L’évaluation de la qualité méthodologique des études sélectionnés

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HISTORIQUE D’UN PIED

Le pied, comme tout notre être commence lors d’une rencontre. Mais nous, nous allons directement 6 semaines après. Au cours de cette semaine, soit 4 semaines depuis le moment de la fécondation, une partie importante de l’embryon sera complétée : le tube neural. Elle est importante, car tout le système nerveux se développe à partir de cette structure : le cerveau, à l’une des extrémités du tube, de même que la moelle épinière et les nerfs. Les extrémités du tube se refermeront à la fin de cette semaine. C’est aussi à partir de la 6e semaine que le coeur de l’embryon commence à battre. L’embryon ressemble à un haricot duquel émergent des petits bourgeons qui constitueront les bras et les jambes. Le cou se profile également. Le cristallin des yeux et l’oreille interne amorcent leur développement tout comme certains organes : les poumons, l’estomac, le foie et le pancréas. C’est donc à la 6ème semaine que l’ébauche de nos futurs petons commencent. Si en quelque sorte la 7ème semaine est dédiée entièrement à notre cerveau, c’est à la 8ème que nous commençons à bouger. Au bout des membres, on voit de petits bourgeons. Ils formeront les doigts et les orteils. On distingue aussi l’emplacement des coudes et des genoux. L’embryon n’est plus statique : il bouge le tronc et les membres. Il se déplace à l’intérieur de l’utérus, mais on ne le sent pas. À la fin de cette semaine, l’embryon mesure de 11 à 14 millimètres. Durant la 9ème semaine, les bras et les jambes s’allongent et les articulations (coudes et genoux) se précisent. On voit aussi les poignets et chevilles se dessiner. À l’intérieur, les muscles et les nerfs prennent forme. A partir de la 11ème semaine le foetus bouge et continue de se développer. On va accélérer un peu et on se retrouve à la 20ème semaine. Le foetus est maintenant complètement formé. Il est de plus en plus familier avec le toucher. Il joue à attraper ses pieds et à joindre ses mains. C’est à ce moment qu’une partie de l’intégration de son corps commence et cela se poursuivra jusqu’à l’après naissance. (9) Lorsque l’enfant est né, son pied va se développer en même temps que le nouveau né. Comme pour chaque étape de son développement le bébé commence par intégrer avant d’utiliser. Le pied est un outil inconnu, on ne sait pas s’en servir. Il faut donc le goûter, le toucher, le poser sur toute sorte de surface avant de s’en servir. Marcher pieds nus permet aux petits muscles du pied de travailler. Cela développe la stabilité de l’enfant, son équilibre, sa coordination et sa force musculaire. Marcher pieds nus lui permet aussi de découvrir la sensation du sol sous ses pieds.

ANATOMIE DU PIED

Il est composé de 26 os, 33 articulations, de muscles intrinsèques (courts, charnus et ils se logent tous faces plantaires sauf un) et de muscles extrinsèques (long, fibreux au niveau du pied, prenant leurs origines au niveau du tibia et de la fibula jambe). Le pied est une structure complexe comprenant de nombreuses articulations à degrés de liberté multiples jouant un rôle important dans la posture et la biomécanique. Le pieds se découpent en domes fonctionnels à partir du talus.

