LES SITUATIONS DE LA MICRO-FINANCE ET DU MOBILE BANKING A MADAGASCAR

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Présentation du concept de Mobile – Banking

Définition

Le Mobile Banking consiste en la réalisation d’opérations financières via l’utilisation du téléphone mobile. Les opérations prennent le plus souvent les formes suivantes :
 Echanges d’informations financières: soit initiés par l’Institution financière (alerte d’échéances de prêts, offres commerciales, confirmations d’opérations …) soit par le bénéficiaire (consultation de solde, demande de relevés …)
 Transactions financières: Transferts, paiements, dépôts, retraits, ou encore virements
 Le Mobile Banking est lié aux opérations de « banque à distance ».
 Plus généralement, le mobile banking s’entend comme un ensemble de services financiers à distance, et dématérialisés, utilisant les nouvelles technologies (NTIC), en particulier le téléphone mobile.
 Le Mobile Banking intègre plusieurs notions:
 Notion de « Mobile Money »: Services transactionnels de paiements (pour l’achat de biens ou services), via l’utilisation du téléphone mobile, sans lien direct avec un établissement financier.
 Notion de « Mobile Banking » pur: Services d’informations (SMS Banking : consultation de solde, transferts …) et produits financiers accessibles via mobile en lien avec un établissement financier.
 Le Mobile Banking est un outil de lutte contre l’exclusion bancaire. Il permet à un nombre de plus en plus important de bénéficiaires d’accéder aux services financiers, qu’ils résident en zones rurales difficiles d’accès, ou en zones urbaines. L’utilisation du Mobile Banking va cependant bien au – delà des transactions financières. En effet, développé sur les programmes intégrés du service compétent, l’utilisation du mobile permettrait:
 Développement de nouveaux services non financiers adossés à l’utilisation du mobile: éducation financière, gestion de compte, communication…
 Amélioration de la communication IMF=>bénéficiaires, et de la gestion des services non financiers, notamment par l’envoi de
SMS groupés convocations aux réunions/formations, messages de sensibilisation, messages informatifs, conseils en gestion …
On peut définir le mobile banking, au sens strict du terme, les services financiers par téléphone portable, offerts par les banques. Il s’agit principalement dans ce cas de services de consultation de solde, de paiement de factures et de transfert d’argent. Mais au sens large, le concept s’étend à l’ensemble des services financiers pouvant être offerts avec ou sans compte bancaire, via mobile, par tout établissement agréé à cet effet c’est-à-dire les opérateurs en téléphonie mobile8. Généralement le mobile banking est donc l’utilisation du téléphone portable (mobile phone) pour fournir des services financiers qui peuvent être des transactions financières et des échanges d’informations entre le client et l’institution financière. Il sert également au transfert d’argent domestique, réception de transfert d’argent international, paiement des fournisseurs divers, paiement des produits et services, changement des unités de communication, paiement de salaires, …
Il est basé sur l’idée d’utiliser en microfinance un moyen de communication, le téléphone portable, qui s’est très fortement répandu ces dernières années, pour :
– faciliter l’accès aux services financiers des populations non bancarisées;
– diversifier et améliorer l’offre de services financiers auprès de la clientèle actuelle ;
– réduire les coûts de transaction pour les clients comme pour les institutions financières dans les zones éloignées ;
– sécuriser les transactions financières dans des contextes,
notamment ruraux, où les autres moyens de communication (connexions internet, lignes de téléphonie fixe, etc.) sont inopérants et ne permettent pas de lien en continu (et donc de suivi) vers les systèmes d’information de gestion (SIG) des institutions financières (IF).
L’objectif principal du Mobile Banking est d’améliorer le niveau de bancarisation des populations défavorisées, particulièrement en milieu rural à travers l’utilisation du téléphone mobile car la forte pénétration de la téléphonie cellulaire fait de cet outil technologique un véhicule particulièrement intéressant pour atteindre une population et des zones géographiques n’ayant pas ou peu accès à des services financiers de base.

Clients

Avec le succès phénoménal de cette technologie sur le continent, vient naturellement l’heure des premiers bilans. Certes, les consommateurs absents du système bancaire traditionnel y trouvent de nombreux avantages, mais les opérateurs en tirent déjà des bénéfices assez importants. Pour le moment, les banquiers ne profitent pas beaucoup de la manne que constitue ce moyen de paiement puisqu’il s’est développé en raison des conditions d’accès assez contraignantes à leurs services et à la saignée des agences, présentes surtout dans les grands centres urbains. En ayant imposé leurs solutions aux institutions financières, les opérateurs profitent très largement des bénéfices liés aux opérations de transfert monétaire.
Plusieurs enquêtes ont permis de citer le Kenya comme pays de naissance du Mobile Banking avec le système M-Pesa, dont l’opérateur Safaricom gère à ce jour plus de 14 millions d’utilisateurs. Le gros de l’ensemble francophone et anglophone africain ainsi qu’une partie hispanophone étant par contre couverts par Orange Money, MTN Mobile Money et Airtel Money qui y font de bonnes affaires.
Le groupe bancaire ouest-africain énumère cependant des conditions essentielles à respecter pour secouer le monopole des opérateurs, déjà traditionnels, du Mobile Banking. « Une base de clientèle conséquente, un marché cible bien déterminé, un leadership affirmé, une promotion marketing constante, un choix technologique adapté, la combinaison d’une offre banque par internet et banque par mobile, un service accessible via tous les opérateurs mobiles et, enfin, un enregistrement simplifié. » Mais il n’est pas dit que d’ici là, les opérateurs n’auront pas non plus développé des trésors de services pour une clientèle, de toute façon, largement acquise à leurs offres. Des solutions qui ont fait leurs preuves et tiennent leur succès de la mobilité des consommateurs. Ça, les banquiers l’ont compris très tard.

