L’espace documentaire en restructuration: l’évolution des services des bibliothèques universitaires

« Ce n’est pas seulement le livre qui disparaît, c’est aussi la bibliothèque qui entre dans un espace virtuel .» Christian Liboiron .

Dans les années 1960, l’IFLA entreprend de cadrer la description bibliographique au niveau international de façon à offrir des entrées normalisées aux catalogues de bibliothèques, et par là aide les bibliothèques à constituer un espace de recherche informationnelle, à structurer leur offre de service documentaire. Ainsi, les usagers de bibliothèque ont pu bénéficier d’une avancée considérable afin de se repérer dans les collections et ont pu naviguer dans l’univers des références, grâce à une description uniforme utilisant une ponctuation signifiante (ISBD), à des points d’entrée normalisés (Principes de Paris), à une description sujet, avec en France, le recours à RAMEAU. A la fin des années 1980, les bibliothèque bénéficient des avancées technologiques et informatisent naturellement leurs catalogues. Le catalogue est devenu l’outil d’intermédiation principal entre le lecteur et la collection. Il doit refléter l’activité de la bibliothèque et permettre à l’usager de satisfaire sa recherche d’information. Or l’informatisation a modifié plusieurs aspects de cette recherche d’information. Peu à peu, le recours aux bibliographies nationales s’est estompé, à la faveur d’une recherche catalographique. Les bibliographies scientifiques, elles aussi informatisées et distribuées sous forme de cédéroms dans les années 1990, obéissant à d’autres normes de description, proposent d’autres moteurs de recherche avec des syntaxes spécifiques, permettent des recherches englobantes à un plus haut niveau d’abstraction, mais s’appuient toujours sur un double niveau puisque le lien entre une référence bibliographique et un ouvrage ou un périodique disponible dans un établissement donné ne peut se faire qu’indirectement. Déjà au tournant du siècle, les besoins de formations se font sentir, et ceux-ci s’accroissent avec l’informatisation massive. Si les besoins de formation se font sentir, c’est que le catalogue n’est plus suffisamment autodescriptif, ni assez intuitif pour être livré aux lecteurs sans « règle du jeu » et ne se suffit pas à lui-même pour satisfaire la recherche d’information. Il suppose une compréhension des modèles métiers, des modèles de données, et oblige l’usager à se les approprier pour formuler sa recherche dans des termes interprétables.

Dans les années 1990, les collections numériques se sont développées, avec des corpus de textes numérisés ou nativement produits sous format électronique. Les éditeurs de corpus numériques ou de bibliographies ont peu à peu choisi un mode de diffusion en ligne plutôt que la distribution sur cédéroms, dans un souci de réduction des coûts et de rapidité de diffusion de l’information, préférant un dispositif synchrone, ce qui allait de pair avec le développement des capacités du réseau Internet. Ainsi les bibliothèques s’ouvraient progressivement à l’âge de l’accès (Rifkin, 2000), en louant des ressources par le moyen d’abonnements annuels à des corpus bibliographiques ou de contenus.

Points d’entrée, points d’accès : évolution de l’offre de service

Le catalogue : un univers en crise 

La structuration des services documentaires en BU, cherchant à s’organiser autour du numérique est aujourd’hui un sujet de questionnement qui bouleverse la profession en profondeur. La documentation proliférante sur les projets innovants, sur les efforts de normalisation, les études sociologiques ou expérimentales qui visent à cerner les usages pour adapter l’offre documentaire, les interrogations profondes à ce sujet (Suqing, 2009) en sont le témoin. Une approche bibliographique et cumulative tenterait à démontrer que ces préoccupations sont autant de réactions à une mise en péril des services produits par les bibliothèques universitaires, menace étayée par des inquiétude sur le bien-fondé des services, sur les indices de fréquentation et sur l’évolution des usages. Cette réflexion s’accompagne d’une mise en cause de la définition classique du service aux publics, et d’une tentative positive de construction d’une offre documentaire adaptée, accompagnée d’une démarche qualité, construction qui est en soi un bouleversement dans les pratiques professionnelles.

La réflexion menée par les professionnels de l’information-documentation sur leur propre travail n’est pas nouvelle, mais elle prend un caractère stratégique (Muet et Salaün, 2001) aujourd’hui, comme si la survie des institutions, et de leur modèle de fourniture de documents, était en jeu. Ce n’est plus sur la chaîne de traitement du document que la réflexion s’articule, mais sur l’expression d’une dimension concurrentielle avec Internet, sur des enjeux vitaux, sur le maintien dans le temps du métier de bibliothécaire. Les efforts de valorisation des institutions dans ce domaine sont aussi importants que la création ou le maintien du service lui-même.