OSTEOLOGIE

Du point de vue de l’ostéologie (10):
• Le talus présente :
o Une partie postérieure ; le corps, avec des surfaces articulaires supérieure, médiale et latérale en forme de poulie. La surface articulaire latérale présente un rebord qui reçoit la fibula, la surface médiale reçoit le tibia. Pincé entre deux malléoles, le talus ne peut réaliser que des mouvements de flexion extension.
o Une partie antérieure ; la tête, convexe dans tous les sens, s’articule avec le naviculaire.
o La face inférieure présente deux surfaces articulaires, une latérale concave d’avant en arrière, une médiale convexe d’avant en arrière. Cette configuration permet un emboitement du talus sur le calcanéus.
o Il ne présente aucune insertion musculaire. Il est par contre encagé par des tendons contribuant ainsi à sa stabilité
• Le calcanéus présente :
o Un axe oblique en haut, en avant et en dehors, et seule sa partie postérieure est en contact avec le sol.
o Une face supérieure se prolongeant en dedans pour former le sustentaculum tali, elle présente également en dehors, une surface articulaire latérale convexe d’avant en arrière et en dedans une surface articulaire concave située en partie sur le sustentaculum tali. Les deux surfaces articulaires sont inversement conformées par rapport à celles du talus. La partie postérieure est arrondie transversalement, ce qui favorise les mouvements de pronation-supination. Elle est également convexe et le tendon calcanéen s’enroule autour et s’y insère en bas.
o La partie postérieure constitue un bras de levier d’une longueur favorable à l’action du triceps.
o Sur sa face médiale se situent les tendons médiaux et sur sa face latérale on y observe deux tubercules correspondant aux zones de passages des tendons des fibulaires.
o La face antérieure du calcanéus est de haut en bas concave puis convexe, de dedans en dehors convexe, et s’articule avec le cuboïde. Un rebords osseux supérieur empêche l’élévation de celui-ci et permet de légers mouvements de charnière.
• Le cuboïde présente :
o Une face postérieure convexe puis concave de haut en bas et concave de dedans en dehors
o Une face antérieure plane qui s’articule avec le 4ème et 5ème métatarsiens dont la facette articulaire est un plan oblique.
o Une face médiale du cuboïde s’articule avec le 3ème cunéiforme et le naviculaire. Ceux-ci prennent appui sur le cuboïde.

STABILITE, AMORTIE, MAINTIEN

Nous allons ici développer les constituants du pied intervenant dans le maintien, mais surtout dans le système d’amortie. Un pied lorsqu’il est posé au sol possède plusieurs appuis, 7 aux totaux pour répartir le poids du corps (90% par le tibia et 10% par la fibula. Pour dissiper, amortir ce poids le pied doit pouvoir se déformer, doit pouvoir s’adapter (4). En statique les structures plantaires, les ligaments, les muscles par leurs tonus suffisent au maintien de la voûte plantaire. Nous allons donc décrire ce maintien, les principaux constituant de cette amortie :
– Pour commencer nous allons parler du capiton plantaire. C’est un tissu graisseux dans des petites cloisons. Il faut voir ça comme une semelle et la partie talonnière est le premier système d’amortissement mis en jeu, lors de la marche. Le capiton plantaire assure l’amortissement des contraintes verticales et des contraintes de friction du sol.
– Le freinage excentrique mettant en jeu des muscles différents suivant la pose du pied. L’un des plus importants est celui du triceps sural assuré par le soléaire, les gastrocnémiens et l’aponévrose plantaire (le système tricipito-achiléo-aponévro-plantaire), car le triceps se continue jusqu’aux orteils. Lors de la réception médio-pied, la contraction excentrique (avec allongement) du triceps freine l’abaissement du talon pour amortir l’impact. Après la pose du talon, le triceps poursuit son rôle excentrique en freinant l’avancée de l’axe jambier. Lors d’une réception par le talon, la contraction excentrique du tibial antérieur freine l’abattement de l’avant-pied pour amortir l’impact et après l’abattement de l’avant-pied, la contraction excentrique du triceps freine l’avancée de l’axe jambier.
– Les arches plantaires, et comme vu précédemment elle est composée par 3 arches. Elles forment la voûte plantaire, créant ainsi un espace permettant l’amortissement. L’arche médiale est la plus haute, les tissus fibreux qui la soutiennent absorbent l’onde de choc en se déformant et restituent l’énergie lors de la propulsion (4). Les autres arches, antérieures et latérales, moins concaves absorbent moins l’onde de choc. La voûte permet au calcanéus de s’aligner avec le médio pied et notamment le cuboïde, cette mobilité est extrêmement importante.
– L’articulation sous-talienne et les ligaments de la cheville. Pour commencer, nous allons parler de l’angle entre l’axe jambier et l’axe du calcanéum autrement dit le valgus calcanéen. Ce valgus confère à l’articulation sous-talienne et aux ligaments de la cheville un rôle important d’amortissement et celui-ci se traduit par l’association d’une rotation interne du tibia et d’un petit écartement de l’extrémité inférieure de la fibula.
– L’aponévrose plantaire superficielle est une nappe fibreuse très peu extensible. Sa forme de voûte et la disposition de ses fibres lui permettent de se déformer lorsque le pied est en charge. Elle peut donc être considérée comme un système amortisseur. Son rôle est de limiter passivement l’aplatissement de la voûte plantaire et de limiter l’allongement du pied pendant sa mise en charge. Lorsque le poids du corps passe à la verticale du pied, l’aponévrose plantaire est mise en tension ce qui limite l’écrasement de la voûte.
– Les muscles suspenseurs plantaires participent tous à l’amortissement. Ils assurent un système de sanglage et limitent la déformation de la voûte plantaire pendant la phase de réception par une contraction excentrique de freinage.
A l’image d’un ressort, les tendons de ces muscles emmagasinent l’énergie produite par l’écrasement et la restituent en fin de phase d’appui pour la propulsion. (4) (5).
Les muscles tibial postérieur et long fibulaire sont rétro-malléolaires. La réflexion de ces deux tendons en arrière de la malléole donne une résultante dirigée obliquement en avant et en haut et qui contribue au soutien actif de la voûte plantaire. Le long fléchisseur de l’hallux à un rôle primordial de suspenseur du sustentaculum tali et du premier rayon du pied. Il limite le valgus du calcanéum lors de la phase d’amortissement. C’est-à-dire qu’il cravate l’arrière du tibia et du talus avant de passer contre la face médiale du calcanéum et permet de le maintenir lors du valgus. L’effondrement de l’arche médiale est contrôlé par les contractions synergiques des muscles tibial postérieur, long fléchisseur de l’hallux et long fléchisseur des orteils. (13)

