Les différentes méthodes d’avortement selon le terme de la grossesse

Hystérotomie :

Méthode exceptionnelle, est indiquée surtout au deuxième trimestre. Après laparotomie (médiane ou pflannentiel) sous anesthésie générale ; on fait une incision verticale médiane de la face antérieure du corps de l’utérus, de 5 cm de longueur environ puisque le segment inférieure n’est pas formée à ce terme. Après l’expulsion ovulaire, on fait un curage digital. L’utérus est referme en deux plans comme pour toute hystérotomie. Le risque de cette méthode vient du fait que la présence de la cicatrice utérine assombrit le pronostic obstétrical ultérieur de la femme. 5. Aspiration : Les organismes sanitaires internationaux recommandent l’utilisation de l’aspiration manuelle intra utérine à cause de son caractère peu traumatique, de son efficacité et de sa sécurité bien prouvée, des taux minimes de complications, de la réduction des ressources hospitalières et de l’interruption des activités quotidiennes de préférence en cas d’avortement dans le premier trimestre : Utiliser l’aspirateur de Karman. Après un examen minutieux, l’opérateur prépare la seringue ainsi que la canule appropriée (prendre plusieurs canules de diamètre voisin). Désinfecter la vulve avec une solution antiseptique ; placer le spéculum et saisir la lèvre antérieure du col avec un tenaculum ou une pince de pozzi. Tirer doucement sur le col pour aligner la cavité de l’endomètre avec le canal en do cervical, ceci facilite l’introduction de la canule. La dilatation du col n’est pas indispensable ; sous une traction douce, insérer la canule à travers le col jusque dans la cavité utérine : La résistance de l’orifice interne du col est alors vaincue. En tenant la canule entre le pouce et l’index, avancer dans la cavité utérine jusqu’à ce que la canule touche le fond de l’utérus, noter la profondeur de la cavité utérine par des points de repère sur la canule (hystéromètre par canule).

Après avoir repéré le fond de l’utérus, retirer la canule mais pas complètement hors de la cavité utérine (1cm environ). Attachez-y la seringue pré chargée en tenant le tenaculum et l’extrémité distale de la canule dans une main et la seringue dans l’autre. En ce moment, il est important de s’assurer que la canule n’avance pas plus dans l’utérus pendant l’attache de la seringue ; elle pourrait perforer ce dernier. Ramener le pinçon de la valve sur la seringue pour amener le vide à travers la canule jusqu’à la cavité utérine. Caillots, débris et bulles s’écoulent par la canule vers la seringue. Evacuer tous les débris de conception retenus en tournant doucement la seringue (utilisant la position de l’aiguille d’une montre à 10 heures à douze heures) en la déplaçant doucement et lentement par un mouvement de va-et-vient dans la cavité utérine. Ne jamais saisir la seringue par le bras du piston pendant que la canule est dans l’utérus.

Les complications :

Dans l’étude menée sur les avortements provoqués illégaux à Bamako de décembre 1997 en novembre 1998. Le taux de mortalité est de l’ordre de 10% due à plusieurs facteurs dont les hémorragies, les infections et les intoxications médicamenteuses. Concernant la morbidité elle était due aux mêmes facteurs : les hémorragies : 47%, les complications infectieuses 33,3% et les intoxications médicamenteuses 19,7%. Le coût élevé de l’avortement pourrait expliquer le recours de certaines femmes qui veulent mettre un terme à une grossesse non désirée par un personnel non qualifié. Généralement, il s’agit des paramédicaux exerçants dans des conditions de clandestinité où il n’y a aucune garantie sanitaire. Le gynécologue CHARLES DOTOU du Sénégal affirme que l’avortement clandestin crée beaucoup de dégâts dans la mesure où il est le plus souvent l’oeuvre de garçon ou de fille de salle ; qui ne savent pas les risques qu’ils encourent en décidant d’interrompre une grossesse dont il ne maîtrisent ni les tenants ni les aboutissants « il ne connaissent ni la qualité de la grossesse, ni la position du foetus et ils s’aventurent sur un terrain dûment évoqué sur la foi d’un dialogue ou d’un simple interrogatoire » [24]. Il s’agit des cas très dangereux comme des manoeuvres abortives sur un utérus infecté, rétro versé, une grossesse molaire ou ectopique.

L’iso immunisation foeto-maternelle :

Le passage du sang embryonnaire dans la circulation maternelle a été prouvé dès le deuxième mois de la gestation. Ceux-ci augmentent avec l’âge de la grossesse et sont plus élevés après curetage que lors d’une aspiration. Pendant le premier trimestre de la grossesse, la fréquence de l’iso immunisation est entre 3 et 10% en absence de prévention. Cette prévention doit être faite chez toute femme rhésus négatif qui vient d’avorter [21]. La dose proposée par L’OMS est de 50ug d’immunoglobuline anti-D lors des avortements du premier trimestre [21]. De toute façon l’injection doit être faite dans les 72 heures qui suivent l’avortement [22]. En France les 80 microgrammes d’immunoglobulines anti-D utilisés sont considérés comme largement suffisants dans la quasi-totalité des interruptions de grossesse pratiquées avant 13 semaines d’aménorrhée. Il faut par ailleurs signaler la nécessité d’une contraception après chaque avortement provoqué clandestin. La gravité des risques immédiats tant hémorragiques qu’infectieux. La sévérité des séquelles tubaires fait de l’avortement provoqué clandestin une plaie sanitaire normalement peu défendable, légalement insoutenable et économiquement coûteuse.

Description du centre de santé de référence de la commune V :

Dans le cadre de la politique de décentralisation en matière de santé, le gouvernement du Mali a décidé de créer un centre de santé de référence dans chaque commune du district de Bamako : communes I, II, III, IV, V, VI. C’est ainsi qu’en 1982 fut crée le centre de santé de référence de la commune V (service socio sanitaire de la commune V) avec un plateau minimal pour assurer les activités minimales. Dans le cadre de la politique sectorielle de santé et de la population et conformément au plan de développement socio sanitaire de la commune (P.D.S.C), la carte sanitaire de la commune V a été élaborée pour 10 aires de santé (10 CSCOM). Sur les 10 aires, 9 centres de santé communautaires sont fonctionnels et le centre de santé de la commune V a été restructuré. A la faveur de l’essor du centre, par ses bonnes prestations il fut choisi en 1993 pour rester le système de référence décentralisé. Toujours dans le cadre de la politique sectorielle de santé, le mode de fonctionnement interne du centre qui fut un succès a fait de lui un centre de santé de référence de la commune V et partant de ce succès le système de référence a été instauré dans les autres communes du district. En 1997 Le centre de santé de référence de la commune V a reçu le prix de « CIWARA D’EXCELLENCE » décerné par L’IMCM pour ses bonnes performances dans les activités gynécologiques et obstétricales. En 1999 le médecin chef du centre de santé de référence de la commune V a reçu un diplôme honorifique du ministère de la promotion féminine, de la famille et de l’enfant pour son engagement en faveur de la promotion de la santé de la femme et de l’enfant. Il a reçu la même année la médaille de chevalier de l’ordre national du Mali.

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Table des matières

I. INTRODUCTION
II. OBJECTIFS
III. GENERALITES
IV. METHODOLOGIE
V. RESULTATS
VI. COMMENTAIRES ET DISCUSSION
VII. CONCLUSION
VIII. RECOMMANDATIONS
IX. REFERENCES
X. ANNEXES

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