Les infestations parasitaires en élevage équin

Les infestations parasitaires en élevage équin

Pathogénicité et signes cliniques des parasites digestifs

Elle est très variable suivant les parasites.

Action mécanique, traumatique et antigénique

Cette action est prédominante pour les parasites volumineux (cestodes adultes par exemple). Les mouvements des helminthes sont irritants pour le tractus digestif. Les stades en migration causent de gros dommages (Ascaridés, Strongyloïdidés, grands strongles…). Ils sont responsables d’entérite catarrhale, voire hémorragique (ténias, ascaris, anguillules).
Leur mode de fixation à la muqueuse peut être relativement anodin (scolex des ténias) ou très traumatisant (capsule buccale des strongles). Dans le cæcum et le colon, la fixation des parasites provoque un épaississement, parfois une ulcération de la muqueuse pouvant atteindre la muqueuse et entraînant des lésions vasculaires et des hémorragies. Ces lésions douloureuses favorisent l’apparition de coliques. C’est le cas des strongyloses imaginales. L’évolution est
fonction de l’intensité de l’infestation : retard de croissance, diminution de l’état général, amaigrissement, anémie, troubles digestifs…

Cestodose

Les troubles digestifs créés par les ténias sont peu caractéristiques : poussées diarrhéique, coliques de faible intensité. Les lésions sont localisées au point de fixation des vers, à la valvule iléo-cæcale et/ou au cæcum. Elles sont caractérisées par des érosions, des ulcérations, des plages congestivo-hémorragiques, des formations pseudo-membraneuses sur la muqueuse ou un épaississement fibreux pariétal (25). La nature et la gravité des lésions identifiées aux sites de fixation des parasites lors d’infestation élevée ne permettent pas d’écarter à priori la possibilité de perturbation de la motricité intestinale. Les complications possibles sont : – des paralysies de la valvule iléo-cæcale consécutive à des altérations des plexus nerveux pariétaux – des perforations cæcales – des invaginations iléo-cæcales, cæco-coliques et cæco-cæcales. La gravité des lésions serait corrélée avec la charge parasitaire (29). Le pouvoir pathogène d’Anoplocephala perfoliata et, notamment son rôle dans l’apparition des coliques, est sujet à controverse mais il justifie la prise en compte des cestodes dans le programme de prophylaxie antiparasitaire.
Les cestodes sont capables d’induire une réponse immunitaire de la part de l’hôte définitif lors de leur présence dans le tube digestif (2). L’élaboration des anticorps est d’ailleurs corrélée positivement au degré d’infestation des animaux. Les études immunologiques récentes n’ont pas permis de mettre en évidence l’existence d’une immunité acquise après l’exposition au parasite.

Ascaridose

Les migrations larvaires dans les alvéoles et l’arbre aérifère déterminent des lésions de type hémorragique. Les symptômes exprimés sont une toux de faible intensité et parfois une dyspnée.
Dans l’intestin grêle, les adultes provoquent une entérite. Les ascaris adultes ont tendance à former des pelotes volumineuses à l’origine d’obstruction de l’intestin grêle (figure 13). L’abondance des larves et des adultes dans le tube digestif peut entraîner des obstructions, parfois même des perforations. Plus rarement des complications toxiques avec sub-ictère, coliques… peuvent entraîner la mort en 2-3 jours. La forme subclinique (diminution de l’état général) s’observe chez les adultes (20). Les amas de vers peuvent stimuler des vagues péristaltiques intenses à l’origine de rupture intestinale sur le bord mésentérique. Les autres lésions occasionnées par ces anomalies du péristaltisme sont des invaginations et des volvulus (42).
Pour se protéger des larves en migration, le foie réagit par une fibrose. Les poumons, au tout début, sont le siège d’hémorragies, puis les larves qui passent dans les bronches stimulent la production excessive de mucus et favorisent les infections secondaires.

 Anguilluloses

Classiquement, la Strongyloïdose est réputée entraîner des troubles cutanés, le plus souvent discrets, des troubles respiratoires liés au passage des larves dans les poumons. Lors d’infestation très forte apparaissent des diarrhées graves, hémorragiques, avec une hyperthermie, ressemblant à une septicémie. Dans une étude réalisée par Hamet de 1988 à 1998 au Laboratoire Départemental
du Calvados, ce dernier tableau clinique n’a jamais été observé malgré de fortes excrétions d’œufs pouvant aller jusqu’à 15 000 œufs par gramme (54).
d Oxyurose
– L’oxyurose intestinale passe souvent inaperçue. Les larves endommagent la muqueuse intestinale tandis que les adultes se fixent sur la partie postérieure du gros intestin et du rectum. Lorsque les vers sont très nombreux dans le colon, des coliques d’origine traumatique en réponse aux L3 et L4 en développement peuvent survenir (18).
– L’oxyurose anale : la ponte des femelles adultes à proximité de l’anus cause un prurit caractéristique chez chevaux et poneys. Ce prurit anal s’accompagne parfois d’une tuméfaction de l’anus, de lésions de grattage (crins ébouriffés, dépilation parfois importante de la base de la queue), parfois d’un enduit blanchâtre ou brunâtre contenant la ponte des femelles qui peut s’écouler sur le bord de l’anus (figure 14).