PHYSIOLOGIE DE L’APPUI

L’appui au sol donne des indications importantes sur les dérèglements posturaux de l’ensemble du corps de la coureuse ou du coureur. On distingue ainsi 3 types de « pied » :
. Les pronateurs.
. Les supinateurs.
. Les universels.
Le type de « pied » influence le reste du corps par le biais des chaînes musculaires. Le corps utilise en effet un système de chaînes reliant les muscles aux tendons et aux articulations. Ces chaînes musculaires constituent une véritable toile d’araignée ce qui explique par exemple les possibles répercussions d’un pied pronateur sur les parties sus-jacentes, pouvant expliquer des douleurs nucales par exemple. (14) S’il offre une base de support à l’équilibre du corps humain lorsque nous sommes debout, c’est surtout lors de la marche et de la course qu’il se doit d’être stable pendant les 2 phases que sont : l’attaque du pas et la propulsion. C’est durant ces phases que le pied s’adapte constamment en absorbant les forces de réaction afin de pouvoir les retransmettre pour la propulsion. (4) (15)

LORS DE L’APPUI STATIQUE

Ce sont les muscles intrinsèques du pied qui ont un rôle clé lors de l’appui.
La voûte plantaire lors de l’appui en position statique est extrêmement importante car il s’agit d’un des 3 entrées de l’équilibre (la vue, la proprioception musculaire et articulaire, les informations vestibulaires). L’ensemble des petites articulations du pied, mobiles, permettent à tout moment de guider le cerveau via un ensemble d’informations sur la qualité du terrain, son aspect…
Les muscles, tendons et leurs capteurs proprioceptifs lors des déformations des articulations renseignent également le cortex cérébral. C’est donc lors de l’appui plantaire que notre équilibre se prépare. (16) (17)

