Les luminaires du Vitra Design Museum

Constat d’état général de la collection exposée

L’exposition « Lightopia » va présenter une quarantaine de pièces. Chacune d’entre elles a fait l’objet d’un constat d’état synthétique dans le but de prendre connaissance des risques encourus par leur mise en exposition. Il en ressort que l’ensemble de la collection est en bon état de conservation. Par contre, nous pouvons relever sur presque toutes les pièces de petits dommages (exemple : rayures, légères déformations) probablement dus à des manipulations peu soigneuses. Celles-ci seraient survenues soit durant l’utilisation des luminaires avant leur patrimonialisation, soit dans l’institution, mais ne sont pas causes directes d’une remise en fonction.
Les seuls luminaires qui ont été endommagés par leur utilisation sont le modèle LP 166 de Chareau et la suspension n°2072 de Sarfatti. Le premier, à cause de la chaleur dégagée par sa lampe à incandescence, a vu ses plaques d’albâtre se fissurer et se casser en plusieurs endroits et entièrement s’opacifier là où la chaleur était la plus élevée (au-dessus de la lampe)  Le deuxième, arrivé ainsi au sein des collections du Vitra Design Museum, quant à lui présente un câble gravement dégradé par un court-circuit et ses trois petites douilles jaunies, fissurées et rompues, engendrant des lacunes, à cause de l’usage de lampes à incandescence .

Fonctionnement des luminaires

Les luminaires sont les objets électriques dont la conception technique est la plus basique. Tous fonctionnent selon le même schéma : un fil de métal conducteur* (généralement du cuivre «pur», mais aussi de l’aluminium pour les plus anciens circuits) véhicule le courant électrique de la borne positive à la borne négative d’un générateur en passant par un appareil, la lampe, fonctionnant alors comme résistance électrique. Dans ce circuit peut encore s’ajouter un interrupteur avant ou après la lampe. Le courant électrique est généré par l’application d’une tension dans un conducteur, elle-même produite par une différence de potentiel établie à chaque extrémité du conducteur, à l’aide d’un générateur .Plusieurs concepts sur l’électricité peuvent s’expliquer en analogie avec le comportement de l’eau.
Dans notre cas, le fonctionnement du circuit électrique est semblable à celui d’un circuit d’eau. Ainsi dans l’explication susmentionnée, un tuyau illustre le fil électrique, une pompe le générateur, un étranglement ou une turbine la lampe et un robinet l’interrupteur. La tension électrique correspond alors à la pression d’eau à l’intérieur du tuyau et l’intensité du courant est représentée par le débit de l’eau.

Electricité

L’électricité est une forme d’énergie faisant, comme la lumière, partie du spectre électromagnétique (fréquence égale à zéro) et dont nous ne constatons uniquement les effets. Ceux-ci sont la production calorifique, magnétique, chimique et lumineuse96. En terme de conservation, les effets à retenir sont la production d’ultra-violet, d’ozone et la production calorifique .
Par ailleurs, si l’électricité devait tout de même avoir un impact direct sur la conservation des matériaux, celui-ci serait toutefois limité par l’isolation que se doivent de présenter nécessairement les câbles électriques autorisé à être employé.
Cependant, le champ magnétique généré par le courant électrique peut probablement avoir un effet sur la conservation des matériaux, comme il est possible qu’il ait un impact sur la santé humaine. Ce sujet fait partie des projets de recherches de l’organisation mondiale de la santé (Projet International pour l’étude des champs électromagnétiques)98. Pour l’instant aucune publication scientifique ne fait actuellement mention du champ magnétique comme facteur d’altération. Seules quelques observations isolées peuvent être notée (exemple : microfissuration de Plexiglas®).

Sensibilité de la collection exposée

De nombreuses personnes auront comme réaction première que les luminaires ont été conçu pour être mis en fonction et ne présentent ainsi aucun risque de dommages étant conçu à ce but.
Toutefois, cela est oublié que la collection comprend aussi des prototypes, qu’elle sera présentée huit heures par jour, tous les jours de la semaine durant presque cinq mois, mais surtout que nous exigeons d’elle, ainsi que de tout objet patrimonial, de traverser les âges, d’être pérennes, à contrario des biens courants de même type, extérieurs au domaine patrimonial. La conservation à long terme est le but final de toutes nos interventions, et en vertu de laquelle le moindre changement doit être minimisé au possible.