L’un des premiers signes du déclin des outils et de l’organisation du travail classique en bibliothèque universitaire est annoncé par la fin du positionnement du catalogue comme point central de l’intermédiation. Est-ce que le catalogue est un outil globalement remis en cause comme facteur d’incompréhension entre le monde professionnel et le public, non initié aux contraintes de la description bibliographique et du monde éditorial, ou bien, estce qu’en tant qu’agrégat de notices (son élément atomique) c’est la notice elle-même dans laquelle le public ne se reconnaît pas ? La notice a évolué pour passer du stade de symbole corporatiste à celui de point d’entrée vers un ensemble de services. L’on pourrait avancer que c’est le catalogue qui est en crise, et pas la bibliothèque, mais « l’utilisation décroissante des bibliothèques est due en partie au fait que les usagers sont mécontents de leurs portails » (Liu, et al, 2009).

Etat des lieux 

Cette dernière décennie a été marquée par des éléments de rupture importants dans les bibliothèques universitaires, notamment en France. Le catalogue est pourtant passé, comme un peu partout dans le monde, par différentes phases d’évolution. Alors que l’OPAC est désigné par l’ensemble des bibliothécaires comme l’outil d’intermédiation principal, stigmatisant toute l’activité de description bibliographique, voir de stratégie de service, il n’est pas estimé par les usagers à la même valeur. Au contraire, « le catalogue est perçu comme le concurrent d’autres outils de médiation » (Danskin, 2006), délaissé à la faveur de moteurs de recherche commerciaux, considéré d’un usage trop complexe, « d’apparence austère et d’un contenu limité ». Les bibliothèques s’inquiètent de constater qu’ «un nombre croissant d’étudiants […] ignorent les catalogues de bibliothèques à la faveur d’autres outils de découverte, et que le catalogue représente une proportion de plus en plus réduite dans l’univers informationnel pédagogique » (Calhoun, 2006). Ce simple décalage dénonce une situation de crise, mais cette partie propose de montrer au-delà de cet aspect superficiel, comment la crise des usages du catalogue gagne des couches plus profondes et interroge aussi le modèle économique de création des métadonnées. En 2005 déjà l’enquête annuelle d’OCLC (Lundstedt, 1998-2004) montrait que « la majorité des usagers en ligne (82%) commençaient leur recherche d’information sur un moteur de recherche généraliste, source qu’ils ont trouvée à peu près aussi fiable qu’une bibliothèque. Deux pour cent (2%) commençaient leur recherche à partir du site de la bibliothèque ». Cette étude montre d’emblée le sens que l’on peut tirer du décalage entre les usages du web et les usages du site institutionnel, qui en général enveloppe le catalogue d’un ensemble d’informations utiles et crée un chemin vers lui, ce qui est contradictoire avec le fait que le catalogue soit délaissé. Il faudrait plutôt se fier à des études cumulatives construite autour de l’évaluation des usages, certes pas de façon aussi industrielle que LibQual+, mais révélatrices fiables de la réalité sur le délaissement du catalogue. En 2011, L’Université du Maine, cherchant à structurer ses services en fonction de la demande des usagers, mène une enquête auprès de son public, recueillant les questionnaires d’un peu plus de 10% de son lectorat actif, révèle que l’utilisation du catalogue, identifié comme outil de recherche documentaire approprié à ses besoins est effectuée frontalement par plus d’un lecteur sur deux.

Ce résultat s’inscrit en faux par rapport à des études plus générales et plus englobantes, mais n’est pas non plus un indice de satisfaction fiable pour la profession, qui a tout de même conscience des lacunes du catalogue et des éléments de rupture, si l’on doit le considérer comme un outil frontal, car il demeure essentiel de l’articuler avec le référencement bibliographique, de signaler les ressources disponibles ou existantes dans une bibliothèque donnée en perspective avec ce niveau bibliographique, et d’assurer le continuum entre référencement et acquisition du contenu. Le catalogue occupe certes la position centrale de ces trois étages, mais il peut surtout être perçu comme limité par les deux autres. Le continuum peut être assuré par des facteurs d’interopérabilité ou par des outils éditoriaux (résolveurs de liens et réécriture d’URL), mais ils ne sont pas intrinsèquement liés à un outil intégré, comme nous le décrirons en partie 1.2 (in « Recherche intégrée vs recherche fédérée »). Il convient donc de réinterroger la notion de catalogue, comme sous-ensemble d’un univers bibliographique composé des ressources documentaires disponibles dans une bibliothèque pour une population d’usagers, autant que de réinterroger la notice comme un agrégat d’informations (métadonnées) ayant un rapport avec une ressource donnée. De ce strict point de vue, si les professionnels de l’information continuent de considérer le catalogue comme le point d’entrée principal à l’information bibliographique, en tant qu’élément intégré au portail d’information ou en tant qu’élément englobant le portail d’information, et qu’il n’en est pas de même pour la majorité des usagers, il convient d’analyser les points de rupture entre les fournisseurs du service et leurs consommateurs. Or les professionnels eux-mêmes s’accordent à reconnaître certains éléments de rupture comme avérés et cela peut décourager la profession, ou la faire réfléchir à d’autres moyens de s’y prendre pour diffuser l’information (Sanchez, 2010). Les éléments de rupture reconnus gravitent autour de facteurs de changements fortement induits par le numérique. Tout d’abord, l’accroissement des ressources électroniques dans le paysage de la documentation oblige à repenser totalement les 3 étages mentionnés plus hauts, et explicités ici :