LORS DE LA MARCHE ET DE LA COURSE

La marche humaine correspond à un mode de locomotion bipède avec activité alternée des membres inférieurs et maintien de l’équilibre dynamique. C’est une activité motrice fondamentale qui nécessite un apprentissage long et difficile pour devenir ensuite une réalisation quasi-automatique. Elle se caractérise par des périodes de double appui, où les 2 pieds sont en contact avec le sol séparant des périodes de simple appui. A chaque pas, s’effectue un appui commençant par une attaque par le talon, une pose de la voûte, puis de l’avant pied. Puis arrive la phase de propulsion où le triceps tire le talon, on se retrouve alors sur la pointe où la propulsion se fait. Un cycle de marche peut être représenté par séquences. Ces séquences s’enchainent depuis la pose du talon au sol jusqu’à la pose des 2 pieds au sol. Un cycle de marche complet peut être décomposé 3 phases principales : – Une phase d’appui (60% du cycle) – Une phase d’oscillation (40%) – Le double appui.
La marche met en jeu les articulations de la cheville, du genou, de la hanche et du bassin. Les mouvements de ces articulations sont indépendants et forment des angulations variables en fonction des séquences du cycle de marche. Je vais décrire ce qui se passe au niveau du pied. (18) Lors de la phase d’appui, la réception ou phase taligrade le calcanéum attaque le sol, la cheville passe de 5° de flexion dorsale à 10° de flexion plantaire. Lors de la phase suivante, intermédiaire ou plantigrade, le pied entre en plein contact avec le sol, on retrouve les actions décrites précédemment lors de l’amortie. La cheville réalise une flexion dorsale et passe de 10° de flexion plantaire à 20° de flexion dorsale. La phase de fin d’appui ou digitigrade, le talon se décolle du sol par action du triceps sural. La cheville, quant à elle, revient en position neutre, elle passe de 20° de flexion dorsale à 0°. A la fin de cette phase le décollement des orteils se fait du 5ème vers le 1er et la cheville passe en flexion plantaire de 0° à 5°. Passons à la phase oscillante, pas d’appui seulement un mouvement de la cheville. Lors de la phase de double appui, période de transition entre la phase d’appui et la phase oscillante, on retrouve un équilibre et une stabilité importante. Au cours d’un pas, 2 phases de double appui se produisent :
– La première se situe au début du cycle de marche
– La seconde se situe à 45% du cycle de marche.
Lors du double appui, on retrouve l’attaque du talon pour la réception et la fin de la propulsion avec la phase digitigrade. Le pied offre une base de support à l’équilibre du corps humain lorsque nous nous trouvons en position orthostatique, c’est surtout lors de la marche et de la course, pendant les phases d’attaque et de propulsion où il se doit d’être particulièrement stable. C’est durant celles-ci que le pied s’adapte constamment en absorbant les forces de réaction afin de pouvoir les retransmettre pour la propulsion. De ce fait, le pied possède comme le quadriceps cette caractéristique de cycle étirement-détente à chaque cycle pas. Il est maintenant certain que cette capacité « d’absorption-restitution » est rendue possible par la déformation de l’arche médiale du pied, elle-même contrôlée par les muscles intrinsèques et extrinsèques du pied.

Population

L’ensemble de la population est concerné car nous sommes une majorité à porter de chaussures, une majorité à avoir une faiblesse des intrinsèques. Mais de manière spécifique cette étude s’adresse aux personnes souffrant de pathologies des membres inférieurs telles que les fasciites plantaires, les instabilités de cheville, les périostites tibiales, les patients ayant des douleurs aux pieds, les lombalgiques, les gonalgiques et coxalgiques. Cette liste n’est pas exhaustive et elle exclut les amputés du membre inférieur, les patients présentant des désordres neurologiques, cardio-vasculaires et systémiques.

Intervention

Comme énoncé dans le début de cette revue, le sujet de ce mémoire s’intéresse aux potentiels troubles causés par la faiblesse des intrinsèques et à la place du foot core dans la rééducation. Dans les études sélectionnées, nous verrons que les techniques du foot core seront comparées à une absence de traitement pour évaluer son efficacité. Nous verrons également que ces études mettent en avant les effets d’une faiblesse des intrinsèques.
Pour répondre aux besoins de leurs études, les populations étant variées, les auteurs ont utilisé de nombreux outils de mesures. Ceux-ci sont déterminés en fonction de ce que les auteurs ont voulu évaluer ; voici la liste de ces outils :
• L’Echelle Visuel Analogique (Ou EVA) pour l’évaluation de la douleur.
• Physical activity readiness ou PAR-Q, permet d’identifier toute personne dont la pratique physique est inappropriée, c’est-à-dire de mauvaise qualité pouvant nuire au sujet et/ou inexistante, chez un individu sédentaire. Il s’agit d’un questionnaire donné pour sélectionner des individues dont la pratique physique ne présente aucun risque.
• FAAM ou Foot and Ankle Ability Measure sport and Subscale, est une évaluation complète de la performance physique chez les personnes atteintes d’une gamme de troubles de la jambe, de la cheville ou du pied.
• FAOS ou Foot and Ankle Outcome Score : Il s’agit d’une adaptation de la même échelle que celle du genou, elle cible la douleur (9items), les autres symptômes (7items), les fonctions de la vie quotidienne (17 items), sportives (5items) et la qualité de vie reportée à la cheville et au pied (5 items).
• IdFAI ou Echelle d’identification de la fonctionnalité et de l’instabilité de la cheville : Est un questionnaire développé pour détecter si les individus répondent aux critères minimaux nécessaires pour rentrer dans une population caractérisée par une Instabilité Fonctionnelle de la Cheville.
• Godin-Leisure-time physical activity : Permet de mesurer le degré de l’activité hebdomadaire d’un sujet.
• Veterans Rand 12-items : est une enquête sur la santé auto-administrée, brève, général, à multi-usages.
• 11-items Tampa : Est une échelle évaluant la kinésiophobie d’un patient. • STAR excursion balance test : Le SEBT est un test fonctionnel sur une jambe utilisé entre autres pour évaluer les instabilités externes de cheville.
• Berard Scale : est une échelle mesurant la fonction motrice notamment pour les maladies neuromusculaires.
• Navicular Drop test : Il est un des outils principaux pour représenter le déplacement de la tubérosité du naviculaire par rapport à une position neutre, c’est-à-dire l’articulation subtalaire relâchée en position orthostatique.
En annexe, on pourra retrouver le descriptif de chacun de ces outils d’évaluations.
Les facteurs de risque sont faibles, ils sont indépendants de la volonté des personnes concernées et implique une notion de sécurité (chute de poids, blessure musculaire par non-respect des protocoles, chute lors d’un test…). Les protocoles sont érigés en ce sens, pour prévenir l’ensemble des accidents.

