Les différentes cultures rencontrées sur les tanety Malagasy 

Zone d’étude

Localisation

L’étude a été réalisée dans le District d’Arivonimamo, situé à 45 km de la capitale de Madagascar sur la route RN1 appartenant dans la Région d’Itasy. Ce District est composé de 24 Communes y compris la commune Arivonimamo et plusieurs « fokontany » s’étend sur une superficie d’environ 2723 km2 (CREAM, 2013). Le « fokotany » Andranomena est l’un du « Fokontany » appartenant dans le District d’Arivonimamo. C’est un petit village où au moins 54 familles vivent, en générale toutes ces familles survivent grâce au profit de l’agriculture, dont presque la moitié de la population adoptent autre « Fokontany » voisin comme lieu de production. Andranomena se situe à 43km d’Antananarivo en prenant la route RN1.

Climat

Le District est soumis à un climat de type tropical d’altitude caractérisé par deux saisons différentes :
– Une saison sèche et fraîche qui s’étale du mois d’avril jusqu’au mois d’octobre
– Une saison chaude et humide débute le mois de novembre et se termine le mois de mars (Rakotondrasoa et al, 2013).
En Janvier la température moyenne est de 26,7° tandis qu’au mois d’août cette température moyenne diminue jusqu’à 7,1°. Dans cette Commune la pluviométrie varie de 800 à 1000 mm par an durant la saison pluvieuse, mais environ 40 mm durant la saison sèche c’est-à-dire le mois d’avril au mois d’octobre (CREAM, 2013).

Sol

Les sols ferralitiques relativement fertiles compacts, fragiles, difficiles à travailler couvrent une grande partie du district, Néanmoins, avec un apport convenable en fertilisant ces terres sont favorables à la culture de maïs et de manioc, et peuvent se prêter à la culture de pommes de terre et à l’arboriculture (CREAM, 2013).

Sélection des exploitations agricoles

Les exploitants agricoles objets de l’étude ont été sélectionnés suivant les critères suivants :
 La sélection des exploitants enquêtés est basée d’abord sur le fait qu’ils font leurs cultures sur les tanety dans la zone d’étude proprement dite mais non dans des autres quartiers. Même s’ils ont des autres terrains de culture dans le « Fokontany » à voisinage, on ne les prend pas compte. Ce critère a été considéré pour pouvoir visiter le terrain de culture.
 Le deuxième critère c’est que les propriétaires des terrains qui ont valorisé leurs parcelles depuis 10ans au moins sont enquêtées.
 Le troisième critère est fondé sur l’application ou non des autres secteurs à part le secteur agricole comme source de revenue. La survie des 33% des paysans enquêtés ne dépend pas trop du secteur agricole, ils adoptent le commerce (épicerie, épibare) comme source de revenue et l’agriculture pour eux n’est qu’une source supplémentaire. Tandis-que les restent (67% de enquêtés) font totalement confiance au sol ainsi qu’à sa valorisation pour survivre. Pour pouvoir prendre en considération la place de l’agriculture dans le « fokontany » d’Andranomena, ce deuxième critère a été considéré.

Travaux d’enquête

Cette étude est basée sur les enquêtes effectuées sur 13 exploitants agricoles vivant dans le « Fokontany » d’Andranomena et répondent aux critères de choix précités ci-dessus.
L’utilisation d’un questionnaire préétablie a facilité les enquêtes (Annexe 2). Ce questionnaire a été divisé en quatre grands groupes selon le but de chaque question. Le premier a eu comme objet de connaitre la situation familiale de la personne enquêtée ainsi que le « Fokontany » où elle vie. Le second groupe nous avons permis d’avoir des données sur la terre exploitée notamment sa surface, la période durant laquelle on a déjà fait l’exploitation sur la parcelle ainsi que sa position sur le profil topographique. Tandis-que le troisième groupe s’est focalisé sur les fertilisants apportés et sur la pratique culturale utilisée sur la parcelle d’exploitation. Et les indications de la fertilité du sol ce sont mise en exergues à partir de l’enchainement des questions dans le quatrième groupe. L’enquête sur terrain a été faite le 27, 28, 29 et 30 décembre 2018.
Avant l’enquête, une période d’accoutumance a été réalisée le 22 et le 26 décembre 2018, c’est la visite de courtoisie. Durant cette période on a cherché une relation un peu forte avec les paysans pour qu’ils accordent leurs confiances. Cette visite de courtoisie est vraiment nécessaire afin de bien déterminer les personnages qui répondent aux critères de choix (les personnes à enquêter).
Le 2 Janvier 2019 un retour chez les personnes enquêtées fut réalisé. Cette visite a pour but d’utiliser le nouvel an comme prétexte afin d’affiner les données obtenues lors des enquêtes. Durant cette dernière visite, on n’a pas utilisé le questionnaire d’enquête mais on a juste questionné à propos des données floues obtenues durant la période d’enquête.

