802) et Chambarou Suzanne (1757 – 1827) 
Chambarou Guillaume (1719 – 1766) et Fabas Antoinette (1726 – 1801)
Chambarou Arnaud (1688 – 1747) et Marrou Elisabeth (1684 – 1746)
Chambarou Antoine (1652 – 1721) et Bouquet Jeanne (1658 – 1693)
Chambarou Guillaume (1614 – ???) et Thédié Jeanne (1613 – 1690)
Lignée Moderne et Contemporaine
Amouroux Michel (1845 – 1912) et Clavel Marie (1849 – 1942)
Amouroux Jean Pierre Joseph (1886 – 1946) et Bourdette Pierrette Blaisine (1900 – 1975)
Amouroux Yvan Michel Joseph (1926 – 2011) et Rey Suzanne (1925 – 2019)
Amouroux Max (1949 – 1977)
Etude historique et sociologique de la lignée
Une lignée de paysans dépendants
… victime des années de misères
Les unions matrimoniales : un enjeu social
L’équilibre dans le futur ménage par la dot
Le rôle précis du trousseau
L’ainé comme référence
Le préciput de l’héritier
Le destin des cadets 
Entre partages et successions : une histoire de familles
Le testament caché
Une succession difficile
Le partage d’une famille
Les hypothèques perdues
Conclusion 
Tournois Alexandre
Remerciements

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