Objectif et critères de jugement

L’objectif, comme décrit précédemment est de juger de l’implication de la faiblesse des muscles intrinsèques du pied dans l’apparition de pathologies et d’exposer les bénéfices du foot core. Afin de mieux appréhender mon sujet, j’ai discuté avec de nombreux professionnels, et ai effectué des recherches, lus des revues et après cela j’ai commencé la recherche et la sélection de mes articles.

Recherche documentaire

Recherche littéraire et professionnelle

J’ai commencé à m’intéresser au Foot core lors de mon stage de 3ème année auprès des kinésithérapeutes de Cabinet Prado Perier. Leurs expertises et leurs conseils m’ont permis de progresser dans l’avancement de mon projet professionnel. Le Foot core est devenu un axe récurrent dans ma prise en charge, et ce depuis les enseignements de mon directeur de mémoire, Mr Le Tilly et de son équipe. J’ai également lu les articles de Patrick.O McKeon (7) pour étayer mes connaissances.

Recherche informatique

C’est lors de la rédaction de l’introduction de mon mémoire que la véritable recherche a commencé. En effet, j’ai entrepris mes recherches grâce à des mots clés et grâce à des équations de recherche centrée sur le thème choisi.
Je me suis inspiré des mots clés utilisés par les auteurs des articles trouvés lors de ma première recherche avec le mot clé « Foot Core ». Par la suite, des mots récurrents ont fait leurs apparitions tels que : « Intrinsic Foot Muscle weakness », « Medial Longitudinal Arch », « Overuse Injury », « Short foot Exercise » ou encore « Foot Control ». L’ensemble de ces mots clés ne me permettait de cibler un tout optimal. J’ai donc mis en place une équation de recherche pour obtenir des résultats précis et ce grâce aux opérateurs booléens : AND, OR et NOT. Et en conclusion de ceci, j’ai obtenu.
Il s’avère que ma recherche s’est avérée fastidieuse ; mon équation de recherche m’a donné un nombre relativement faible de donnée mais les articles en question m’ont donné une source conséquente d’études et de connaissances. Mon équation de recherche m’a permis de récupérer un peu plus d’un quart de mes articles sélectionnés. Le reste a été trouvé grâce aux articles similaires et les bibliographies.
C’est donc en cherchant parmi les articles similaires à ceux trouvés, au travers des multiples sources bibliographiques auxquelles j’ai eu accès, que j’ai pu sélectionner des articles de qualités, issus des bases de donnés validées.
Je me suis servi principalement de PubMed et de PEDro mais j’ai surtout effectué des recherches de proche en proche, me servant des bibliographies, des références et des articles similaires aux articles trouvés. Cela m’a permis d’étayer et de collecter un maximum d’information sur le sujet. J’ai complété mes recherches grâce à de nombreuses autres ressources tel que La Clinique Du Coureur, Elsevier Mason ou encore les vidéos Anatomie 3D Lyon.