Rayonnements électromagnétiques

Il est difficile de juger précisément de la vulnérabilité d’une matière face aux rayonnements électromagnétiques. Celle-ci est très variable, car fonction de la composition chimique des matériaux, mais aussi du spectre d’émission de la source lumineuse concernée. Globalement, les matériaux organiques, de par leur structure moléculaire, sont beaucoup plus sensibles à la lumière que les matériaux inorganiques. Cela s’explique simplement par le fait que les liaisons interatomiques et intermoléculaires édifiant les matériaux organiques sont de même ordre de grandeur énergétique que es rayonnements de courte longueur d’onde (300 à 450 nm ; UV et rayonnements proches de l’ultraviolet). Grâce à cette connaissance et à une expérience empirique, les matériaux sont fréquemment classés selon trois niveaux de sensibilité face à la lumière :
Les matériaux très sensibles (max. : 50 lx). Exemple : textile, non-tissé, papier, pigments naturels et quelques pigments minéraux, plastique.
Les matériaux modérément sensibles (max. : 200 lx) : bois, majorité des plastiques, coquillage, pigments minéraux.
Les matériaux insensibles (pas limite) : métaux et alliages, bois laqué, verre, céramiques, marbre, béton, albâtre, terre.

Augmentation de la température

Une température élevée n’est pas un facteur de dégradation en soit pour plusieurs matériaux, comme par exemple le métal, le verre ou le bois. Dans la collection du Vitra Design Museum, seuls les plastiques et les plaques d’albâtre sont réellement sensibles à son effet. Dans le cas de ces dernières, une température élevée engendre l’opacification entière du matériau. En ce qui concerne les matières plastiques, toutes les réactions chimiques se produisant naturellement au sein de ce matériau au cours de sa vie, vont être accélérées par une augmentation de température réduisant ainsi notoirement sa longévité. Autrement, une température élevée à aussi pour effet d’assouplir et de déformer les plastiques. Ce phénomène dépend toutefois de la température de transition vitreuse(Tg) du type de plastique en présence. Autrement, une température élevée, va comme la lumière, engendrer la dépolymérisation, ou la réticulation des polymères (PMMA : Tg : 50°C et Tf : 100°C, PVC : Tg : -25 à 25°C selon le pourcentage de plastifiant). A savoir que les propriétés mécaniques restent inchangées jusqu’à la température de transition vitreuse.

Le rapport de stage ou le pfe est un document d’analyse, de synthèse et d’évaluation de votre apprentissage, c’est pour cela rapport-gratuit.com propose le téléchargement des modèles complet de projet de fin d’étude, rapport de stage, mémoire, pfe, thèse, pour connaître la méthodologie à avoir et savoir comment construire les parties d’un projet de fin d’étude.

Table des matières

Introduction
Chapitre 1 : Les luminaires du Vitra Design Museum
1.1. Valeurs culturelles
1.2. Matériaux constitutifs
1.3. Constat d’état général de la collection exposée
1.4. Fonctionnement des luminaires
1.5. Fonctionnement des lampes
1.5.1. Lampes à incandescence
1.5.2. Lampes à décharge
1.5.3. Lampes à LED
Chapitre 2 : Déontologie et pratique institutionnelle 
Chapitre 3 : Problématique 
3.1. Lumière
3.1.1. Définition
3.1.2. Altération photochimique
3.1.3. Altération thermochimique
3.2. Electricité
3.3. Sensibilité de la collection exposée
3.3.1. Rayonnements électromagnétiques
3.3.2. Augmentation de la température
3.3.3. Fluctuation de la température
3.3.4. Pollution – ozone et dioxyde d’azote
3.4. Obsolescence technologique
3.5. Authenticité
Chapitre 4 : Remise en fonction 
4.1. Méthodologie
4.1.1. Présentation
4.1.2. Procédure méthodologique d’intervention pour une remise en fonction
4.2. Documentation
4.3. Projet d’intervention
4.3.1. Objectif
4.3.2. Problématique
4.3.3. Propositions d’intervention
4.3.4. Analyse des stratégies
4.3.5. Décision d’intervention
4.3.6. Conservation préventive
Chapitre 5 : Discussion 
Chapitre 6 : Conclusion 

Rapport PFE, mémoire et thèse PDFTélécharger le rapport complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *