Les techniques de gestion des feux de forets

Madagascar est un des pays tropicaux et insulaires de l’Hémisphère Sud où la diversité biologique est particulièrement importante. La diversité spécifique y est représentée par différentes adaptations évolutives et écologiques des espèces (animales et végétales) aux particularités de l’environnement. Des espèces endémiques y existent ainsi que des espèces rares qui ne se rencontrent plus dans d’autres pays du monde. Une des mesures prises pour conserver la biodiversité et assurer le maintien des fonctions écologiques est la création et la gestion des Aires Protégées. Mais ce patrimoine biologique est actuellement exposé à des menaces d’ordre naturel d’une part et surtout de l’action de l’homme, d’autre part : la déforestation, le défrichement, les feux de brousses. Et les plus dangereux de ces fléaux sont les feux.

Tous les espaces végétalisés peuvent brûler d’un moment à l’autre. De même, le feu peut se développer plus vite dans un peuplement de forêts. Le facteur favorisant l’inflammabilité d’un peuplement est la proportion d’éléments fins et découpés dans la végétation. Ces éléments sont plus sensibles à la dessiccation et au rayonnement. Ils seront donc mieux disposés à brûler si leur teneur en eau est faible, particulièrement en période de sécheresse et/ou en période venteuse. La grande majorité des feux est due à une action humaine, criminelle, le plus souvent, ou accidentelle.

GENERALITES SUR PARCS NATIONAUX MADAGASCAR- ASSOCIATION NATIONALE POUR LA GESTION DES AIRES PROTEGEES (PNM-ANGAP)

L’ensemble des Aires Protégées gérées par PNM-ANGAP constitue le Réseau National. La gestion du Réseau et la facilitation de toutes ses activités sont assumées par un organisme autonome, placé sous la tutelle du Ministère chargé de l’Environnement. Afin la gestion pérenne du Réseau, PNM-ANGAP est autorisé à conclure des conventions et à exercer des activités susceptibles de générer des revenus dans le cadre de la mise en valeur des Aires Protégées. De même, il peut percevoir des droits tels que droits d’entrée, de recherche et de propriété intellectuelle.

Définitions et but de l’Association

Parcs Nationaux Madagascar – Association Nationale pour la Gestion des Aires Protégées (PNM-ANGAP) est un organisme non gouvernemental, reconnu d’utilité publique par le Décret N° 91-592 du 4 décembre 1991.

Il est actuellement mandaté pour mettre en place le système et la coordination de la gestion des Aires Protégées et des actions de développement rural dans les zones périphériques et contribue à la mise en oeuvre de la politique nationale sur la biodiversité. La structure de PNM-ANGAP comprend une Assemblée Générale, un Conseil d’Administration et une Direction Générale qui supervise différents départements permettant à l’Association d’assumer la gestion du Réseau.

Les activités relatives aux Aires Protégées se déroulent essentiellement dans un cadre régional et local. Le système appliqué à leur gestion correspond au processus de décentralisation graduellement mis en place dans le pays. Ainsi la direction générale de PNM-ANGAP a décidé de créer cinq Directions InterRégionales (DIR) à Antsiranana, Fianarantsoa, Toamasina, Toliara et Mahajanga. Leur rôle essentiel est d’assurer une coordination régionale de la gestion des Aires Protégées du Réseau National relevant de leur juridiction. Leur but principal est de conserver les Aires Protégées.

Mission de PNM-ANGAP

La principale mission de PNM-ANGAP est d’établir, de conserver et de gérer de manière durable un réseau national de parcs et réserves représentatif de la diversité biologique et du patrimoine naturel propres à Madagascar. Ces Aires Protégées constituent une fierté nationale. Elles doivent être préservées car elles contribuent non seulement au développement et à l’éducation de la personne humaine, mais aussi à l’économie du pays en tant que lieu récréatif et site touristique.

Objectifs de création du Plan GRAP

Le Plan GRAP constitue un outil fondamental pour l’avenir du Réseau car il définit les critères visant à ce que sa composition et sa structure assurent une représentation adéquate de l’exceptionnelle biodiversité du pays. En outre, le Plan GRAP va au-delà d’un plan de réseau classique. Il établit en effet des stratégies de gestion pour chacune des cinq missions conférées à PNM-ANGAP : la conservation, la recherche et le suivi écologique, le développement durable, l’éducation et l’écotourisme. Pour chaque Aire Protégée, les priorités d’action sont également précisées. Le Réseau National est actuellement composé de cinquante Aires Protégées : 17 Parcs Nationaux (PN), 5 Réserves Naturelles Intégrales (RNI), 22 Réserves Spéciales (RS), 3 Aires Protégées Marines et Côtières et 3 Nouvelles Aires Protégées Terrestres. En donnant ainsi au Réseau et à sa gestion un fondement solide, le Plan GRAP représente l’un des piliers de l’élaboration et de la mise en oeuvre d’une démarche de pérennisation pour PNM-ANGAP. Outil de gestion essentiel pour l’Association, le Plan GRAP permet aussi de faire mieux connaître et comprendre ses objectifs et stratégies par le public en général, les acteurs environnementaux, les décideurs et les partenaires financiers afin de renforcer les synergies et les coopérations pour une efficacité accrue.