L’extraction des informations et leurs analyses

La sélection

L’ensemble de la littérature sélectionnée est en Anglais, et j’ai basé mes critères surs :
▪ Les articles centrés sur le pied et les chevilles, utilisant des techniques ciblées sur les intrinsèques du pied.
▪ Les populations devaient être mixtes, c’est-à-dire des sportifs et non sportifs. J’exclus les articles centrés sur les coureurs.
▪ Une Date de publication après l’année 2000
▪ Les études devaient être randomisées, en aveugle, et présentant un groupe contrôle ou étude de cohorte bien réalisée.
Lors de ma première recherche sur les bases de données j’ai trouvé 34 articles, à cela se rajoute les articles trouvés de proche en proche et venant d’autre sources et le total est monté à 91.
Lors de ma seconde recherche, 99 articles se sont présentés à moi.
La sélection s’est faite d’abord par le titre, l’abstract et puis lorsque ceci fut fait, j’ai commencé la dernière sélection par la lecture et l’évaluation de la qualité méthodologique.

L’évaluation de la qualité méthodologique des études sélectionnés

Pour évaluer la qualité des études sélectionnées, j’ai utilisé les grilles :
– PEDRO pour évaluer les essaies cliniques randomisés.
– AMSTAR pour évaluer une revue systématique.
– NEWCASTLE OTTAWA scale, pour évaluer les études de cohortes étiologiques.
En annexe un descriptif de chaque échelle.

Synthèse de la méthodologie de recherche et de sélection des études

Cette partie a pour but de préciser ma méthode de recherche. J’ai choisi de travailler sur un sujet encore peu décris et il s’avère que je me suis posé une question avec un double caractère : Etiologique et thérapeutique.
Lors de mes recherches, il s’est avéré qu’une seule question de recherche me permettait d’avoir un nombre important d’articles répondant à mes critères et c’est grâce à ces études et leurs bibliographies, aux articles similaires que j’ai pu sélectionner mes articles.
J’ai donc inséré ma question, un nombre conséquent d’articles est sortit. J’en ai sélectionné plusieurs mais surtout j’ai accédé aux bibliographies, aux articles similaires et aux suggestions et cela ma permit d’étayer mais surtout de compléter ma sélection. Ce sont ces articles là qui composent en majorité ma revue.
Toute ma recherche s’est faite sur des bases de données (PEDro et PUBmed), mon cheminement s’est effectué de proche en proche, de bibliographies en articles, d’articles similaires en articles similaires.
De part la complexité de mon questionnement, la volonté de cette revue et le caractère particulier de ce sujet, ma recherche ne pouvait pas se présenter d’une autre manière.

Analyse des principaux résultats

Que pouvons nous tirer de cette revue ? Que nous apporte-t-elle ? C’est à ces questions que je souhaite répondre dans cette partie. La discussion s’ouvrira sur l’apport du foot-core en rééducation et ses bienfaits thérapeutiques, sur l’apport d’une musculature intrinsèque efficace sur le plan biomécanique et enfin ce que cela nous apporte sur notre qualité de vie et sur le plan social. Nous compléterons ainsi le tableau de prise en charge d’un patient, entité bio-psycho-social.

Apport sur le plan thérapeutique et rééducatif

Le foot-core est un ensemble de techniques rééducatives centrées sur le pied. Nous pouvons nous en servir en amont, en prévention par une sensibilisation des personnes, des sportifs et des non-sportifs. Mais c’est aussi en aval que le foot-core fait ses preuves. Nous avons vu au travers des nos différents articles qu’un travail des muscles intrinsèques du pied apportaient de nombreux atouts.
En effet nous avons vu à de nombreuses reprises que les intrinsèques du pied intervenaient dans la protection de notre organisme, qu’ils permettaient ainsi de réduire l’impact de certaines pathologies, et à contrario une faiblesse de ceux-ci entrainerait de nombreux troubles :
Feger, au travers de son étude a montré qu’une instabilité chronique de cheville pouvait être reliée à une faiblesse des intrinsèques. Il a démontré qu’une atrophie des intrinsèques et des extrinsèques été présentes chez les patients souffrant d’instabilité chronique de la cheville et mais que chez ces patients, 90% présentaient une faiblesse des intrinsèques supérieure a la faiblesse des extrinsèques. Autrement dit, la majorité des muscles déficitaires se retrouve au niveau du pied. Cela montre une chose : les intrinsèques offrent une protection qui lorsqu’elle n’existe plus favorise l’apparition d’une instabilité lorsque les extrinsèques sont eux même en difficulté.
Kamoneseki, lors dans son étude a montré que le renforcement des intrinsèques du pieds en cas de fasciite plantaire apportait une amélioration au même titre que les étirements. Il n’y a pas eu de différences significatives entre les 3 groupes, mais il y a amélioration des scores de douleurs et des invalidités causées par la fasciite plantaire. L’amélioration est donc retrouvée dans tous les groupes, en regard de la douleur, de l’activité et dans la vie de tous les jours (p<0,01).
Les étirements centrés sur le pied, les mobilisations des articulations plantaires, le renforcement des intrinsèques sont des techniques faisant partie intégrante du foot core (7,12), il apparait donc évident qu’il joue un rôle dans le traitement des fasciites plantaires.
Dans sa revue systématique, Latey démontre qu’il existe une corrélation entre faiblesse des intrinsèques et douleurs. Les patients présentant des douleurs au niveau du pied liées à des pathologies ou non (Fasciite Plantaires, entorse de cheville, métatarsalgie, bursite plantaire, déchirure de la plaque plantaire…), tous avaient un point commun : Une faiblesse des intrinsèques du pied, un déficit de la flexion des orteils et une douleur liée à cette faiblesse.