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Table des matières

Sommaire des tableau
Sommaire des figures
Introduction
1ère partie : étude bibliographique
I Les infestations parasitaires en élevage équin
I1 Les cestodes
a Caractéristiques générales
b Cycle évolutif et mode de transmission
c Remarques
I2 Les Nématodes
a Nématodes parasites du poulain
a1 Les Ascaridés
i Caractéristiques générales
ii Cycle évolutif et mode de transmission
iii Remarques
a2 Les Strongyloïdidés (ou anguillules)
i Caractéristiques générales
ii Cycle évolutif et mode de transmission
iii Remarque
b Nématodes parasites de l’adulte
b1 Les Spiruridés
i Caractéristiques générales
ii Cycle évolutif et mode de transmission
iii Remarque
b2 Les Oxyuridés
b3 Les Strongles
i Caractéristiques générales
ii Cycle évolutif et mode de transmission.
iii Remarques
I3 Les larves de gastérophiles
a Cycle évolutif et mode de transmission
b Remarques
II Production d’énergie et mécanismes de survie chez les helminthes parasites
II1 Nutrition
II2 Fonction de relation
III Pathogénicité et signes cliniques des parasites digestifs
III1 Action mécanique, traumatique et antigénique
a Cestodose 39 b Ascaridose
c Anguilluloses
d Oxyurose
e Habronémose
f Strongylose
g Cyathostomose
h Gastérophilose
III2 Action spoliatrice
III3 Action toxémique
III4 Action favorisante des infections
IV Facteurs de réceptivité, prévalence, et répercussions économiques
IV1 Le surpâturage : un facteur important du parasitisme
IV2 Prévalence, influence de l’âge et de la race, période privilégiée de traitement
a Cestodoses
b Ascaridose
c Strongyloïdose
d Habronémose
e Gastérophiloses
f Oxyurose
g Strongyloses
g1 Prévalence des grands strongles
g2 Prévalence des cyathostomes
g3 Facteurs de réceptivité
IV3 Répercussions économiques
V Mesures de lutte contre le parasitisme
V1 Les anthelminthiques
a La pipérazine
a1 Mode d’action
a2 Posologie et spectre d’activité
a3 Rémanence
a4 Toxicité et contre-indications
b Les benzimidazoles et pro-benzimidazoles
b1 Mécanisme d’action 66 b2 Spectre d’activité et posologie
b3 Rémanence
b4 Toxicité et contre-indications
c Le pyrantel 70 c1 Mécanisme d’action
c2 Spectre d’activité et posologie
c3 Rémanence
c4 Toxicité et contre-indications
d Les macrolides antiparasitaires
d1 Mécanisme d’action
d2 Posologie et spectre d’activité
d3 Rémanence
d4 Toxicité et contre-indications
e Le praziquantel
e1 Mécanisme d’action
e2 Posologie et spectre d’activité
e3 Rémanence
e4 Toxicité et contre-indications
f Remarque sur le caractère « dopant » de ces molécule
g Présentation des formes galéniques des anthelminthiques utilisés
g1 Les pâtes orales
g2 Formulation solide
g3 Formulation liquide
g4 Administration parentérale
V2 Les résistances aux anthelminthiques
a Présentation du phénomène
b Mécanismes
c5 Cas des macrolides
c6 Les mouvements de chevaux
d Détection de la résistance
4 e La lutte contre la résistance
V3 Mesures sanitaires
a Au pâturage
a1 Mesures impliquant les chevaux
a2 Gestion sanitaire des prairies
b Au box
c Règles de bonnes pratiques de la vermifugation
V4 Etablissement du programme de vermifugation
b Plan de vermifugation
II ème partie : étude personnelle
I Objectifs
II Matériel
II1 Recueil des données sur les conditions d’élevage
II2 Description des lots
II3 Composition des lots
II4 Conduite d’élevage
II5 Protocole de vermifugation
III Méthodes
III1 Récolte des parasites
III2 Technique d’analyse coproscopique
a L’enrichissement
b La lame de Mac-Master
c Réalisation pratique
III3 Coproculture
a Principe
b Réalisation pratique
III4 Lecture et interprétation des résultats
a Lecture
a1 Principe
a2 Diagnose
b Interprétation
b1 Coproscopie
b2 Coproculture
c Enregistrement des résultats d’analyses coproscopiques
IV Résultats
IV1 Résultats de l’effectif E1
a Etude du questionnaire d’élevage
a1 Gestion zootechnique et sanitaire
a2 Gestion médicale
b Résultats des examens coproscopiques
IV2 Résultats de l’effectif E2
a Etude du questionnaire de conduite d’élevage
a1 Gestion zootechnique et sanitaire
a2 Gestion médicale
a3 Enquête de satisfaction sur les vermifuges existants
b Résultats du suivi coproscopique
IV3 Résultats de l’effectif E3
a Etude du questionnaire de conduite d’élevage
a1 Gestion zootechnique et sanitaire
a2 Gestion médicale
a3 Enquête de satisfaction sur les vermifuges existants
b Résultats des examens coproscopiques
IV4 Résultats de l’effectif E4
a Etude du questionnaire de conduite d’élevage
a1 Gestion zootechnique et sanitaire
a2 Gestion médicale
a3 Enquête de satisfaction sur les vermifuges existants
b Résultats des examens coproscopiques
IV5 Etude globale des résultats
a Prévalence globale de l’infestation par les strongles digestifs en fonction de la saison
b Prévalence globale de l’infestation par les strongles digestifs en fonction de l’âge des animaux
V Interprétation et discussion
V1 Interprétation des résultats par élevage
a Effectif E1
b Effectif E2
c Effectif E3
d Effectif E4
V2 Interprétation globale des résultats
a Prévalence globale de l’infestation par les strongles digestifs en fonction de la saison 150 b Prévalence globale de l’infestation par les strongles digestifs en fonction de l’âge des animaux
V3 Analyse critique des résultats. Conseils pour améliorer le contrôle du parasitisme selon chaque élevage
a Analyse critique du protocole utilisé 151 b Conseils pour améliorer les résultats obtenus
b1 Effectif E1
b2 Effectif E2
b3 Effectif E3
b4 Effectif E4
Conclusion
Bibliographie
Annexe

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