– (1) articulation entre référencement bibliographique et signalement catalographique ;
– (2) signalement de ressources dans le catalogue, y compris celles que ne «possède » pas une institution donnée ;
– (3) continuum entre référencement et acquisition du contenu.

L’information est en train de devenir principalement numérique, et pour ces trois étages, tout le système d’information est repensé, en perpétuelle évolution, à la fois pour maintenir un point d’accès privilégié pour la documentation papier, avec des outils qui se sont stabilisés sous l’ère régie par les Principes de Paris depuis 1961.

L’habitude prise par les usagers de chercher l’information par sujet à partir de moteurs commerciaux indexés librement au lieu d’utiliser la fine indexation proposée par les bibliothèques oblige à repenser les outils de recherche par sujet et l’indexation des ressources, y compris des dispositions visant à améliorer leur convivialité (Broudoux et Chartron, 2010). D’autres attentes sont formulées à propos du rôle des bibliothèques universitaires pour gérer la documentation scientifique ou pédagogique (voire de loisirs) dans des journées professionnelles, comme c’est le cas lors de l’inauguration des journées ABES 2012 (De Belder, 2012), autant d’invitations à revisiter les fondamentaux des missions des bibliothèques universitaires, sans cesse interrogés. La mission principale reste la fourniture de documentation à l’ensemble de la communauté universitaire, mais une demande émergente pousse la bibliothèque à se positionner sur d’autres créneaux qui ne sont pas initialement définis dans le cadre strict de sa mission, outre fournir de l’information à la communauté universitaire :

– constituer un lieu attractif propice au travail et …
– … un lieu de vie et de rencontre (cela concerne aussi le numérique surtout si l’on met cet item en perspective avec la notion de Learning Center : la bibliothèque devient le lieu où s’organisent des master classes, où le document numérique devient un espace de partage, manipulé par plusieurs, un objet informationnel), univers gravitationnel de la connaissance comme objectif pédagogique ;
– être le gestionnaire de l’information pour l’université ;
– devenir l’expert du numérique ;
– avoir un rôle dans les chaînes éditoriales utilisées dans la recherche et l’enseignement ;
– apporter l’information et les outils jusque dans l’environnement de travail des usagers ;
– intégrer les compétences informationnelles dans les cursus pédagogiques ;
– soutenir la e-research.