Apport sur le plan biomécanique

Les muscles intrinsèques sont intimement liés au fonctionnement biomécanique du pied, aux capacités de notre organe plantaire et contribuent à sa morphologie. Ils sont les fondateurs de nos appuis, la base de notre stabilité, la propulsion et l’amorti lors des phases de marche, de course et même lors de notre statique. Notre mobilité optimale se joue avec la présence d’un pied fort, d’un pied stable, amortissant, propulsant, d’un pied capable de se déformer pour absorber et de reprendre sa forme restituant l’énergie emmagasinée lors de l’appui.
McKeon et Fourchet ont décrit avec précision la biomécanique du pied au travers de leurs revues. Découpant le pied en plusieurs structures imbriquées les unes avec les autres et en relation. On retrouve ainsi :
– Un système actif avec l’action des muscles intrinsèques et extrinsèques.
– Un système passif avec l’architecture du pied, le système d’arche, les fascias plantaires et les ligaments.
– Un système neural, avec les récepteurs proprioceptifs musculo-tendineux, ligamentaires et les récepteurs cutanés plantaires.
Le pied rentre ainsi dans une autre dimension, au même titre que la main qui possède plusieurs fonctions, le pied n’est plus un simple outil dédié à la mobilité. Il s’adapte aux variables environnementales, aux changements de tâches et d’activités, il protège, prévient, il module notre équilibre, notre organisme, notre posture et son impact sur le cerveau est extrêmement important : il lui envoie constamment des informations qui lui permettent d’agir par anticipation (notion de feed forward). Nous sommes pied-dépendant : la fatigue, les dysfonctions ou la faiblesse des intrinsèques jouent sur notre biomécanique en modifiant notre posture notre force, notre dynamisme. L’activation des muscles intrinsèques varie dès que notre posture se modifie, dès que notre équilibre est en jeu, aux moindres changements notre pied est prêt.
Et c’est là toute la beauté de notre organe plantaire car il fait preuve d’une résilience démoniaque, car même faible, fatigué, nous continuons vivre, à faire nos activités. Le pied est une formidable machine d’adaptation, capable de limiter l’apparition de pathologies. (12)
L’auteur Luke A. Kelly nous l’a formidablement démontré au travers de trois revues parfaitement réalisées :
• Dans une première étude, Kelly a démontré que le recrutement des intrinsèques se faisait en corrélation avec les augmentations posturales. Ces muscles, particulièrement important dans le contrôle postural sont recrutés de manière hautement coordonnée pour stabiliser le pied et maintenir notre équilibre, que l’on soit sur 2 pieds ou 1 pied. Ils sont impliqués mais ne font pas tout, ils interagissent avec de nombreux autres muscles. (2)
• Dans un second article, Kelly a démontré que les muscles intrinsèques du pied avaient la capacité de contrôler la déformation de l’arche longitudinale. Lorsque la charge augmente, le pied s’adapte en contrôlant la rigidité de l’arche longitudinal et peut fournir au pied un effet de renforcement lors de la mise en charge du pied. Ce mécanisme actif de rigidification de la voûte a des implications importantes sur la façon dont les forces sont transmises pendant la locomotion et lors des activités posturales. Il a montré que l’arche longitudinal était capable de s’adapter de manière effective, avec des charges pouvant aller jusqu’à 150% du poids du corps. (5)
• Dans le 3ème article, l’auteur a démontré que l’arche pouvait s’adapter de manière active lors de la compression durant l’appui pour fournir derrière une énergie lors de la marche et la course. Ils contribuent ainsi à l’absorption des chocs, transformant ceci en retour élastique favorisant la marche et la course. Les muscles intrinsèques du pied permettent donc un gain de vélocité, une économie d’énergie, ils transmettent de manières efficaces les forces lors de la locomotion.(4)
Kim a montré également que les intrinsèques jouaient un rôle dans la formation de l’arche, dans l’équilibre. Le support du pied, le support de sa stabilité et de sa force est dans la constitution des muscles intrinsèques. Bio mécaniquement un pied est capable d’accomplir sa fonction si les intrinsèques sont efficaces. Kim l’a démontré dans son étude.(16)
Mulligan a également démontré que les intrinsèques permettaient de réduire l’effondrement de l’arche médiale du pied, et ce en réduisant le drop naviculaire. Cela permet d’augmenter la dynamique, l’efficacité du pied lors de ses fonctions posturales, d’équilibre, et lors des changements d’activités. (27)
D’autres auteurs ont contribué aux connaissances acquises sur le rôle biomécanique du pied. Ci-dessous quelques articles mais non inclus dans mon étude pour différentes raisons mais qui me parait judicieux de citer car apportant des éléments importants.
Pour commencer Leardini a écrit sur la dimension morphologique du pied, en particulier l’avant, le milieu et l’arrière-pied durant les phases de la démarche. Son travail a permis l’acquisition de nombreuses connaissances sur le rôle de chaque partie du pied lors de la marche, sur la dynamique du déroulé du pas. Beaucoup de revues se basent sur ses travaux pour travailler leurs études.
Il a été démontré entre autres que le pied fonctionne comme une multitude d’entités, un ensemble d’articulations fournissant une adaptation incroyable aux multiples temps de marche, aux multiples terrains. Le pied, ce n’est pas seulement 16 articulations ; c’est un équilibre parfait entres des articulations, des orientations, des mouvements. (31)
Taddei a démontré que les muscles intrinsèques du pied affectent les mécaniques de marche et de course. Ils augmentent les performances en restituant les forces, en dissipant les chocs et amortissant les appuis. Nous pouvons ainsi dire que les intrinsèques du pieds ont un rôle important dans la biomécanique du pied. Ils sont les amortisseurs, absorbant et restituant l’énergie, dissipant les chocs et appuis, ils permettent la propulsion lors de la marche et de la course. Ils sont les garants de la stabilité, de l’équilibre et de la posture. Nos performances dépendent de la qualité de nos appuis.

