Les villes-ports vues par la littérature

Le port et la ville ont longtemps imbriqué leurs fonctions afin de former des places d’échanges, de valorisation et de production pour le commerce maritime. Mais les évolutions économiques et sociétales du 20ème siècle ont provoqué des évolutions et des modifications de leurs relations. De nombreuses villes ont alors délocalisé leurs activités portuaires hors du territoire urbain, provoquant le délaissement de nombreuses infrastructures. Les zones portuaires, symboles d’une ère industrielle marchande, se sont alors retrouvées abandonnées et inutilisées. Les espaces à l’interface de la ville et du port constituent alors une véritable rupture entre les deux unités. Mais depuis quelques années, les acteurs locaux mènent des réflexions sur la reconversion et la réhabilitation de ces lieux afin de résorber ces ruptures. De nombreux choix de reconversion sont possibles pour accueillir de nouvelles fonctions plus adaptées au contexte actuel. Certains prônent la protection de ce patrimoine alors que d’autres préfèrent utiliser ces espaces pour accueillir de nouvelles fonctions.

Le port de Concarneau situé au cœur de la ville a lui aussi dû affronter les évolutions économiques du siècle dernier. Il a vu ses activités de pêche hauturière notamment progressivement décliner pour laisser place à des activités de plaisance et de mareyage beaucoup plus florissantes. De nombreuses infrastructures se sont alors retrouvées sous utilisées voir vacantes. De plus, l’évolution des activités de pêche a progressivement impactée l’image de ce port si emblématique auparavant. Progressivement délaissé par les habitants, une rupture est alors apparue entre le port et la ville. Mais aujourd’hui les acteurs locaux souhaitent restructurer le port pour l’aménager différemment. Profitant des nouvelles normes environnementales, des nouveaux besoins et des innovations technologiques, le Conseil Général, propriétaire du port, a lancé un nouveau schéma d’aménagement de l’ensemble du port afin de restructurer le port, l’interface et les activités.

Concarneau, une commune littorale

Une position territoriale stratégique 

Concarneau, Konk-Kerne en Breton, est une commune littorale, localisée au bord de l’Océan Atlantique, au Sud-ouest de la Bretagne dans le département du Finistère. Elle est située sur la côte Cornouaillaise dans la baie de la Foret Fouesnant. Avec près de 20 000 habitants, Concarneau est la troisième ville la plus peuplée du département, après Brest et Quimper. La surface de son territoire est de 41.08 km², la densité est donc de 486,85 habitants par km².

L’accessibilité

La commune de Concarneau est située à proximité de l’axe reliant Brest à Nantes. En effet, la Nationale 165 est à seulement 10 minutes en voiture et la gare la plus proche, Rosporden, est à 15 minutes. Ainsi, Concarneau se retrouve à 19 km de Quimper et à 44 km de Lorient. Brest et Nantes sont respectivement accessibles en moins d’1 heure et en 2h30. Rennes se retrouve à 2h15 de la commune. Trois aéroports sont plus ou moins proches de la ville : Quimper, Lorient et Brest. Les concarnois peuvent ainsi accéder à Paris en 1 heure de vol, et ceci dix fois par jour. La commune se retrouve ainsi à seulement 2h de dix capitales européennes. Ainsi, ces infrastructures de transport permettent à Concarneau de se retrouver proche temporellement des métropoles régionales et de villes au rayonnement national et européen.

Le territoire et son organisation institutionnelle 

L’aire urbaine et le canton

L’aire urbaine de Concarneau prend en compte la ville de Trégunc et Concarneau. Elle comptait 26 137 concarnois en 2009 avec une superficie de 91.7 km² soit une densité de 285 habitants/km².

L’Etablissement Publique de Coopération Intercommunale

Concarneau est chef-lieu de la Communauté d’Agglomération Concarneau Cornouaille Agglomération (CCA), qu’elle forme avec neuf autres communes : Elliant, Nevez, Pont-Aven, Rosporden, Melgven, Saint-Yvi, Trégunc et Tourch. Elle remplace la communauté de commune de Concarneau Cornouaille depuis le 1er janvier 2012. C’est la 3ème communauté d’agglomération du Finistère.

La CCA comptabilisait 49 049 habitants en 2009 sur une superficie de 370 km² soit une densité de 132.1 habitants/km² (INSEE). Concarneau est la seule commune de plus de 15 000 habitants. Les autres communes décomptent moins de 10 000 habitants.

Concarneau a ainsi un fort rayonnement sur ces communes voisines et occupe une fonction structurante et motrice au sein de l’agglomération. En effet, Concarneau est le pôle urbain et économique de ce territoire dont la notoriété de son patrimoine et de son histoire rejaillit sur les autres communes de l’agglomération. L’un des objectifs défini par le SCOT de l’agglomération est d’augmenter les équipements culturels et sportifs insuffisants, notamment sur Concarneau. En effet, en tant que chef-lieu de la CCA, Concarneau se doit d’accueillir les équipements culturels structurants qui bénéficieront à l’ensemble du territoire de l’agglomération.