Traitement et analyse des données

Des statistiques descriptives ont été réalisées sur les données obtenues lors des enquêtes et ont été traitées sur Microsoft EXCEL.

RESULTATS

Impact des types de fertilisants sur le rendement agricole

Les principaux types de fertilisants

Cette enquête nous a permis de savoir que deux types de fertilisants sont utilisés le plus fréquemment dans le « Fokontany » Andranomena : le fumier et l’association entre le fumier et la cendre.
La majorité des agriculteurs dans ce « Fokontany » adoptent deux sources principales De fertilisant organique pour leurs cultures. Soit fumier venant des d’étables bovins, soit fertilisant organique obtenue à partir des poudrettes de parcs porcin. Mais il y a aussi la minorité qui utilise les fientes des volailles et du compost comme source de fertilisant. L’analyse des données d’enquête nous a permis de savoir que 58% des exploitants utilisent les bouses des vaches, 15% utilisent les poudrettes de parcs porcins, 15% font la combinaison de ces deux type de fertilisants organiques, rien que 8% des exploitants font le compostage et de même 8% emploient l’association des fientes de volailles et des bouses de vaches (Figure 1).
Les paysans d’Andranomena n’achètent pas des engrais minéraux, pour eux l’utilisation des cendres suffit afin d’augmenter le rendement agricole. Ainsi, ils brûlent les feuilles ou les résidus de cultures et utilisent les cendres obtenues pour augmenter la fertilité du sol.
Lors du traitement des données, on a pu connaitre que presque 46% des agriculteurs adoptent l’assemblage des fertilisants organiques et de la cendre pour rendre leurs terres plus fertiles. Les restes (54% environ) n’utilisent que des fumiers.
D’une façon générale, la quantité de la cendre doit être 33% au moins 25% de la quantité du fumier apporté.
Presque 8% des agriculteurs font le compostage, pour cela, ils combinent les déjections bovines avec des débris de végétaux ou des feuilles et parfois avec des déchets ménagers. Puis ils les mettent dans un lot et les couvrir par des branches d’arbres. Enfin ils les arrosent au moins 2 fois par semaine.

Quantité de fertilisant apporté sur chaque étage écologique

On a pu réaliser aussi que la quantité des fertilisants apportés sur une surface d’un hectare de la parcelle varie en fonction du type de la culture qui s’y trouve ainsi de la place de celle-là sur l’étage écologique (bas versant, versant, et haut de versant) (Tableau 1). La quantité de fertilisant utilisée sur les bas versants est en abondance et atteint jusqu’à 14 t/ha. Généralement les paysans utilisent les fumiers de bovins combinés avec des cendres et parfois des fientes de volailles associés avec des cendres. Et cette quantité diminue à chaque fois qu’on monte sur le versant et le haut de versant, sur le versant une quantité de 7 t/ha est envisageable. En outre, lors de l’enquête on a mis en exergue qu’en culture maraichère la parcelle doit être bien fertilisée par rapport aux autres types de cultures (comme la culture de manioc ou du maïs). Sur une parcelle d’un hectare de surface destinée à la production des cultures maraichères, on y apporte 11,8 tonnes du fumier de bovin combiné avec des cendres généralement, mais au cas où on y apporte du fumier seulement la quantité doit être environ 13 à 14 t/ha (Figure 2).

Amélioration de système de culture

On distingue trois types de systèmes de culture fréquemment utilisés dans le « fokontany » à étudier. Ce sont l’association des deux cultures différentes sur une même parcelle ; la rotation culturale, il s’agit de faire tourner des différents types de cultures de différentes familles sur une même parcelle, cette tour fait un cycle dont la durée varie selon le calendrier cultural de chaque culture ; et la pratique de la jachère.