Structure du Plan GRAP

Le Plan GRAP est divisé en trois parties :

Une première partie vise à définir la stratégie adoptée pour que la composition et la structure du Réseau National assurent une représentation adéquate des biomes et écosystèmes malgaches. L’approche globale consiste tout d’abord à identifier les éléments fondamentaux de la biodiversité malgache, puis à évaluer la représentativité du Réseau actuel par rapport à ces éléments et à exprimer ensuite des recommandations pour optimiser le caractère représentatif. Pour de raisons pratiques, une distinction est opérée entre les écorégions terrestres, les écorégions des zones humides et les écosystèmes marins et côtiers.

♦Pour les écosystèmes terrestres, l’approche est fondée sur une analyse biogéographique et bioclimatique des éléments fondamentaux de la biodiversité malgache à la lumière des connaissances scientifiques actuelles. Elle se base sur un examen approfondi des différents modèles de catégorisation établis jusqu’à présent. La combinaison de ces modèles et les informations scientifiques disponibles ont permis d’identifier les six écorégions majeures : Hautes Terres du Nord, Est, Centre, Haute Montagne, Ouest et Sud. L’identification d’écorégions additionnelles par rapport à d’autres typologies permet de distinguer des zones nécessitant des mesures différentes pour la gestion de la conservation. Par exemple, les Hautes Terres du Nord comprennent de vastes blocs forestiers la plupart du temps continus tandis que le Centre ne compte que des blocs isolés et dispersés. Des zones de transition et des habitats uniques isolés sont également individualisés car il semble difficile de les ranger dans les écorégions principales en raison de leur spécificité ou de leur taux d’endémisme local. Ces écorégions sont examinées en détail et des distinctions additionnelles sont opérées au sein de chacune d’elles pour tenir compte des fortes variations locales. Si elle était appliquée au sens strict, l’approche écorégionale ne suffirait en effet pas pour refléter tous les aspects extrêmement diversifiés de la biodiversité du pays et identifier les sites stratégiques permettant de représenter et de protéger ces différents aspects.

♦ Pour les zones humides, à la lumière des informations scientifiques disponibles actuellement, l’analyse repose essentiellement sur une typologie basée sur les propriétés écologiques des différents habitats : rivières, lacs, marais et réseaux souterrains.

♦ Enfin, pour les écosystèmes marins et côtiers, six écorégions ont été identifiées en fonction de leurs caractéristiques physiques et biologiques communes : le Nord, l’Ouest, le Sud-Ouest, le Sud- Est, l’Est et le Nord-Est.

L’évaluation de la représentativité du Réseau National dans sa composition actuelle amène à formuler les propositions suivantes :

● Reclasser une, peut-être deux aires protégées actuelles en zones de gestion communautaire ;
● Prospecter une trentaine de sites pour déterminer plus précisément leur valeur stratégique pour une représentation accrue de la biodiversité et un renforcement du Réseau ;
● Encourager la mise en place de programmes écorégionaux de conservation et de développement permettant d’assurer la gestion durable d’habitats naturels en dehors des Aires Protégées ;

Dans la deuxième partie, le Plan GRAP va au-delà de la définition stricte de la structure du Réseau National. Il propose des priorités et des stratégies de gestion afin de promouvoir la conservation efficace et la valorisation des Aires Protégées. Cette partie commence par une description du cadre juridique dans lequel se place la gestion des Aires Protégées, en particulier le Code des Aires Protégées. Elle présente ensuite un nouveau système de classification des Aires Protégées malgaches en fonction de leurs objectifs prioritaires de gestion. Cette classification est basée sur les normes internationales développées par l’Union Mondiale pour la Nature (UICN). Des objectifs stratégiques et opérationnels sont ensuite définis pour les actions à entreprendre par PNM-ANGAP dans les cinq domaines qui relèvent de sa mission. Une section est consacrée au rôle de PNM-ANGAP dans le cadre des conventions internationales auxquelles le pays a adhéré.

Dans la troisième partie, le Plan GRAP traite du renforcement de la structure de gestion des Parcs nationaux de Madagascar et du Réseau. Il établit les objectifs prioritaires spécifiques des Directions Inter Régionales et des aires protégées relevant de leurs compétences respectives.

Le Plan GRAP définit aussi les principes guidant la mise en oeuvre des stratégies et priorités par les différents niveaux institutionnels de Parcs Nationaux de Madagascar (Siège, Directions Inter-Régionales, site) en particulier dans le cadre du processus de décentralisation et de régionalisation graduellement mis en oeuvre à Madagascar. Cette section est complétée par un résumé des orientations stratégiques pour la mise en oeuvre d’un Plan de pérennisation institutionnelle et financière permettant à PNM-ANGAP de réaliser sa mission dans le long terme.

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Table des matières

Introduction
Matériel et méthode
Schéma de l’étude
Critères d’inclusions
Données recueillies
Analyse statistique
Résultats
Discussion
Conclusion
Bibliographie
Tableaux
Annexes

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