Les facteurs influençant la bonne observance

Effets secondaires 

Effets secondaires cliniques possibles

Une neuropathie périphérique est plus fréquente, les paresthésies, les crampes, la faiblesse et les douleurs des membres inférieurs s’observent plus souvent chez des patients qui ont des antécédents de ce type (dus au VIH ou à d’autres médicaments neurotoxiques).
Une pancréatite survient chez 5 à10% des patients .Les patients ayant des antécédents de pancréatite aiguë ou présentant une atteinte rénale y sont particulièrement exposés.
Autres effets secondaires : vomissements, nausées, diarrhées, diabète, ballonnements, fatigue, maux de tête, réactions allergiques.

Effets secondaires biologiques possibles

Elévation de la lipasemie, de l’amylasemie, de l’amylasurie, du taux d’acide urique.

Précaution d’emploi 

Antécédents de pancréatite, insuffisance rénale, insuffisance hépatique, phénylcétonurie, allaitement, grossesse, hypertriglyceridemie.
Suivi de l’observance au traitement ARV 36

Interactions médicamenteuses 

L’association avec la rifampicine entraîne un risque cardiaque grave. Le ganciclovir potentialise le risque d’anémie.
L’association didanosine et stavudine accentue les effets de neuropathie périphérique.
*Contre indication :
-Hypersensibilité
-Pancréatite
*Recommandation :
Prise de deux comprimés ensembles, croqués ou dissouts (dans plus de 30 ml d’eau) et à jeun, une heure avant un repas ou deux heures après.
Ne pas mélanger à des jus de fruits, ni à l’eau gazeuse, ni à tout autre liquide acide.
En cas d’association didanosine-indinavir, les prises doivent être espacées d’au moins une heure.

La lamivudine (3TC)

C’est un analogue nucléosidique de synthèse, énantiomère négatif de la 2’ deoxy-3’thiacytidine. MECANISME D’ACTION : pro drogue nécessitant une activation avec transformation en dérivé triphosphorylé actif.
Blocage de l’étape de transcription par incorporation de l’analogue structural du nucléoside pyrimidique (cytidine) qui se substitue au nucléoside naturel et est incorporé dans l’ADN viral.
L’incorporation de ce faux nucléoside bloque ensuite toute nouvelle incorporation de nucléoside.

Présentation

Comprimé à 150mg boite de 60.
Comprimé dosé à 300mg boite de 30 .
Suivi de l’observance au traitement ARV 37
Solution buvable à 10mg/ml flacon de 240 ml

Posologie

Chez l’adulte et l’enfant de plus de 30kg : un comprimé de 150mg deux fois/ jour (toutes les 12 heures)
Chez l’enfant de 3 mois à 12 an : 4 mg/kg deux fois /jour sans dépasser la posologie de 300mg/ jour.

Administration

Elle se fait par voie orale au cours ou en dehors des repas.

Pharmacocinétique

La biodisponibilité par voie orale est de 80-85% chez l’adulte et de 65% chez l’enfant. Elle est peu influencée par les prises alimentaires.
Son élimination se fait sous forme inchangée par voie rénale.

Effets secondaires 

Effets secondaires cliniques 

La lamivudine a une excellente tolérance clinique.
Les effets indésirables suivants sont peu fréquents (fréquence de 1 pour 1000 des patients traités) : nausées, vomissements, maux de tête, douleurs articulaires, troubles musculaires, fatigue, éruptions cutanées.
Effets secondaires biologiques : Dans des rares cas on a observé l’anémie, l’augmentation transitoire de certaines enzymes du foie (ASAT, ALAT), l’augmentation de l’amylase sérique.

Précaution d’emploi

Insuffisance hépatique, insuffisance rénale, antécédents de neuropathie périphérique.

Interactions médicamenteuses

Il n’existe pas d’interactions médicamenteuses cliniquement significatives.
Aucune interaction pharmacocinétique importante n’a été retrouvée entre la lamivudine et l’interféron alpha.

Suivi de l’observance au traitement ARV 38

Une interaction avec la triméthoprime, un constituant de cotrimoxazole, provoque une augmentation de 40% des doses thérapeutiques de la lamivudine. In vitro, son activité est comparable à celle de l’AZT et de la DDI, elle est synergique avec l’AZT, la D4T et additive avec la DDC et la DDI .Elle est active sur les virus résistants à l’AZT.
La lamivudine ne doit pas être prise avec la zalcitabine, ganciclovir en injection ou de foscarnet injectable.

Contre- indications

-Hypersensibilité
-Transaminases hépatiques supérieures à cinq fois la limite supérieure de la normale.
-clairance de la créatinine inférieure à 30ml/mn.

La Stavudine (D4T)

Au même titre que la Zidovudine, la Stavudine est un analogue de la thymidine dont l’activité antirétrovirale nécessite une tri phosphorylation intracellulaire.
MECANISME D’ACTION : Pro drogue nécessitant une activation avec transformation en dérivé triphosphorylé actif.
Blocage de l’étape de transcription par incorporation de l’analogue structural du nucléoside pyrimidique (thymidine) qui se substitue au nucléoside naturel et est incorporé dans l’ADN copie de l’ADN viral.
L’incorporation de ce faux nucléoside bloque ensuite toute nouvelle incorporation de nucléoside.