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Table des matières

1 Introduction
2 Le foot core système
2.1 DEFINITION
2.2 HISTORIQUE D’UN PIED
2.3 ANATOMIE DU PIED
2.3.1 OSTEOLOGIE
2.3.2 PLAN MUSCULAIRE
2.4 STABILITE, AMORTIE, MAINTIEN
2.5 PHYSIOLOGIE DE L’APPUI
2.5.1 LORS DE L’APPUI STATIQUE
2.5.2 LORS DE LA MARCHE ET DE LA COURSE
2.6 LES PATHOLOGIES
2.7 LES PRINCIPES DE LA REEDUCATION
2.8 LES BIENFAITS DE LA REEDUCATION
2.9 A QUI S’ADRESSE LE FOOT-CORE ?
3 Méthodologie
3.1 Critère d’éligibilité
3.1.1 Type d’étude
3.1.2 Population
3.1.3 Intervention
3.1.4 Objectif et critères de jugement
3.2 Recherche documentaire
3.2.1 Recherche littéraire et professionnelle
3.2.2 Recherche informatique
3.3 L’extraction des informations et leurs analyses
3.3.1 La sélection
3.3.2 L’évaluation de la qualité méthodologique des études sélectionnés
3.4 Synthèse de la méthodologie de recherche et de sélection des études
4 Résultats
4.1 Description des études
4.1.1 Diagramme de flux et synthèse des études incluses
4.1.2 Etudes non incluses
4.1.3 Etudes incluses
4.2 Risque de biais des études incluses
5 Discussion
5.1 Analyse des principaux résultats
5.1.1 Apport sur le plan thérapeutique et rééducatif
5.1.2 Apport sur le plan biomécanique
5.1.3 Apport sur la qualité de vie et le plan social
5.2 Applicabilité des résultats en pratique clinique
5.3 Qualité des preuves
5.4 Les biais potentiels de la revue
Conclusion
Annexes
Résumé
Remerciement

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