Le pays

La commune fait aussi partie, par l’intermédiaire de la CCA, du pays de Cornouaille avec dix autres intercommunalités et une commune qui n’appartient à aucune intercommunalité.
– C.C Pays de Châteaulin et du Porzay
– C.C Cap – Sizun
– C.C Pays de Douarnenez
– C.C Haut Pays Bigouden
– C.C Pays Bigouden Sud
– C.C Pays Fouesnantais
– C.A Concarneau Cornouaille
– C.C Pays de Quimperlé
– C.C Pays Glazik
– C.A Quimper Communauté

Le pays de Cornouaille dénombre 95 communes, et 331 300 habitants en 2009, soit 37 % de la population du Finistère (INSEE). Il est d’une superficie de 2484 km² soit une densité de 133 habitants/km². Il a été définit administrativement en 1999. Il est le deuxième pays de la Bretagne derrière celui de Centre-Ouest-Bretagne. Concarneau est derrière Quimper, la deuxième ville la plus peuplée du pays.

Une population stable mais vieillissante

Avec près de 20 000 habitants, Concarneau est la troisième ville la plus peuplée du département. La population subit plusieurs variations depuis les années 60. Mais en moyenne elle augmente progressivement depuis les années 50, avec une légère diminution à la fin des années 70. Entre 1999 et 2009, la population reste stable, grâce à la compensation du solde naturel négatif, dû à une forte mortalité, par un solde migratoire positif de 0.4 %. En effet, l’augmentation de la population est due au solde migratoire positif depuis 50 ans (environ 0.4%) mis à part sur la période 1975-1982 ou le solde migratoire était négatif (-0.6%), entrainant une légère diminution de la population.

En 2009, la population était principalement composée d’actifs s’approchant de la retraite donc âgée de 45 à 59 ans (Graphique 2). En comparant ces données à celle de 1999, nous observons une diminution de la part des enfants, adolescents et jeunes actifs pour une augmentation de la part de ces actifs et des retraités. Ainsi, nous pouvons remarquer le vieillissement de la population Concarnoise.

La population de Concarneau est caractérisée par une forte proportion de retraités. La part d’ouvriers, d’employés et de personnes sans activité est équivalente. La part de personne sans activité de 14 % est supérieure à la moyenne nationale de 9 % en 2009.

Concarneau, un port dans une ville, une ville dans un port

Concarneau a été fondée au IXème siècle par des religieux de l’abbaye de Landévennec de la paroisse de Beuzec, petite bourgade voisine. Un prieuré est alors construit sur l’îlot inhabité encore appelé aujourd’hui la Ville-Close. Puis une garnison de soldats s’installe dans la ville caractérisée par sa position défensive avantageuse. Au X ème siècle, des marchands arrivent et construisent des petites chaumières entrainant l’accroissement de la population. Au cours de la période du XIII au XIVème siècle, la première ceinture murale en pierre est élevée. L’îlot devient alors la quatrième place forte de la région de Bretagne qui passera alternativement aux mains du Duché, du Roi et des Anglais. La ville sera prise en siège en 1373 par Duguesclin qui réussira à en chasser la garnison anglaise. Vers 1680, Vauban construisit des tours, des plateformes et un château à l’entrée de la Ville Close, à la demande de Louis XIV, afin de la renforcer contre les assaillants. La ville close devient alors un refuge pour les navires de guerre ou de commerce, sur la route de Port-Louis à Brest.

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Table des matières

Introduction
I. Concarneau, une commune littorale
A. Une position territoriale stratégique
B. Le territoire et son organisation institutionnelle
C. Une population stable mais vieillissante
D. Concarneau, un port dans une ville, une ville dans un port
E. Une commune balnéaire et touristique
II. Les villes-ports vues par la littérature
A. Les mutations et la dissociation des villes/ports
B. Les interfaces villes-ports
C. Les alliances ville/port
D. La culture : un nouvel enjeu pour le développement local et le développement ville-port
III. La méthodologie suivie durant le projet
A. Un diagnostic territorial
B. La méthode AFOM
C. Les sources pour réaliser le diagnostic avec la méthode AFOM
D. La réalisation du projet
E. Les avantages et inconvénients de la méthode AFOM
IV. Un diagnostic territorial ciblé
A. Le port de Concarneau, une mixité pêche plaisance
B. L’interface ville-port
C. Les espaces culturels
D. Le tableau AFOM
V. Un centre culturel sur l’interface ville-port
A. Les différents scénarios et propositions
B. Un nouvel équipement culturel
Conclusion

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