Les occlusions intestinales aigues par brides et/ou adherences postoperatoires

L’occlusion intestinale aiguë de part la diversité étiologique occupe la première place des urgences chirurgicales digestives (1). Les brides et adhérences représentent une cause très fréquente d’occlusion. Pour la plupart des patients, la formation d’adhérences a peu d’effet à long terme. Cependant pour certains, ils peuvent causer des conséquences cliniques graves telles que : douleur chronique, obstruction et infarctus pouvant aller jusqu’à une réopération (2) (3). Les occlusions d’origine adhérentielle sont très fréquentes à Madagascar. Il est donc important d’en connaître les caractéristiques pour pouvoir faire des comparaisons avec les statistiques internationales.

ANATOMIE DE L’INTESTIN GRELE 

GENERALITES

L’intestin grêle est constitué d’un tube allant du pylore jusqu’à la valvule iléocaecale. Il se compose de trois segments : le duodénum, le jéjunum et l’iléon et s’abouche dans la fosse iliaque droite où il rejoint le côlon . La longueur globale de l’intestin grêle est d’environ cinq mètres en moyenne .

Le duodénum
Le duodénum mesure 25 cm à peu près et a une forme de boucle. Dans sa partie verticale, débouchent le canal cholédoque, qui vient du foie, et le canal de Wirsung, issu du pancréas. Ces deux canaux ont souvent un orifice duodénal commun appelé l’ampoule de Vater (5).

Le jéjunum
Le jéjunum mesure environ 2,5 mètres de long. Ses limites sont, en amont le duodénum et en aval l’iléon (5).

L’iléon
L’iléon présente une longueur d’à peu près 3,5 mètres. Il débouche dans le gros intestin par l’intermédiaire de la valvule iléo-caecale (5).

VASCULARISATION

Vascularisation artérielle
La vascularisation artérielle de l’intestin grêle vient de l’artère mésentérique supérieure.
❥ Les artères du duodénum sont les artères pancréatico-duodénales supérieures postérieur et antérieur, et l’artère pancréatico-duodénale inférieure (7).
❥ Les artères du jéjunum et de l’iléon sont des branches de l’artère mésentérique supérieure qui se divisent ensuite en deux branches reliées avec les artères voisines (4) (7).

Vascularisation veineuse
D’une manière générale les veines sont satellites des artères et forment en s’anastomosant des arcades semblables aux arcades artérielles .

INNERVATION

Elle est double : intrinsèque et extrinsèque. Elle est assurée par des nerfs venant du plexus mésentérique supérieur. Le parasympathique passe par le nerf X et est stimulateur de cette musculature.

ANATOMIE DU COLON

GENERALITES

Le côlon est le segment du tube digestif compris entre l’iléon et l’anus, il mesure entre 1,5m et 1,8m (4). Il forme, dans la partie infra colique de la cavité abdominale, un cadre autour des anses grêles et se distingue en trois parties : côlon droit, côlon gauche et côlon transverse .

Le côlon droit est constitué par : le caecum, l’appendice, le côlon ascendant, l’angle colique droit et les deux tiers du côlon transverse .

Le côlon gauche est formé par : le tiers gauche du côlon transverse, l’angle colique gauche et le côlon descendant ; qui est constitué par une partie lombaire, iliaque, pelvienne et l’anse sigmoïde .

VASCULARISATION

Vascularisation du côlon droit

a. Vascularisation artérielle
Ce sont toutes des collatérales droites de l’artère mésentérique supérieure et comprend :

❖ L’artère colique supérieure droite
Elle naît de la face antérieure de l’artère mésentérique supérieure et se divise en deux branches. La branche droite pour l’angle droit qui s’anastomose avec la branche ascendante de la colique inférieure droite. Et la branche gauche pour le transverse qui s’anastomose dans le mésocôlon transverse avec la branche droite de l’artère colique supérieure gauche pour former l’arcade de Riolan .
❖ L’artère colique inférieure droite (Artère ilio-bicaeco-colo-appendiculaire)
Elle naît de l’artère mésentérique supérieure, longe le segment inférieur de la racine du mésentère puis se termine en trois branches : la branche ascendante qui s’anastomose avec la branche droite de la colique supérieure droite et les deux branches caecales postérieure et antérieure .

b. Vascularisation veineuse
Il existe une veine par artère et elles sont toutes tributaires du système porte.

c. Innervation
Les innervations sont satellite des artères et viennent du plexus mésentérique supérieur.