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Table des matières

Introduction
Problématique générale
L’espace documentaire
Positionnement de nos travaux
Enrichissement des catalogues
Web social
Architecture de l’information
Web sémantique
Méthodes de travail
Observation participante et approche constructiviste
Immersion dans la normalisation et dans les associations professionnelles
Enquête (RDA-en-France, FULBI)
Appui sur la lecture de productions issues des milieux professionnel et scientifique (SIC)
Plan de la thèse
Partie 1 : Points d’entrée, points d’accès : évolution de l’offre de service
1.1 Le catalogue : un univers en crise
1.1.1 Etat des lieux
1.1.1.1 Quelques pas de plus vers la modernité [2000-2010]
1.1.1.2 Les résolveurs de liens
1.1.1.3 Les bases de connaissance (KB)
1.1.1.4 Les problématiques d’accès
1.1.1.5 La fourniture de documents
1.1.1.6 Contenus enrichis
1.1.1.7 Outils et ressources pour les réseaux sociaux
1.1.1.8 La recherche fédérée
1.1.1.9 Eléments de rupture
1.1.2 Deep web vs Internet
1.1.2.1 Le web facteur de rupture
1.1.2.2 Gestion de liens profonds
1.1.2.3 Recherche web et recherche catalographique
1.1.3 Le SIGB
1.1.4. Etat d’informatisation des bibliothèques en France
1.1.5 Synthèse
1.2 Recherche intégrée vs recherche fédérée
1.2.1 Lier des sources hétérogènes
1.2.2 L’interopérabilité dans les systèmes d’information documentaires
1.2.2.1 Dispositifs asynchrones
1.2.2.2 Dispositifs synchrones
1.2.3. Schémas d’interopérabilité
1.2.3.1 Traitement des périodiques
1.2.3.2 Introduction de la notion d’interopérabilité de niveau 2
1.2.3.3 Les grammaires de l’interopérabilité
1.2.4. Intégration OAI-PMH : étude de cas
1.2.4.1 Traitement du titre
1.2.4.2 Traitement de l’auteur
1.2.4.3 Traitement des descripteurs, des mots-clés et de la catégorisation
1.2.4.4 Traitement du niveau
1.2.4.5 Traitement iconographique
1.2.4.6 Recherche multisource
1.2.5. Limites de l’interopérabilité dans un contexte d’intégration (OAI-PMH)
1.2.5.1 Dans la perspective de la politique documentaire
1.2.5.2 Dans une perspective technique
1.2.5.3 Du point de vue de la négociation entre les acteurs
1.2.6. En recherche de compatibilité avec le web
1.2.7 L’échange bibliographique
1.2.8 Pantomime
1.3 L’architecture de l’information
1.3.1 Enjeux de l’interopérabilité
1.3.1.1 Anatomie du Système d’ingénierie documentaire
1.3.1.2 L’interopérabilité : une fin ou un moyen ?
1.3.2 Dialogue entre SID et SI
1.3.3 En recherche de compétitivité : écosystèmes, optimisation de service, évaluation
Conclusion partielle
Partie 2 : L’espace documentaire : lieu de rencontre entre professionnels de l’information-documentation et les usagers. La reconquête de l’intermédiation
2.1 Les outils de gestion de l’information
2.1.1 Qu’est-ce que la collection ?
2.1.2 L’intermédiation en question
2.1.3 Nouvelle donne avec les ERMs
2.1.4 Le cas des périodiques et des publications en série
2.1.5 Des résolveurs de liens pour renforcer le signalement des ressources
2.2 Une nouvelle orientation pour le développement de services
2.2.1 Volte-face
2.2.2 Micro développements au cœur des projets documentaires
2.2.2.1 Combinaisons de données
2.2.2.2 Intégration de contenus enrichis et de services avancés dans les notices de catalogues
2.2.2.3 Exemple de micro service proposé par l’ABES, et de son exploitation locale
2.2.3 De nouvelles méthodologies à l’origine de nouveaux projets
2.3 Evolution de l’offre de service et évolution des métiers
2.3.1 La part du numérique dans le changement
2.3.1.1 Les plateformes de méthodologie documentaire
2.3.1.2 Accompagnement des doctorants
2.3.1.3 Conclusion
2.3.2 Architecture d’accès aux ressources
2.3.2.1 Tunnel VPN
2.3.2.2 Réécriture d’URL
2.3.2.3 Reverse proxy / SSO /ENT
2.3.2.4 Shibboleth
2.3.2.5 Développements ponctuels
2.3.2.6 Pluralité des publics
2.3.3 Vers la fonction découverte : élargissement du périmètre
Conclusion partielle
Partie 3 : L’espace documentaire construit sur la modélisation sémantique des données
3.1 La modélisation des données bibliographiques
Principes généraux
3.1.1 Perspectives historiques
3.1.1.1 L’héritage de l’histoire
3.1.1.2 Le catalogue facteur d’opacité
3.1.1.3 La modélisation FRBR
3.1.1.4 Scénarios d’implémentation dans le monde et en France
3.1.1.5 Entre tradition et innovation
3.1.1.6 Craintes et méfiances
3.1.1.7 De fortes aspirations au changement
3.1.1.8 Des bénéfices pour l’utilisateur
3.1.1.9 Des bénéfices pour les institutions
3.1.2 Pourquoi FRBR ?
3.1.2.1 Un nouveau point de vue
3.1.2.2 Un univers hyperlié
3.1.2.3 Une sortie de crise ?
3.1.2.4 FRAD : extension du modèle FRBR aux données d’autorité
3.1.2.5 FRSAD : extension du modèle FRBR à la notion de sujet
3.1.2.6 De nouveaux principes internationaux de catalogage
Conclusion
3.1.3 L’adoption de RDA et les questions sous-jacentes
3.1.3.1 Comment FRBériser ?
3.1.3.2 Un framework pour l’information bibliographique
3.2 L’innovation des catalogues
3.2.1 Enjeux et perspectives
3.2.1.1 Les chaînes de production de l’information bibliographique
3.2.1.2 Faut-il adopter un outil de gestion commun ?
3.2.1.3 Quelle(s) méthode(s) adopter ?
3.2.1.4 Des avancées progressives
3.2.1.5 Tirer parti des technologies du web
3.2.1.6 …sans chercher à concurrencer le web
Conclusion

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