Association de culture

D’après les données obtenues lors des enquêtes, 46% des paysans d’Andranomena font l’association des cultures. Deux types de l’association de culture se font dans le quartier :
 Soit une association des cultures des riz pluviaux et des graminées : 33% des agriculteurs pratiquant la rotation culturale le font, d’habitude ces paysans adoptent le maïs comme graminée associée à la culture du riz pluviale.
 Soit une association entre les cultures des plantes appartenant à la famille des légumineuses et celle des graminées. Parmi les 46% d’exploitant valorisant la culture associée, 67% environ mettent en oeuvre l’association des légumineuses et des graminées. Généralement, la légumineuse en questions est le haricot et le graminée associé avec est le maïs.

Rotation culturale

Au côté à part de l’association de culture, on trouve aussi l’application des rotations culturales sur le tanety dans notre zone d’étude. 8% de la population seulement ne font pas cette pratique culturale, ce 8% envisagent de le faire pendant la prochaine saison de culture mais jusqu’à maintenant ils n’ont jamais fait.
A Andranomena, la rotation culturale se fait entre la famille de légumineuse et celui de graminée. Les légumineuses les plus utilisés sont le voandzou, le haricot et le soja. Et les graminées en rotation avec eux sont généralement la culture du riz pluvial et du maïs.

La jachère

Par la suite, à Andranomena presque 46% des paysans ne font pas la jachère et le reste (54%) le font. La durée de la jachère est très variable selon le désire de chaque possesseur de la parcelle. Elle varie de cinq mois à un an, aucun paysan pratique la jachère longue.

Gestion des mauvaises herbes

Il n’existe pas des moyens de luttes contre les mauvaises herbes biens distingués dans le « fokotany » d’Andranomena. En gros, les paysans n’utilisent pas des herbicides pour lutter contre les mauvaises herbes. Ainsi pour protéger leurs cultures à l’abri des adventices, ils font des arrachages. D’habitude ils utilisent « l’angady » pour arracher les mauvaises herbes en question mais parfois pour les cultures très fragiles, les paysans adoptent l’arrachage manuel (comme celui de la culture de riz pluviale).
L’arrachage se fait deux à trois fois durant une saison de culture. Cette fréquence est variable selon l’apparition des mauvaises herbes sur la parcelle. Si leur apparition surgit beaucoup la fréquence d’arrachage augmente est variée de 3 à 4 fois, si non 2 seulement suffit.

Lutte contre l’érosion hydrique

Afin de lutter contre la perte en terre provoquée par l’érosion hydrique, les paysans d’Andranomena établissent des canaux autour de leurs terrains de culture, d’autres cultivent quelques arbres ligneux sur la partie la plus sensible à l’érosion pour la protéger.

Subdivision et étages écologiques des tanety

A Andranomena, le tanety se subdivise en trois grandes parties selon l’étage écologique à savoir le bas versant, le versant et le haut versant. Chaque étage écologique à sa propre culture correspondante (Tableau 3).

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Table des matières

REMERCIEMENTS 
RESUME 
I. INTRODUCTION 
II. GENERALITE
II.1 Description du tanety
II.1.1 Définition du tanety et les différents étages écologiques
II.1.2 Type du sol sur les tanety Malagasy
II.1.3 Texture et structure du sol sur tanety
II.1.4 Les différentes cultures rencontrées sur les tanety Malagasy
II.2 Généralité sur la fertilité du sol
II.2.1 Définition de la fertilité
II.2.2 Quelques indicateurs de la fertilité du sol
III. MATERIEL ET METHODE 
III.1 Zone d’étude
III.1.1 Localisation
III.1.2 Climat
III.1.3 Sol
III.2 Sélection des exploitations agricoles
III.3 Travaux d’enquête
III.4 Traitement et analyse des données
IV. RESULTATS 
IV.1 Impact des types de fertilisants sur le rendement agricole
IV.1.1 Les principaux types de fertilisants
IV.1.2 Quantité de fertilisant apporté sur chaque étage écologique
IV.1.3 Rendement suivant le type et dose d’apport de fertilisant
IV.2 Amélioration de système de culture
IV.2.1 Association de culture
IV.2.2 Rotation culturale
IV.2.3 La jachère
IV.2.4 Gestion des mauvaises herbes
IV.2.5 Lutte contre l’érosion hydrique
IV.3 Subdivision et étages écologiques des tanety
V. DISCUSSION
V.1 L’effet de l’utilisation des fumiers et de la cendre sur le rendement
V.2 La variation de la quantité de fertilisants apportée selon l’étage écologique
V.3 L’intérêt agronomique de l’application des pratiques culturales améliorés
VI. CONCLUSION

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