Service offert

Les services du Mobile Banking sont axés sur les transferts et les payements et quatre types de services catégorisent ces offres globales, dont quatorze sont tournés vers les clients des Institutions Financières ou IF.
Le tableau ci-après nous montre les différents services offerts par le Mobile Banking

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Table des matières

INTRODUCTION
PARTIE I : CONCEPT SUR LA MICRO-FINANCE ET LE MOBILE BANKING
Chapitre 1 – CONCEPT SUR LA MICRO-FINANCE ET LE MOBILE BANKING
1-1- Concept sur la Micro-finance
1-1-1- Définitions
1-1-1-1- La Micro-finance
1-1-1-2- L’Institut de Micro-finance (IMF)
1-1-2- Disposition générale de la microfinance à Madagascar
1-1-2-1- Le cadre légal et règlementaire
1-1-2-2- Le cadre institutionnel
1-1-3- Les principaux clients des IMF
1-1-4- Les services offerts
1-1-4-1- Concernant l’Epargne
1-1-4-2- Concernant le Crédit
1-2- Présentation du concept de Mobile – Banking
1-2-1- Définition
1-2-2- Les Clients
1-2-3- Les services offerts
1-2-4- Le Fonctionnement technique du mobile banking
a) Processus de décision
b) Processus d’octroi
c) Le processus de remboursement de crédit
d) Processus de rapatriement des fonds
Chapitre 2– LES SITUATIONS DE LA MICRO-FINANCE ET DU MOBILE BANKING A MADAGASCAR
2-1- Les Situations de la Micro-finance
2-1-1 Historique
2-1-2- Structure juridique
2-1-2-1- Classification des IMF et Etablissements de Crédit
2-1-2-2- Les règles régissant les IMF
2-1-3- Evolution de l’IMF
2-2- Les situations du Mobile banking
2-2-1- Historique
2-2-2- Structure juridique
2-2-3- Evolution du Mobile Banking
PARTIE II : ANALYSE COMPARATIVE DES IMF ET MOBILE BANKING
Chapitre 3- ANALYSE DE LA COMPLEMENTARITE ET DE LA CONCURRENCE
3-1- Analyse de la complémentarité
3-1-1- Fonctionnement pour le développement d’un service mobile banking
3-1-2- Services financiers
3-1-2-1- Analyse FFOM
a) Concernant l’IMF
b) Sur le Mobile Banking
3-1-2-2- Les Intérêts engendrés par le paiement mobile des deux acteurs financiers
a) Selon la rapidité, la sécurité et la fiabilité des services
b) Selon l’accessibilité
c) Selon la diversité des services offerts
d) Selon les coûts
e) Intérêts du Mobile –Banking auprès de ses bénéficiaires
3-2- Analyse de la concurrence
3-2-1- Etude de la concurrence par le Benchmarking
3-2-1-1- Etudes concurrentielles sur les IMF
a) Les classifications et les offres de chaque IMF
a-1- Les classifications
a-2- Les offres
b) Analyse des forces et faiblesses de la Microfinance bancaire et ordinaire
b-1)- Les forces et faiblesses de la microfinance ordinaire
b-2)- Les forces et faiblesses de la microfinance bancaire
c) Comparaison
3-2-1-2- Etudes concurrentielles sur les opérateurs offrant le service Mobile banking
a) Les offres de chaque opérateur à Madagascar
a-1- L’opérateur TELMA
a-2- L’Opérateur AIRTEL
a-3- L’Opérateur ORANGE MADAGASCAR
b) Analyse des forces et faiblesses des opérateurs à Madagascar
c) Les avantages et les risques du paiement mobile à Madagascar
Chapitre 4- DISCUSSIONS ET RECOMMANDATIONS
4-1- Discussions
4-1-1- Discussions sur le comportement face au Mobile – Banking
4-1-1-1- Les Malgaches croient surtout à ce qui est tangible
4-1-1-2- Utilisation du téléphone mobile et Mobile – Money
4-1-1-3- Connaissance sur le Mobile –Banking
4-1-2- Discussions sur les besoins des institutions sur le Mobile – Banking
4-1-2-1- Le triple besoin du Mobile Banking
4-1-2-2- Un marché pour les pays industrialisés
4-1-3- Discussion sur la stratégie de communication
4-2- Recommandations
4-2-1- Recommandations pour les IMF
4-2-2- Recommandations pour les opérateurs
4-2-3- Recommandations pour une bonne collaboration entre les IMF et les opérateurs.
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

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