Les théories classiques du commerce international: Le libre échange

Contexte

Le commerce international est considéré comme un moyen de développement. C’est pour ça que la grande Bretagne adopte et cherche à promouvoir le libre échange dès 1846. A la fin du XIXe siècle, la division internationale de travail (DIT) s’étend entre les pays développés, exportateurs de produits manufacturés, et pays en développement, exportateurs de matières premières. Freiner par la crise de 1929 et les conflits mondiaux, la fin du XXe siècle est marquée par la plus forte croissance des échanges internationaux grâce aux progrès des moyens de transports et des communications. De nombreux organismes et accords internationaux apparaissent. Comme, le General Agreement on Tariffs and Trade (GATT) en 1846 qui entre en vigueur. Il prônait le libre échange afin de développer le commerce international. Son but était d’élaborer un ensemble des règles acceptées au niveau mondial, de développer les négociations multilatérales et de favoriser la médiation dans le règlement des conflits. Il reposait sur les quatre principes à savoir : la non discrimination, l’abaissement des droits de douanes, l’interdiction de dumping et l’interdiction des restrictions quantitatives. Le GATT a des limites. C’est la raison de la naissance de l’OMC en 1995. Son rôle est de faire appliquer les accords internationaux, de régler les conflits commerciaux et de développer la négociation. Mais l’OMC aussi à des limites pourtant l’échange ne cesse pas de se progresser.

A la fin du XXe siècle les échanges s’accroissent plus vite que la production. La part des produits primaires diminue au profit des produits manufacturés. Si avant, les produits primaires représentaient près de deux tiers, aujourd’hui elle ne représente qu’un tiers seulement. En effet, la demande de produits primaires devient peu élastique, les produits de substitutions remplacent peu à peu les matières naturelles car le progrès technique augmente la productivité. La demande des produits manufacturés qui dégage une forte valeur ajoutée ne cesse pas d’augmenter. Les PD dominent le marché mondial en assurant 70 % des échanges puisque plus de la moitié des échanges internationaux se réalisent entre eux. Les prix des produits manufacturés augmentent toujours alors que ceux des produits primaires diminuent. On appelle ce phénomène « la dégradation des termes de l’échange » qui entraine la croissance de la pauvreté dans les PED.

LES DIFFERENTES APPROCHES THEORIQUES DU COMMERCE INTERNATIONAL

Les théories classiques du commerce international: Le libre échange

La doctrine du libre échange est issue du courant libéral née en Angleterre à la fin du XVIII siècle. Elle demande l’ouverture total des frontières et proscrit toute obstacle aux échanges. Les théories traditionnelles se référent aux avantages comparatifs et aux dotations en facteurs primaires des pays visant à montrer que le commerce donne un gain entre les pays échangistes.

Les théories traditionnelles du commerce international 

La théorie traditionnelle du commerce international comprend les modèles classiques d’Adam Smith et de David Ricardo ainsi que le modèle dit des proportions de facteurs d’Heckscher-Ohlin-Samuelson. Ces théories dites traditionnelles du commerce international reposent sur les hypothèses suivantes :
– La concurrence est pure et parfaite sur le marché des produits et des facteurs ;
– Un raisonnement macroéconomique en termes d’avantage absolu ou relatif ;
– Dans cette approche traditionnelle, l’échange est fondé sur la différence de prix ;

Ces théories classiques du commerce montrent que la spécialisation et l’ouverture à l’échange sont préférables à l’autarchie : les pays ne peuvent perdre à l’échange international, même si la répartition du gain de l’échange peut être inégale entre les pays.

La théorie des avantages absolus d’Adam Smith (1723-1790) 

Dans son ouvrage : « Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations » (1776), Adam Smith avait déjà énoncé par la loi des avantages absolus qu’un pays doit se spécialiser dans la production d’un produit pour lesquels ses couts de production sont faibles que ceux de ses concurrents et délaissés les productions où il est le moins efficace et les importés au reste du monde. Autrement dit, un pays ne doit pas hésiter à acheter à l’extérieur ce que les producteurs étrangers peuvent produire à meilleur compte que les producteurs nationaux. Donc, un pays qui vend un certain produit à moindre coût que les autres pays possède ainsi un avantage absolu pour ce produit. La spécialisation est profitable car elle permet de réaliser des économies d’échelle et d’améliorer la production d’où une division de travail. Cette spécialisation exclut les pays qui ne sont pas meilleurs nulle part. Pour Smith, chaque pays doit avoir un avantage absolu pour un bien.  Smith cherche à défendre l’idée du libre échange.

Exemple :
Prenons le cas de l’Inde et la France pour deux produits, l’ordinateur et voiture. L’Inde a un avantage absolu pour l’ordinateur et doit se spécialiser dans sa production. Elle doit délaisser la production de voiture. A l’inverse, la France doit se spécialiser dans la production de voitures et délaisser la production d’ordinateur.
Conséquences :
Augmentation de la production (croissance économique) et la hausse du bien être (pouvoir d’achat) grâce à l’échange international. Le commerce international est donc un commerce interbranche (échange de produits différents).
Limite :
Une portée très limitée car il y a des pays qui n’ont pas d’avantage absolu et il y a des pays qui ont des avantages sur tout les produits. Dans ce cas il n’y a pas d’échange.

La théorie des avantages comparatifs de David Ricardo (1772-1823)

Quant à David Ricardo en 1817 dans son ouvrage « Principes de l’économie politique », il rejette les bases de la théorie du libre échange relative à l’avantage absolu et développe la théorie de l’avantage comparatif ou relatif : un pays peut bénéficier de la spécialisation en produisant les biens pour lesquels il possède un avantage comparatif. De ce fait, pour Ricardo chaque pays a intérêt à se spécialiser dans le domaine où il possède un « avantage comparatif » c’est-à-dire là où il ale plus petit désavantage absolu ou le plus grand avantage absolu, là où il est meilleur où là où il est le moins mauvais. Ainsi l’échange international profite à tous : il augmente la production en permettant une production plus efficace des facteurs. Pour lui, le seul facteur de production est le travail et ce dernier est mobile à l’intérieur d’un pays mais immobile à l’international.

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Table des matières

INTRODUCTION
CHAPITRE I: LES DIFFERENTES APPROCHES THEORIQUE DU COMMERCE INTERNATIONAL
Section1 : Les théories classiques du commerce international
1.1. Les théories traditionnelles du commerce international
1.2. Les nouvelles théories du commerce international
Section 2 : Les théories de domination
2.1. La théorie Marxiste de l’échange international
2.2. Les théories des inégalités
2.3. La théorie du vol de l’oie sauvage
CHAPITRE II: LES APPORTS DU COMMERCE INTERNATIONAL EN MATIERE DE DEVELOPPEMENT D’UN PAYS : CAS DE MADAGASCAR
Section 1 : Analyse du pays
1.1. L’ouverture du pays aux échanges internationaux
1.2. Analyses socio-économiques
Section 2 : Contribution du commerce international au développement de Madagascar
2.1. Avantages liés au commerce international
2.2. Limites de la libéralisation des échanges
CONCLUSION

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