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : RAPPELS
I. ANATOMIE DE L’INTESTIN GRELE
I-1. GENERALITES
I-1-1. Duodénum
I-1-2. Jéjunum
I-1-3. Iléon
I-2. VASCULARISATION
I-2-1. Vascularisation artérielle
I-2-2. Vascularisation veineuse
I-3. INNERVATION
II. ANATOMIE DU COLON
II-1. GENERALITES
II-2. VASCULARISATION
II-2-1. Vascularisation du côlon droit
a. Vascularisation artérielle
b. Vascularisation veineuse
c. Innervation
II-2-2. Vascularisation du côlon gauche
a. Vascularisation artérielle
b. Vascularisation veineuse
c. Innervation
III. L’OCCLUSION INTESTINALE AIGUE
III-1. DEFINITION
III-1-1. Les occlusions mécaniques
a. Occlusion par obstruction
b. Occlusion par strangulation
III-1-2. Les occlusions fonctionnelles
III-2. PHYSIOPATHOLOGIE DE L’OCCLUSION INTESTINALE
III-2-1. Distension intestinale
III-2-2. Trouble de la microcirculation
III-2-3. Altération des secteurs hydriques de l’organisme
III-3. ETIOLOGIES
III-3-1. Etiologie des occlusions fonctionnelles
a. Causes digestives
b. Causes extradigestives
III-3-2. Etiologies des occlusions mécaniques
a. Occlusion par obstruction
b. Occlusion par strangulation
III-4. DIAGNOSTIC POSITIF
III-4-1. Examen clinique
a. Signes généraux
b. Signes fonctionnels
c. Signes physiques
III-4-2. Examen paraclinique
a. Imagerie
b. Biologie
III-5. TRAITEMENT DES OCCLUSIONS INTESTINALES
III-5-1. But
III-5-2. Moyens
a. Moyens médicaux
b. Moyens chirurgicaux
c. Moyens instrumentaux
III-5-3. Indications
a. Traitement médical
b. Traitement chirurgical
III-5-4. Surveillance
IV. OCCLUSION PAR BRIDES ET ADHERENCES POSTOPERATOIRES
IV-1. DEFINITION
IV-2. PHYSIOPATHOLOGIE DE LA FORMATION
DES BRIDES ET ADHERENCES
IV-3. FACTEURS FAVORISANTS LA FORMATION
DES BRIDES ET ADHERENCES
IV-4. CONSEQUENCES DES BRIDES ET ADHERENCES
IV-5. TRAITEMENT DES BRIDES ET ADHERENCES
IV-5-1. Traitement médical
IV-5-2. Traitement chirurgical
DEUXIEME PARTIE : NOTRE ETUDE
I.PATIENTS ET METHODES
I-1. CADRE DE L’ETUDE
I-2. TYPE ET DUREE DE L’ETUDE
I-3. MATERIELS
I-4. METHODES
I-4-1. Modalités de recrutement des patients
a. Critères d’inclusion
b. Critères d’exclusion
I-4-2. Paramètres analysés
II. RESULTATS
II-1. FREQUENCES
II-2. AGE ET SEXE
II-3. ANTECEDENTS CHIRURGICAUX DES PATIENTS
II-3-1. Nombre d’interventions chirurgicales subies par les patients
II-3-2. Répartition des patients selon le type d’intervention
a. Patients ayant eu un seul antécédent chirurgical
b. Patients ayant eu deux antécédents chirurgicaux
c. Patients ayant eu trois antécédents chirurgicaux
II-4. DELAI D’APPARITION DE L’OCCLUSION INTESTINALE AIGUE APRES LA PREMIERE INTERVENTION
II-5. SIGNES PARACLINIQUES
II-6. PRISE EN CHARGE DES PATIENTS DANS LE SERVICE DE CHIRURGIE VISCERALE B
II-6-1. Type de prise en charge
II-6-2. Type de lésion découverte en peropératoire
II-6-3. Siège des lésions
a. Siège des brides
b. Siège des adhérences
II-6-4. Type de traitement chirurgical
II-7. EVOLUTION APRES TRAITEMENT
II-8. DUREE D’HOSPITALISATION
TROISIEME PARTIE : COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS
I.FREQUENCES
II. AGE ET SEXE
III. ANTECEDENTS
III-1. NOMBRE D’INTERVENTIONS CHIRURGICALES SUBIES PAR LES PATIENTS
III-2. TYPE D’INTEVENTION CHIRURGICALE
IV. DELAI D’APPARITION DE L’OCCLUSION INTESTINALE AIGUE APRES LA PREMIERE INTERVENTION
V. EXAMENS PARACLINIQUES
VI. PRISE EN CHARGE
VI-1. TYPE DE PRISE EN CHARGE
VI-2. TYPE ET SIEGE DES LESIONS DECOUVERTES EN PEROPERATOIRE
VI-3. TYPE DE TRAITEMENT CHIRURGICAL
VII. EVOLUTION
VIII. ETIOLOGIE
IX. PREVENTION DES BRIDES ET ADHERENCES POSTOPERATOIRES
IX-1. METHODES DE PREVENTION
IX-1-1. Barrières chirurgicales
a. Interceed®
b. Seprafilm®
c. Autres barrières chirurgicales
IX-1-2. Autres agents réducteurs d’adhérences
IX-1-3. Méthode de prévention au cours de l’acte chirurgicale
a. Abord chirurgical
b. Fermeture du péritoine vs non fermeture
c. Utilisation d’instruments réducteurs d’adhérences
IX-1-4. Pourquoi prévenir les adhérences ?
X. SUGGESTIONS
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

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