Effets secondaires 

Effets secondaires cliniques 

Le principal effet secondaire est la neuropathie périphérique. Les autres effets non désirés sont : pancréatites, nausées, vomissements, diarrhées, fièvre vertiges, douleurs, difficultés respiratoires, éruptions cutanées, insomnies, troubles de l’humeur.

Effets secondaires biologiques

-Elévation modérée des transaminases hépatiques
-Elévation des phosphatases alcalines, anémie, neutropénie, thrombopénie.

Précaution d’emploi

Insuffisance rénale, insuffisance hépatique, neuropathie périphérique, pancréatite.

Interactions médicamenteuses

Hormis la Zidovudine, qui interagit avec la Stavudine, elle peut être pris avec la plupart des médicaments utilisés par les patients infectés par le VIH.
Le risque de neuropathie périphérique augmente en cas d’association avec d’autres molécules neurotoxiques (Zalcitabine).
La Stavudine ne doit pas être utilisée en association avec la doxorubicine et la DDI.

Doses prophylactiques dans la PTME

-Chez la mère : l’administration d’une dose unique par voie orale d’un comprimé à 200mg ou de 20ml de suspension buvable durant la phase de travail précédant l’accouchement.
-Chez le nouveau-né :l’administration d’une dose unique par voie orale de 2mg/kg ou 0,2ml/kg sous forme de suspension buvable dans les 72 heures suivant la naissance.

Précaution d’emploi 

La névirapine étant un inducteur de cytochrome CYP450, la contraception doit être mécanique (préservatif) car il diminue la concentration plasmatique des contraceptifs utilisés par la voie orale. Une précaution d’emploi s’impose en cas de prise de certains médicaments antituberculeux, de la rifampicine et du ketoconazole.

Pharmacocinétique

-biodisponibilité supérieure à 90%.
– sa demi-vie plasmatique varie entre 40 et 55 heures.
-son catabolisme est hépatique par cytochrome P450.
– son excrétion est de 34% urinaire et 61% fécal.

Effets secondaires

Cliniques :éruption cutanée cédant généralement avec la poursuite du traitement ,troubles neurologiques(vertiges ,insomnie ,troubles de l’attention ,somnolence) troubles psychologiques (cauchemars ,dépression aiguë ,idées suicidaires),troubles digestifs (nausées ,diarrhée ,douleurs abdominales).
Biologiques : élévation des aminotransférases, élévation du cholestérol total.
Précautions d’emploi : attention à certains médicaments comme les contraceptifs oraux, l’indinavir, la méthadone, la rifampicine, le saquinavir car risque de perturbation des concentrations plasmatiques du produit.
En cas de prise de la rifampicine la dose de l’efavirenz doit être augmentée.

Contre indication

-la grossesse surtout la phase embryonnaire
-l’allergie connue à l’un des composants
-l’insuffisance hépatique et rénale
-l’allaitement maternel

Les inhibiteurs de protéase

Leur découverte en 1996 a constitué un élan important dans la prise en charge thérapeutique des personnes vivant avec le VIH/SIDA.

Mécanisme d’action des IP 

Les IP du VIH agissent au niveau du processus d’assemblage des protéines virales nouvellement synthétisées en utilisant l’action d’une enzyme clé qui est la protéase.
Ils ont tous un métabolisme prenant la voie des cytochromes P450.Ils induisent des interactions médicamenteuses avec des produits utilisant les mêmes voies métaboliques comme la rifampicine.
La protéase du VIH clive les polypeptides précurseurs permettant de générer les protéines structurelles et enzymatiques du virion .En présence des anti protéases, des virions immatures sont produits, lesquels sont incapables d’infecter de nouvelles cellules. Les IP sont actifs également sur les lymphocytes T CD4 activés et sur les cellules présentatrices d’antigènes telles que les macrophages.

OBSERVANCE

DEFINITION 

C’est le strict respect par le patient des prescriptions et des consignes de traitement. C’est un processus dynamique, variable au cours du temps. Il est un facteur essentiel de la réussite du traitement, d’où l’importance d’identifier à chaque rendez-vous du patient les composantes pouvant influer sur l’observance.

LES FACTEURS INFLUENÇANT LA BONNE OBSERVANCE

Dans les pays à ressources limitées, les obstacles à l’observance sont récurrents et dépendent encore plus des contextes politique, économique et social. De nombreux facteurs influencent le degré d’observance du patient :
-La complexité des traitements (nombre élevé de comprimés et horaires difficiles à respectée)
-Les représentations et les connaissances que le patient possède sur sa maladie.
-Les compétences qu’il développe pour gérer son traitement de façon autonome

Suivi de l’observance au traitement ARV 56

-Son état psychologique ou sa manière de faire face à la maladie
-La qualité de son environnement social
-Ses moyens économiques
-Les moyens mis en oeuvre par les soignants pour accompagner et aider le patient dans sa prise en charge.

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Table des matières

I-INTRODUCTION 
Objectifs
1 – Objectif général
2 – Objectifs spécifiques
II- GENERALITES 
1-Le virus HIV
1-1-Definition
1-2-Physiopathologie
1-3-Classification
1-4-Caractéristiques
2-Les ARV
2-1 Définition
2-2 Classifications
2-3 Schémas appliqués
3- Le traitement par ARV
3-1-OBJECTIF
3-2-INTERET
3-3-Observance
III-METHODOLOGIE : (type, durée, cadre d’étude, méthode)
IV- RESULTATS
V- COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS
VI- CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
VII- BIBLIOGRAPHIE
ANNEXE
RESUME

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